« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ».
Pierre Bourdieu (1992)


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mercredi 5 août 2026

Constantin Brissaud, Le prix de la santé. L'OCDE et la quantification internationale du "trou de la sécu" (1972-2019)

 

 


Constantin Brissaud

Le prix de la santé. 

L'OCDE et la quantification internationale 

du "trou de la sécu" (1972-2019)

du Croquant

Dynamiques socio-économiques

2026

 

Présentation de l'éditeur

La santé, entend-on souvent, n'a pas de prix, mais elle aurait un coût. Ce livre analyse la diffusion planétaire d'une manière de le calculer inventée à l'OCDE, au début des années 1970. Menée par une poignée d'experts internationaux, l'évaluation économique de la santé est d'emblée limitée aux budgets. Justifiant réforme après réforme dans …

  

 

lundi 24 novembre 2025

Daniel Benamouzig et Joan Cortinas Muñoz, Lobbys au comptoir. L'industrie de l'alcool contre la santé

 

 


Daniel Benamouzig

Joan Cortinas Muñoz 

Lobbys au comptoir

L'industrie de l'alcool contre la santé

Raisons d'Agir

Raisons d'agir

2025

 

 

Présentation de l'éditeur

Chaque année, l’alcool cause 41 000 morts en France, mais son industrie demeure puissamment ancrée dans la culture nationale. Ce livre, fondé sur une enquête approfondie, retrace les stratégies déployées par les producteurs de vin, bière et spiritueux pour influencer les mesures de régulation de l’alcool et freiner toute politique de prévention ambitieuse. En analysant leurs réseaux, alliances et arguments, il éclaire les mécanismes d’un lobbying discret mais redoutablement efficace. Derrière les terroirs et la convivialité, il dévoile une économie politique de l’alcool où la santé publique se heurte à des intérêts économiques puissants. 

 

 

lundi 8 janvier 2024

Maud Gelly, Les politiques du tri. D’une épidémie à l’autre (sida, covid)

 

 

Maud Gelly

Les politiques du tri

D’une épidémie à l’autre (sida, covid) 

du Croquant

Action publique

2023



Présentation de l'éditeur

Les politiques publiques jouent un rôle majeur dans la distribution des biens de santé, et dans leur attribution sélective à certains groupes sociaux. Saisir la production des inégalités sociales face à la maladie et la mort, chercher à comprendre comment certains agents sociaux s’approprient des biens qui ont des effets favorables sur la santé, comment d’autres en sont privés, et identifier les propriétés sociales de ces agents, implique ainsi d’analyser les politiques qui conditionnent cette appropriation. En articulant deux enquêtes sur le dépistage du VIH et dans un hôpital public du Grand-Est pendant l’épidémie de covid, ce livre montre comment les politiques publiques objectivent, occultent, reproduisent et amplifient les inégalités sociales en matière de santé. Ces enquêtes explorent différents niveaux de l’élaboration et de la mise en œuvre des politiques publiques dans le champ de la santé, et mettent en évidence les formes de ciblage et de tri qui les orientent. 

Maud Gelly est sociologue (CRESPPA-CSU) et médecin (AP-HP). Ses recherches sociologiques portent sur les inégalités sociales de santé, le champ médical, les politiques publiques dans le champ de la santé. Elle pratique l’IVG dans un hôpital de Seine-Saint-Denis.

 


lundi 29 mai 2023

Maurice Cassier, Il y a des alternatives. Une autre histoire des médicaments (XIXe-XXIe siècle)

 


Maurice Cassier
Il y a des alternatives 
Une autre histoire des médicaments 
(XIXe-XXIe siècle)
Seuil
Liber
2023
 
 
 
Présentation de l'éditeur
À partir de 2020, des entreprises pharmaceutiques ont rendu opérationnelles, en un temps record, de nouvelles technologies vaccinales qui ont contribué à surmonter la crise du Covid-19. Toutefois, ces multinationales, qui avaient breveté leurs vaccins, les ont fait payer au prix fort par les systèmes de santé publics nationaux, en accumulant au passage des profits colossaux. Mais le monopole d’exploitation réservé par le brevet à l’inventeur, s’il peut encourager à l’innovation par la perspective de ses rendements, a fait que les vaccins Moderna, BioNTech ou Pfizer ont été trop chers pour de nombreux pays, sans compter qu’il a menacé même le financement des systèmes de santé des pays riches. De plus, les monopoles pharmaceutiques ont empêché la dissémination rapide de la technologie pour produire rapidement les vaccins dans toutes les régions du monde afin de combattre efficacement la pandémie. Existe-t-il donc des alternatives à un tel système ? Ce livre répond positivement à cette urgente question et cela par la voie originale d’une imparable socio-histoire. Maurice Cassier restitue en effet les très nombreuses expériences qui ont privilégié, depuis le XIXe siècle jusqu’à nos jours, la dimension collective, commune, des questions de santé et d’accès aux médicaments. Ces mises en œuvre qui ont réellement fonctionné sont autant de ressources permettant de concevoir de nouvelles politiques industrielles pharmaceutiques. L’espoir est donc permis : un accès au soin plus juste, plus égalitaire et démocratique, est possible.

