Pierre Bourdieu. Contre-feux, Éditions Raisons d’agir, 1998, p.100

‘‘Contre ce régime politique [le néolibéralisme], la lutte politique est possible. Elle peut se donner pour fin d’abord, comme l'action caritative ou caritativo-militante, d’encourager les victimes de l’exploitation, tous les précaires actuels et potentiels, à travailler en commun contre les effets destructeurs de la précarité (en les aidant à vivre, à « tenir » et à se tenir, à sauver leur dignité, à résister à la déstructuration, à la dégradation de l’image de soi, à l’aliénation), et surtout à se mobiliser, à l’échelle internationale, c’est-à-dire au niveau même où s’exercent les effets de la politique de précarisation, pour combattre cette politique et neutraliser la concurrence qu’elle vise à instaurer entre les travailleurs des différents pays’’.



mercredi 11 novembre 2015

Les contre-cultures - Genèses, circulations, pratiques. Sous la direction de Bernard Lacroix, Xavier Landrin, Anne-Marie Pailhès, Caroline Rolland-Diamond

Les contre-cultures
Genèses, circulations, pratiques 
Bernard Lacroix, Xavier Landrin, Anne-Marie Pailhès
Caroline Rolland-Diamond (dir.)
Syllepse
La politique au scalpel
2015

Présentation de l'éditeur
Prendre la route, s’installer en communauté, adopter un mode de vie alternatif, militer pour les droits civiques ou contre la guerre du Vietnam, s’engager dans les luttes féministes ou écologistes… Autant de pratiques contestataires que le regard rétrospectif associe spontanément aux «contre-cultures» des années 1960-1970.
Est-il pertinent de reconnaître dans ces deux décennies l’équivalent d’un Âge d’or de la critique sociale et de l’invention utopique ?
Comment rendre compte aujourd’hui de la diversité et de la portée des styles contre-culturels qui voient le jour dans cette période ?
Sous quelles formes et par quelles trajectoires ces styles sont-ils hérités et retravaillés ?
L’analyse conduite ici par des universitaires d’origines géographique et disciplinaire différentes se propose de mettre en perspective, par-delà la diversité des scènes contre-culturelles, des processus rarement interrogés : la formation d’un canon contre-culturel recouvrant aussi bien des productions littéraires, artistiques et musicales (la beat generation, Susan Sontag ou Herbert Marcuse, le free-jazz ou le punk, le situationnisme ou le living theatre) ; la circulation internationale des mots d’ordre et des modes de rassemblement (du «retour à la terre» au Do it yourself, des sit-ins aux différentes formes d’autogestion) ; le dépassement par la pratique elle-même des alternatives (exit ou protestation, critique ou récupération) dans lesquelles on enferme souvent le destin des contre-cultures.

Bernard Lacroix est professeur de  science politique à l’Université Paris-Ouest-Nanterre. Il a notamment publié  L’Utopie  communautaire  (PUF, 1981, 2e  éd., 2006).
Xavier Landrin est enseignant chercheur  en sciences politiques à l’Université Paris -Ouest-Nanterre. Il a publié différents  articles et chapitres d’ouvrages sur la  circulation transnationale des idées. Anne-Marie Pailhès, germaniste, est maître de conférences à l’Université Paris -Ouest-Nanterre et spécialiste de l’histoire  culturelle de l’Allemagne de l’Est.
Caroline Rolland-Diamond, historienne  des États-Unis, est maître de conférences  à l’Université Paris Ouest-Nanterre. Elle  est notamment l’auteure de Chicago : le  moment 68.  (Syllepse, 2011)

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