« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ».
Pierre Bourdieu (1992)


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vendredi 2 octobre 2026

Corentin Durand, Derrière les portes de la loi. Pouvoir, droit et violence en prison

 

 

Corentin Durand
 Derrière les portes de la loi
Pouvoir, droit et violence en prison
CNRS
Culture et Société
2026
 
 
 
 
 
 
Présentation de l'éditeur
 
Jamais il n’y a eu autant de personnes incarcérées en France qu’aujourd’hui. Face à cette expansion punitive, à la surpopulation qu’elle engendre et aux conditions de vie et de travail qu’elle détériore, le respect du droit se voit tour à tour érigé en garant de sa légitimité et en rempart contre ses abus.
Corentin Durand explore cette tension entre la place croissante du droit en prison et la violence de l’incarcération, à partir d’une enquête au plus près des échanges quotidiens entre prisonniers et agents pénitentiaires. Il y décrit la complexité des relations interpersonnelles, l’omniprésence des procédures écrites, la crainte des recours juridiques et l’asymétrie radicale entre ceux qui gardent et ceux qui sont gardés. Ce livre propose une analyse inédite de l’expérience carcérale, marquée non seulement par les souffrances de l’enfermement et de la promiscuité, mais aussi par une confrontation anormalement dense à l’État, entre arbitraire personnel et distance bureaucratique.
La violence ne se cache pas uniquement dans les interstices des règles institutionnelles : elle se niche au cœur même des procédures, à l’ombre, mais aussi à l’abri du droit. S’ouvre ainsi une réflexion, aujourd’hui essentielle, sur la manière dont le respect formel du droit peut s’accommoder, voire rendre possible, une pratique autoritaire du pouvoir.
 
Corentin Durand est sociologue, chargé de recherche au CNRS au sein du Centre lillois d’études et de recherches sociologiques et économiques. 
 
 
 
 
 

 

lundi 14 avril 2025

Vanessa Codaccioni, Comment les Etats répriment. Une courte histoire du pouvoir de punir

 

 

Vanessa Codaccioni

Comment les Etats répriment

Une courte histoire du pouvoir de punir  

Divergences

2025

 

 

Présentation de l'éditeur

Surpopulation carcérale, banalisation de l'exception, criminalisation accrue des militants dits " extrémistes " et de tout mouvement social d'ampleur, violences policières quotidiennes, dissolution de nombreuses organisations, approche sécuritaire de l'immigration, développement continu d'un antiterrorisme violent et diffus, la répression semble se durcir voire se radicaliser irrémédiablement. Ce livre retrace l'histoire des répressions d'Etat, de la protection de la " chose publique " à la lutte antiterroriste en passant par la gestion carcérale de la délinquance ordinaire, en montrant comment, en fonction des contextes, des impératifs punitifs et des valeurs ou groupes à protéger, les cibles de la répression se multiplient, tout comme les manières de réprimer.

 

mardi 5 novembre 2024

Julien Talpin, La colère des quartiers populaires

 

 

Julien Talpin

La colère des quartiers populaires 

PUF

2024



Présentation de l'éditeur

La colère a fini par éclater : à l’été 2023, suite à la mort de Nahel Merzouk, la France a connu des révoltes aussi violentes qu’éphémères. Comprendre les racines du soulèvement requiert de se plonger dans le quotidien des quartiers populaires. À partir d’une enquête ethnographique de dix ans dans la ville de Roubaix, ce livre saisit la texture de sentiments d’injustice davantage orientés vers l’État que contre le capitalisme. Il suit au long court la trajectoire de militants qui tentent de briser la résignation et de susciter la participation. Ces artisans de l’égalité sont pourtant souvent disqualifiés et leurs luttes, réprimées. La démobilisation populaire apparaît alors comme une production politique, où les difficultés de la gauche à appréhender la nouvelle sociologie des classes populaires apparaissent décisives. On comprend alors pourquoi les quartiers populaires se révoltent et pourquoi ils ne le font pas plus souvent.

Julien Talpin est sociologue, directeur de recherche au CNRS. Ses recherches portent sur la participation politique et l’engagement dans les quartiers populaires. Il est notamment l’auteur de L’épreuve de la discrimination (Puf, 2021) et, plus récemment, de La France, tu l’aimes mais tu la quittes (Seuil, 2024).

 

samedi 9 septembre 2023

Clara Deville, L'État social à distance. Dématérialisation et accès aux droits des classes populaires rurales

 

 

Clara Deville

L'État social à distance

Dématérialisation et accès aux droits des classes populaires rurales

du Croquant

Action publique

2023

 

 

Présentation de l'éditeur

Depuis une dizaine d’années, l’accès au RSA (revenu de solidarité active) est présenté comme plus simple, plus efficace et plus rapide, les outils numériques devant permettre de faciliter la réalisation des démarches administratives. Or, pour nombre de personnes, la réalité est tout autre. Entre la fermeture des guichets, les difficultés d’obtenir un rendez-vous, et l’usage de l’administration en ligne, l’obtention du RSA devient plus complexe pour celles et ceux qui sont placé·es en bas de la hiérarchie sociale.

