Pierre Bourdieu. Contre-feux, Éditions Raisons d’agir, 1998, p.100

‘‘Contre ce régime politique [le néolibéralisme], la lutte politique est possible. Elle peut se donner pour fin d’abord, comme l'action caritative ou caritativo-militante, d’encourager les victimes de l’exploitation, tous les précaires actuels et potentiels, à travailler en commun contre les effets destructeurs de la précarité (en les aidant à vivre, à « tenir » et à se tenir, à sauver leur dignité, à résister à la déstructuration, à la dégradation de l’image de soi, à l’aliénation), et surtout à se mobiliser, à l’échelle internationale, c’est-à-dire au niveau même où s’exercent les effets de la politique de précarisation, pour combattre cette politique et neutraliser la concurrence qu’elle vise à instaurer entre les travailleurs des différents pays’’.



vendredi 28 octobre 2011

Patrick LEHINGUE, Le vote. Approches sociologiques de l'institution et des comportements électoraux


Patrick LEHINGUE  
Le vote 
Approches sociologiques de l'institution et des comportements électoraux
La Découverte
2011

Présentation de l'éditeur
À la fois technologie politique et pratique sociale, le vote nous apparaît paradoxalement comme un tissu d’évidences peu susceptible de retenir notre curiosité, mais aussi comme un ensemble d’énigmes dont certaines restent irrésolues. Par la vertu des sondages d’opinion, on sait – approximativement – pour qui les électeurs votent, mais beaucoup moins pourquoi ils le font. Quels genres d’échanges se (dé)nouent lors d’une campagne électorale ? Quels types de préférences s’y dessinent ? Quelle part de leur existence sociale et de leur trajectoire biographique les électeurs engagent-ils dans l’acte de voter (ou de ne pas le faire) ? Cet ouvrage tente de reprendre ces questions en interrogeant le(s) vote(s) sous trois rapports : l’élection comme institution censée assurer l’expression de convictions politiques en même temps que la désignation de « représentants » ; les modèles d’interprétation des votes et la succession des «écoles » analysant « ce que voter veut dire » ; les controverses autour de la stabilité (versus volatilité) des électeurs, leur degré de compétence et la portée du processus d’individualisation de leurs votes. 
Patrick Lehingue est professeur de science politique à l’université de Picardie et chercheur au CURAPP. Il est l’auteur de Mobilisations électorales (en coll., PUF, 2005) et de Subunda. Coups de sonde dans l’océan des sondages (Le Croquant, 2007).

Aucun commentaire: