Pierre Bourdieu. Contre-feux, Éditions Raisons d’agir, 1998, p.100

‘‘Contre ce régime politique [le néolibéralisme], la lutte politique est possible. Elle peut se donner pour fin d’abord, comme l'action caritative ou caritativo-militante, d’encourager les victimes de l’exploitation, tous les précaires actuels et potentiels, à travailler en commun contre les effets destructeurs de la précarité (en les aidant à vivre, à « tenir » et à se tenir, à sauver leur dignité, à résister à la déstructuration, à la dégradation de l’image de soi, à l’aliénation), et surtout à se mobiliser, à l’échelle internationale, c’est-à-dire au niveau même où s’exercent les effets de la politique de précarisation, pour combattre cette politique et neutraliser la concurrence qu’elle vise à instaurer entre les travailleurs des différents pays’’.



jeudi 17 novembre 2016

écouter: Patrick Boucheron et Jacques Dalarun présentent Georges Duby, Portrait de l'historien en ses archives


écouter: Patrick Boucheron et Jacques Dalarun présentent Georges Duby, Portrait de l'historien en ses archives
La Fabrique de l'Histoire par Emmanuel Laurentin, 19.06.2015
Georges Duby,
Portrait de l'historien en ses archives
Sous la direction de Patrick Boucheron et Jacques Dalarun 
Gallimard
2015

Présentation de l'éditeur
Lorsqu'il s'agit de dresser leur autoportrait, les historiens se plaisent souvent à se camper face aux archives qu'ils compulsent et font parler. Ce livre se risque à retourner le miroir, en proposant le portrait d'un historien en ses archives, celles qu'il a consultées, mais celles aussi qu'il a constituées. Georges Duby fut l'historien scrupuleux et inspiré de la société féodale, mais il fut également l'archiviste méthodique de lui-même. C'est à explorer le «fonds Duby» déposé pour l'essentiel à l'Imec que cette enquête collective est consacrée.
Les historiens rassemblés par Patrick Boucheron et Jacques Dalarun, grâce au soutien de la Fondation des Treilles, entreprennent de saisir Georges Duby à travers les visages de papier que constituent ses archives de travail. Ce faisant, ils invitent le lecteur à entrer dans la fabrique de l'œuvre.
Ce n'est pas seulement la carrière du grand médiéviste qui est ici revisitée, mais les pratiques et les procédures qui permettent le travail de l'histoire : fiches de cours, notes, correspondances, transcriptions de séminaires, brouillons et manuscrits. Voilà pourquoi ce livre ambitionne, à sa manière, d'illustrer une histoire matérielle du travail intellectuel. 
Ouvrage collectif de Mathieu Arnoux, Philippe Artières, Antoine de Baecque, Gil Bartholeyns, Felipe Brandi, Cécile Cabi, Hélène Débax, Claudie Duhamel-Amado, Remi Lenoir, Benoît Marpeau, Florian Mazel, Didier Méhu, Michel Naepels, Didier Panfili et de Yann Potin.

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