Nourrie par une ethnographie au long cours menée en milieu rural, l’enquête présentée dans cet ouvrage explore les parcours des demandeurs et demandeuses de RSA, révélant les barrières qu’ils et elles doivent franchir afin d’espérer obtenir leurs droits. En questionnant à la fois les réformes de numérisation et ce que vivent les classes populaires résidant à distance des centres urbains, apparaissent alors les ressorts d’un État social qui, à distance, façonne les inégalités d’accès aux droits.

 


samedi 21 janvier 2023

Camille François , De gré et de force. Comment l'État expulse les pauvres

 


Camille François

De gré et de force
Comment l'État expulse les pauvres

La Découverte

L'envers des faits

2023

 

 

Présentation de l'éditeur

Les expulsions locatives jettent chaque année en France des milliers de familles pauvres à la rue, dans une indifférence quasi générale. Pourtant, ces procédures sont au cœur de l’accroissement de la pauvreté et des inégalités sociales. Et leur nombre a augmenté au cours des vingt dernières années.
À partir d’une longue enquête de terrain, ce livre s’intéresse aux institutions et aux « petites mains » chargées de réaliser les expulsions. Il décrit la manière dont la violence légitime de l’État s’exerce sur les familles menacées de délogement, en retraçant les différentes étapes auxquelles elles sont confrontées : les services de recouvrement où les employés des bailleurs essaient de leur faire rembourser leur dette, les tribunaux où les juges prennent les décisions d’expulsion, les services de préfecture et de police chargés d’utiliser la force publique pour les déloger de leur domicile. En expliquant pourquoi certaines familles sont plus souvent expulsées que d’autres et comment les agents de l’État les contraignent, à la fois de gré et de force, à quitter leur logement, il met ainsi en lumière une violence légitime moins visible que la répression des manifestations ou que des interpellations policières, mais tout aussi efficace dans le maintien de l’ordre social.
Loin d’être une fatalité, ces expulsions locatives constituent une réalité éminemment politique, qui interroge la place du capital immobilier et de l’État dans la précarisation des classes populaires aujourd’hui. Une réalité contre laquelle il est possible d’agir.  

Camille François est sociologue, maître de conférences à l’université Paris-1 Panthéon-Sorbonne et membre du Centre européen de sociologie et de science politique (CESSP). Ses recherches portent sur les classes populaires, les politiques urbaines et les inégalités sociales face à la justice.



lundi 17 octobre 2022

Interventions de Pierre Bourdieu : à propos du 17 octobre 1961 (et Combattre la xénophobie d'Etat)




Interventions de Pierre Bourdieu : 
à propos du 17 octobre 1961
 et Combattre la xénophobie d'Etat





(Cette liste de publications sera mise à jour au fur et à mesure, Gilbert Quélennec)
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(octobre 2000), in Le 17 octobre 1961, un crime d'Etat à Paris, La Dispute, 2001

samedi 20 février 2021

en ligne: Publications de Pierre Bourdieu, dans la revue Regards Sociologiques

 

 

 Publications de Pierre Bourdieu: 

dans la revue Regards Sociologiques

 


Crise de l’Etat ou crise des agents de l’Etat ? (intervention retranscrite par Remi Lenoir),  intervention au colloque Un dilemme européen: Europe sociale versus Europe pénale, Université Libre de Bruxelles, 26 octobre 2001, dans Regards Sociologiques, n° 47-48, « Sur Pierre Bourdieu », Simon Borja, Christian de Montlibert (dir.), Strasbourg, Association Regards sociologiques, 2018

"Réponses improvisées de Pierre Bourdieu aux Presses Universitaires de Strasbourg", exposé-débat sur les presses d’université, à l’occasion du 80e anniversaire de la création des Presses universitaires de Strasbourg, Palais universitaire de Strasbourg, 1er juin 2001, (réponses retranscrites par Lucien Braun), dans Regards Sociologiques, n° 47-48, « Sur Pierre Bourdieu », Simon Borja, Christian de Montlibert (dir.), Strasbourg, Association Regards sociologiques, 2018, P.104-106

