Pierre Bourdieu. Contre-feux, Éditions Raisons d’agir, 1998, p.100

‘‘Contre ce régime politique [le néolibéralisme], la lutte politique est possible. Elle peut se donner pour fin d’abord, comme l'action caritative ou caritativo-militante, d’encourager les victimes de l’exploitation, tous les précaires actuels et potentiels, à travailler en commun contre les effets destructeurs de la précarité (en les aidant à vivre, à « tenir » et à se tenir, à sauver leur dignité, à résister à la déstructuration, à la dégradation de l’image de soi, à l’aliénation), et surtout à se mobiliser, à l’échelle internationale, c’est-à-dire au niveau même où s’exercent les effets de la politique de précarisation, pour combattre cette politique et neutraliser la concurrence qu’elle vise à instaurer entre les travailleurs des différents pays’’.



mercredi 14 janvier 2015

écouter: Rachel Silvera, Un quart en moins. Des femmes se battent pour en finir avec les inégalités de salaires


écouter:
1) Rachel Silvera, Un quart en moins, des femmes se battent pour en finir avec les inégalités de salaires
7 milliards de voisins Par Emmanuelle Bastide, 27.03.2014

2) Rachel Silvera, Un quart en moins, des femmes se battent pour en finir avec les inégalités de salaires
7 milliards de voisins Par Emmanuelle Bastide, 27.03.2014
Rachel Silvera
Un quart en moins
Des femmes se battent pour en finir avec les inégalités de salaires
Préface de Michelle Perrot
La Découverte
2014

Présentation de l'éditeur
Malgré les lois, discours et autres chartes, en France, le salaire des femmes reste inférieur d'un quart à celui des hommes. Comment expliquer cet écart persistant ? Au XIXe siècle, on considérait qu'il n'était pas vital pour une femme de travailler. Pouvant compter sur « monsieur Gagnepain », celle-ci ne pouvait prétendre qu'à un « salaire d'appoint ». De manière insidieuse, ce modèle pèse encore aujourd'hui. Les salariées semblent piégées, entre « plancher collant » et « plafond de verre ».
Pourtant, ces dernières années, des femmes ont décidé de se battre et ont obtenu gain de cause. Rachel Silvera leur donne largement la parole. Parce qu'elles ont eu des enfants, sont passées à temps partiel, ou simplement parce qu'elles sont femmes, Maria, Flora et les autres n'ont eu aucune augmentation de salaire, ou très peu, au cours de leur carrière. Les juges ont reconnu qu'elles étaient victimes de discrimination et devaient obtenir réparation à travers un rappel de salaires et une requalification.
À jour de la jurisprudence la plus récente, ce livre donne de nouveaux moyens pour en finir avec des inégalités d'un autre âge. Au-delà, il plaide pour une autre façon d'évaluer les compétences, celles des femmes restant trop souvent perçues comme relevant de qualités « innées ». 
Rachel Silvera, économiste, est enseignante à l’université Paris-Ouest Nanterre La Défense, chercheuse associée au CES (Centre d’économie de la Sorbonne) et membre du réseau de recherche « Marché du travail et genre » (Mage). Elle a codirigéComparer les emplois entre les femmes et les hommes. De nouvelles pistes vers l’égalité salariale (La Documentation française, Paris, 2010).

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