« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ».
Pierre Bourdieu (1992)


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samedi 27 janvier 2024

audio: Pierre Bourdieu, entretien avec Stefan Fuchs, ”Die Religion des Neoliberalismus - La religion du néolibéralisme " (Bourdieu répond en français)

 

Pierre Bourdieu, entretien avec Stefan Fuchs, ”Die Religion des Neoliberalismus - La religion du néolibéralisme " 

(Bourdieu répond en français)

Première partie d'un long entretien avec Pierre Bourdieu, enregistré à Paris à la fin des années 90, "Eine Wirtschaftstheorie zerstört die Gesellschaft" (Gespräch zwischen Pierre Bourdieu und Stefan Fuchs), Deutschlandfunk: Deutschlandradio (Hörfunk), Reihe "Terror Ökonomie - Folgen für Politik, Kultur und Gesellschaft", 5. Juli 1998, aussi Bourdieu, Pierre/ Fuchs, Stefan (2000), Kultur der transnationalen Gesellschaft. Der Soziologe Pierre Bourdieu im Gespräch mit Stefan Fuchs, Hörfunksendung des Deutschlandfunks vom 02.07.2000 


mardi 12 janvier 2021

Marlène Benquet et Théo Bourgeron, La finance autoritaire. Vers la fin du néolibéralisme

 

 

Marlène Benquet

Théo Bourgeron 

La finance autoritaire 

Vers la fin du néolibéralisme

Raisons d'agir

2021



Présentation de l'éditeur

Donald Trump part mais ses soutiens demeurent et l’on ne peut que s’interroger face à la montée de régimes autoritaires aux États-Unis, au Royaume-Uni de Boris Johnson ou au Brésil de Jair Bolsonaro. À travers le cas du Royaume-Uni, ce livre montre que, loin d’être une insurrection électorale des classes populaires, l’ascension de ces régimes est le produit de l’action organisée d’une nouvelle forme de patronat. Les sources de financement du Brexit révèlent le poids considérable d’une partie de la finance, celle des fonds d’investissement et des hedge funds, qui voient l’Union européenne comme un obstacle à la libre circulation de leurs capitaux.
Cette seconde financiarisation promeut un courant idéologique puissant mais méconnu : le libertarianisme. Niant toute forme de solidarité collective, ses partisans prônent un État minimal destiné à protéger la propriété privée, quitte à réduire les libertés civiques et démocratiques. Soucieux d’élargir leurs sources de profits, ces acteurs financiers s’attaquent dorénavant à l’environnement, qu’ils sont prêts à acheter et vendre par morceaux. Le désordre économique mondial qui ne cesse de croître est loin d’être un frein à leurs ardeurs prédatrices – et bien au contraire, ils envisagent désormais l’éventualité de conflits militaires qui se dessinent au Sud comme au Nord.

Marlène Benquet est chargée de recherche du CNRS à l'université Paris-Dauphine. Elle a notamment publié Encaisser ! Enquête en immersion dans la grande distribution (2015). Théo Bourgeron est chercheur postdoctoral à University College Dublin, en Irlande. Ils enquêtent tous deux sur les effets politiques de l'avènement des secteurs financiers occidentaux.

 

 


vendredi 10 janvier 2020

Publications de Pierre Bourdieu: La nouvelle vulgate planétaire et L'imposition du modèle américain et ses effets




Publications de Pierre Bourdieu

La nouvelle vulgate planétaire
et
L'imposition du modèle américain et ses effets






(Cette liste sera mise à jour au fur et à mesure, Gilbert Quélennec)

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voir également:

Pierre Bourdieu: un Intellectuel global

Pierre Bourdieu, la mise en oeuvre de l'intellectuel collectif international

Pierre Bourdieu, à propos de l'intellectuel collectif



mercredi 13 novembre 2019

Christian de Montlibert, Résistances au néolibéralisme


Christian de Montlibert 
Résistances au néolibéralisme 
du Croquant
Dynamiques socio-economiques
2019