Maurice Cassier est directeur de recherche au CNRS, socioéconomiste et spécialiste des systèmes sociaux d’innovation, notamment dans le domaine de la santé.

 

vendredi 20 janvier 2023

Fanny DARBUS, Emilie LEGRAND, Santé et travail dans les TPE. S'arranger avec la santé, bricoler avec les risques

 

Fanny DARBUS

Emilie LEGRAND

Santé et travail dans les TPE

S'arranger avec la santé, bricoler avec les risques

Érès 

2023

 



Présentation de l'éditeur

 « Small is beautiful » ? Ferait-il vraiment mieux vivre et bon vivre dans les toutes petites entreprises ? Les auteures explorent sur le terrain l’articulation entre santé et travail au sein de TPE comptant moins de 10 salarié.es dans les secteurs de la coiffure, de la restauration et du bâtiment.

La statistique publique montre que la santé des salarié.es des TPE tend à être meilleure qu’ailleurs alors même que la présence de risques professionnels et de pénibilités y est plus forte, et que la prévention y est très peu développée. C’est ce que l’on peut appeler le paradoxe des TPE. L’enjeu de ce livre est d’en démêler les fils en s'intéressant à la manière dont dirigeant.es et salarié.es gèrent au quotidien les problèmes de santé et de travail.

Qu'il s'agisse des pratiques de prévention "maison" ou des troubles de santé, ces deux phénomènes passent bien souvent sous les radars des institutions et de la connaissance scientifique. L’enquête donne à voir les ficelles et les arrangements à l'œuvre pour tenir malgré tout, mais au prix de la santé des salariés et des patrons de TPE.

Fanny Darbus est maîtresse de conférences en sociologie à l’université de Nantes, chercheure au laboratoire CENS (UMR CNRS).

Emilie Legrand est maîtresse de conférences en sociologie à l’université Le Havre Normandie, chercheure au laboratoire IDEES (UMR CNRS).

 

 

 

mardi 16 novembre 2021

Savoir/Agir, N°56, Moment d’effervescence dans l’économie mondiale

 


Savoir/Agir, N°56, Moment d’effervescence dans l’économie mondiale

du Croquant

2021 

 

Présentation de l'éditeur

La crise économique induite par la pandémie de COVID-19 s’annonce déjà d’une ampleur considérable. Les mesures de confinement prises pour stopper la propagation du virus ont mis sous cloche l’activité économique et industrielle. Ces mesures inédites dans l’histoire moderne donnent aux processus en cours un caractère indéniablement singulier. Pourtant cette crise n’est pas un simple accident exogène ou conjoncturel mais prolonge de façon sous-jacente une crise structurelle du capitalisme. Cette crise agit tout d’abord comme un révélateur des pratiques de financiarisation qui ont fragilisé les systèmes de santé et accru la vulnérabilité des populations aux cycles financiers. La pandémie a ainsi renforcé des processus financiers que la crise de 2008 avait déjà mis en exergue : endettement généralisé, fragilités bancaires, titrisation, etc. Ensuite, cette crise peut être vue comme un « moment effervescent » au sens d’Émile Durkheim, c’est-à-dire un moment de flottement et de contestation des schémas de pensées et des pratiques établies. Les faillites d’entreprises et le gonflement spectaculaire de l’endettement public ont ainsi conduit les banques centrales, le Fonds monétaire international et des acteurs du droit international à faire des annonces en profond décalage avec les habitudes de pensées dominantes. Mais sans surprise, et au-delà de ces effets d’annonce, l’évolution des pratiques concrètes suscitent de vives résistances.