Le fonctionnement du champ intellectuel. Sur le rapport entre le champ des sciences sociales et le champ de la philosophie ou le champ littéraire,  Cours du Collège de France à l'École doctorale des sciences humaines de Strasbourg, 8 et 9 novembre 1995, Regards Sociologiques n°17/18 Le champ littéraire (1999), aussi Le fonctionnement du champ intellectuel, in Le raisonnement sociologique à l'ouvrage, Théorie et pratiques autour de Christian de Montlibert, Ouvrage coordonné par Clément Bastien, Simon Borja, David Naegel, L'Harmattan, coll. «Questions sociologiques». 2010

Discours de réception de la Médaille d'or du CNRS, 7 décembre 1993,  dans Regards Sociologiques, n° 47-48, « Sur Pierre Bourdieu », Simon Borja, Christian de Montlibert (dir.), Strasbourg, Association Regards sociologiques, 2018 

 

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voir également:

Publications de Pierre Bourdieu: dans Études rurales, Sociologie du travail, Les Temps Modernes , Actes de la Recherche en Sciences Sociales, Sociologie et sociétés, Art Press, Les Cahiers du Musée national d'art moderne, Liber, Regards Sociologiques, Awal 




 

 

 

 

samedi 2 janvier 2021

traduction: Pierre Bourdieu, Sullo Stato. Corso al Collège de France. Volume II (1990-1992)

 

 

Pierre Bourdieu 

Sullo Stato

Corso al Collège de France

Volume II (1990-1992)

Feltrinelli 

Campi Del Sapere

2021 



Présentation de l'éditeur

Definire lo Stato, secondo Pierre Bourdieu, è una sfida folle e smisurata. Ma tentare l’impossibile è il mestiere e l’ambizione del sociologo. Da un’immensa quantità di dati si tratta di costruire un modello, cioè un complesso di proposizioni sistematicamente connesse e verificabili che spieghi un insieme di fatti storici il più ampio possibile. Solo allora si potrà dire che cosa sia lo Stato.
I corsi che Bourdieu tenne al Collège de France tra il 1989 e il 1992, di cui questo volume raccoglie la seconda parte, mettono in scena questa formidabile impresa. “Bisogna rompere con le grandi teorie, come si deve rompere con il senso comune e diffidare della comprensione immediata.” Così facendo, sarà possibile “riappropriarsi delle categorie del pensiero di Stato
che lo Stato ha prodotto e inculcato in ciascuno di noi”.
Lo Stato inteso come autorità sovrana esercitata su un certo popolo e territorio viene colto come un enorme feticcio, una vera e propria “banca del capitale simbolico”. Ogni istituzione, spiega Bourdieu, per avere successo deve esistere “nelle cose e nei cervelli”, grazie a regole riconosciute e condivise, dunque deve avere consenso. E, soprattutto, deve promuovere l’oblio della propria genesi. Queste lezioni ci invitano a non dare per scontato quello che il senso comune considera naturale e necessario. Tramite un’analisi genetica della nascita dello Stato, Bourdieu dimostra che l’invenzione più duratura della modernità, dotata dell’autorità e del potere di garantire l’ordine pubblico attraverso l’esercizio della violenza legittima, fisica e simbolica, è una potentissima illusione.

“Lo Stato si costituisce progressivamente come una vera e propria banca centrale del capitale simbolico.”

Un grande pensatore della sociologia contemporanea esplora la genesi dello Stato e svela il mistero della sua finzione collettiva.

traduction par Massimiliano Guareschi

Pierre Bourdieu (1930-2002), nato a Denguin, nei Pirenei, morto a Parigi, filosofo e uno dei maggiori sociologi contemporanei, è stato direttore di studi all’École Pratique des Hautes Études en Sciences Sociales dal 1964 e docente di Sociologia al Collège de France dal 1981, ha diretto la rivista “Actes de la recherche en sciences sociales”, la collana “Liber-Raisons d’agir” di Seuil e il Centre de Sociologie Européenne. Tra le sue opere ricordiamo: La distinzione. Critica sociale del gusto (il Mulino, 1983), Il corpo tra natura e cultura (Mondadori, 1988), La parola e il potere (Guida, 1988), La responsabilità degli intellettuali (Laterza, 1991), Per un’antropologia riflessiva (Bollati Boringhieri 1992) e, con Feltrinelli, Sulla televisione (1997), Meditazioni pascaliane (1998), Il dominio maschile (1999), Il mestiere di scienziato (2003), Questa non è un’autobiografia. Elementi di autoanalisi (2005) e  Sullo Stato. Corso al Collège de France. Volume I (2013).

 


 

 

jeudi 15 octobre 2020

Déclaration de Pierre Bourdieu au colloque "17 et 18 octobre 1961: massacres d'Algériens sur ordonnance ?"