Présentation de l'éditeur
Les dirigeants de l’économie capitaliste s’efforcent depuis quarante ans de saper les bases d’un système social de sécurité face aux aléas de l’existence. Les luttes sociales ont permis de construire un ensemble de mesures dont une propriété collective pour faire face aux risques maladie et vieillesse, un droit au travail, mais aussi un droit du travail protecteur des salarié·e·s, des revenus assurés pour les plus démunis, une protection contre le licenciement et le chômage, une politique du logement, etc. 
Certes, le système était insuffisant, inégalitaire, mais il n’en a pas moins permis une amélioration des conditions d’existence. Tout ceci est mis à mal. Les salarié·e·s par leurs luttes ont enrayé le processus de destruction ; ils ont obligé les gouvernements à revenir sur des mesures prévues, ou, au moins, à composer. Pour en finir avec ces résistances et imposer enfin l’utopie néolibérale d’individus cherchant à maximiser leurs intérêts, celle d’une société, en somme, sans collectifs et sans solidarités, il reste aux dominants à modeler les consciences en transformant les systèmes éducatifs et si cela ne suffit pas à susciter la peur. C’est cela que ce livre décrit.
Christian de Montlibert, sociologue, a travaillé sur les effets de la désindustrialisation de la Lorraine sidérurgique et du textile vosgien. Enseignant à l'université de Strasbourg, il a analysé les mouvements sociaux et les mobilisations collectives. il a fondé et dirigé la revue Regards sociologiques. il est aujourd'hui professeur émérite de l'université de Strasbourg.

 


jeudi 28 mars 2019

audio: Guillaume Gourgues, Pourquoi ont-ils tué Lip? De la victoire ouvrière au tournant néolibéral (avec Claude Neuschwander)




audio: Guillaume Gourgues, Pourquoi ont-ils tué Lip? De la victoire ouvrière au tournant néolibéral (avec Claude Neuschwander)
21 mars 2019
Faculté d'Economie et de Gestion d'Aix-Marseille
en partenariat avec les Masters RH de la Faculté d'Economie et de Gestion de l'Université Aix-Marseille, le LEST (Laboratoire d'Economie et de Sociologie du Travail) et le site internet nonfiction.fr

Guillaume Gourgues & Claude Neuschwander
Pourquoi ont-ils tué Lip?
De la victoire ouvrière au tournant néolibéral 
Raisons d'agir
Cours & Travaux
2018

Présentation de l'éditeur
En 1973, les ouvrières et ouvriers de l’usine horlogère Lip à Besançon s’opposent aux licenciements qu’on leur promet : occupation, confiscation du stock de montres, redémarrage partiel de la production, organisation des premières paies ouvrières. En mars 1974, au terme d’un conflit au retentissement mondial, devenu un véritable mythe du mouvement social, leur entreprise redémarre, relancée par un consortium d’actionnaires emmené par Antoine Riboud et soutenu par l’État. Les licenciements sont évités. C’est la victoire ouvrière.
Mais deux ans plus tard, c’est la faillite. Ceux qui avaient relancé Lip accusent alors Claude Neuschwander, qu’ils avaient placé à la tête de l’entreprise, d’en être le principal responsable. Celui-ci clame pourtant haut et fort que la décision de liquider Lip est un choix politique : le patronat et l’État ont-ils délibérément interrompu la relance ? Ont-ils tué Lip et, si oui, pourquoi ?
Cet ouvrage propose de suivre l’hypothèse d’une mise à mort politique de l’entreprise horlogère, en la réinscrivant dans un tournant néolibéral qui la dépasse et l’explique. Engagés dans un travail commun, explorant des séries d’archives inédites, Claude Neuschwander et Guillaume Gourgues, chercheur en science politique, retracent ici méticuleusement cet épisode majeur de l’histoire du capitalisme français qu’a été la relance de Lip.
Considérer la fin de Lip comme le résultat d’une stratégie délibérée débouche sur une lecture nouvelle de l’ordre néolibéral actuel qui s’enracine précisément dans cette seconde moitié des années 1970. Cet ouvrage rappelle que le fonctionnement de l’économie se fonde largement sur des choix politiques, et que les licenciements n’ont pas toujours été considérés comme une inévitable loi du marché ou une variable d’ajustement nécessaire de la compétitivité des firmes.
Guillaume Gourgues est universitaire et politiste. Il s’inté­resse aux questions de résistances syndicales et aux évolutions contemporaines des formes politiques et sociales de démocratie.
Claude Neuschwander est le patron emblématique de la relance de Lip. Chargé en 1974 de redresser l’usine horlogère de Besançon, il est désavoué deux ans plus tard, et la faillite de Lip lui est attribuée, encore aujourd’hui. Il donne ici sa version des faits.