Le dossier a été coordonné par Laurent Bonelli et Annie Collovald

 

 

 

samedi 4 septembre 2021

Actes de la recherche en sciences sociales, n° 239 – Santé critique (2)

 


Actes de la recherche en sciences sociales, n° 239, Santé critique (2)

Seuil

2021

 

 Page 4 à 9

Page 10 à 19
Page 20 à 29
Page 30 à 49
Page 50 à 65
Page 66 à 81

 





vendredi 21 mai 2021

Annie Thébaud-Mony, Politiques assassines et luttes pour la santé au travail. Covid-19, cancers professionnels, accidents industriels

 

 

Annie Thébaud-Mony

Politiques assassines et luttes pour la santé au travail 

Covid-19, cancers professionnels, accidents industriels

La Dispute

Entretiens

2021

 

 

Présentation de l'éditeur

Entretiens avec Alexis Cukier et Hélène Stevens

Gestion incohérente de la pandémie de Covid-19, mépris du travail des soignant·e·s, démantèlement du droit du travail, incendies toxiques de Notre-Dame-de-Paris et de Lubrizol, invisibilisation des cancers d’origine professionnelle… Ce livre révèle le point commun entre ces différentes catastrophes : la mise en danger généralisée des travailleur·se·s par l’État et le patronat. Il tente également de répondre à cette question brulante : que faire pour promouvoir la santé et la démocratie au travail ?

Dans ces entretiens, Annie Thébaud-Mony revient sur son expérience internationale de recherche et de militantisme sur les maladies professionnelles, explique ce que la pandémie révèle de la destruction des droits à la santé en France, raconte les luttes actuelles auxquelles elle participe et étudie les liens entre leurs dimensions sociale et environnementale. L’analyse de ces mobilisations, où se rencontrent travailleur·se·s, chercheur·e·s, militant·e·s et habitant·e·s, trace ainsi le chemin d’une possible démocratisation du travail, afin de le mettre au service de la santé et de la vie.

Annie Thébaud-Mony est sociologue de la santé et du travail, directrice de recherche honoraire à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), co-fondatrice des Groupements d’intérêt scientifique sur les cancers d’origine professionnelle (Giscop 93, Giscop 4), présidente de l’association Henri Pézerat et porte-parole du réseau international Ban Asbestos.

 

 

 

samedi 1 mai 2021

Actes de la recherche en sciences sociales N° 236-237, Mars 2021, Santé critique 1

 


Actes de la recherche en sciences sociales N° 236-237, Mars 2021
 Santé critique 1
Seuil
 






Sommaire

Santé critique
Inégalités sociales et rapports de domination dans le champ de la santé
Gelly Maud, Mariette Audrey, Pitti Laure, et al.

Valeur sociale des patient·e·s et différenciations des pratiques des médecins
Redécouvrir les enquêtes de Glaser & Strauss, Sudnow et Roth
Paillet Anne

Grossesses sous contraintes
L’invisibilisation des inégalités sociales de santé dans les procès de néonaticide
Ancian Julie

Une attention aux « démunis » aveugle au genre
Les juges face aux accidents du travail
Serre Delphine

Enquête dans deux maternités de la bourgeoisie : ériger des biens ordinaires en biens rares
Gelly Maud, Cristofalo Paula, Gasquet-Blanchard Clélia, et al.

  
L’urgence de se faire entendre
Collectif inter-urgences



lundi 19 avril 2021

Le sport au secours de la santé. Politiques de santé publique et activité physique. Une sociohistoire, 1885- 2020 (Sous la direction de Jacques Defrance, Taieb El Boujjoufi et Olivier Hoibian)

 

 

Le sport au secours de la santé

Politiques de santé publique et activité physique

Une sociohistoire, 1885- 2020

Sous la direction de Jacques Defrance, Taieb El Boujjoufi  

et Olivier Hoibian 

du Croquant

2021



Présentation de l'éditeur

L’actuelle politique du Sport-Santé réalise une fusion inattendue entre le sport et la santé du citoyen ordinaire. Un sport longtemps associé au dopage et au surentraînement peu favorable à la santé, et un secteur de la santé publique qui n’accordait guère d’attention à l’exercice physique depuis les années 1960. Toutefois, dans le passé, la santé publique a déjà fait appel à une forme d’activité physique, médicalement définie et contrôlée.

Avant d’analyser les conditions de possibilité de la campagne du Sport-Santé, nous étudions trois épisodes plus anciens de mobilisation en faveur d’exercices physiques. Comment les discours critiques de la vie quotidienne se médicalisent, comment la santé publique se saisit de l’argument, comment sont désignés les intervenants légitimes pour faire bouger une population, enfin que fait et que, pense la population qui est incitée à s’exercer (faire du sport).

Avec Gilles Combaz,  Antoine Radel, William Gasparini, Sandrine Knobé

Jacques Defrance est professeur émérite de l'Université de Paris-Nanterre, chercheur membre de l’Institut des Sciences sociales du Politique Paris Nanterre (UMR 7220), et du CESSP Paris Panthéon Sorbonne (UMR 8209). Chercheur vacataire à l'INSERM et à l’Institut National de la Recherche Pédagogique, sa carrière universitaire s'est spécialisée dans les sciences sociales et le sport. Il est l'auteur de L’Excellence corporelle, PUR, 1987 et Sociologie du Sport (6e éd.), La Découverte, 2011.

