« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ».
Pierre Bourdieu (1992)


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mardi 22 septembre 2026

Rémi Lefebvre, Faire parti autrement ? Insoumis et Marcheurs (2016-2026)



Rémi Lefebvre

Faire parti autrement ? 

Insoumis et Marcheurs 

(2016-2026)

Raisons d'agir
Cours et Travaux
2026
 
 
 
Présentation de l'éditeur

La situation des partis politiques est paradoxale : ils sont profondément discrédités et affaiblis, mais ils jouent un rôle toujours incontournable dans la démocratie représentative. Ils sont dépassés et indispensables. Depuis les années 2010, dans toute 1'Europe, un mode d'organisation alternatif aux partis a émergé : les mouvements (5 Etoiles en Italie, Podemos en Espagne, etc.).

En France, c'est en 2016 que sont créées, à l'occasion de la campagne présidentielle, La République en Marche et La France Insoumise. Ces deux organisations qui se revendiquent comme « mouvements » présentent de nombreuses caractéristiques communes : adhésion gratuite, structuration informelle, centralité du leader, absence de démocratie interne, forte digitalisation, etc. Ils proposent un nouvel équilibre entre horizontalité participative et verticalité décisionnelle.

Fondé sur une enquête au long cours, cet ouvrage analyse l'évolution de ces organisations entre 2016 et 2026. La souplesse qu'ils revendiquent se traduit-elle dans les faits ? La promesse d'une manière alternative de faire parti est-elle tenue ?

L'ouvrage le montre : en dix ans, les deux mouvements se sont normalisés sans toutefois devenir des partis à l'ancienne et, pour un temps au moins, ils conservent des modes de fonctionnement qui continuent à perturber l'ordre politique en mettant leur force à disposition d'un leader que les Marcheurs doivent trouver et les Insoumis relégitimer en vue des élections présidentielles de 2026.


vendredi 27 novembre 2020

Séries politiques. Le pouvoir entre fiction et vérité Sous la direction de Emmanuel Taïeb et Rémi Lefebvre

 


Séries politiques
Le pouvoir entre fiction et vérité
Sous la direction de 
Emmanuel Taïeb et Rémi Lefebvre 
De Boeck Supérieur
Ouvertures politiques
2020
 
 
Présentation de l'éditeur
Basé sur des séries « politiques » récentes et populaires, ce livre analyse et déconstruit l’image qu’elles donnent du jeu politique. Un décryptage transversal des phénomènes de pouvoir et de l’activité politique dans les séries.

Rapports de force, meurtres symboliques, suspense des élections… L’activité politique est empreinte d’une dramaturgie dont les séries se sont emparées.

Ce livre est le premier à s’intéresser spécifiquement aux séries politiques, pour comprendre comment elles documentent le réel et comment elles le transforment, le mettent en scène et à distance. Elles ouvrent de nouveaux espaces à l’analyse des sciences sociales et donnent accès à ce qui est habituellement caché : les émotions des hommes et femmes politiques, leur intimité, leurs manœuvres, le rôle de leur famille comme de leurs collaborateurs...

Les séries sont-elles alors des modes d’emploi du jeu politique ? Quelles visions en donnent-elles ? Si elles synthétisent en images des processus complexes, elles éduquent également les spectateurs et les confrontent à des dilemmes moraux. La politique politicienne, tout comme les structures sociales les plus fondamentales, y sont montrées dans toute leur richesse, sans éviter les clichés, parfois jusqu’au désenchantement, quand l’intérêt général est oublié. Aujourd’hui, par la puissance de leur énonciation et de leur réception, elles sont des arènes de discussion incontournables qui proposent des idées inédites et lancent l’alerte face aux menaces qui pèsent sur la démocratie.

Pour les étudiants, chercheurs et enseignants en science politique, sociologie et sciences sociales ; pour les amateurs de séries politiques qui souhaitent en connaître les codes et les ressorts.

Sommaire

PREMIERE PARTIE. LES SERIES COMME « MODE D’EMPLOI » DE L’ACTIVITE POLITIQUE

  • Antoine FAURE, « L’urgence permanente. (Dé)Légitimations de l’activité politique par ses temporalités dans Baron Noir  »
  • Arthur DELAPORTE, « Baron Noir et le Parti socialiste : de la réflexivité aux rétro-actions »
  • Nicolas BUÉ & Nicolas KACIAF, « Montre-moi un héros... et je lui rappellerai ce qu’il en coûte de ne pas rester à sa place. Show Me a Hero, le volontarisme politique et ses limites s»
  • Patrick LEHINGUE, « Les exégèses intéressées : Les leçons politiques de Game of Thrones par Pablo Iglesias et le collectif Podemos »
  • Sébastien LEROUX & Pierre-Olivier GARCIA, « La transgression politique expliquée aux enfants. Le cas de Avatar, le dernier maître de l’air »
  • Florence IHADDADÈNE & Corinne DANIELLOT, « Mouvements féministes et mobilisations improbables dans The Handmaid’s Tale »
  • Christian LE BART, « Emotions autorisées et émotions interdites dans Borgen »

DEUXIEME PARTIE. COMMENT LES SERIES REFLETENT ET TRANSFORMENT LA POLITIQUE

  • Rémi LEFEBVRE, « Rendre sensible le concept d'illusio. Philippe Rickwaert dans Baron Noir »
  • Emmanuel TAÏEB, « Ce que la fiction fait à la politique : le cas de House of Cards »
  • Emmanuel CHERRIER, « Quand Mr Smith est à Oslo et devient (presque) Machiavel : la série Occupied »
  • Clémentine FAUCONNIER, « De Kaamelott à Veep, la dérision comme point de vue : ce que les anti-héros au pouvoir nous disent des activités politiques »
  • Sandrine LEVEQUE & Frédérique MATONTI, « Brigitte Nyborg ou l’impossible réussite des femmes en politique. Ce que la série Borgen – et ses usages politiques – nous disent du genre en politique »
 
 

mercredi 4 mars 2020

Rémi Lefebvre, Municipales : quels enjeux démocratiques?