vendredi 24 août 2018

en ligne: Pierre Bourdieu, Mondialisation et domination : de la finance à la culture (entretien avec B. Chung au Collège de France, 26 janvier 2000)

"La philosophie libérale demande que l’on abatte les frontières, et elle préconise l’affaiblissement de l’État, l’abaissement des barrières douanières, l’abaissement de tous les obstacles à la circulation des capitaux, à l’investissement à l’étranger. Les États nationaux sont gênants parce qu’ils peuvent faire des politiques indépendantes des forces économiques, ils peuvent encourager le développement des marchés intérieurs. Cela en élevant les salaires, en faisant des réformes agraires qui pourraient élever le pouvoir d’achat des paysans, etc. Cela ne plaît pas du tout aux gens qui parlent de mondialisation. Ce qu’ils veulent, c’est affaiblir tous les obstacles à la libre circulation des capitaux et à l’investissement à l’étranger, et évidemment empêcher toutes les formes de protectionnisme, sauf celui des dominants. Ainsi, on le voit, les dominés doivent être libéraux et les dominants peuvent être protectionnistes. De même, alors que l’idéologie du FMI condamne les pays endettés, les États-Unis sont le pays le plus endetté du monde."Pierre Bourdieu, in Derrière la mondialisation se cache la 'domination du monde' (entretien avec B. Chung au Collège de France, 26 janvier 2000), Hangyoreh Shinmun, 4 février 2000, aussi Mondialisation et domination : de la finance à la culture, in Cités, 2012/3 (n° 51) Bourdieu politique
" Derrière la mondialisation se cache la 'domination du monde' " (entretien avec B. Chung -trad. en coréen), Hangyoreh Shinmun, 4 février 2000, p. 17. aussi Mondialisation et domination : de la finance à la culture, in Cités, 2012/3 (n° 51) Bourdieu politique

lundi 4 juin 2018

Guillaume Gourgues & Claude Neuschwander, Pourquoi ont-ils tué Lip? De la victoire ouvrière au tournant néolibéral

Guillaume Gourgues & Claude Neuschwander
Pourquoi ont-ils tué Lip?
De la victoire ouvrière au tournant néolibéral 
Raisons d'agir
Cours & Travaux
2018

Présentation de l'éditeur
En 1973, les ouvrières et ouvriers de l’usine horlogère Lip à Besançon s’opposent aux licenciements qu’on leur promet : occupation, confiscation du stock de montres, redémarrage partiel de la production, organisation des premières paies ouvrières. En mars 1974, au terme d’un conflit au retentissement mondial, devenu un véritable mythe du mouvement social, leur entreprise redémarre, relancée par un consortium d’actionnaires emmené par Antoine Riboud et soutenu par l’État. Les licenciements sont évités. C’est la victoire ouvrière.
Mais deux ans plus tard, c’est la faillite. Ceux qui avaient relancé Lip accusent alors Claude Neuschwander, qu’ils avaient placé à la tête de l’entreprise, d’en être le principal responsable. Celui-ci clame pourtant haut et fort que la décision de liquider Lip est un choix politique : le patronat et l’État ont-ils délibérément interrompu la relance ? Ont-ils tué Lip et, si oui, pourquoi ?
Cet ouvrage propose de suivre l’hypothèse d’une mise à mort politique de l’entreprise horlogère, en la réinscrivant dans un tournant néolibéral qui la dépasse et l’explique. Engagés dans un travail commun, explorant des séries d’archives inédites, Claude Neuschwander et Guillaume Gourgues, chercheur en science politique, retracent ici méticuleusement cet épisode majeur de l’histoire du capitalisme français qu’a été la relance de Lip.
Considérer la fin de Lip comme le résultat d’une stratégie délibérée débouche sur une lecture nouvelle de l’ordre néolibéral actuel qui s’enracine précisément dans cette seconde moitié des années 1970. Cet ouvrage rappelle que le fonctionnement de l’économie se fonde largement sur des choix politiques, et que les licenciements n’ont pas toujours été considérés comme une inévitable loi du marché ou une variable d’ajustement nécessaire de la compétitivité des firmes.
Guillaume Gourgues est universitaire et politiste. Il s’inté­resse aux questions de résistances syndicales et aux évolutions contemporaines des formes politiques et sociales de démocratie.
Claude Neuschwander est le patron emblématique de la relance de Lip. Chargé en 1974 de redresser l’usine horlogère de Besançon, il est désavoué deux ans plus tard, et la faillite de Lip lui est attribuée, encore aujourd’hui. Il donne ici sa version des faits.