El Boujjoufi Taieb est maître de conférences à l'Université de Paris-Est Créteil, rattaché au Centre Lillois d’Études et de Recherches Sociologiques et Economiques (CLERSE, UMR CNRS 8019). Il est l'auteur d'une thèse sur l’investissement médical en éducation physique entre 1880 et 1950 soutenue à Paris X Nanterre en 2005 et de l'article « Le pouvoir d’interdire. L’invention du certificat médical d’aptitude aux sports », Actes de la recherche en Sciences Sociales, n° 209, 2015.

Hoibian Olivier est maître de conférences HDR à l'Université de Toulouse III, rattaché au laboratoire FRAMESPA (UMR 5136 CNRS) Toulouse II Le Mirail. Il est l'auteur de Les alpinistes en France. 1870-1950. Une histoire culturelle, Paris : L'Harmattan, 2000, et a dirigé L’invention de l’alpinisme. La montagne et l’affirmation de la bourgeoisie cultivée, 1786-1914, 2008. ainsi que Le Mai 68 des sportifs et des éducateurs physiques, PUR (à paraître).

 

 

 

 


 

mardi 8 décembre 2020

Olivier Maguet, La santé hors de prix : l’affaire Sovaldi

 

 

Olivier Maguet 

La santé hors de prix : l’affaire Sovaldi

Raisons d'agir

2020

 

 

Présentation de l'éditeur

Le Sovaldi est un médicament qui ouvre la voie à l’éradication mondiale de l’hépatite C, une maladie courante, et qui peut être mortelle sans traitement. Protégé par un brevet, il a été vendu à partir de 2014 à un prix exorbitant : alors que son coût de production représentait moins de 100 dollars par an et par personne, le laboratoire pharmaceutique qui le produit en demandait 84 000 dollars. En France, il fut introduit au prix de 41 000 euros la cure. C’est aussi la mesure de la puissance de l’industrie pharmaceutique et de ses lobbies.
Un tel prix, appliqué à l’ensemble des malades, venait mettre en péril le système de sécurité sociale français, et sa prescription a dû être restreinte aux cas les plus graves. L’impossibilité d’accès à certains médicaments, qui ne concernait jusqu’à présent que les « pays du Sud », touche aujourd’hui les pays dits « développés ».
À partir de documents accablants, ce livre retrace les logiques qui conduisent à une telle situation, dont tout laisse présager la généralisation, à moins d’une remise en cause radicale de la politique du brevet exclusif appliquée aux médicaments et de la reprise en main, par les États, de la régulation du marché du médicament qui est alimenté par la ressource publique.

Olivier Maguet est membre de Médecins du Monde. Depuis des années, il dénonce les abus de l’industrie pharmaceutique dans la fixation du prix des médicaments et le renoncement des États à jouer leur rôle de régulateur.

Il est par ailleurs maire de la commune de Châtel-Censoir depuis 2020.

 

jeudi 18 juin 2020

Santé : urgence , Sous la direction de André Grimaldi et Frédéric Pierru

Sous la direction de André Grimaldi et Frédéric Pierru 
Santé : urgence 
Odile Jacob 
2020

Présentation de l'éditeur  
Crise des Urgences, crise de la psychiatrie, crise de l’hôpital public, manque de médecins traitants… Notre santé va mal.
Pourrons-nous tous être soignés demain ? Avec quelle qualité de soins ? Et à quel prix ? Pouvons-nous encore sauver notre système de santé ?
Vingt-huit experts et professionnels de la santé, médecins, infirmiers, patients, sociologues, politistes, économistes, géographes posent un diagnostic global et demandent une révolution en profondeur de notre système : partager autrement le travail entre l’hôpital et la médecine de ville, et en finir avec l’hôpital-entreprise. Construire des communautés de soignants – médecins, infirmiers, paramédicaux –, faire des patients de véritables partenaires, remettre la prévention au centre, répartir les moyens sur l’ensemble du territoire…
Il est temps de sauver notre santé.
Une vision adaptée aux défis du XXIe siècle.
Un projet concret pour refonder l’hôpital, les Urgences, la médecine de ville et la recherche.

André Grimaldi est professeur émérite de diabétologie, CHU Pitié-Salpêtrière, Sorbonne Université. Il est coauteur de La Vérité sur vos médicaments, des Maladies chroniques. Vers la troisième médecine et du Manifeste pour une santé égalitaire et solidaire.
Frédéric Pierru est sociologue, politiste, chercheur au CNRS-Ceraps-Lille-II. Il est coauteur des Maladies chroniques. Vers la troisième médecine et du Manifeste pour une santé égalitaire et solidaire.