Rémi Lefebvre
Municipales : quels enjeux démocratiques?
La Documentation française 
Doc en poche - Place au débat
2020 



Présentation de l'éditeur
Les élections municipales de mars 2020 sont l’occasion de questionner la démocratie locale et ses modes de fonctionnement. L’auteur, Rémi Lefebvre, nous livre ici son point de vue, original et à rebours de certaines analyses, et ouvre ainsi le débat sur plusieurs points. Les communes sont-elles encore les aires privilégiées d’expression et de participation des citoyens, de proximité avec les élus ? Qui sont les élus locaux aujourd’hui ? Leur profil a-t-il évolué ? L’intercommunalité a-t-elle bousculé cette démocratie locale ? Comment s’insèrent les dispositifs de démocratie participative dans cette vie politique locale ?
Si municipalité est souvent associée à proximité, aussi bien dans la prise de décision que de l’accès aux élus, l’auteur démontre que la situation a changé aujourd’hui. Avec l’intercommunalité (réunion de plusieurs communes dans une nouvelle structure), certaines décisions ne sont plus prises dans le cadre de la commune et sous l’égide du maire. Le profil des élus se technicise aussi du fait des tâches de plus en plus complexes qu’ils ont en charge. La vague de démissions des maires en 2018-2019 et la « crise des vocations » supposée laisse percevoir une forme de malaise.
 
 
 
 

jeudi 25 avril 2019

L'entreprise Macron, Bernard Dolez, Julien Fretel et Rémi Lefebvre (dir.)


L'entreprise Macron
Bernard Dolez, Julien Fretel et Rémi Lefebvre (dir.)
PUG
Libres cours Politique
2019


Présentation de l'éditeur
Comment résoudre l’énigme de l’élection d’Emmanuel Macron, ce jeune homme politique dépourvu des ressources qui expliquent habituellement la victoire à une présidentielle ?
Pour comprendre ce succès et saisir sa portée, l’ouvrage revisite la campagne et la mobilisation électorales, part à la recherche des électeurs de La République en Marche à la présidentielle et aux législatives puis, enfin, s’attache aux élites, cadres et militants d’une entreprise, dont le principal défi est désormais d’assurer sa pérennité.
Les auteurs proposent ainsi quelques clés essentielles non seulement pour comprendre ce qui s’est joué en 2017, mais aussi pour interroger le nouvel ordre partisan et électoral qui s’est mis en place et ainsi éclairer l’avenir en montrant que toute nouvelle entreprise politique est une construction fragile.
Contribuent à l’ouvrage :
L. Barrault-Stella (Paris), P.-Y. Baudot (Amiens), C. Berjaud (Paris), J. Bocquet (Lyon), M.-V.Bouquet (Amiens), P. Bréchon (Grenoble), R. Cos (Lille), S. Dahani (Toulouse), J.-M. Eymeri-Douzans (Toulouse), C. Gris (Paris), A.Laurent (Lille), P. Lehingue (Amiens), P. Leroux (Nantes et Angers), V.Martigny (Paris), S. Michon (Strasbourg), M. Offerlé (Paris), S. Strudel (Paris), É. Treille (Rennes).





 


mercredi 21 février 2018

À la conquête des villes. Sociologie politique des élections municipales de 2014 en France, Sandrine Lévêque, Anne-France Taiclet (dir.)

À la conquête des villes
Sociologie politique des élections municipales de 2014 en France
Sandrine Lévêque, Anne-France Taiclet (dir.)
Septentrion
Espaces politiques
2018

Présentation de l'éditeur
En mars 2014, les scrutins municipaux ont donné lieu à des changements électoraux significatifs, tout en révélant la résistance de certaines pratiques et règles du jeu politiques. L'impact médiatique de la défaite de la gauche (et en particulier du Parti socialiste) sur un terrain local qui faisait sa force et de la conquête symbolique de villes par le FN a occulté d’autres enjeux plus profonds. Le propos de cet ouvrage est, en s’appuyant sur des enquêtes fouillées, réalisées à l’occasion de ces élections sur une variété de terrains locaux, de contribuer à éclairer deux axes problématiques transversaux : la question des changements électoraux et du renouvellement de l’offre politique, articulée aux formes d’inertie révélées par la puissance des mécanismes d’ancrage territorial et de professionnalisation politique ; la question du travail politique en campagne, associée aux phénomènes de croyances qui structurent les pratiques politiques.


Avec Catherine Achin, Samir Hadj Belgacem, Jean-Louis Briquet, Bastien François, Julien Fretel, Laura Giraud, Laurent Godmer, Fabrice Hamelin, Vanessa Jérome, Rémi Lefebvre, Guillaume Letourneur, Sandrine Lévêque, Christèle Marchand-Lagier, Marion Paoletti, Renaud Payre, Christine Pina, Pierre Rouxel, Anne-France Taiclet, Julien Talpin, Marie Vannetzel

jeudi 21 septembre 2017

Dans l'ombre des élus. Une sociologie des collaborateurs politiques, Willy Beauvallet, Sébastien Michon (dir.)

