Constantin Brissaud
Le prix de la santé.
L'OCDE et la quantification internationale
du "trou de la sécu" (1972-2019)
du Croquant
Dynamiques socio-économiques
2026
Présentation de l'éditeur
« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ».Pierre Bourdieu (1992)
Constantin Brissaud
Le prix de la santé.
L'OCDE et la quantification internationale
du "trou de la sécu" (1972-2019)
du Croquant
Dynamiques socio-économiques
2026
Présentation de l'éditeur
Daniel Benamouzig
Joan Cortinas Muñoz
Lobbys au comptoir
L'industrie de l'alcool contre la santé
Raisons d'Agir
Raisons d'agir
2025
Présentation de l'éditeur
Chaque année, l’alcool cause 41 000 morts en France, mais son industrie demeure puissamment ancrée dans la culture nationale. Ce livre, fondé sur une enquête approfondie, retrace les stratégies déployées par les producteurs de vin, bière et spiritueux pour influencer les mesures de régulation de l’alcool et freiner toute politique de prévention ambitieuse. En analysant leurs réseaux, alliances et arguments, il éclaire les mécanismes d’un lobbying discret mais redoutablement efficace. Derrière les terroirs et la convivialité, il dévoile une économie politique de l’alcool où la santé publique se heurte à des intérêts économiques puissants.
Maud Gelly
Les politiques du tri
D’une épidémie à l’autre (sida, covid)
du Croquant
Action publique
2023
Présentation de l'éditeur
Les politiques publiques jouent un rôle majeur dans la distribution des biens de santé, et dans leur attribution sélective à certains groupes sociaux. Saisir la production des inégalités sociales face à la maladie et la mort, chercher à comprendre comment certains agents sociaux s’approprient des biens qui ont des effets favorables sur la santé, comment d’autres en sont privés, et identifier les propriétés sociales de ces agents, implique ainsi d’analyser les politiques qui conditionnent cette appropriation. En articulant deux enquêtes sur le dépistage du VIH et dans un hôpital public du Grand-Est pendant l’épidémie de covid, ce livre montre comment les politiques publiques objectivent, occultent, reproduisent et amplifient les inégalités sociales en matière de santé. Ces enquêtes explorent différents niveaux de l’élaboration et de la mise en œuvre des politiques publiques dans le champ de la santé, et mettent en évidence les formes de ciblage et de tri qui les orientent.
Maud Gelly est sociologue (CRESPPA-CSU) et médecin (AP-HP). Ses recherches sociologiques portent sur les inégalités sociales de santé, le champ médical, les politiques publiques dans le champ de la santé. Elle pratique l’IVG dans un hôpital de Seine-Saint-Denis.
Fanny DARBUS
Emilie LEGRAND
Santé et travail dans les TPE
S'arranger avec la santé, bricoler avec les risques
Érès
2023
Présentation de l'éditeur
« Small is beautiful » ? Ferait-il vraiment mieux vivre et bon vivre dans les toutes petites entreprises ? Les auteures explorent sur le terrain l’articulation entre santé et travail au sein de TPE comptant moins de 10 salarié.es dans les secteurs de la coiffure, de la restauration et du bâtiment.
La statistique publique montre que la santé des salarié.es des TPE tend à être meilleure qu’ailleurs alors même que la présence de risques professionnels et de pénibilités y est plus forte, et que la prévention y est très peu développée. C’est ce que l’on peut appeler le paradoxe des TPE. L’enjeu de ce livre est d’en démêler les fils en s'intéressant à la manière dont dirigeant.es et salarié.es gèrent au quotidien les problèmes de santé et de travail.
Qu'il s'agisse des pratiques de prévention "maison" ou des troubles de santé, ces deux phénomènes passent bien souvent sous les radars des institutions et de la connaissance scientifique. L’enquête donne à voir les ficelles et les arrangements à l'œuvre pour tenir malgré tout, mais au prix de la santé des salariés et des patrons de TPE.
Fanny Darbus est maîtresse de conférences en sociologie à l’université de Nantes, chercheure au laboratoire CENS (UMR CNRS).
Emilie Legrand est maîtresse de conférences en sociologie à l’université Le Havre Normandie, chercheure au laboratoire IDEES (UMR CNRS).