Avec Nacéra Benchérif, François Buton, Valérie Chigot, Claire Delage, Pierre Delion, Mady Denantes, Brigitte Dormont, Hector Falcoff, Éric Favereau, Alain Fischer, Anne Gervais, Nathalie Godard, Richard Lopez, Nicolas Martin, Didier Ménard, Arnold Munnich, Israël Nisand, Thomas Papo, Ariane Pommery, Marion Quach-Hong, Gérard Raymond, Michel Rosenblatt, Alfred Spira, Didier Tabuteau, Jean-Paul Vernant, Emmanuel Vigneron. 

 

 

samedi 14 mars 2020

Publications de Pierre Bourdieu: sur la Santé

"Or, s'il y a quelque chose qui nous différencie du système américain dans le domaine de la santé, c'est bien cette vision " solidariste " qui est au principe d'une institution telle que la mutuelle. Or, les mutuelles sont-elles encore des mutuelles, et pourquoi ne comprend-on même plus la philosophie des mutuelles, si ce n'est parce qu'elle a été rongée par la philosophie néo-libérale, qui dit : " Il faut faire des profits, il faut réinvestir "... Le temps n'est-il pas venu, pourtant, de reprendre le meilleur de ce qui a été inventé autrefois, pour le faire revivre en l'inventant à nouveau ?" Pierre Bourdieu, dans La philosophie sociale du néo-libéralisme, dans L'Humanité, 4 novembre 1999





Publications de Pierre Bourdieu:  sur la Santé






Cette liste de publications sera mise à jour au fur et à mesure, 03.11.2018, version augmentée le 17/01/2022,  Gilbert Quélennec
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autour de la Santé
 
Comment l'innovation est-elle possible?,  in Rapport du colloque sur « Les Grandes Rencontres médicales. Les perspectives santé des années 90 »,. Paris, 8 novembre 1989, p. 35-43
 
Bourdieu: "C’est-à-dire que quand il y avait une épidémie de peste, cela ne s’arrêtait pas dans les quartiers populaires : ça tuait tout le monde, y compris les bourgeois."

Intervention au Colloque Contre la dictature du néolibéralisme en médecine, 30 octobre 1999, aussi La philosophie sociale du néo-libéralisme, dans L'Humanité, 4 novembre 1999, aussi Pour sauver le système de santé, dans Pratiques. Les Cahiers de la médecine utopique , Nr. 8, janvier 2000,  P 31-33
 
L'arbitraire des barrières de caste (Texte lu lors de la Journée d'information Sage-femme: quelle autonomie professionnelle? ministère de l'Emploi et de la Solidarité, 6 décembre 2001), dans Pierre Bourdieu,  Interventions, 1961-2001.  Science sociale et action politique , Agone, Mémoires sociales, 2022,  p. 589-591



autour de la Sécurité sociale

Sociologie générale, Vol. 2. Cours au Collège de France, 1983-1986, Seuil/Raisons d'agir, Cours & Travaux, 2016, p.347, 421, 684-702, 873-874

"Je suis ici pour dire notre soutien...", intervention à la gare de Lyon le 12 décembre 1995, Libération, 14 décembre 1995, p.7,  aussi in L'Humanité, 14 décembre 1995, aussi Contre la destruction d'une civilisation , in Contre-feux, Raisons d'agir, 1998, p.30-33
 
avec Frédéric Lebaron, « Pour les mutuelles », Viva, juillet-aôut 1998
 
Pour un mouvement social européen, Le Monde Diplomatique, juin 1999 — Pages 1, 16 et 17, aussi in Contre-feux 2, Raisons d'agir, 2001, p. 13-23


Préface (avec Yves Winkin), in Aaron Cicourel, Le raisonnement médical,  Seuil, Liber, 2002
 



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voir également:


Publications de Pierre Bourdieu: Sociologie de l'État (champ, démission de l'État, combattre la xénophobie d'Etat) 






lundi 22 avril 2019

La casse du siècle. À propos des réformes de l’hôpital public, Pierre-André Juven, Frédéric Pierru et Fanny Vincent

Pierre-André Juven 
Frédéric Pierru 
Fanny Vincent
La casse du siècle
À propos des réformes de l’hôpital public
Raisons d'agir
2019