 
Dans l'ombre des élus
Une sociologie des collaborateurs politiques 
Willy Beauvallet, Sébastien Michon (dir.)
P.U.Septentrion
  Espaces politiques
2017

Présentation de l'éditeur
Coulisse du pouvoir ou antichambre de la carrière électorale ? L'entourage des élus recouvre des fonctions encore méconnues. Si les collaborateurs d’élus ont été évoqués à plusieurs reprises au cours de la campagne présidentielle de 2017, ils restent des hommes de l’ombre et leur rôle est en grande partie ignoré.
Administrateurs du Parlement, conseillers des groupes politiques, directeurs généraux des services, conjoints, membres des cabinets de maires ou de présidents de région : les chapitres témoignent de l’omniprésence de ces collaborateurs aux statuts multiples et de leur position incontournable dans l’exercice quotidien des activités représentatives. L’examen des propriétés de ces acteurs, de leurs pratiques concrètes et des concurrences qui les animent enrichit l’analyse d’un phénomène déjà ancien mais encore peu étudié en tant que tel.

Table
Introduction : Les collaborateurs d'élus, des acteurs au cœur des entreprises politiques
Willy Beauvallet, Sébastien Michon
Partie 1. Le périmètre des entreprises politiques des élus
Chapitre 1 : Devenir un membre public de l'entourage politique : le rôle de figuration des conjointes d’élus en situation de représentation
Christelle Gris
Chapitre 2 : Les administrateurs du Parlement.
Contribution à une sociologie des collaborateurs d’élus
Martin Baloge
Chapitre 3 : Le DGS, fonctionnaire manager et entrepreneur politique ?
Jean-Yves Robin, Hélène Desfontaines
Partie 2. Division du travail et concurrences
Chapitre 4 : Le travail politique des cabinets présidentiels en régions : un rôle contrasté et évolutif selon les modes de gouvernance politique
Benoît Demongeot, Sébastien Gardon, Éric Verdier
Chapitre 5 : Les collaborateurs d’élus départementaux.
Pratiques et ambivalences d’une fonction aux contours flous
Pierre Bonnevalle
Chapitre 6 : Qui gouverne dans les communes ?
La prise de décision au prisme du directeur de cabinet
Julien Fragnon
Chapitre 7 : Des travailleurs « de l’ombre » ?
Les salariés du groupe socialiste à l’Assemblée nationale
Willy Beauvallet
Partie 3. Les entreprises politiques comme antichambres du métier politique
Chapitre 8 : Collaborateurs d’élu-e(s) écologistes à l’Assemblée nationale : une voie toute tracée ?
Vanessa Jérome
Chapitre 9 : De nouvelles carrières électives : le renouvellement du personnel politique local socialiste par les auxiliaires d’élus à l’épreuve des configurations locales (1988-2012)
Grégory Hû
Chapitre 10 : Entre les coulisses et la scène.
Trajectoires et stratégies de professionnalisation des auxiliaires politiques au Parti socialiste
Rémi Lefebvre
Postface : De la sociologie des entourages à celle du marché des emplois en lien avec les activités politiques
Delphine Dulong
Résumés des contributions
Présentation des auteurs

vendredi 2 juin 2017

Collectif Degeyter, Sociologie de Lille

 
Collectif Degeyter
Sociologie de Lille 
La Découverte
Repères
2017

Présentation de l'éditeur
À Lille, le récit d’une agglomération reconvertie en métropole tertiaire, culturelle et créative semble avoir chassé les fantômes de la crise économique. Mais, cinquante ans après le début de sa désindustrialisation et sans nier les dynamiques économiques et culturelles nouvelles, la « bifurcation tertiaire » est loin d’avoir tenu ses promesses.
Lille est aujourd’hui la grande agglomération régionale la plus ségrégée de France. Les politiques publiques nationales et locales se sont révélées impuissantes à réduire les inégalités sociospatiales héritées du développement industriel et à contrecarrer un chômage persistant. La reconversion tertiaire s’est accompagnée d’une précarisation accrue du marché du travail et de ségrégations renouvelées, tant sur le plan résidentiel que scolaire.
Cet ouvrage rend compte de ces transformations, indissociablement politiques, économiques et sociales, qui font de l’agglomération lilloise un site privilégié pour comprendre les dynamiques inégalitaires des villes contemporaines.
Le collectif Degeyter est composé de neuf enseignants-chercheurs sociologues, politistes et géographes des universités Lille 1, Lille 2, Lille 3 et Paris-Est-MLV : Antonio Delfini, Fabien Desage, Fabien Eloire, Remi Lefebvre, Yoan Miot, Frédéric Poulard, Stéphanie Pryen, Juliette Verdière et Cécile Vignal (coord.).




lundi 23 janvier 2017

Sociologie politique du pouvoir local, Anne-Cécile Douillet & Rémi Lefebvre

Sociologie politique du pouvoir local
Anne-Cécile Douillet & Rémi Lefebvre
Armand Colin
U : Sociologie 
2017

Présentation de l'éditeur
L’organisation territoriale est une question politique majeure, comme l’a illustré la récente réforme des régions en France et les vifs débats qu’elle a suscités. C’est en effet à l’échelle locale que le pouvoir politique semble le plus incarné, à travers les élus locaux et les administrations déconcentrées de l’État. Les réformes décentralisatrices ont également rendu les Pouvoirs locaux plus visibles.
En s’intéressant aux relations de pouvoir et à la façon dont se déploie l’action publique au niveau infranational, cet ouvrage propose une analyse complète du pouvoir politique local. L’étude des collectivités territoriales, des élus qui sont à leur tête comme de leurs administrations, est en effet articulée à celle des groupes d’intérêts, des experts qui agissent auprès d’elles ou encore des mobilisations sociales locales. C’est ainsi à la fois la place des Pouvoirs locaux dans le système politique national et l’exercice localisé du pouvoir politique qui sont interrogés.
À travers cette étude du pouvoir à l’échelle locale, c’est toute une réflexion sur les modalités d’exercice du pouvoir politique dans les démocraties représentatives qui est ici proposée.
Anne-Cécile DOUILLET est professeure de science politique à l’université de Lille et membre du CERAPS (UMR 8026).
Rémi LEFEBVRE est professeur de science politique à l’université de Lille et membre du CERAPS (UMR 8026).