Déclaration de Pierre Bourdieu au colloque
 "17 et 18 octobre 1961: massacres d'Algériens sur ordonnance ?" 
(octobre 2000)

"J'ai maintes fois souhaité que la honte d'avoir été le témoin impuissant d'une violence d'État haineuse et organisée puisse se transformer en honte collective. Je voudrais aujourd'hui que le souvenir des crimes monstrueux du 17 octobre 1961, sorte de concentré de toutes les horreurs de la guerre d'Algérie, soit inscrit sur une stèle, en un haut lieu de toutes les villes de France, et aussi, à côté du portrait du Président de la République, dans tous les édifices publics, Mairies, Commissariats, Palais de justice, Écoles, à titre de mise en garde solennelle contre toute rechute dans la barbarie raciste."

in Le 17 octobre 1961, un crime d'Etat à Paris (éditions La Dispute), 2001 .

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voir également:

publications de Pierre Bourdieu: combattre la xénophobie d'Etat


 



dimanche 12 avril 2020

sur Cairn : Pierre Bourdieu, L’État et la concentration du capital symbolique (dans L'État, la finance et le social. Souveraineté nationale et construction européenne, La Découverte, Sous la direction de Bruno Théret, 1995)



dans L'État, la finance et le social. Souveraineté nationale et construction européenne, La Découverte, Sous la direction de Bruno Théret, 1995, pages 71 à 105 
Intervention au Séminaire franco-européen de recherche interdisciplinaire et de prospective sur « l'Etat : le souverain, la finance et le social », Paris, Ministère de la Recherche et de l'Espace, 12 février 1993.  





voir également:
Publications de Pierre Bourdieu: Sociologie de l'État (champ, démission de l'État, combattre la xénophobie d'Etat) 









samedi 14 mars 2020

Publications de Pierre Bourdieu: sur la Santé

"Or, s'il y a quelque chose qui nous différencie du système américain dans le domaine de la santé, c'est bien cette vision " solidariste " qui est au principe d'une institution telle que la mutuelle. Or, les mutuelles sont-elles encore des mutuelles, et pourquoi ne comprend-on même plus la philosophie des mutuelles, si ce n'est parce qu'elle a été rongée par la philosophie néo-libérale, qui dit : " Il faut faire des profits, il faut réinvestir "... Le temps n'est-il pas venu, pourtant, de reprendre le meilleur de ce qui a été inventé autrefois, pour le faire revivre en l'inventant à nouveau ?" Pierre Bourdieu, dans La philosophie sociale du néo-libéralisme, dans L'Humanité, 4 novembre 1999





Publications de Pierre Bourdieu:  sur la Santé






Cette liste de publications sera mise à jour au fur et à mesure, 03.11.2018, version augmentée le 17/01/2022,  Gilbert Quélennec
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autour de la Santé
 
Comment l'innovation est-elle possible?,  in Rapport du colloque sur « Les Grandes Rencontres médicales. Les perspectives santé des années 90 »,. Paris, 8 novembre 1989, p. 35-43
 
Bourdieu: "C’est-à-dire que quand il y avait une épidémie de peste, cela ne s’arrêtait pas dans les quartiers populaires : ça tuait tout le monde, y compris les bourgeois."

Intervention au Colloque Contre la dictature du néolibéralisme en médecine, 30 octobre 1999, aussi La philosophie sociale du néo-libéralisme, dans L'Humanité, 4 novembre 1999, aussi Pour sauver le système de santé, dans Pratiques. Les Cahiers de la médecine utopique , Nr. 8, janvier 2000,  P 31-33
 
L'arbitraire des barrières de caste (Texte lu lors de la Journée d'information Sage-femme: quelle autonomie professionnelle? ministère de l'Emploi et de la Solidarité, 6 décembre 2001), dans Pierre Bourdieu,  Interventions, 1961-2001.  Science sociale et action politique , Agone, Mémoires sociales, 2022,  p. 589-591



autour de la Sécurité sociale

Sociologie générale, Vol. 2. Cours au Collège de France, 1983-1986, Seuil/Raisons d'agir, Cours & Travaux, 2016, p.347, 421, 684-702, 873-874

"Je suis ici pour dire notre soutien...", intervention à la gare de Lyon le 12 décembre 1995, Libération, 14 décembre 1995, p.7,  aussi in L'Humanité, 14 décembre 1995, aussi Contre la destruction d'une civilisation , in Contre-feux, Raisons d'agir, 1998, p.30-33
 
avec Frédéric Lebaron, « Pour les mutuelles », Viva, juillet-aôut 1998
 
Pour un mouvement social européen, Le Monde Diplomatique, juin 1999 — Pages 1, 16 et 17, aussi in Contre-feux 2, Raisons d'agir, 2001, p. 13-23


Préface (avec Yves Winkin), in Aaron Cicourel, Le raisonnement médical,  Seuil, Liber, 2002
 



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voir également:


