Pierre Bourdieu. Contre-feux, Éditions Raisons d’agir, 1998, p.100

‘‘Contre ce régime politique [le néolibéralisme], la lutte politique est possible. Elle peut se donner pour fin d’abord, comme l'action caritative ou caritativo-militante, d’encourager les victimes de l’exploitation, tous les précaires actuels et potentiels, à travailler en commun contre les effets destructeurs de la précarité (en les aidant à vivre, à « tenir » et à se tenir, à sauver leur dignité, à résister à la déstructuration, à la dégradation de l’image de soi, à l’aliénation), et surtout à se mobiliser, à l’échelle internationale, c’est-à-dire au niveau même où s’exercent les effets de la politique de précarisation, pour combattre cette politique et neutraliser la concurrence qu’elle vise à instaurer entre les travailleurs des différents pays’’.



dimanche 1 mars 2015

écouter: Pascal Marichalar, Médecin du travail, médecin du patron ? L'indépendance médicale en question


écouter:
Pascal Marichalar, Médecin du travail, médecin du patron ?  L'indépendance médicale en question
Priorité santé par Claire Hédon, 13.11.2014
Pascal Marichalar
Médecin du travail, médecin du patron ? 
L'indépendance médicale en question
Presses de Sciences Po
2014

Présentation de l'éditeur
Souffrance au travail, cancers professionnels, troubles musculo-squelettiques… En France, la prévention des risques professionnels va mal.
Il existe pourtant des professionnels – les médecins du travail – chargés par la loi de prévenir toute altération de la santé des individus du fait de leur travail. Quelle part ces praticiens ont-ils dans cette faillite de la prévention ? Les salariés peuvent-ils leur faire confiance ?
Le statut particulier des médecins du travail les enferme dans de sévères contradictions. S'ils ont le droit, et même le devoir, de rester indépendants, ils sont tenus, en tant que salariés, à une forme de subordination vis-à-vis des employeurs.
De l’avis d’aptitude à la reconnaissance de la maladie professionnelle et à la prise en compte de la dangerosité des conditions de travail, l’auteur montre, au terme d’une enquête de cinq ans, comment les médecins du travail tentent d’exercer leur métier et ouvre quelques pistes pour améliorer l’indépendance de cette institution.
Un éclairage sur les faiblesses d’un système qui expose des millions de travailleurs à des risques graves mais évitables, et quelques pistes pour améliorer l’indépendance de la médecine du travail.
Pascal Marichalar est sociologue, chargé de recherches au CNRS. Il est membre de l'institut de recherche interdisciplinaire sur les enjeux sociaux (IRS).

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