mardi 3 mai 2016

en ligne: Savoir/agir, 32, Réinventer les partis politiques

Savoir/agir, 32, Réinventer les partis politiques
éditions du Croquant
2015
 

Sommaire

Éditorial

Troubles dans l’ordre néolibéral, par Frédéric Lebaron

Dossier

Réinventer les partis politiques ?, par Nathalie Éthuin et Rémi Lefebvre
L’illusion d’un changement. Ou comment le Front national n’est pas devenu un « nouveau » parti, par Alexandre Dézé
Du PS à l’UMP. De quoi les primaires sont-elles le nom ?, par Rémi Lefebvre
Le « peuple de gauche » aux urnes ? Une enquête sur les électeurs de la primaire socialiste de 2011 à Amiens, par Pierre Mongaux
Dépoussiérer les partis politiques français avec Internet ?, par Anaïs Theviot
L’avenir des illusions partisanes, par Julien Fretel
Podemos, un parti de « non professionnels » ?, Héloïse Nez
De la contestation au pouvoir. Les ressorts de l’ascension électorale de Syriza, par Lamprini Rori

Grand entretien  

avec Christophe Charle De la littérature à l’histoire, un parcours singulier

Chronique de la gauche de gauche

Heureusement, il y a la Grèce !, par Louis Weber

Chronique d’outre-Manche

Business as usual ? Victoire conservatrice aux élections législatives britanniques, par Keith Dixon

Médias

Les revues de sciences humaines et sociales. L’évaluation de la recherche et des chercheurs, par Jean Pérès

Culture

Un mariage aux frontières des classes populaires, par Olivia Bonechi


(source: Savoir/Agir)


vendredi 18 mars 2016

Politiques de l’alternance. Sociologie des changements (de) politiques, Sous la direction de Philippe Aldrin, Lucie Bargel, Nicolas Bué, Christine Pina

Politiques de l’alternance
Sociologie des changements (de) politiques
Sous la direction de Philippe Aldrin, Lucie Bargel, Nicolas Bué, Christine Pina 
éditions du Croquant
SocioPo
2016

Présentation de l'éditeur
À plus d’un an de l’élection présidentielle de 2017, les leaders de l’opposition politique affirment déjà la nécessité d’une alternance au pouvoir. Leur discours, devenu routinier, consiste à valoriser l’alternance à la fois pour elle-même, comme signe de « bonne santé démocratique », et aussi parce qu’elle est supposée porteuse de changements politiques et sociaux. Plus largement, toute une série d’acteurs (responsables politiques et militants, collaborateurs d’élus et agents administratifs, journalistes et commentateurs politiques, représentants de la société civile, des salariés, de groupes de pression, etc.) se positionne dans l’optique d’une éventuelle alternance à venir. Intégrée par les acteurs politiques comme par ceux qui dépendent de leurs décisions, l’alternance est ainsi anticipée par de nombreux pans de la société, en même temps qu’elle est présentée comme salutaire pour le régime et les institutions.
Pourtant, la notion d’alternance au pouvoir n’a pas toujours constitué une catégorie d’entendement du jeu politique. En France, c’est dans les années 1970 que son emploi s’est répandu, tandis que dans de nombreux pays, y compris démocratiques, elle ne fait guère sens.
Comment expliquer que la compétition politique soit désormais pensée en termes d’alternance ? A quelles conditions une alternance se produit-elle ? Quels effets politiques et sociaux peut-on imputer à l’arrivée au pouvoir d’une nouvelle majorité ?
Cet ouvrage regroupe une quinzaine de contributions de politistes, réparties en trois parties. La première permet de comprendre à quelles conditions une alternance produit du changement. La deuxième partie revient sur la première alternance de la 5e République, celle de 1981, pour en comprendre le caractère historique. Enfin, la troisième partie élargit le regard en étudiant l’alternance dans des espaces politiques infranationaux ou non démocratiques.
Ce livre est destiné aux chercheurs et étudiants en sciences sociales, mais aussi plus largement à toute personne intéressée par la politique et soucieuse de mieux connaître ce phénomène caractéristique des démocraties contemporaines.
Philippe Aldrin, Professeur de science politique, CHERPA, Sciences Po Aix
Lucie Bargel, Maîtresse de conférences en science politique, ERMES, Université de Nice-Sophia Antipolis
Nicolas Bué, Professeur de science politique, CERAPS, Université d’Artois
Christine Pina, Maîtresse de conférences HDR en science politique, ERMES, Université de Nice-Sophia Antipolis et Pacte


mardi 15 décembre 2015

en ligne: Savoir/agir n°30, Prendre le foot au sérieux


Savoir/agir n°30, Prendre le foot au sérieux
éd du Croquant
2015
Bulletin d'abonnement

Éditorial

Réformes structurelles, par Frédéric Lebaron

Dossier

Prendre le foot au sérieux, dossier coordonné par Stéphane Beaud
Présentation du dossier, par Stéphane Beaud ;
La coupe du monde vue d’un bar, d’une librairie et d’un marché parisiens. Les usages différenciés du match de football, par Valérie Asensi ;
Quand on « parle foot » à Sciences-Po. Notes ethnographiques sur le Mondial 2014, par Marie Lefebvre ;
Un match des Éléphants dans une famille ivoirienne de footballeurs. Supporter le fils aîné à distance, par Cyril Nazareth ;
Le « supporter de l’Algérie » et ses doubles. Enjeux locaux de la Coupe du monde à Roubaix, par Rafaël Cos Julien Talpin ;
Les Italiens de Paris et la squadra azura. Variations dans le jeu des identifications, nationale ou territoriale, par Angelo Moro ;
Football : « Savoir prendre » les joueurs de cité et les amener au haut niveau, entretien avec Alain Pascalou, éducateur sportif.