mardi 1 mai 2018

Pierre Bourdieu: "J'ai dit aux gens qui sont dominants: (..) vous allez être, comme en Californie, dans des espèces de ghettos dorés avec des vigiles, vous ne pourrez pas sortir, il faudra des chiens de garde, il faudra des systèmes de défense partout, vous allez être dans une espèce de forteresse assiégée, entourés par une violence que vous aurez produite vous même ».


Pierre Bourdieu: "Moi ce que je prêche, c’est l’intérêt bien compris. J'ai dit aux gens qui sont dominants : « bon, vous pouvez être cynique, vous pouvez vous moquer complètement de ce qui arrive au peuple. Mais c’est bête, ce n’est pas simplement méchant, après tout  moi je ne suis pas un moraliste, si ça vous plait d’être bien comme ça, mais c’est bête parce que vous allez être, comme en Californie, dans des espèces de ghettos dorés avec des vigiles, vous ne pourrez pas sortir, il faudra des chiens de garde, il faudra des systèmes de défense partout, vous allez être dans une espèce de forteresse assiégée, entourés par une violence que vous aurez produite vous même ».  Bien sûr, le système est très puissant et la réponse est « jusqu’à présent, c’est under control », ils ont je ne sais plus combien de millions de noirs en prison, mais voilà." Conclusion de l'entretien ci-dessous, extrait du film de Pierre Carles, La sociologie est un sport de combat, C.P. Productions, 2001


extrait du film de Pierre Carles, La sociologie est un sport de combat, C.P. Productions, 2001







voir également:
Interventions de Pierre Bourdieu: jeter les bases d'une économie du bonheur

Pierre Bourdieu: "Il ne s’agit pas de défiler, bras dessus bras dessous, comme le font traditionnellement les syndicalistes le 1er mai. Il faut faire des actions, des occupations de locaux, etc. Ce qui demande à la fois de l’imagination et du courage."

Pierre Bourdieu: "On croit toujours qu’il faut inventer des idées. En fait, il faut inventer des modes d’organisation dans lesquels s’inventent les idées. Il n’y a plus de Dieu ni de maître à penser. Je ne suis pas un maître à penser. Je me sers de ma connaissance du monde social pour dire que la première invention qu’il faut faire est organisationnelle, il faut inventer les modes d’organisation qui permettront l’invention collective d’une vision nouvelle et réaliste de l’économie et de la société." 






jeudi 1 mars 2018

audio: Christian Laval, Bourdieu, Foucault et la question néolibérale



audio: Christian Laval, Bourdieu, Foucault et la question néolibérale 
La Grande table (2ème partie) par Raphaël Bourgois, le 28.02.2018

 
Christian Laval
Bourdieu, Foucault et la question néolibérale
La Découverte
2018


Présentation de l'éditeur
Deux des intellectuels français parmi les plus importants de la seconde moitié du XXe siècle, Michel Foucault et Pierre Bourdieu, ont choisi de caractériser – le premier à la fin des années 1970, le second dans les années 1990 – le moment historique qu’ils traversaient par le même concept : « néolibéralisme ». Pour autant, leurs parcours théoriques et leurs styles de recherche se sont révélés très différents et, surtout, ils ont l’un et l’autre laissé inachevés leurs travaux sur cette question, rendant cet ouvrage, véritable enquête sur leurs enquêtes, indispensable.
La grande force de ce livre est de faire comprendre, dans une démarche à la fois politique et pédagogique, l’originalité et la cohérence de chacune d’elles, sans oublier leurs points aveugles et leurs limites. L’ouvrage montre en quoi Foucault et Bourdieu éclairent de façon à la fois différente et complémentaire ce qu’est le néolibéralisme.
Et comme celui-ci se prolonge d’une manière à la fois plus manifeste, plus radicale et plus violente, leurs analyses s’avèrent incontournables pour comprendre le mode de pouvoir actuel et pour rouvrir la question : quelle nouvelle politique faut-il inventer pour mener ce combat central du XXIe siècle ?  
Christian Laval est professeur de sociologie à l'université Paris-Ouest Nanterre-La Défense et a publiéL’Homme économique. Essai sur les racines du néolibéralisme (Gallimard, « NRF essais », 2007). Il est l'auteur, avec Pierre Dardot et El Mouhoub Mouhoud, de Sauver Marx ? Empire, multitude, travail immatériel (La Découverte, 2007). Depuis 2004, il anime avec Pierre Dardot, le groupe d’études et de recherche « Question Marx » qui entend contribuer au renouvellement de la pensée critique.
 