La crise économique induite par la pandémie de COVID-19 s’annonce déjà d’une ampleur considérable. Les mesures de confinement prises pour stopper la propagation du virus ont mis sous cloche l’activité économique et industrielle. Ces mesures inédites dans l’histoire moderne donnent aux processus en cours un caractère indéniablement singulier. Pourtant cette crise n’est pas un simple accident exogène ou conjoncturel mais prolonge de façon sous-jacente une crise structurelle du capitalisme. Cette crise agit tout d’abord comme un révélateur des pratiques de financiarisation qui ont fragilisé les systèmes de santé et accru la vulnérabilité des populations aux cycles financiers. La pandémie a ainsi renforcé des processus financiers que la crise de 2008 avait déjà mis en exergue : endettement généralisé, fragilités bancaires, titrisation, etc. Ensuite, cette crise peut être vue comme un « moment effervescent » au sens d’Émile Durkheim, c’est-à-dire un moment de flottement et de contestation des schémas de pensées et des pratiques établies. Les faillites d’entreprises et le gonflement spectaculaire de l’endettement public ont ainsi conduit les banques centrales, le Fonds monétaire international et des acteurs du droit international à faire des annonces en profond décalage avec les habitudes de pensées dominantes. Mais sans surprise, et au-delà de ces effets d’annonce, l’évolution des pratiques concrètes suscitent de vives résistances.
Le dossier a été coordonné par Laurent Bonelli et Annie Collovald
Actes de la recherche en sciences sociales, n° 239, Santé critique (2)
Seuil
2021
Page 4 à 9
Annie Thébaud-Mony
Politiques assassines et luttes pour la santé au travail
Covid-19, cancers professionnels, accidents industriels
La Dispute
Entretiens
2021
Présentation de l'éditeur
Entretiens avec Alexis Cukier et Hélène Stevens
Gestion incohérente de la pandémie de Covid-19, mépris du travail des soignant·e·s, démantèlement du droit du travail, incendies toxiques de Notre-Dame-de-Paris et de Lubrizol, invisibilisation des cancers d’origine professionnelle… Ce livre révèle le point commun entre ces différentes catastrophes : la mise en danger généralisée des travailleur·se·s par l’État et le patronat. Il tente également de répondre à cette question brulante : que faire pour promouvoir la santé et la démocratie au travail ?
Dans ces entretiens, Annie Thébaud-Mony revient sur son expérience internationale de recherche et de militantisme sur les maladies professionnelles, explique ce que la pandémie révèle de la destruction des droits à la santé en France, raconte les luttes actuelles auxquelles elle participe et étudie les liens entre leurs dimensions sociale et environnementale. L’analyse de ces mobilisations, où se rencontrent travailleur·se·s, chercheur·e·s, militant·e·s et habitant·e·s, trace ainsi le chemin d’une possible démocratisation du travail, afin de le mettre au service de la santé et de la vie.
Annie Thébaud-Mony est sociologue de la santé et du travail, directrice de recherche honoraire à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), co-fondatrice des Groupements d’intérêt scientifique sur les cancers d’origine professionnelle (Giscop 93, Giscop 4), présidente de l’association Henri Pézerat et porte-parole du réseau international Ban Asbestos.
Sommaire | |||||
|
|||||
|
|||||
|
|||||
|
|||||
|
|||||
|
Le sport au secours de la santé
Politiques de santé publique et activité physique
Une sociohistoire, 1885- 2020
Sous la direction de Jacques Defrance, Taieb El Boujjoufi
et Olivier Hoibian
du Croquant
2021
Présentation de l'éditeur
L’actuelle politique du Sport-Santé réalise une fusion inattendue entre le sport et la santé du citoyen ordinaire. Un sport longtemps associé au dopage et au surentraînement peu favorable à la santé, et un secteur de la santé publique qui n’accordait guère d’attention à l’exercice physique depuis les années 1960. Toutefois, dans le passé, la santé publique a déjà fait appel à une forme d’activité physique, médicalement définie et contrôlée.
Avant d’analyser les conditions de possibilité de la campagne du Sport-Santé, nous étudions trois épisodes plus anciens de mobilisation en faveur d’exercices physiques. Comment les discours critiques de la vie quotidienne se médicalisent, comment la santé publique se saisit de l’argument, comment sont désignés les intervenants légitimes pour faire bouger une population, enfin que fait et que, pense la population qui est incitée à s’exercer (faire du sport).