Présentation de l'éditeur
Des couloirs transformés en hébergements de fortune, des personnels de santé au bord de la crise de nerfs, des mobilisations récurrentes, l’hôpital public est mis à rude épreuve. Ce livre propose une analyse des politiques hospitalières successives qui ont abouti à la crise actuelle. Une véritable casse de ce service public est engagée par des réformateurs adeptes de l’acculturation de l’univers médical à des logiques managériales qui contredisent son bon fonctionnement.
À l’encontre de toute évidence, les défenseurs d’une réorganisation du travail continuent de promouvoir à la fois des indicateurs de rentabilité ineptes et une vision techniciste de la médecine qui prétend substituer l’innovation aux relations humaines. Alors que la montée de la précarité et des souffrances sociales née de décennies de politiques néolibérales conduit une part croissante de la population à trouver refuge dans des services hospitaliers sous tension, l’hôpital se trouve devoir résister aussi bien aux manquements de la médecine de ville qu’à la concurrence de cliniques privées largement dispensées des obligations de service public. À l’heure où les mobilisations pour le défendre s’intensifient, un débat s’impose sur les missions de l’hôpital et les moyens qui lui sont accordés.



mercredi 22 novembre 2017

Pascal Marichalar, Qui a tué les verriers de Givors ? Une enquête de sciences sociales

 
Pascal Marichalar
Qui a tué les verriers de Givors ?
Une enquête de sciences sociales
La Découverte
L'envers des faits 
2017

Présentation de l'éditeur
Dans la petite ville de Givors, proche de Lyon, des hommes meurent les uns après les autres, emportés par des cancers à un âge relativement jeune. Leur point commun : ils ont travaillé pour produire des bouteilles et des pots à la verrerie qui a fermé ses portes en 2003. La compagne d’un verrier malade fait alors équipe avec un imprimeur à la retraite pour résoudre ce mystère. Ils comprennent vite que ce ne sera pas une enquête policière classique : c’est à eux de prouver qu’il y a eu un crime, et plus ils avancent vers la vérité, moins la justice semble disposée à juger les faits. Cependant, grâce à la force collective des verriers et de leurs soutiens, ils vont lever progressivement le voile sur un véritable scandale d’État.
Ce livre est une enquête sur cette enquête. Avec les outils des sciences sociales, l’auteur analyse les procédures, les mensonges et les injustices qui font que tous les jours autour du monde des millions de femmes et d’hommes sont mis en danger impunément.  

Pascal Marichalar est sociologue et historien, chercheur au CNRS, membre de l’Institut de recherche interdisciplinaire sur les enjeux sociaux.

 

lundi 20 juin 2016

Agone N° 58, Quand la santé décuple les inégalités


Agone N° 58
Quand la santé décuple les inégalités
Agone
2016
Présentation de l'éditeur
Coordination : Maud Gelly, Baptiste Giraud et Laure Pitti
À nombre de consultations égal, on est plus ou moins bien soigné selon sa classe sociale et son origine nationale. Les malades d’un cancer sont moins bien informés sur leur maladie par leur médecin quand ils sont pauvres. Au moment de l’apparition d’une douleur thoracique, premier signe d’un infarctus, les catégories sociales les plus favorisées font l’objet d’une prise en charge médicale plus approfondie et plus spécialisée. Les inégalités sociales qui marquent le suivi de grossesse sont aggravées par les pratiques des soignants qui informent moins, et moins bien, les femmes des classes populaires, a fortiori étrangères. Plus largement, les recommandations médicales nationales sont moins bien appliquées par les médecins pour les membres des classes populaires.

Sommaire :
– Une médecine de classe ? Inégalités sociales, système de santé et pratiques de soins, Maud Gelly et Laure Pitti
– “Corps et âme”. Le parti des Black Panthers et la lutte contre les discriminations médicales, Alondra Nelson
– “Médecin de première ligne dans un quartier populaire”. Un généraliste en banlieue rouge des années 1960 aux années 2010, Audrey Mariette et Laure Pitti
– La fabrique médicale des inégalités dans l’accès aux soins d’urgence. Ethnographie comparée de deux services d’urgence public et privé, Sylvie Morel
– Logiques de tri et discriminations à l’hôpital public : vers une nouvelle morale hospitalière ?, Caroline Izambert
– “C’est gênant de se mettre à dos son médecin, parce qu’on en a besoin.” Ouvriers malades de leur travail face à la médecine, Pascal Marichalar
– Inégalités contraceptives au pays de la pilule, Hélène Bretin et Laurence Kotobi
– Des inégalités en tous genres face au décès par sida et de leur ignorance par le système de santé, Maud Gelly
– De la santé pour tous à la sécurité de tous ? Logiques scientifiques et politiques de la surveillance épidémiologique, François Buton 

