« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ». Pierre Bourdieu (1992)
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vendredi 27 février 2015

écouter: Stanislas Morel, La médicalisation de l'échec scolaire



écouter: Stanislas Morel, La médicalisation de l'échec scolaire
Les Oreilles Loin Du Front, 28.01.2015

Stanislas Morel
La médicalisation de l'échec scolaire
La Dispute
2014

Présentation de l'éditeur
Phobie scolaire, dyslexie, précocité intellectuelle, hyperactivité : les enseignants et les professionnels du soin sont aujourd'hui submergés par les demandes de traitement de « difficultés scolaires » imputées à un ensemble de plus en plus étendu de « troubles ». Comment expliquer cette manière de concevoir l'échec scolaire comme un problème strictement individuel et de nature psychologique ou médicale ?
Dans cette enquête, l’auteur, maître de conférences en sociologie, questionne la médicalisation de l'échec scolaire et montre pourquoi ces diagnostics et les traitements qui les accompagnent paraissent de plus en plus naturels. Il analyse la contribution respective des scientifiques et des professionnels du soin, des hauts fonctionnaires et des experts des questions scolaires, des familles et des associations de parents, de l'école et des enseignants, à la construction de cette prétendue évidence.
Cet ouvrage éclaire d'un nouveau jour les inégalités à l'école, et interroge la situation d'une institution en passe de perdre la main sur la résolution collective du problème de l'échec scolaire.
Stanislas Morel, Maître de conférences à l'Université de Saint-Étienne
Extrait

jeudi 16 octobre 2014

Stanislas Morel, La médicalisation de l'échec scolaire

Stanislas Morel
La médicalisation de l'échec scolaire
La Dispute
2014

Présentation de l'éditeur
Phobie scolaire, dyslexie, précocité intellectuelle, hyperactivité : les enseignants et les professionnels du soin sont aujourd'hui submergés par les demandes de traitement de « difficultés scolaires » imputées à un ensemble de plus en plus étendu de « troubles ». Comment expliquer cette manière de concevoir l'échec scolaire comme un problème strictement individuel et de nature psychologique ou médicale ?
Dans cette enquête, l’auteur, maître de conférences en sociologie, questionne la médicalisation de l'échec scolaire et montre pourquoi ces diagnostics et les traitements qui les accompagnent paraissent de plus en plus naturels. Il analyse la contribution respective des scientifiques et des professionnels du soin, des hauts fonctionnaires et des experts des questions scolaires, des familles et des associations de parents, de l'école et des enseignants, à la construction de cette prétendue évidence.
Cet ouvrage éclaire d'un nouveau jour les inégalités à l'école, et interroge la situation d'une institution en passe de perdre la main sur la résolution collective du problème de l'échec scolaire.
Stanislas Morel, Maître de conférences à l'Université de Saint-Étienne

dimanche 24 février 2013

écouter: Sandrine GARCIA, À l'école des dyslexiques. Naturaliser ou combattre l'échec scolaire ?

écouter: Sandrine GARCIA, À l'école des dyslexiques. Naturaliser ou combattre l'échec scolaire ? avec Anne-Claudine Oller
Rue des écoles par Louise Tourret, 23.02.2013
Sandrine Garcia
À l'école des dyslexiques
Naturaliser ou combattre l'échec scolaire ?
La Découverte
2013

Présentation de l'éditeur
Existe-t-il une différence de nature entre un mauvais lecteur et un enfant dyslexique ? Les méthodes ont-elles une responsabilité dans les troubles des apprentissages ? Certains incriminent ainsi la « méthode globale », tandis que d'autres imputent les difficultés de ces enfants à leur milieu social. 
Les pouvoirs publics ont, de leur côté, tranché en faveur d'une approche médicalisante avec la loi de 2005. Sous couvert de « reconnaître » le handicap que constituent les troubles des apprentissages, ils ont en fait éludé la question pédagogique. Pourtant, il est aujourd'hui impossible d'affirmer que les problèmes de lecture d'élèves rapidement classés comme « dyslexiques » relèvent de dysfonctionnements cognitifs. Il semble au contraire nécessaire de considérer que la dévalorisation des aspects les plus techniques de l'apprentissage par les experts de la lecture a conduit à nier les difficultés réelles de cet apprentissage. En définitive, la frontière entre les enfants souffrant d'une pathologie de la lecture et les autres relève avant tout d'une construction sociale et d'un partage des territoires d'intervention entre les professionnels de l'éducation (enseignants) et de la rééducation (orthophonistes).
S'appuyant sur une enquête menée auprès de parents d'enfants dyslexiques, ce livre montre que les difficultés d'apprentissage sont toujours rapportées aux incapacités cognitives des élèves, qui se trouvent ainsi scolairement stigmatisés. Dès lors, le recours à la catégorie de dyslexie devient, pour les parents, une ressource paradoxale, leur permettant d'échapper à la stigmatisation et au renoncement pédagogique du système scolaire. 
Sandrine Garcia est maître de conférences en sociologie à l’université de Paris-Dauphine et enseignante chercheuse à l’IRISSO (Institut de recherche interdisciplinaire en sciences sociales). Ses recherches portent sur l’expertise et la mobilisation des savoirs scientifiques dans les luttes sociales ou/et les politiques publiques.