Avec Gilles Combaz, Antoine Radel, William Gasparini, Sandrine Knobé
Jacques Defrance est professeur émérite de l'Université de Paris-Nanterre, chercheur membre de l’Institut des Sciences sociales du Politique Paris Nanterre (UMR 7220), et du CESSP Paris Panthéon Sorbonne (UMR 8209). Chercheur vacataire à l'INSERM et à l’Institut National de la Recherche Pédagogique, sa carrière universitaire s'est spécialisée dans les sciences sociales et le sport. Il est l'auteur de L’Excellence corporelle, PUR, 1987 et Sociologie du Sport (6e éd.), La Découverte, 2011.
El Boujjoufi Taieb est maître de conférences à l'Université de Paris-Est Créteil, rattaché au Centre Lillois d’Études et de Recherches Sociologiques et Economiques (CLERSE, UMR CNRS 8019). Il est l'auteur d'une thèse sur l’investissement médical en éducation physique entre 1880 et 1950 soutenue à Paris X Nanterre en 2005 et de l'article « Le pouvoir d’interdire. L’invention du certificat médical d’aptitude aux sports », Actes de la recherche en Sciences Sociales, n° 209, 2015.
Hoibian Olivier est maître de conférences HDR à l'Université de Toulouse III, rattaché au laboratoire FRAMESPA (UMR 5136 CNRS) Toulouse II Le Mirail. Il est l'auteur de Les alpinistes en France. 1870-1950. Une histoire culturelle, Paris : L'Harmattan, 2000, et a dirigé L’invention de l’alpinisme. La montagne et l’affirmation de la bourgeoisie cultivée, 1786-1914, 2008. ainsi que Le Mai 68 des sportifs et des éducateurs physiques, PUR (à paraître).
Olivier Maguet
La santé hors de prix : l’affaire Sovaldi
Raisons d'agir
2020
Présentation de l'éditeur
Le
Sovaldi est un médicament qui ouvre la voie à l’éradication mondiale de
l’hépatite C, une maladie courante, et qui peut être mortelle sans
traitement. Protégé par un brevet, il a été vendu à partir de 2014 à un
prix exorbitant : alors que son coût de production représentait moins de
100 dollars par an et par personne, le laboratoire pharmaceutique qui
le produit en demandait 84 000 dollars. En France, il fut introduit au
prix de 41 000 euros la cure. C’est aussi la mesure de la puissance de
l’industrie pharmaceutique et de ses lobbies.
Un tel prix, appliqué à l’ensemble des malades, venait mettre en péril
le système de sécurité sociale français, et sa prescription a dû être
restreinte aux cas les plus graves. L’impossibilité d’accès à certains
médicaments, qui ne concernait jusqu’à présent que les « pays du Sud »,
touche aujourd’hui les pays dits « développés ».
À partir de documents accablants, ce livre retrace les logiques qui
conduisent à une telle situation, dont tout laisse présager la
généralisation, à moins d’une remise en cause radicale de la politique
du brevet exclusif appliquée aux médicaments et de la reprise en main,
par les États, de la régulation du marché du médicament qui est alimenté
par la ressource publique.
Olivier Maguet est membre de Médecins du Monde. Depuis des années, il dénonce les abus de l’industrie pharmaceutique dans la fixation du prix des médicaments et le renoncement des États à jouer leur rôle de régulateur.
Il est par ailleurs maire de la commune de Châtel-Censoir depuis 2020.
"Or, s'il y a quelque chose qui nous différencie du système américain dans le domaine de la santé, c'est bien cette vision " solidariste " qui est au principe d'une institution telle que la mutuelle. Or, les mutuelles sont-elles encore des mutuelles, et pourquoi ne comprend-on même plus la philosophie des mutuelles, si ce n'est parce qu'elle a été rongée par la philosophie néo-libérale, qui dit : " Il faut faire des profits, il faut réinvestir "... Le temps n'est-il pas venu, pourtant, de reprendre le meilleur de ce qui a été inventé autrefois, pour le faire revivre en l'inventant à nouveau ?" Pierre Bourdieu, dans La philosophie sociale du néo-libéralisme, dans L'Humanité, 4 novembre 1999