Publications de Pierre Bourdieu: Sociologie de l'État (champ, démission de l'État, combattre la xénophobie d'Etat) 






lundi 10 février 2020

en poche: Ernst Cassirer, Le mythe de l'État


Ernst Cassirer
 Le mythe de l'État
Gallimard
Tel
2020
Présentation de l'éditeur
Avril 1945. Ernst Cassirer achève peu avant de mourir Le mythe de l'Etat : un ouvrage réalisé à la demande de ses amis afin de tenter de comprendre les origines et les causes du nazisme. Sans jamais prétendre réduire le tragique de l'Histoire, mais sans renoncer non plus à toute explication, il invite la modernité à repenser son rapport au mythe. Les déformations qu'il fait subir à la pensée ne sont-elles pas la préfiguration, voire la caution, des violences politiques qui viennent ensanglanter les sociétés ? L'obscur besoin d'ordre qu'il véhicule et qui hante les fondements de la culture n'est-il pas responsable de la transformation de celle-ci en cauchemar, lorsqu'elle s'avise de ne plus lui résister mais de se confondre avec lui ? Le XXe siècle n'a-t-il pas basculé dans le tragique parce que subitement la culture s'est mise à célébrer le culte du héros, de la race et de l'Etat tout en versant dans un pessimisme dénigrant la Raison ? Ce livre peut être considéré, à bien des égards, comme le testament philosophique de l'un des plus grands penseurs de ce siècle, et en tout cas du plus digne héritier des Lumières.
Livre savant attaché à reconstituer la mémoire de la Raison en refaisant l'histoire de toute la pensée politique, c'est aussi un livre de philosophe plaidant, à travers une critique du mythe, pour que la raison politique ne déroge pas à la plus haute de ses fonctions : réaffirmer la culture contre les tentations d'ériger l'idéologie, et donc la violence, en raison. Pour Cassirer, trois cultes particuliers ont propagé la déraison en politique : 1/ le culte du héros qui défend la nécessité de dirigeants politiques forts, voire d'hommes providentiels ; 2/ le culte de la race, véhiculé par Gobineau ; 3/ la conception hégélienne de l'Etat, dans laquelle l'institution étatique n'a pas à être limitée par les droits individuels, car elle est une réalité suprême, transcendante, divine, qui n'a sa finalité qu'en elle-même.
Cassirer reproche à cette théorie de fournir une justification à la toute-puissance de l'Etat totalitaire. 
 

dimanche 15 décembre 2019

Pierre Bourdieu, La main gauche et la main droite de l'État



Ces petits fonctionnaires du social sont les antennes avancées d'un Etat dont la main droite ne veut pas savoir ce que fait la main gauche. Pis, les membres patentés de la grande noblesse d'Etat, les énarques de toute obédience politique, regardent de très haut cette petite noblesse, à laquelle ils aiment faire la leçon. Ils ignorent qu'elle joue un rôle déterminant dans le maintien d'un minimum de cohésion sociale. Ils devraient se rappeler que la Révolution a été déclenchée par une révolte de la petite contre la grande noblesse...  Pierre Bourdieu, dans Notre État de misère , entretien avec Sylvaine Pasquier, L'Express, 18/03/1993




"Dans l'enquête que nous menons sur la souffrance sociale, nous rencontrons beaucoup de gens, tel ce principal de collège, qui sont comme traversés par les contradictions du monde social, vécues sous la forme de drames personnels. Je pourrais citer aussi ce chef de projet, chargé de coordonner toutes les actions sociales dans une " banlieue difficile " d'une petite ville du nord de la France. Il est confronté à des contradictions qui sont la limite extrême de celles qu'éprouvent actuellement tous ceux qu'on appelle les " travailleurs sociaux " : assistantes sociales, éducateurs, magistrats de base et aussi, de plus en plus, professeurs et instituteurs. " Ils constituent ce que j'appelle la main gauche de l'Etat, l'ensemble des agents des ministères dits dépensiers gardant la trace, au sein de l'Etat, des luttes sociales du passé. Ils s'opposent à l'Etat de la main droite, aux énarques du ministère des finances, des banques publiques ou privées et des cabinets ministériels. Nombre de mouvements sociaux auxquels nous assistons (et assisterons) expriment la révolte de la petite noblesse d'Etat contre la grande noblesse d'Etat."
"Je pense que la main gauche de l'Etat a le sentiment que la main droite ne sait plus ou, pis, ne veut plus vraiment ce que fait la main gauche. En tout cas, elle ne veut pas en payer le prix. Une des raisons majeures du désespoir de tous ces gens tient au fait que l'Etat s'est retiré, ou est en train de se retirer, d'un certain nombre de secteurs de la vie sociale qui lui incombaient et dont il avait la charge : le logement public, la télévision et la radio publiques, l'école publique, les hôpitaux publics, etc."

