Pierre Bourdieu. Contre-feux, Éditions Raisons d’agir, 1998, p.100

‘‘Contre ce régime politique [le néolibéralisme], la lutte politique est possible. Elle peut se donner pour fin d’abord, comme l'action caritative ou caritativo-militante, d’encourager les victimes de l’exploitation, tous les précaires actuels et potentiels, à travailler en commun contre les effets destructeurs de la précarité (en les aidant à vivre, à « tenir » et à se tenir, à sauver leur dignité, à résister à la déstructuration, à la dégradation de l’image de soi, à l’aliénation), et surtout à se mobiliser, à l’échelle internationale, c’est-à-dire au niveau même où s’exercent les effets de la politique de précarisation, pour combattre cette politique et neutraliser la concurrence qu’elle vise à instaurer entre les travailleurs des différents pays’’.



jeudi 23 avril 2015

vidéo: Choukri Ben Ayed, La mixité sociale à l'école. Tensions, enjeux, perspectives

Choukri Ben Ayed
La mixité sociale à l'école 
Tensions, enjeux, perspectives
Armand Colin
2015

Présentation de l'éditeur
La mixité sociale à l’école est régulièrement mobilisée dans les débats scolaires comme une nécessité, sans pour autant se traduire en politique publique. Cette situation est d’autant plus préoccupante lorsque l’on connaît les préjudices associés à l’accroissement des ségrégations : inégalités accrues, sentiments de discrimination, tensions interethniques, montée du racisme et du rejet de l’autre. En dépit de ces enjeux, on observe un décalage considérable entre les discours politiques, qui louent les vertus de la mixité sociale, et les actions effectives sur fond de dérive des inégalités scolaires.
Pourquoi un tel décalage, notamment depuis les mesures d’assouplissement de la carte scolaire ? En quoi ces évolutions ont-elles concouru à l’aggravation des ségrégations et des inégalités de réussite scolaire en France ? Dans ce contexte comment définir la mixité sociale à l’école, ses usages, ses fonctions ? L’auteur analyse des questions jusque-là peu traitées et montre que des perspectives d’actions en matière de réduction des ségrégations scolaires passent par un dépassement de l’opposition entre étatisme et localisme et par des modalités de réduction très significative des inégalités de conditions de scolarisation, dans les territoires les plus en difficulté.

Choukri BEN AYED, sociologue, est professeur à l’Université de Limoges et chercheur au Groupe de recherches et d’études sociologiques du Centre Ouest. Il a déjà publié L’école démocratique.Vers un renoncement politique ? (coord. Armand Colin, 2010), École : les pièges de la concurrence (coord. avec S. Broccolichi et D. Trancart, La Découverte, 2010), Carte scolaire et marché scolaire (Editions du Temps, 2009), Le nouvel ordre éducatif local (PUF, 2009).

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