Pierre Bourdieu. Contre-feux, Éditions Raisons d’agir, 1998, p.100

‘‘Contre ce régime politique [le néolibéralisme], la lutte politique est possible. Elle peut se donner pour fin d’abord, comme l'action caritative ou caritativo-militante, d’encourager les victimes de l’exploitation, tous les précaires actuels et potentiels, à travailler en commun contre les effets destructeurs de la précarité (en les aidant à vivre, à « tenir » et à se tenir, à sauver leur dignité, à résister à la déstructuration, à la dégradation de l’image de soi, à l’aliénation), et surtout à se mobiliser, à l’échelle internationale, c’est-à-dire au niveau même où s’exercent les effets de la politique de précarisation, pour combattre cette politique et neutraliser la concurrence qu’elle vise à instaurer entre les travailleurs des différents pays’’.



jeudi 16 octobre 2014

Stanislas Morel, La médicalisation de l'échec scolaire

Stanislas Morel
La médicalisation de l'échec scolaire
La Dispute
2014

Présentation de l'éditeur
Phobie scolaire, dyslexie, précocité intellectuelle, hyperactivité : les enseignants et les professionnels du soin sont aujourd'hui submergés par les demandes de traitement de « difficultés scolaires » imputées à un ensemble de plus en plus étendu de « troubles ». Comment expliquer cette manière de concevoir l'échec scolaire comme un problème strictement individuel et de nature psychologique ou médicale ?
Dans cette enquête, l’auteur, maître de conférences en sociologie, questionne la médicalisation de l'échec scolaire et montre pourquoi ces diagnostics et les traitements qui les accompagnent paraissent de plus en plus naturels. Il analyse la contribution respective des scientifiques et des professionnels du soin, des hauts fonctionnaires et des experts des questions scolaires, des familles et des associations de parents, de l'école et des enseignants, à la construction de cette prétendue évidence.
Cet ouvrage éclaire d'un nouveau jour les inégalités à l'école, et interroge la situation d'une institution en passe de perdre la main sur la résolution collective du problème de l'échec scolaire.
Stanislas Morel, Maître de conférences à l'Université de Saint-Étienne

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