"Enfermés dans l'économisme étroit et à courte vue de la vision-du-monde-FMI qui fait (et fera) aussi des ravages dans les rapports Nord-Sud, tous ces demi-habiles en matière d'économie omettent, évidemment, de prendre en compte les coûts réels à court, et surtout à long terme, de la misère matérielle et morale qui est la seule conséquence certaine de la realpolitik économiquement légitimée : délinquance, criminalité, alcoolisme, accidents de la route, etc. Ici encore, la main droite, obsédée par la question des équilibres financiers, ignore ce que fait la main gauche, confrontée aux conséquences sociales souvent très coûteuses des " économies budgétaires ".  
Extraits de Le sens de l'État, entretien avec R.-P. Droit et T. Ferenczi, Le Monde, 14 janvier 1992, aussi La main gauche et la main droite de l'État, in Contre-feux, Raisons d'agir, 1998




voir également:
publications de Pierre Bourdieu: La démission de l'État 




lundi 14 octobre 2019

en ligne: Pierre Bourdieu , Crise de l’Etat ou crise des agents de l’Etat ? (intervention retranscrite par Remi Lenoir), intervention au colloque Un dilemme européen: Europe sociale versus Europe pénale, 26 octobre 2001





en ligne: Pierre Bourdieu , Crise de l’Etat ou crise des agents de l’Etat ? (intervention retranscrite par Remi Lenoir),  intervention au colloque Un dilemme européen: Europe sociale versus Europe pénale, Université Libre de Bruxelles, 26 octobre 2001, dans Regards Sociologiques, n° 47-48, « Sur Pierre Bourdieu », Simon Borja, Christian de Montlibert (dir.), Strasbourg, Association Regards sociologiques, 2018

vendredi 27 septembre 2019

en ligne: Pierre Bourdieu, “Advocating a 'Genethics'', Foreword to Troy Duster, Backdoor to Eugenics


en ligne: Pierre Bourdieu, “Advocating a 'Genethics', Foreword to Troy Duster, Backdoor to Eugenics, 2nd Edition, London, Routledge, 2003
première publication : Pierre Bourdieu, Pour une 'généthique' (Préface), in T. Duster, Retour à l'eugénisme, Kimé, 1992



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voir également:
Publications de Pierre Bourdieu: sur la Santé

Publications de Pierre Bourdieu: Sociologie de l'État (champ, démission de l'État, combattre la xénophobie d'Etat) 



 



vendredi 14 juin 2019

Virgílio Borges Pereira et Yasmine Siblot (dir.), Classes sociales et politique au Portugal. Pratiques du métier de sociologue


Virgílio Borges Pereira et Yasmine Siblot (dir.)
Classes sociales et politique au Portugal
Pratiques du métier de sociologue
du Croquant
Champ social
2019


Présentation de l'éditeur
Le Portugal a des liens importants et anciens avec la France, mais il y demeure très mal connu, en dépit de l’histoire migratoire qui a conduit des centaines de milliers de Portugais en France depuis les années 1960 et du récent engouement touristique qui entraîne les Français en sens inverse.
Cet ouvrage présente pour la première fois au lectorat francophone les résultats d’un vaste ensemble de recherches sociologiques réalisées depuis les années 1970. Ces travaux, d’une grande originalité et d’une forte cohérence, offrent un regard riche et précis sur les transformations du pays depuis plus de 40 ans, tant à l’échelle nationale que régionale. Ils reposent sur plusieurs enquêtes de terrain approfondies et de longue durée réalisées dans des contextes très variés du Nord du pays : une zone rurale devenue périurbaine, une région industrielle connaissant des évolutions contrastées (entre modernisation et profonde crise) et enfin plusieurs quartiers de la ville de Porto.
Croisant socio-histoire, enquêtes statistiques et ethnographie, ce livre donne à voir les transformations majeures de la société et des classes sociales au Portugal, en lien avec les transformations de l’État et des structures économiques, depuis la fin de la dictature jusqu’à la crise récente.
Virgílio Borges Pereira est professeur de sociologie à l’Université de Porto (Faculté des Lettres et Faculté d’Architecture) et membre de l’Institut de sociologie de l’Université de Porto.
Yasmine Siblot est professeure au département de sociologie et d’anthropologie de l’Université Paris 8 et membre du Centre de recherches sociologiques et politiques de Paris, équipe Cultures et sociétés urbaines.


vendredi 12 avril 2019

Laurent Lacroix et Claude Le Gouill, Le « processus de changement » en Bolivie

Laurent Lacroix et Claude Le Gouill
Le « processus de changement » en Bolivie
Éditions de l'IHEAL
2019