– Histoire radicale :
« Le travail des enfants dans les verreries en 1912 », Charles Delzant.

jeudi 9 juin 2016

écouter: Gabrielle Hecht, Uranium africain. Une histoire globale


écouter: Gabrielle Hecht, Uranium africain. Une histoire globale
Invité Afrique par François Mazet, 01.05.2016
Gabrielle Hecht
Uranium africain
Une histoire globale
Seuil
L'Univers historique 
2016

Présentation de l'éditeur
L’uranium de la bombe lancée sur Hiroshima provenait d’Afrique. À l’âge de l’équilibre de la terreur, pendant la guerre froide, Congo, Gabon, Madagascar, Niger, Afrique du Sud et Namibie ont fourni chaque année entre 20 et 50 % de l’uranium importé en Occident. Pour éclairer la place centrale du continent africain dans l’histoire du nucléaire, Gabrielle Hecht nous fait pénétrer dans ses mines.
La grande force du récit – car c’en est un, riche en histoires, nourri d’archives inédites et de très nombreuses interviews avec des acteurs locaux – est de montrer que la qualification de « nucléaire » est une construction variable selon les rapports de force, les moments, les lieux et les controverses technopolitiques, et qu’elle ne peut se réduire à des questions de radioactivité et de fission. Il fallut attendre 1990 pour que les mines d’uranium proprement dites soient définies comme des « installations nucléaires », quand en 2003 l’uranium nigérien supposé avoir été livré à Saddam Hussein était considéré comme suffisamment « nucléaire » pour justifier une guerre contre l’Irak : un décalage qui, en exemptant les acteurs des procédures de contrôle élaborées par l’Agence internationale de l’énergie atomique, fut bien évidemment propice au commerce de l’uranium. L’enjeu de ce livre est aussi de montrer, parfois crûment, les conséquences sanitaires et environnementales dévastatrices des rapports de forces politiques, commerciaux et humains qui sont au cœur de l’exploitation du minerai.
Traduit de l’anglais (États-Unis) par Charlotte Nordmann
Gabrielle Hecht, professeure d’histoire à l’université du Michigan, a publié en 2004 Le Rayonnement de la France. Énergie nucléaire et identité nationale après la Seconde Guerre mondiale (1998, MIT Press).

jeudi 19 novembre 2015

écouter: Stéphane Horel, Intoxication. Perturbateurs endocriniens, lobbyistes et eurocrates: une bataille d’influence contre la santé


écouter: Stéphane Horel, Intoxication. Perturbateurs endocriniens, lobbyistes et eurocrates: une bataille d’influence contre la santé
Terre à terre par Ruth Stégassy, 12.12.2015
Stéphane Horel 
Intoxication 
Perturbateurs endocriniens, lobbyistes et eurocrates : 
une bataille d’influence contre la santé 
La Découverte
2015

Présentation de l'éditeur
C’est l’histoire d’une lutte d’influence qui a un impact sur votre vie, votre petit déjeuner, les testicules de votre fils, le cerveau de votre nièce. En 2009, l’Europe a lancé un compte à rebours : elle a décidé de réglementer les perturbateurs endocriniens et même d’en interdire certains. Omniprésents, ces produits chimiques se nichent dans les pesticides ou les peintures, les tongs ou le shampoing, les lasagnes et votre organisme. Suspectés de participer à l’augmentation des maladies « modernes » comme l’infertilité, les cancers du sein et de la prostate, le diabète ou l’obésité, ils font partie des plus grands défis de santé publique aujourd’hui. Mais les enjeux économiques sont colossaux et les industriels toujours aux aguets. À Bruxelles, leurs puissants lobbies s’activent dans les coulisses des institutions européennes pour influencer cette décision qui menace leurs affaires.
Après trois ans d’enquête et le dépouillement de milliers de pages de documents confidentiels, Stéphane Horel lève le voile dans ce livre sur ces stratégies employées par les lobbies de la chimie, des pesticides et du plastique et leurs alliés pour court-circuiter la réglementation. Ces documents permettent une incroyable plongée dans l’intimité de la correspondance entre lobbyistes et fonctionnaires de la Commission européenne. En direct de la « bulle bruxelloise » où la complaisance à l’égard de l’industrie semble la norme, cette enquête en forme de thriller raconte aussi le combat de ceux qui résistent à l’influence pour défendre une certaine idée de l’intérêt général et de la démocratie.  
Stéphane Horel est journaliste indépendante et documentariste. Elle explore l’impact du lobbying et des conflits d’intérêts sur les décisions politiques. Auteure des Médicamenteurs (Éditions du Moment, 2010), elle a réalisé deux films sur les perturbateurs endocriniens : La Grande Invasion (2011) et Endoc(t)rinement (2014).