Grand entretien

Je n’ai pas de mot. Je gribouille, entretien avec Pierre Bergounioux. Propos recueillis par Gérard Mauger et Louis Pinto

Chronique de la gauche de la gauche

Front de gauche. État des lieux, par Louis Weber

Rhétorique réactionnaire

Vous avez dit socialistes ?, par Gérard Mauger

Chronique d’Outre-Manche

Un vote sans lendemain ? Le référendum sur l’indépendance de l’Écosse par Keith Dixon

Politiques d’ailleurs

L’indépendance du Kurdistan est-elle possible ?, Adel Bakawan,

Médias

Le droit à l’information, ses conditions et ses conséquences, par Henri Maler (Acrimed)

Culture

Un cas de conversion. À propos de Édouard Louis, En finir avec Eddy Bellegueule, par Gérard Mauger


(source: Savoir/agir)

vendredi 12 juin 2015

Savoir/agir, 32, Réinventer les partis politiques

Savoir/agir, 32, Réinventer les partis politiques
éditions du Croquant
2015
S’abonner


Présentation de l'éditeur
Les partis politiques sont parmi les institutions suscitant la défiance la plus forte aujourd’hui. Le phénomène n’est pas nouveau. Les partis ont toujours été associés dans les représentations dominantes à des “organisations oligarchiques”, des machines à “diviser”, à “exercer le pouvoir à tout prix”, “cultiver des clivages artificiels”, à des bureaucraties… Ces critiques se sont exacerbées avec “la crise de la représentation”. Les fonctions des partis politiques semblent s’être affaiblies : ils ne produisent plus d’offres politiques discriminantes, ne sont plus ni des creusets idéologiques ni des intellectuels collectifs, n’encadrent plus à gauche des milieux populaires dont on souligne la déshérence politique, l’abstention ou “la droitisation”. Avec le déclin du militantisme et le processus d’hyperprofessionnalisation de la politique, leur ancrage et leur représentativité sociale se sont à l’évidence érodés. Le poids des médias et des sondages et la personnalisation politique qui en découle contribuent également à les délégitimer. Les partis politiques, liés inévitablement à la démocratie représentative et électorale qu’ils encadrent, sont ainsi condamnés à se “réinventer”, se “rénover”, à s’adapter à la nouvelle donne et à trouver de nouvelles réponses, notamment sur le terrain des pratiques démocratiques (primaires). Certaines vieilles organisations mettent en scène le changement de leurs discours ou de leurs méthodes. De nouvelles formes s’inventent faisant place à plus d’inter activité (via Internet notamment) avec des modalités plus horizontales ou directes de participation.
Ce dossier de la revue est consacré à ce travail multiforme et très différencié selon les organisations cherchant à se dépasser ou à se “réinventer”.

Sommaire

Éditorial

Troubles dans l’ordre néolibéral, par Frédéric Lebaron

Dossier

Réinventer les partis politiques ?, par Nathalie Éthuin et Rémi Lefebvre
L’illusion d’un changement. Ou comment le Front national n’est pas devenu un « nouveau » parti, par Alexandre Dézé
Du PS à l’UMP. De quoi les primaires sont-elles le nom ?, par Rémi Lefebvre
Le « peuple de gauche » aux urnes ? Une enquête sur les électeurs de la primaire socialiste de 2011 à Amiens, par Pierre Mongaux
Dépoussiérer les partis politiques français avec Internet ?, par Anaïs Theviot
L’avenir des illusions partisanes, par Julien Fretel
Podemos, un parti de « non professionnels » ?, Héloïse Nez
De la contestation au pouvoir. Les ressorts de l’ascension électorale de Syriza, par Lamprini Rori

Grand entretien avec Christophe Charle

De la littérature à l’histoire, un parcours singulier

Chronique de la gauche de gauche

Heureusement, il y a la Grèce !, par Louis Weber

Chronique d’outre-Manche

Business as usual ? Victoire conservatrice aux élections législatives britanniques, par Keith Dixon

Médias

Les revues de sciences humaines et sociales. L’évaluation de la recherche et des chercheurs, par Jean Pérès

Culture

Un mariage aux frontières des classes populaires, par Olivia Bonechi



(source: Savoir/agir)

mardi 2 juin 2015

Pratiques de la représentation politique, Sous la direction de Alice Mazeaud

Pratiques de la représentation politique
Sous la direction de Alice Mazeaud
P.U.Rennes
Res Publica
2014