Présentation de l'éditeur
La Bolivie a connu une nouvelle médiation sur la scène internationale depuis l'arrivée au pouvoir d'Evo Morales en 2005. Premier président autochtone du continent, son arrivée devait marquer un tournant dans ce pays considéré comme le plus pauvre d’Amérique du Sud. Les sociologues Laurent Lacroix et Claude Le Gouill retracent dans cet ouvrage le contexte de cette victoire historique et les politiques mises en place durant les trois mandats successifs d’Evo Morales à la tête du pays, à la veille d’une élection controversée et cruciale pour l’avenir de la Bolivie.
Quelles ont été les principales mesures du gouvernement Morales en termes économiques et sociaux ? En quoi la Nouvelle Constitution de 2009 a refondé les bases de l’Etat dit «Plurinational» ? Comment le gouvernement a-t-il affronté les élites nationales et négocié avec les mouvements sociaux qui l’avaient porté au pouvoir ? En quoi la Bolivie n’est-elle aujourd’hui plus la même ? Voilà plusieurs des questions auxquelles répond cet ouvrage ambitieux qui se veut ouvert au grand public.

Laurent Lacroix est docteur en sociologie. Ses dernières recherches portent principalement sur l’État plurinational en Bolivie et en Équateur et sur les droits des peuples autochtones en Amérique latine.
Claude Le Gouill est docteur en sociologie, chercheur associé au CREDA. Ses recherches portent sur les communautés andines et les conflits environnementaux en Bolivie et sur le continent américain.

Sommaire

Introduction
Partie 1 – Les principales caractéristiques et actions du gouvernement d'Evo Morales
1. Emergence et développement du Movimiento al Socialismo (MAS)
2. Le retour de l'État
3. Les priorités de développement économique
4. Politiques sociales
5. Réformes des forces de l'ordre
Conclusion
Partie 2 – (Re)positionnements dans l'espace régional latino-américain et sur la scène internationale
1. Distanciation avec la Communauté Andine des Nations en processus de délitement
2. Une intensification des relations avec les pays du Mercosur
3. Un contentieux historique difficile à dépasser avec le Chili
4. La voie vénézuélienne chaviste
5. Positionnements à l'international et relations extrarégionales
Conclusion
Partie 3 – Nouveaux enjeux, nouvelles tensions
1. Un nouveau paradigme constitutionnel
2. Le gouvernement d'Evo Morales et les mouvements sociaux
3. Les ressources naturelles, le talon d'Achille ?
4. Restructuration et diversification de l’opposition politique
Conclusion
Conclusion générale
Bibliographie
Annexes




jeudi 11 avril 2019

audio: Vanessa Codaccioni, Répression, L’État face aux contestations politiques



La Grande table idées par Olivia Gesbert, 05/04/2019



Vanessa Codaccioni
Répression
L’État face aux contestations politiques 
Textuel
Petite EncyclopОdie Critique  
2019


Présentation de l'éditeur
Il ne se passe pas un seul jour sans que des militants ne soient confrontés à la répression. Violences policières, arrestations, gardes-à-vue et procès rythment aujourd’hui la vie politique et judiciaire. Aucune forme d’indignation politique n’y échappe : des gilets jaunes aux zadistes en passant par les écologistes, les militants solidaires, les féministes, les lycéens ou celles et ceux qui participent à des manifestations de rue, toutes et tous peuvent être confrontés à la police ou à la justice. Pour les acteurs de la répression, ce sont des « casseurs », des « délinquants » ou des « terroristes » qui sont visés. Il s’agit d’un déni stratégique dont l’objectif est d’invisibiliser le caractère politique de cette violence d’état et de nier que ce sont pour leurs idées ou leurs actions que des militantes ou militants sont arrêtés, inculpés ou jugés. En analysant les mécanismes contemporains de la répression, Vanessa Codaccioni dénonce la criminalisation de la contestation politique. Etudiant finement ses principaux dispositifs, elle éclaire l’une de ses logiques majeures : la dépolitisation de l’activisme par son assimilation au terrorisme ou à la criminalité de droit commun.
Spécialiste de la répression, Vanessa Codaccioni est maîtresse de conférence HDR à l’Université Paris 8, et membre du laboratoire CRESPPA-CSU. Elle a notamment publié chez CNRS Editions Justice d’exception. L’état face aux crimes politiques et terroristes (2015), et Légitime défense. Homicides sécuritaires, crimes racistes et violences policières (2018).

jeudi 28 mars 2019

audio: Guillaume Gourgues, Pourquoi ont-ils tué Lip? De la victoire ouvrière au tournant néolibéral (avec Claude Neuschwander)




audio: Guillaume Gourgues, Pourquoi ont-ils tué Lip? De la victoire ouvrière au tournant néolibéral (avec Claude Neuschwander)
21 mars 2019
Faculté d'Economie et de Gestion d'Aix-Marseille
en partenariat avec les Masters RH de la Faculté d'Economie et de Gestion de l'Université Aix-Marseille, le LEST (Laboratoire d'Economie et de Sociologie du Travail) et le site internet nonfiction.fr