vendredi 17 avril 2015

Les risques du travail. Pour ne pas perdre sa vie à la gagner, Sous la direction de Annie Thébaud-Mony, Philippe Davezies, Laurent Vogel et Serge Volkoff

Les risques du travail 
Pour ne pas perdre sa vie à la gagner 
Sous la direction de
Annie Thébaud-Mony, Philippe Davezies
Laurent Vogel et Serge Volkoff
La Découverte
2015

Présentation de l'éditeur
Depuis les années 1990, les conditions de travail se sont peu à peu imposées dans le débat social. Néanmoins, la situation reste critique. Les risques traditionnels n’ont pas disparu : les manutentions lourdes, l’exposition professionnelle aux cancérogènes, au bruit ou aux vibrations demeurent répandues… De plus, certaines « améliorations » n’ont fait que déplacer et dissimuler les problèmes, telle l’externalisation des risques grâce à la sous-traitance. Dans le même temps, les transformations du travail et des modalités de gestion de la main-d’œuvre ont fragilisé les collectifs et accru l’isolement des salariés, conduisant à une montée visible de la souffrance psychique.
Face à ces évolutions, il est plus que jamais nécessaire que tous les acteurs concernés, en particulier les salariés eux-mêmes et leurs représentants, s’approprient les connaissances indispensables pour améliorer la protection de la santé sur les lieux du travail. Tel est le but de ce livre, qui renouvelle intégralement sa première édition de 1985, laquelle avait fait date. Trente ans après, cette refonte s’imposait : cet ouvrage présente de manière accessible à un large public les connaissances les plus récentes sur les risques du travail, dans tous les secteurs. Mobilisant une équipe internationale de spécialistes et prenant en compte des expériences conduites dans de nombreux pays, il constitue à la fois une référence incontournable pour réfléchir à l’avenir de la prévention et un outil pratique proposant des pistes d’action.
Reprendre la main sur son propre travail, c’est aussi commencer à reprendre la main sur le monde. 
Annie Thébaud-Mony est sociologue, directrice de recherches honoraire à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), chercheuse associée au Groupement d’intérêt scientifique sur les cancers professionnels (GISCOP 93) à l’université Paris-13. Elle est aussi partie prenante ailleurs porte-parole de réseaux citoyens de lutte pour la santé contre les risques industriels. Elle est l'auteure de Travailler peut nuire gravement à votre santé (La Découverte/Poche 2008).
Philippe Davezies est enseignant-chercheur en médecine et santé du travail à l'université Claude-Bernard Lyon 1.  
Laurent Vogel est juriste, chercheur en santé au travail à l'Institut syndical européen (ETUI). 
Serge Volkoff, est statisticien, ergonome, chercheur invité au Centre d'études et de l'emploi, ancien directeur du CREAPT.

dimanche 1 mars 2015

écouter: Pascal Marichalar, Médecin du travail, médecin du patron ? L'indépendance médicale en question


écouter:
Pascal Marichalar, Médecin du travail, médecin du patron ?  L'indépendance médicale en question
Priorité santé par Claire Hédon, 13.11.2014
Pascal Marichalar
Médecin du travail, médecin du patron ? 
L'indépendance médicale en question
Presses de Sciences Po
2014

Présentation de l'éditeur
Souffrance au travail, cancers professionnels, troubles musculo-squelettiques… En France, la prévention des risques professionnels va mal.
Il existe pourtant des professionnels – les médecins du travail – chargés par la loi de prévenir toute altération de la santé des individus du fait de leur travail. Quelle part ces praticiens ont-ils dans cette faillite de la prévention ? Les salariés peuvent-ils leur faire confiance ?
Le statut particulier des médecins du travail les enferme dans de sévères contradictions. S'ils ont le droit, et même le devoir, de rester indépendants, ils sont tenus, en tant que salariés, à une forme de subordination vis-à-vis des employeurs.
De l’avis d’aptitude à la reconnaissance de la maladie professionnelle et à la prise en compte de la dangerosité des conditions de travail, l’auteur montre, au terme d’une enquête de cinq ans, comment les médecins du travail tentent d’exercer leur métier et ouvre quelques pistes pour améliorer l’indépendance de cette institution.
Un éclairage sur les faiblesses d’un système qui expose des millions de travailleurs à des risques graves mais évitables, et quelques pistes pour améliorer l’indépendance de la médecine du travail.
Pascal Marichalar est sociologue, chargé de recherches au CNRS. Il est membre de l'institut de recherche interdisciplinaire sur les enjeux sociaux (IRS).