Pierre Bourdieu. Contre-feux, Éditions Raisons d’agir, 1998, p.100

‘‘Contre ce régime politique [le néolibéralisme], la lutte politique est possible. Elle peut se donner pour fin d’abord, comme l'action caritative ou caritativo-militante, d’encourager les victimes de l’exploitation, tous les précaires actuels et potentiels, à travailler en commun contre les effets destructeurs de la précarité (en les aidant à vivre, à « tenir » et à se tenir, à sauver leur dignité, à résister à la déstructuration, à la dégradation de l’image de soi, à l’aliénation), et surtout à se mobiliser, à l’échelle internationale, c’est-à-dire au niveau même où s’exercent les effets de la politique de précarisation, pour combattre cette politique et neutraliser la concurrence qu’elle vise à instaurer entre les travailleurs des différents pays’’.



mardi 11 mars 2014

Vanessa Pinto, À l'école du salariat. Les étudiants et leurs "petits boulots"

Vanessa Pinto
À l'école du salariat
Les étudiants et leurs "petits boulots"
Le lien social
PUF
2014

Présentation de l'éditeur
« Expérience professionnelle » dotée d’une véritable valeur formatrice, initiation aux « réalités du monde du travail », moyen privilégié d’accéder à « l’autonomie » : en cohérence avec l’objectif de « professionnalisation » de l’enseignement supérieur, les discours sur les vertus de l’emploi étudiant se multiplient depuis quelques années, même si perdurent par ailleurs les discours dénonçant la précarité étudiante.
Cet ouvrage propose une analyse empirique des activités rémunérées des étudiants, en particulier de leurs « petits boulots ». Il mobilise les méthodes ethnographiques, statistiques et historiques et repose sur plusieurs enquêtes menées dans la restauration rapide, les centres d’appels et l’animation socioculturelle. Sont explorées non seulement la place des étudiants au sein du marché du travail, mais aussi la place de ces activités dans leur parcours. Offrant un éclairage inédit sur les inégalités au sein de la jeunesse étudiante, notamment dans le rapport au temps et à l’avenir, cette approche est aussi une façon de mieux comprendre les transformations du salariat et des modalités d’accès à l’emploi.
Vanessa Pinto est docteure en sociologie de l’EHESS, maître de conférences à l’université de Reims Champagne-Ardenne et chercheuse au Centre d’études et de recherches sur les emplois et les professionnalisations (URCA) et au Centre européen de sociologie et de science politique (CNRS-EHESS-Paris 1). Sa thèse a reçu le 1er Prix de l’Observatoire national de la vie étudiante.

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