Pierre Bourdieu. Contre-feux, Éditions Raisons d’agir, 1998, p.100

‘‘Contre ce régime politique [le néolibéralisme], la lutte politique est possible. Elle peut se donner pour fin d’abord, comme l'action caritative ou caritativo-militante, d’encourager les victimes de l’exploitation, tous les précaires actuels et potentiels, à travailler en commun contre les effets destructeurs de la précarité (en les aidant à vivre, à « tenir » et à se tenir, à sauver leur dignité, à résister à la déstructuration, à la dégradation de l’image de soi, à l’aliénation), et surtout à se mobiliser, à l’échelle internationale, c’est-à-dire au niveau même où s’exercent les effets de la politique de précarisation, pour combattre cette politique et neutraliser la concurrence qu’elle vise à instaurer entre les travailleurs des différents pays’’.



samedi 18 janvier 2014

video: Michael Christofferson, Les Intellectuels contre la gauche. L’idéologie antitotalitaire en France (1968-1981). Deuxième édition revue & augmentée


video: Rencontre avec Michael Christofferson, autour du livre Les intellectuels contre la gauche.
Librairie Tropiques, 14 octobre 2009
Michael Christofferson
Les Intellectuels contre la gauche
L’idéologie antitotalitaire en France (1968-1981)
Traduit de l’anglais par André Merlot
Préface de Philippe Olivera
Deuxième édition revue & augmentée
Agone
2014

Présentation de l'éditeur
« Au cours des années 1970, une vigoureuse offensive contre le “totalitarisme de gauche” ébranla la vie politique française. Dans leurs livres, leurs articles et à la télévision, les intellectuels “antitotalitaires” dénonçaient, sur un ton dramatique, une filiation entre les conceptions marxistes et révolutionnaires et le totalitarisme. Issus eux-mêmes de la gauche et ne craignant qu’une faible opposition de ce côté-là, ces intellectuels ont réussi à marginaliser la pensée marxiste et à saper la légitimité de la tradition révolutionnaire, ouvrant ainsi la voie aux solutions politiques modérées, libérales et postmodernes qui allaient dominer les décennies suivantes. Capitale de la gauche européenne après 1945, Paris devenait la “capitale de la réaction européenne”. »
Michael Scott Christofferson est professeur d’histoire contemporaine à Adelphi University (New York). Après une thèse avec Robert Paxton (dont ce livre est issu), il a notamment publié France During World War II : From defeat to Liberation (2006). Il prépare actuellement une biographie critique de François Furet. 

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