« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ».
Pierre Bourdieu (1992)


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jeudi 15 décembre 2016

Pauline Gallinari, Les communistes et le cinéma. France, de la Libération aux années 60

Pauline Gallinari
Les communistes et le cinéma 
France, de la Libération aux années 60
P.U.Rennes
Histoire
2015

Table des matières


Présentation de l'éditeur
A partir de sources écrites, cinématographiques et orales, cet ouvrage, adapté d’une thèse de doctorat, s’intéresse au rapport qui existe entre cinéma et communisme en France de la Libération au milieu des années 1960. Initiée par le pôle communiste, qui s’apparente à cette époque au PCF, cette relation est très riche et suivie tout au long de la période étudiée. Dès la Libération, les communistes français cherchent d’une part à agir sur le champ cinématographique, en voulant résoudre les problèmes qui s’y posent.
D’autre part, les communistes entendent agir avec le cinéma. Le considérant comme un instrument utile à la propagande de Parti, ils encouragent la réalisation de films communistes. Ce «cinéma de Parti» est également alimenté par le cinéma d’Europe de l’Est et plus particulièrement par le cinéma soviétique. Le projet cinématographique du PCF est donc très ambitieux. Partagé par les communistes, il pose néanmoins de multiples questions dans sa mise en oeuvre.
Porté par une réelle volonté politique, il fait en tout cas du PCF un parti dont l’intérêt pour le cinéma est sans équivalent en France dès la Libération. 
Pauline Gallinari est docteure en histoire contemporaine. Elle est maître de conférences en cinéma à l’université Paris 8, où elle enseigne à l’Institut d’études européennes.



vendredi 21 novembre 2014

Le sujet communiste. Identités militantes et laboratoires du « moi » Sous la direction de Claude Pennetier et Bernard Pudal

Le sujet communiste
Identités militantes et laboratoires du « moi »
Sous la direction de Claude Pennetier et Bernard Pudal 
P.U. Rennes
2014

4e de couverture 


Présentation de l'éditeur
Les analyses des égo-documents (journaux intimes, correspondances, autobiographies de parti, autocritiques, etc.), des entretiens biographiques, et les archives policières ou judiciaires, désormais accessibles, renouvellent nos perceptions, ossifiées et simplificatrices, des « sujets » communistes. Portant aussi bien sur des pays communistes que sur des partis communistes occidentaux (notamment le PCF), cet ouvrage présente ce nouveau domaine de recherche qui, s’affranchissant des controverses historiographiques traditionnelles, ouvre la voie d’un véritable renouveau de l’histoire des communismes et des communistes.


mardi 30 avril 2013

Les territoires du communisme. Elus locaux, politiques publiques et sociabilités militantes, Sous la direction de Emmanuel Bellanger et Julian Mischi

Sous la direction de
Emmanuel Bellanger et Julian Mischi
Les territoires du communisme
Elus locaux, politiques publiques et sociabilités militantes
Armand Colin
2013

Présentation de l'éditeur
« Communisme municipal », « banlieue rouge », « bastions ouvriers » : l’influence du Parti communiste français est associée à des représentations territoriales typées. Quelle est la réalité de cette implantation ? Quelles évolutions a-t-elle connues des années 1920 à nos jours ? Existe-t-il une spécificité de la gestion communiste locale ?
Quatorze auteurs réunis dans cet ouvrage analysent avec nuance l’empreinte du communisme sur les territoires qu’il a administrés. Leurs enquêtes restituent toute la diversité de la sociabilité militante du PCF. Elles décrivent comment les communistes luttent pour la conquête du pouvoir local et comment ils s’efforcent de maintenir leur influence. Elles éclairent aussi les tensions et les compromis qui animent l’appareil, ses élus, ses militants et ses organisations affiliées.
Dirigé par un historien et un sociologue, cet ouvrage dresse également un bilan des recherches sur le communisme en France dans une perspective interdisciplinaire qui met en relief le dynamisme des études locales sur les comportements politiques et leur environnement institutionnel et social.

Emmanuel Bellanger est chargé de recherche au CNRS, université Paris 1 Panthéon- Sorbonne, Centre d’histoire sociale du XXe siècle (CHS).
Julian Mischi est chargé de recherche à l’INRA, département des sciences sociales, CESAER-Dijon.

Avec les contributions de Françoise de Barros, Émilie Biland, Paul Boulland, Nicolas Bué, Fabien Desage, Jean-Luc Deshayes, Violaine Girard, David Gouard, Sébastien Jolis, Rémi Lefebvre, Thibault Tellier, Benoît Trépied.

vendredi 1 avril 2011

vendredi 8 octobre 2010

Ioana Popa, Traduire sous contrainte Littérature et communisme (1947-1989)








Ioana Popa
Traduire sous contrainte
Littérature et communisme (1947-1989)

CNRS
21/10/2010





Présentation de l'éditeur
L’instauration des régimes communistes en Europe de l’Est entraîne une transformation radicale des conditions de publication et d’exercice du métier d’écrivain, due à l’étatisation, à la centralisation, au contrôle idéologique, à l’instauration d’une censure préventive et répressive. Subsiste-t-il alors un espace d’échange intellectuel entre l’Est et l’Ouest ? Comment des oeuvres produites dans des conditions de contrôle étroit de l’imprimé parviennent-elles à circuler au-delà des frontières et à être traduites ? Comment déjouer un faisceau de contraintes politiques, économiques, juridiques, matérielles et linguistiques ?

L’étude magistrale de Ioana Popa répond à ces questions à travers une analyse sociologique et historique des transferts littéraires en provenance de Pologne, Hongrie, Tchécoslovaquie, Roumanie et d’URSS vers la France de 1947 à 1989. Grâce à une approche originale et à un riche matériau empirique en grande partie inédit, elle permet de saisir par quels circuits les textes passent en traduction, retraçant les trajectoires de leurs auteurs et de leurs intermédiaires ainsi que leurs savoir-faire. De l’exportation éditoriale d’oeuvres engagées à la clandestinité littéraire, elle restitue des logiques de circulation qui relèvent aussi bien des États et des appareils partisans que des réseaux transnationaux structurés autour de l’exil ou d’organisations de combat « antitotalitaire ». Instrument de propagande extérieure mais aussi de contestation, l’écrit apporte, à travers la traduction, une notoriété qui protège les écrivains de la persécution qu’ils subissent dans leur pays. En restituant les enjeux politiques de ces transferts culturels, ce livre majeur montre que la littérature, à l’heure de la Guerre froide, était d’abord et surtout une arme de combat.


Ioana Popa est docteur de l’École des hautes études en sciences sociales et chargée de recherche au CNRS.

mercredi 23 juin 2010

à paraître: Ioana Popa, Traduire sous contrainte

Ioana Popa
Traduire sous contrainte
Les Ecrivains et le communisme (1947-1989)

CNRS Editions
(21 octobre 2010)