Pierre Bourdieu, in Pour un mouvement social européen,
Le Monde Diplomatique, juin 1999 — Pages 1, 16 et 17, aussi in Contre-feux 2, Raisons d'agir, 2001, p. 13-23

"L'histoire sociale enseigne qu'il n'y a pas de politique sociale sans un mouvement social capable de l'imposer ( et que ce n'est pas le marché, comme on tente de le faire croire aujourd'hui, mais le mouvement social qui a « civilisé » l'économie de marché, tout en contribuant grandement à son efficacité ). En conséquence, la question, pour tous ceux qui veulent réellement opposer une Europe sociale à une Europe des banques et de la monnaie, flanquée d'une Europe policière et pénitentiaire ( déjà très avancée ) et d'une Europe militaire ( conséquence probable de l'intervention au Kosovo ), est de savoir comment mobiliser les forces capables de parvenir à cette fin et à quelles instances demander ce travail de mobilisation. "


lundi 29 août 2011

Wittgenstein et les questions du sens, L'art du Comprendre N° 20, Juillet 2011

Wittgenstein et les questions du sens, L'art du Comprendre N° 20, Juillet 2011
Christiane Chauviré (dir.)

Présentation de l'éditeur
Ludwig Wittgenstein est ce penseur original et profond, largement revendiqué par la modernité philosophique.
Il l'est au titre de son appartenance initiale à la rénovation de la logique et de la philosophie réalisée par Frege et Russell, au titre de sa postérité (positivisme logique viennois, pensée anglo-saxonne), mais aussi pour son oeuvre ultérieure, largement diffusée dans la philosophie du XXe siècle, tout aussi radicale en son projet de débusquer les impasses du sens, dans la veine d'un Brentano ou d'un Mach qui auraient pratiqué Russell, Schlick, et Carnap.
Cette seconde philosophie ouvre la voie à une conception opératoire de la signification en termes d'usage. Elle se défie des ambitions démesurées de la métaphysique ou de certaines prétentions abusives de l'herméneutique, toutes deux à rapporter aux aspects de leur formulation. Le présent numéro de L'Art du Comprendre, riche de lectures précises et heuristiques de l'oeuvre, prend aussi en compte des influences sur elle ou des rapprochements parfois insuffisamment considérés, de Goethe à Nietzsche, Spengler ou Heidegger...
Il tente d'offrir ainsi le parcours réflexif d'une pensée forte qui rejoint par le biais des contextes et des formes problématisées du langage le mouvement de la vie qui les sous-tend.

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