Pierre Bourdieu, in Pour un mouvement social européen,
Le Monde Diplomatique, juin 1999 — Pages 1, 16 et 17, aussi in Contre-feux 2, Raisons d'agir, 2001, p. 13-23

"L'histoire sociale enseigne qu'il n'y a pas de politique sociale sans un mouvement social capable de l'imposer ( et que ce n'est pas le marché, comme on tente de le faire croire aujourd'hui, mais le mouvement social qui a « civilisé » l'économie de marché, tout en contribuant grandement à son efficacité ). En conséquence, la question, pour tous ceux qui veulent réellement opposer une Europe sociale à une Europe des banques et de la monnaie, flanquée d'une Europe policière et pénitentiaire ( déjà très avancée ) et d'une Europe militaire ( conséquence probable de l'intervention au Kosovo ), est de savoir comment mobiliser les forces capables de parvenir à cette fin et à quelles instances demander ce travail de mobilisation. "


jeudi 19 avril 2012

en ligne: Bruno AMABLE, Elvire GUILLAUD, Stéfano POLOMBARINI, L’économie politique du néolibéralisme – Le cas de la France et de l’Italie

Bruno AMABLE, Elvire GUILLAUD, Stéfano POLOMBARINI
L’économie politique du néolibéralisme
Le cas de la France et de l’Italie
Collection du CEPREMAP n° 26

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>commander ce livre En librairie le 18 mai 2012

Présentation de l'éditeur
La France et l’Italie connaissent des évolutions économiques et politiques comparables. Contrairement à l’opinion dominante, selon laquelle des obstacles d’ordre politique empêcheraient l’adoption de mesures économiques d’inspiration néolibérale qui seraient « indispensables », ce livre analyse la mise en œuvre d’un programme économique néolibéral en France et en Italie comme une réponse aux crises politiques que connaissent les deux pays depuis plus de deux décennies.
La dissolution des anciennes alliances sociales y a rendu nécessaire la reconstitution d’un bloc social dominant. Mais le « noyau dur » du bloc néolibéral constituant une minorité politique, la stratégie consiste à s’appuyer sur une coalition sociale élargie. En France, le programme de « rupture » de Sarkozy a été conçu comme une médiation entre d’une part les attentes du « noyau dur », et d’autre part celles de la majeure partie des salariés du secteur privé. En Italie, la stratégie de Berlusconi a été de former une alliance entre le « noyau dur » et les classes précaires et assistées.
Quant à la participation à l’Union européenne, elle implique dans les deux pays une pression politique forte qui est favorable à la mise en place d’une stratégie néolibérale sous des formes politiques variées.


Bruno AMABLE est professeur de sciences économiques à l’université Paris I Panthéon-Sorbonne et membre de l’Institut universitaire de France. Ses travaux portent sur l’économie politique comparée des modèles de capitalisme et sur le changement institutionnel. Il est l’auteur des Cinq capitalismes (Le Seuil, 2005) et, avec S. Palombarini, de L’Économie politique n’est pas une science morale (Raisons d’Agir, 2005).


Elvire GUILLAUD est maître de conférences à l’université Paris I Panthéon-Sorbonne. Elle travaille sur l’économie politique de la redistribution et des inégalités.


Stefano PALOMBARINI  est  maître de conférences à l’université Paris 8. Ses recherches portent sur l’économie politique du changement institutionnel et sur la crise italienne. Il a publié La Rupture du compromis social italien (éditions du CNRS, 2001) et, avec B. Amable, L’Économie politique n’est pas une science morale (Raisons d’Agir, 2005).

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