Pierre Bourdieu. Contre-feux, Éditions Raisons d’agir, 1998, p.100

‘‘Contre ce régime politique [le néolibéralisme], la lutte politique est possible. Elle peut se donner pour fin d’abord, comme l'action caritative ou caritativo-militante, d’encourager les victimes de l’exploitation, tous les précaires actuels et potentiels, à travailler en commun contre les effets destructeurs de la précarité (en les aidant à vivre, à « tenir » et à se tenir, à sauver leur dignité, à résister à la déstructuration, à la dégradation de l’image de soi, à l’aliénation), et surtout à se mobiliser, à l’échelle internationale, c’est-à-dire au niveau même où s’exercent les effets de la politique de précarisation, pour combattre cette politique et neutraliser la concurrence qu’elle vise à instaurer entre les travailleurs des différents pays’’.



mardi 30 avril 2013

Les territoires du communisme. Elus locaux, politiques publiques et sociabilités militantes, Sous la direction de Emmanuel Bellanger et Julian Mischi

Sous la direction de
Emmanuel Bellanger et Julian Mischi
Les territoires du communisme
Elus locaux, politiques publiques et sociabilités militantes
Armand Colin
2013

Présentation de l'éditeur
« Communisme municipal », « banlieue rouge », « bastions ouvriers » : l’influence du Parti communiste français est associée à des représentations territoriales typées. Quelle est la réalité de cette implantation ? Quelles évolutions a-t-elle connues des années 1920 à nos jours ? Existe-t-il une spécificité de la gestion communiste locale ?
Quatorze auteurs réunis dans cet ouvrage analysent avec nuance l’empreinte du communisme sur les territoires qu’il a administrés. Leurs enquêtes restituent toute la diversité de la sociabilité militante du PCF. Elles décrivent comment les communistes luttent pour la conquête du pouvoir local et comment ils s’efforcent de maintenir leur influence. Elles éclairent aussi les tensions et les compromis qui animent l’appareil, ses élus, ses militants et ses organisations affiliées.
Dirigé par un historien et un sociologue, cet ouvrage dresse également un bilan des recherches sur le communisme en France dans une perspective interdisciplinaire qui met en relief le dynamisme des études locales sur les comportements politiques et leur environnement institutionnel et social.

Emmanuel Bellanger est chargé de recherche au CNRS, université Paris 1 Panthéon- Sorbonne, Centre d’histoire sociale du XXe siècle (CHS).
Julian Mischi est chargé de recherche à l’INRA, département des sciences sociales, CESAER-Dijon.

Avec les contributions de Françoise de Barros, Émilie Biland, Paul Boulland, Nicolas Bué, Fabien Desage, Jean-Luc Deshayes, Violaine Girard, David Gouard, Sébastien Jolis, Rémi Lefebvre, Thibault Tellier, Benoît Trépied.

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