Guillaume Gourgues & Claude Neuschwander
Pourquoi ont-ils tué Lip?
De la victoire ouvrière au tournant néolibéral 
Raisons d'agir
Cours & Travaux
2018

Présentation de l'éditeur
En 1973, les ouvrières et ouvriers de l’usine horlogère Lip à Besançon s’opposent aux licenciements qu’on leur promet : occupation, confiscation du stock de montres, redémarrage partiel de la production, organisation des premières paies ouvrières. En mars 1974, au terme d’un conflit au retentissement mondial, devenu un véritable mythe du mouvement social, leur entreprise redémarre, relancée par un consortium d’actionnaires emmené par Antoine Riboud et soutenu par l’État. Les licenciements sont évités. C’est la victoire ouvrière.
Mais deux ans plus tard, c’est la faillite. Ceux qui avaient relancé Lip accusent alors Claude Neuschwander, qu’ils avaient placé à la tête de l’entreprise, d’en être le principal responsable. Celui-ci clame pourtant haut et fort que la décision de liquider Lip est un choix politique : le patronat et l’État ont-ils délibérément interrompu la relance ? Ont-ils tué Lip et, si oui, pourquoi ?
Cet ouvrage propose de suivre l’hypothèse d’une mise à mort politique de l’entreprise horlogère, en la réinscrivant dans un tournant néolibéral qui la dépasse et l’explique. Engagés dans un travail commun, explorant des séries d’archives inédites, Claude Neuschwander et Guillaume Gourgues, chercheur en science politique, retracent ici méticuleusement cet épisode majeur de l’histoire du capitalisme français qu’a été la relance de Lip.
Considérer la fin de Lip comme le résultat d’une stratégie délibérée débouche sur une lecture nouvelle de l’ordre néolibéral actuel qui s’enracine précisément dans cette seconde moitié des années 1970. Cet ouvrage rappelle que le fonctionnement de l’économie se fonde largement sur des choix politiques, et que les licenciements n’ont pas toujours été considérés comme une inévitable loi du marché ou une variable d’ajustement nécessaire de la compétitivité des firmes.
Guillaume Gourgues est universitaire et politiste. Il s’inté­resse aux questions de résistances syndicales et aux évolutions contemporaines des formes politiques et sociales de démocratie.
Claude Neuschwander est le patron emblématique de la relance de Lip. Chargé en 1974 de redresser l’usine horlogère de Besançon, il est désavoué deux ans plus tard, et la faillite de Lip lui est attribuée, encore aujourd’hui. Il donne ici sa version des faits.


mercredi 5 septembre 2018

Alexis Spire, Résistances à l'impôt, attachement à l'Etat. Enquête sur les contribuables français


Alexis Spire
Résistances à l'impôt, attachement à l'Etat
Enquête sur les contribuables français 
Seuil
2018

Présentation de l'éditeur
Le thème du « ras-le-bol » fiscal revient régulièrement dans le débat public français. Les formes prises par la contestation varient, de l’exaspération discrète aux mobilisations les plus bruyantes. Pourtant, les contribuables continuent massivement à remplir leurs obligations.
Contre toute attente, ce sont les ménages bénéficiaires des politiques sociales qui se montrent les plus critiques à l’égard des prélèvements. À l’inverse, l’adhésion au système fiscal est d’autant plus fièrement revendiquée par les membres des classes supérieures qu’ils peuvent en apprivoiser les règles. Tel est le paradoxe que cet ouvrage explore, en se fondant sur une enquête statistique inédite ainsi que sur des observations et des entretiens menés auprès de contribuables ordinaires venus au guichet pour contester, négocier ou payer leur dû. Il révèle les fractures de la société, au miroir des prélèvements.
Loin d’être le simple produit d’un individualisme débridé, la résistance à l’impôt reflète l’identification à des groupes – les classes moyennes, les indépendants, les ruraux – qui se perçoivent comme oubliés des institutions. À l’ombre des missions régaliennes et des prestations les plus visibles, il existe pourtant tout un pan de l’action de l’État dont les bénéficiaires n’ont pas conscience et qui pourrait disparaître faute d’être défendu.

Alexis Spire est sociologue, directeur de recherche au CNRS. Il a notamment publié Étrangers à la carte (Grasset, 2005), Faibles et puissants face à l’impôt (Raisons d’agir, 2012) et, avec Katia Weidenfeld, L’Impunité fiscale (La Découverte, 2015).