Présentation de l'éditeur
SUCCÈS du Front National, recul des partis de gouvernement, niveau élevé de l’abstention, la « crise de la représentation » fut de nouveau un point de passage obligé de l’exégèse électorale des élections municipales et européennes de 2014. Cet ouvrage entend rompre avec les jugements de valeurs qui alimentent cette thématique récurrente du débat public pour éclairer les pratiques de la représentation politique. Le parti pris est ici de ré-insèrer la représentation politique issue du suffrage universel dans l’espace de la compétition permanente pour la représentation des intérêts sociaux. L’élection est ainsi envisagée comme une modalité et une temporalité, spécifique mais non exclusive, de désignation des représentants et de légitimation des groupes qu’ils prétendent représenter. 
Ainsi, cet ouvrage construit sur la base de trois parties thématiques – la représentativité de l’élu : discours et pratiques ; l’organisation du travail de la représentation politique ; la mise en forme des intérêts et des groupes sociaux – offre une analyse globale et actualisée de la représentation politique telle qu’elle se pratique face aux demandes sociales et aux logiques de la concurrence politique. Si les travaux sont centrés sur le cas français, l’attention accordée aux échelles multiples (locale, nationale, européenne) de la représentation politique, les contrepoints apportés par des cas étrangers et la variété des terrains et des méthodes d’enquête (travaux quantitatifs, suivi embarqué d’élus...) permettent un éclairage plus large des « rouages de la représentation politique ».

mardi 20 janvier 2015

Savoir/agir n°30, Prendre le foot au sérieux


Savoir/agir n°30, Prendre le foot au sérieux
éd du Croquant
2015
Bulletin d'abonnement

Présentation de l'éditeur
Ce dossier « Football » est constitué d’articles écrits à partir d’enquêtes et de témoignages recueillis pendant la retransmission des matchs de la dernière Coupe du monde au Brésil. L’objectif est d’éclairer ce phénomène social de grande ampleur que constitue aujourd’hui la coupe du monde. Il s’agit aussi d’un (petit) combat mené, avec d’autres, dans le monde des sciences sociales où le « foot » reste un objet peu légitime. Oser parler football de manière sérieuse, voire académique, c’est presque toujours, pour les défenseurs de la « vraie » légitimité culturelle, une « faute de goût ». Or contre tous les tenants les plus orthodoxes de la légitimité culturelle, il faut dire et redire que les pratiquants et amateurs de football « n’ont pas plus de raisons que les autres agents sociaux d’être considérés (et traités) comme des idiots culturels, incapables de distance critique sur leur pratique, sur le monde qui les entoure et que leur engouement emprisonnerait dans l’illusion ». Il nous semble même que les sciences sociales doivent s’emparer plus que jamais de cet objet pour rétablir un peu plus d’objectivité dans le traitement de l’actualité sportive et surtout pour contester ou contrer les discours et commentaires des journalistes ou consultants qui, sous couvert de neutralité sportive, effectuent souvent un véritable « travail idéologique » visant, par exemple, à disqualifier et stigmatiser les joueurs de banlieue et contestant de fait le poids et la place des « Noirs » et des « Arabes » dans le football professionnel français d’aujourd’hui.
L’objet de ce dossier est de donner une vision plus équilibrée de ce que représente le football aujourd’hui en France, certes « foot business » et même « opium du peuple », mais aussi occasion d’événements sociaux qui intéressent une fraction importante de la population, notamment mais pas seulement dans les milieux populaires.

Éditorial

Réformes structurelles, par Frédéric Lebaron

Dossier

Prendre le foot au sérieux, dossier coordonné par Stéphane Beaud
Présentation du dossier, par Stéphane Beaud
La coupe du monde vue d’un bar, d’une librairie et d’un marché parisiens. Les usages différenciés du match de football, par Valérie Asensi
Quand on « parle foot » à Sciences-Po. Notes ethnographiques sur le Mondial 2014, par Marie Lefebvre
Un match des Éléphants dans une famille ivoirienne de footballeurs. Supporter le fils aîné à distance, par Cyril Nazareth
Le « supporter de l’Algérie » et ses doubles. Enjeux locaux de la Coupe du monde à Roubaix, par Rafaël Cos et Julien Talpin
Les Italiens de Paris et la squadra azura. Variations dans le jeu des identifications, nationale ou territoriale, par Angelo Moro
Football : « Savoir prendre » les joueurs de cité et les amener au haut niveau, entretien avec Alain Pascalou, éducateur sportif.

Grand entretien

Je n’ai pas de mot. Je gribouille, entretien avec Pierre Bourguignon. Propos recueillis par Gérard Mauger et Louis Pinto

Chronique de la gauche de la gauche

Front de gauche. État des lieux, par Louis Weber

Rhétorique réactionnaire

Vous avez dit socialistes ?, par Gérard Mauger

Chronique d’Outre-Manche

Un vote sans lendemain ? Le référendum sur l’indépendance de l’Écosse par Keith Dixon

Politiques d’ailleurs

L’indépendance du Kurdistan est-elle possible ?, Adel Bakawan,

Médias

Le droit à l’information, ses conditions et ses conséquences, par Henri Maler (Acrimed)

Culture

Un cas de conversion. À propos de Édouard Louis, En finir avec Eddy Bellegueule, par Gérard Mauger

lundi 17 juin 2013

écouter: Rémi Lefebvre, La démocratie participative : vers une transformation de la citoyenneté locale ?




La démocratie participative : vers une transformation de la citoyenneté locale ?
Par Rémi Lefebvre, Professeur de sciences politiques à l’université de Lille 2. Chercheur au CERAPS (Lille 2)
Dans le cadre de la démarche "Initiatives citoyennes : je participe",  Espace Mendès France à Poitiers, 28 mai 2013


mardi 30 avril 2013

Les territoires du communisme. Elus locaux, politiques publiques et sociabilités militantes, Sous la direction de Emmanuel Bellanger et Julian Mischi

Sous la direction de
Emmanuel Bellanger et Julian Mischi
Les territoires du communisme
Elus locaux, politiques publiques et sociabilités militantes
Armand Colin
2013