 

mercredi 28 février 2018

vidéo: Présentation et discussion (en présence des auteurs) de :L’illusion du bloc bourgeois; L’économie politique du néolibéralisme et de L’économie politique n’est pas une science morale, LIRE LES SCIENCES SOCIALES 2017/2018, 12 janvier 2018



LIRE LES SCIENCES SOCIALES 2017/2018
12 janvier 2018
14 h 00 - 16 h 30
CNRS/Site Pouchet
Paris
Présentation et discussion (en présence des auteurs) de :
Bruno Amable et Stefano Palombarini, L’illusion du bloc bourgeois. Alliances sociales et avenir du modèle français, Paris, Raisons d’agir éditions, 2017
Bruno Amable, Elvire Guillaud et Stefano Palombarini, L’économie politique du néolibéralisme. Le cas de la France et de l’Italie, Paris, Éditions Rue d’Ulm, 2012
Bruno Amable et Stefano Palombarini, L’économie politique n’est pas une science morale, Paris, Paris, Raisons d’agir éditions, 2005
Par Antony Burlaud et Frédéric Lebaron

1. Les sciences sociales et l’économie politique sont menacées par le retour d’un moralisme qui nie le conflit social et discrédite l’opposition aux projets élaborés en vue d’un prétendu bien commun. […] Bruno Amable et Stefano Palombarini proposent une théorie néoréaliste du changement institutionnel  […] qui permet de reconnaître, derrière la rhétorique du bien commun, la frontière entre intérêts dominants et intérêts dominés.
2. En France et en Italie, la dissolution des anciennes alliances sociales a rendu nécessaire la reconstitution d’un bloc social dominant. Mais le noyau dur du bloc néolibéral constituant une minorité politique, la stratégie consiste à s’appuyer sur une coalition sociale élargie. […] La participation à l’Union Européenne implique dans les deux pays une pression politique forte qui est favorable à la mise en place d’une stratégie néolibérale sous des formes politiques variées.
3. La crise politique française entre dans sa phase la plus aigüe depuis plus de trente ans, avec l’éclatement des blocs traditionnels, de gauche et de droite. L’éloignement des partis « de gouvernement » des classes populaires semble inexorable […] L’avenir du modèle français dépend de l’issue d’une crise politique qui n’est pas liée à des querelles d’appareils et encore moins de personnes, mais à la difficulté de former un nouveau bloc dominant. Elle est loin d’être terminée.


lundi 18 décembre 2017

Présentation et discussion (en présence des auteurs) de :L’illusion du bloc bourgeois; L’économie politique du néolibéralisme et de L’économie politique n’est pas une science morale, LIRE LES SCIENCES SOCIALES 2017/2018, 12 janvier 2018


LIRE LES SCIENCES SOCIALES 2017/2018
12 janvier 2018
14 h 00 - 16 h 30
CNRS/Site Pouchet, Salle 159
59 - 61, rue Pouchet, 75017 Paris
Présentation et discussion (en présence des auteurs) de :
Bruno Amable et Stefano Palombarini, L’illusion du bloc bourgeois. Alliances sociales et avenir du modèle français, Paris, Raisons d’agir éditions, 2017
Bruno Amable, Elvire Guillaud et Stefano Palombarini, L’économie politique du néolibéralisme. Le cas de la France et de l’Italie, Paris, Éditions Rue d’Ulm, 2012
Bruno Amable et Stefano Palombarini, L’économie politique n’est pas une science morale, Paris, Paris, Raisons d’agir éditions, 2005
Par Antony Burlaud et Frédéric Lebaron