Présentation de l'éditeur
« Communisme municipal », « banlieue rouge », « bastions ouvriers » : l’influence du Parti communiste français est associée à des représentations territoriales typées. Quelle est la réalité de cette implantation ? Quelles évolutions a-t-elle connues des années 1920 à nos jours ? Existe-t-il une spécificité de la gestion communiste locale ?
Quatorze auteurs réunis dans cet ouvrage analysent avec nuance l’empreinte du communisme sur les territoires qu’il a administrés. Leurs enquêtes restituent toute la diversité de la sociabilité militante du PCF. Elles décrivent comment les communistes luttent pour la conquête du pouvoir local et comment ils s’efforcent de maintenir leur influence. Elles éclairent aussi les tensions et les compromis qui animent l’appareil, ses élus, ses militants et ses organisations affiliées.
Dirigé par un historien et un sociologue, cet ouvrage dresse également un bilan des recherches sur le communisme en France dans une perspective interdisciplinaire qui met en relief le dynamisme des études locales sur les comportements politiques et leur environnement institutionnel et social.

Emmanuel Bellanger est chargé de recherche au CNRS, université Paris 1 Panthéon- Sorbonne, Centre d’histoire sociale du XXe siècle (CHS).
Julian Mischi est chargé de recherche à l’INRA, département des sciences sociales, CESAER-Dijon.

Avec les contributions de Françoise de Barros, Émilie Biland, Paul Boulland, Nicolas Bué, Fabien Desage, Jean-Luc Deshayes, Violaine Girard, David Gouard, Sébastien Jolis, Rémi Lefebvre, Thibault Tellier, Benoît Trépied.

jeudi 18 août 2011

écouter: Rémi Lefebvre, Primaires socialistes - la fin du parti militant

écouter:
Rémi Lefebvre, Primaires socialistes - la fin du parti militant
Contre-expertise par Julie Gacon, 17.08.2011

Rémi Lefebvre
Primaires socialistes
La fin du parti militant
Raisons d'agir
2011

Présentation de l'éditeur
Les socialistes ont décidé d'organiser des primaires en octobre 2011 pour désigner leur candidat à l'élection présidentielle.
La consultation n'est plus ouverte aux seuls adhérents, comme en 1995 ou en 2006, mais aux électeurs de gauche. Comment le parti d'Epinay en est-il venu à adopter une procédure qui contrevient à sa culture organisationnelle et qui dévalue le militantisme ? Comment un parti de militants historiquement hostile à la présidentialisation en vient-il à approuver une procédure qui lui accorde une place centrale ? Cet ouvrage remet en cause la vision enchantée des primaires socialistes, présentées comme une " révolution démocratique " qui donnerait un nouveau droit aux électeurs.
Les primaires consacrent de fait la personnalisation du débat public, la présidentialisation du système politique et la domination des logiques d'opinion. Elles contribuent à l'affaiblissement de la légitimité militante et idéologique d'un parti que ses dirigeants ont été incapables de " rénover " - accréditant l'idée qu'il était une forme politique dépassée. Les socialistes tournent ainsi le dos à une conception historique du parti comme lieu d'élaboration collective, d'éducation populaire et de mobilisation idéologique. 

vendredi 15 juillet 2011

à paraître en 2011 aux Éditions Raisons d'agir


Laurent Kestel
La conversion politique. Doriot, le PPF et la question du fascisme français
Raisons D'Agir
Date de parution : février 2012
Présentation de l'éditeur
Comment devient-on fasciste ? Qu’est qu’un « parti fasciste » ? Existe-t-il un fascisme français ?  Voilà l’enjeu de ce livre qui propose une histoire sociale du Parti Populaire Français, le PPF, et de ses principaux dirigeants dont Jacques Doriot. Rompant avec un jugement d’essence qui chercherait à définir  la nature d’un fascisme à la française, Laurent Kestel propose une analyse de la trajectoire d’un groupe de militants politiques qui, pris dans un jeu de forces en grande partie internes au parti communiste, a opéré une conversion politique et a été conduit vers des positions antirépublicaines et collaborationnistes. Ce livre est une contribution importante à la sociologie politique des partis parce qu’il montre que les positions les plus extrêmes adoptées par Doriot et son parti ne sont pas liées à la singularité d’un individu ou d’un groupe d’individus extérieurs aux luttes politiques de leur temps qui auraient imposé leurs vues ; ces positions, au contraire, tirent leur force d’un apprentissage politique ordinaire, de savoir-faire militants, de carrières propres à des professionnels de la politiques qui, échouant en grande partie pour des raisons sociales dans leurs ambitions premières, reconvertissent ces compétences politiques parfois durement acquises au service d’intérêts et d’idéologies tout à fait différentes. La conversion en politique, la trahison même, procèdent d’une logique qui tient au fonctionnement interne de l’espace politique même.

Alessandro Stanziani
Batisseurs d'empires. russie, chine et inde a la croisee des mondes, xve-xixe siecle
Raisons D'Agir
Date de parution : 2012