1. Les sciences sociales et l’économie politique sont menacées par le retour d’un moralisme qui nie le conflit social et discrédite l’opposition aux projets élaborés en vue d’un prétendu bien commun. […] Bruno Amable et Stefano Palombarini proposent une théorie néoréaliste du changement institutionnel  […] qui permet de reconnaître, derrière la rhétorique du bien commun, la frontière entre intérêts dominants et intérêts dominés.
2. En France et en Italie, la dissolution des anciennes alliances sociales a rendu nécessaire la reconstitution d’un bloc social dominant. Mais le noyau dur du bloc néolibéral constituant une minorité politique, la stratégie consiste à s’appuyer sur une coalition sociale élargie. […] La participation à l’Union Européenne implique dans les deux pays une pression politique forte qui est favorable à la mise en place d’une stratégie néolibérale sous des formes politiques variées.
3. La crise politique française entre dans sa phase la plus aigüe depuis plus de trente ans, avec l’éclatement des blocs traditionnels, de gauche et de droite. L’éloignement des partis « de gouvernement » des classes populaires semble inexorable […] L’avenir du modèle français dépend de l’issue d’une crise politique qui n’est pas liée à des querelles d’appareils et encore moins de personnes, mais à la difficulté de former un nouveau bloc dominant. Elle est loin d’être terminée.


vendredi 29 septembre 2017

Publications de Pierre Bourdieu: champ éditorial et révolution conservatrice





Publications de Pierre Bourdieu 
champ éditorial 
et 
révolution conservatrice






(Cette liste de publications sera mise à jour au fur et à  mesure,  Gilbert Quélennec)
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Publications de Pierre Bourdieu: Le champ étatique et le champ économique

Publications de Pierre Bourdieu:  La logique spécifique de chacun des Champs (littéraire, artistique, intellectuel, religieux, philosophique, scientifique, politique, juridique, étatique, journalistique, économique, du pouvoir) 








mercredi 8 mars 2017

Éric Berr, L'intégrisme économique


Éric Berr
L'intégrisme économique
Les Liens qui Libèrent
2017

Présentation de l'éditeur
Le monde est gangréné par un intégrisme économique qui est l’instrument du pouvoir exercé par une minorité à son propre profit. Fonctionnant comme une religion, ou, pire, comme un intégrisme religieux, il vénère un dieu, le Marché, promeut un Ordre apostolique néolibéral, et refuse toute évolution. Il tente d’imposer une lecture rigoriste de ses évangiles économiques, regroupés en dix commandements. À cet effet, il peut compter sur une armée de disciples – théologiens élaborant les tables de la loi, évangélistes économiques et clergé politico-médiatique prêchant la parole intégriste – dont la mission est de convaincre les foules de la bonté du Marché et de combattre les hérétiques qui douteraient de la véracité de ce catéchisme économique.
Lutter contre l’intégrisme économique implique de dévoiler son mode opératoire, c’est-à-dire le mode d’exercice de son pouvoir, afin de déconstruire ses dogmes et de démasquer ses adorateurs, qu’il convient de déradicaliser afin de leur faire retrouver le chemin de la raison, celui du débat et de la recherche de compromis soutenables, donc de l’espoir.

Eric Berr est Maître de conférences en économie à l’université de Bordeaux. Il est membre du collectif des Économistes atterrés.



samedi 14 janvier 2017

Interventions de Pierre Bourdieu: Contre le "fléau néo-libéral" et jeter les bases d'une économie du bonheur

Pierre Bourdieu, Entretien à propos de l'économie du bonheur, in film de Pierre Carles, La sociologie est un sport de combat, C.P. Productions, 2001

"Ce qui peut apparaître comme un simple catalogue de mesures disparates s'inspire en fait de la volonté de rompre avec le fatalisme de la pensée néo-libérale, de « défataliser » en politisant, en substituant à l'économie naturalisée du néo-libéralisme, une économie du bonheur qui, fondée sur les initiatives et la volonté humaines, fait sa place dans ses calculs aux coûts de souffrance et aux profits d'accomplissement de soi qu'ignore le culte strictement économiste de la productivité et de la rentabilité."
Pierre Bourdieu, Pour un nouvel internationalisme, (Forum du DGB de la Hesse, 7 juin 1997), in Contre-feux, Raisons d'agir, 1998, p.74-75

Interventions de Pierre Bourdieu 
Contre le "fléau néo-libéral" 
et 
jeter les bases d'une économie du bonheur




(Cette liste de publications sera mise à jour au fur et à  mesure,  Gilbert Quélennec)
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voir également:

Publications de Pierre Bourdieu, Sociologie historique et analyse du changement

Publications de Pierre Bourdieu: Sociologie de la domination et dispositions à résister


Pierre Bourdieu: un Intellectuel global

Pierre Bourdieu, la mise en oeuvre de l'intellectuel collectif international

Pierre Bourdieu, à propos de l'intellectuel collectif









vendredi 13 janvier 2017

écouter: François Denord, Le néo-libéralisme à la française. Histoire d’une idéologie politique (Nouvelle édition revue et actualisée)


écouter: François Denord, Le néo-libéralisme à la française. Histoire d’une idéologie politique (Nouvelle édition revue et actualisée)
L’Université Populaire de Toulouse, 14 décembre 2016

François Denord
Le néo-libéralisme à la française
Histoire d’une idéologie politique
Nouvelle édition revue et actualisée
Première parution, Démopolis (2007)
Agone
Eléments
2016

Présentation de l'éditeur
« Des années de Guerre froide à la période contemporaine, néolibéralismes social et conservateur coexistent en France. Parfois rivaux, leurs tenants ont un adversaire commun : le socialisme. Un néolibéralisme modéré s’épanouit d’abord chez des économistes et des hauts fonctionnaires. Parallèlement, un discours plus radical prend son essor dans l’univers patronal, où il s’agit de remettre en cause la place prise par l’État dans le développement économique national.
   Le premier de ces néolibéralismes s’impose sur la scène politique durant les années 1950 puis au sein même des bureaucraties d’État. La seconde forme bénéficie des crises pétrolières des années 1970 et des effets produits par l’arrivée au pouvoir d’une majorité socialiste en 1981. Le maintien des structures mises en place à la Libération a pu dissimuler les progrès du néo-libéralisme première manière, parfois qualifié de “gestionnaire”. Durant les années 1980, la vigueur du second a aiguillonné la droite parlementaire pour échafauder le programme de privatisations et de déréglementations qu’elle engage une fois revenue aux affaires. Il aura ainsi fallu près de cinquante ans pour que le modèle néo-libéral se métamorphose en solution politique. »
Ce livre propose la première histoire du néo-libéralisme à la française, une vision du monde qui s’est imposée en France dans les années 1980, moins par l’importation d’une idéologie made in USA & UK qu’issue de l’action d’économistes, patrons et hauts fonctionnaires français pris dans le bouillonnement intellectuel et politique de l’entre-deux-guerres en Europe. En s’appuyant sur des documents d’archives inédits et en revenant sur le rôle de personnalités comme d’institutions, ce livre retrace, des années 1930 aux années 2000, la longue marche de l’idéologie néolibérale. Paru pour la première fois en 2007, il est réédité avec une préface actualisant en particulier le rôle du social-libéralisme dans l’ajustement d’un modèle désormais européen.
Sociologue au CNRS, François Denord est membre du Centre européen de sociologie et de science politique (CSE-EHESS). Ses travaux portent principalement sur l’articulation entre doctrines et politiques économiques. Il a notamment publié L’Europe sociale n’aura pas lieu (avec Antoine Schwartz, Raisons d’Agir, 2009).  

lundi 17 octobre 2016

François Denord, Le néo-libéralisme à la française. Histoire d’une idéologie politique (Nouvelle édition revue et actualisée)

François Denord
Le néo-libéralisme à la française
Histoire d’une idéologie politique
Nouvelle édition revue et actualisée
Première parution, Démopolis (2007)
Agone
Eléments
2016

Présentation de l'éditeur
« Des années de Guerre froide à la période contemporaine, néolibéralismes social et conservateur coexistent en France. Parfois rivaux, leurs tenants ont un adversaire commun : le socialisme. Un néolibéralisme modéré s’épanouit d’abord chez des économistes et des hauts fonctionnaires. Parallèlement, un discours plus radical prend son essor dans l’univers patronal, où il s’agit de remettre en cause la place prise par l’État dans le développement économique national.
   Le premier de ces néolibéralismes s’impose sur la scène politique durant les années 1950 puis au sein même des bureaucraties d’État. La seconde forme bénéficie des crises pétrolières des années 1970 et des effets produits par l’arrivée au pouvoir d’une majorité socialiste en 1981. Le maintien des structures mises en place à la Libération a pu dissimuler les progrès du néo-libéralisme première manière, parfois qualifié de “gestionnaire”. Durant les années 1980, la vigueur du second a aiguillonné la droite parlementaire pour échafauder le programme de privatisations et de déréglementations qu’elle engage une fois revenue aux affaires. Il aura ainsi fallu près de cinquante ans pour que le modèle néo-libéral se métamorphose en solution politique. »
Ce livre propose la première histoire du néo-libéralisme à la française, une vision du monde qui s’est imposée en France dans les années 1980, moins par l’importation d’une idéologie made in USA & UK qu’issue de l’action d’économistes, patrons et hauts fonctionnaires français pris dans le bouillonnement intellectuel et politique de l’entre-deux-guerres en Europe. En s’appuyant sur des documents d’archives inédits et en revenant sur le rôle de personnalités comme d’institutions, ce livre retrace, des années 1930 aux années 2000, la longue marche de l’idéologie néolibérale. Paru pour la première fois en 2007, il est réédité avec une préface actualisant en particulier le rôle du social-libéralisme dans l’ajustement d’un modèle désormais européen.
Sociologue au CNRS, François Denord est membre du Centre européen de sociologie et de science politique (CSE-EHESS). Ses travaux portent principalement sur l’articulation entre doctrines et politiques économiques. Il a notamment publié L’Europe sociale n’aura pas lieu (avec Antoine Schwartz, Raisons d’Agir, 2009).  

jeudi 23 juin 2016

Pierre Bourdieu: à propos des Grèves et des manifestations, et "ce sont des gens qui invoquent le socialisme pour faire du néolibéralisme"




Pierre Bourdieu 
à propos des Grèves et des manifestations
et "ce sont des gens qui invoquent le socialisme pour faire du néolibéralisme"





(Cette liste sera mise à jour au fur et à mesure,  Gilbert Quélennec)
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Publications de Pierre Bourdieu: à propos des Grèves et manifestations

Interventions de Pierre Bourdieu: "ce sont des gens qui invoquent le socialisme pour faire du néolibéralisme"



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voir également:


Interventions de Pierre Bourdieu: en soutien au mouvement social de novembre-décembre 1995

 

publications de Pierre Bourdieu: autour de Mai-Juin 1968

Interventions de Pierre Bourdieu: en soutien aux mobilisations étudiantes et lycéennes

Interventions de Pierre Bourdieu: Des utopies rationnelles (une économie du bonheur, une vraie Europe sociale)

Publications de Pierre Bourdieu, Sociologie historique et analyse du changement

Publications de Pierre Bourdieu: Sociologie de la domination et dispositions à résister  
 


vendredi 22 avril 2016

État Néolibéral et régulation de la pauvreté urbaine selon Loïc Wacquant, Revue de l’Institut de sociologie 2013

Revue de l’Institut de sociologie 
de l'Université libre de Bruxelles, 2013
La Lettre volée
2015 

Sommaire
Géraldine André et Mathieu Hilgers, Marginalité, pénalité et division ethnique dans la ville à l'ère néolibérale
Loïc Wacquant, Marginalité, ethnicité et pénalité dans la ville néolibérale : une cartographie analytique
Mathieu Van Criekingen, Marginalité avancée et politiques urbaines. Une lecture située de Parias urbains au prisme de la gentrification urbaine
Michel Agier, Le ghetto, l'hyperghetto et la fragmentation du monde,
Jean-Louis Genard, Que peut nous apprendre l'ouvrage Punishing the Poor sur la régulation de la pauvreté dans le contexte européen ?
Mathieu Hilgers, La production de l'État néolibéral
Charlotte Vanneste, Division ethnoraciale et pénalisation

Varia
Benedikte Zitouni, Asphalter ou désasphalter Bruxelles : comment l'hygiénisme du passé rencontre l'écologie politique d'aujourd'hui
Chloé Cardinal, L'artiste plasticien : aléas d'une profession atypique
Jean-Yves Causer et Gilles Ferréol, Émotions et lien social. Éléments d'analyse de quelques dynamiques de professionnalisation
Daniel Zamora, Un endroit au-delà du néolibéralisme. The Place Beyond the Pines et le rêve éveillé de Derek Cianfrance

Notice bibliographique - György Széll Marcel Bolle de Bal, Fragments pour une sociologie existentielle