Ben Fine et Alfredo Saad Filho 
Le capital de marx
Raisons D'Agir
Date de parution : 2012
Présentation de l'éditeur
Le capitalisme néolibéral est en proie à une crise sans précédent, qui a révélé non seulement les limites de la finance « libéralisée », mais qui, plus significativement, a mis sur la défensive, pour la première fois, le dessein néolibéral d’envergure mondiale. Il est maintenant possible de poser ouvertement la question de la cohérence et du caractère soutenable du néo-libéralisme, et de l’opportunité du capitalisme même. Les débats qui se font jour et, simultanément, la croissance lente voire poussive des organisations et des mouvements sociaux radicaux ont été portés par la prise de conscience progressive que le capitalisme a profondément déstabilisé l’environnement de la planète, et qu’il menace directement la survie de nombre d’espèces, y compris la nôtre. Le Capital de Marx n’est pas un livre sur l’environnement ou sur le néo-libéralisme. Les objectifs de cet ouvrage sont plus limités et, en même temps, plus abstraits et ambitieux : Le Capital de Marx passe en revue et explique les éléments clés de la critique sans concession, la plus soutenue et la plus cohérente du capitalisme en tant que système, telle que l’avait développée à l’origine Karl Marx. Alors même que le capitalisme lutte pour juguler sa toute dernière crise, les écrits de Marx ont gagné en actualité et en intérêt et leur popularité a grimpé en flèche. Et même si ses œuvres se trouvent généralement sur le web et peuvent être téléchargées gratuitement, on les retrouve en haut de plusieurs palmarès des ventes et on peut même en trouver des éditions concurrentes dans les principales librairies. Le Capital de Marx n’a pas vocation à s’y substituer ; son but est plutôt de faciliter la lecture des textes économiques de Marx en donnant une vue d’ensemble structurée des principaux thèmes qu’ils abordent et de leurs conclusions. Ce livre en est à sa cinquième édition dans sa version anglaise. Sans équivalent en France, il était important qu’il soit enfin traduit.

Sylvie Tissot
De bons voisins
Raisons D'Agir
Date de parution : 20/10/2011
Présentation de l'éditeur
En 2005, une habitante de Boston, aux Etats-Unis, se plaint auprès d’une association de quartier : sur une des artères commerçantes, juste à côté d’un restaurant réputé pour ses fabuleux brunchs dominicaux, stationnent, en fumant, d’anciens toxicomanes logés dans un foyer de réinsertion. Une négociation s’ensuit, et les liens établis de longue date entre les propriétaires blancs et les associations caritatives, très nombreuses dans cet ancien quartier populaire, permettent de régler l’affaire. De nouvelles règles sont imposées aux résidents du foyer. Ils n’auront désormais plus le droit de stationner regroupés sur les trottoirs. Ils sont invités à marcher quand ils fument. Cet exemple illustre les formes de contrôle que les résidents les plus fortunés savent mettre en oeuvre dans l’espace urbain. Les avocats, les cadres dirigeants, les médecins et les consultants qui habitent ce quartier progressivement embourgeoisé depuis les années 1960 sont parvenus, en se mobilisant, à contrôler les espaces publics et les populations les plus « indésirables », et à surveiller avec vigilance les projets immobiliers et les activités commerciales. C’est pourtant une partie de ces mêmes résidents qui ont défendu l’aménagement, dans la même rue, de logements semi collectifs pour des sans-logis. Face à une opposition virulente, un groupe de propriétaires se sont battus pour ce projet, au nom d’une « diversité » qu’ils brandissent comme un étendard.
L’ouvrage proposé analyse transformations qui traversent les élites depuis les années 1960 et apporte ainsi un éclairage nouveau sur le fonctionnement de la distinction sociale. Pour cela, il part d’une enquête dans un quartier populaire d’une grande ville de la côte Est des Etats-Unis : naguère l’un des plus stigmatisés de la ville, peuplé de bars tenus par la mafia, d’hôtels meublés occupés par des immigrés venus du monde entier, de prostituées, et de résidents noirs formant près de la moitié de la population, il est aujourd’hui un quartier branché, vanté pour son architecture et la vie artistique qui fleurit dans les friches industrielles réhabilitées. Cette enquête montre que, loin d’annuler les distances sociales, les migrations des résidents fortunés dans les centres-villes dégradés les reconduisent et parfois les exacerbent : mise à distance des plus démunis, création d’espaces exclusifs, marquage du territoire par de nouveaux commerces et styles de vie... L’espace urbain est bien, de ce point de vue, un des sites privilégiés d’observation des inégalités, et des stratégies qui alimentent la reproduction sociale.

Rémi Lefebvre
Primaires socialistes 
Raisons D'Agir
Sortie prévue le 18/08/2011

mercredi 16 février 2011

en ligne: Savoir/Agir n° 11, Régions, territoires locaux et proximité

Savoir/Agir n° 11, mars 2010, Régions, territoires locaux et proximité
éditions du Croquant

Couverture S/A n°11 
 
















Éditorial
Vers l’émergence d’une alternative globale ?, par Frédéric Lebaron
Dossier
Régions, territoires locaux et proximité, coordonné par Michel Koebel, Patrick Lehingue et Frédéric Pierru
Décentralisation et autonomie de l’espace politique local, par Michel Koebel
La démocratisation de l’intercommunalité n’aura pas lieu, par Fabien Desage, David Guéranger
Napoléon au pays du New Public Management, par Frédéric Pierru
Une démocratie hybride ?, par Laurent Godmer
Les singularités des élections régionales en France, par Patrick Lehingue
La composition des listes socialistes aux élections régionales, par Rémi Lefebvre
Grand entretien avec Jean-Louis Briquet
Clientélisme et pratiques politiques officieuses
Paroles
« Un morceau de ma chair qui me manquait », par Sabine Lambert et Olivier Paquereau
Chronique de la gauche de gauche
La gauche de gauche à l’épreuve des régionales, par Louis Weber
Alterindicateurs
La longue marche vers de nouveaux indicateurs sur les territoires, par Florence Jany-Catrice
Actualité
Grand Paris, le pari est-il encore gagnable ?, par Guy Burgel
Europe
Un nouveau Président pour l’Union européenne, par Michel Mangenot
Première campagne électorale, premier mandat de député européen, avec Marie-Christine Vergiat
Politiques d’ailleurs
Belgique : la fin des compromis ?, Bernard Conter, Jean Faniel
Retour sur les célébrations de la fin du communisme, par Jérôme Heurtaux