« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ».
Pierre Bourdieu (1992)


Affichage des articles dont le libellé est Artières. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Artières. Afficher tous les articles

jeudi 17 novembre 2016

écouter: Patrick Boucheron et Jacques Dalarun présentent Georges Duby, Portrait de l'historien en ses archives


écouter: Patrick Boucheron et Jacques Dalarun présentent Georges Duby, Portrait de l'historien en ses archives
La Fabrique de l'Histoire par Emmanuel Laurentin, 19.06.2015
Georges Duby,
Portrait de l'historien en ses archives
Sous la direction de Patrick Boucheron et Jacques Dalarun 
Gallimard
2015

Présentation de l'éditeur
Lorsqu'il s'agit de dresser leur autoportrait, les historiens se plaisent souvent à se camper face aux archives qu'ils compulsent et font parler. Ce livre se risque à retourner le miroir, en proposant le portrait d'un historien en ses archives, celles qu'il a consultées, mais celles aussi qu'il a constituées. Georges Duby fut l'historien scrupuleux et inspiré de la société féodale, mais il fut également l'archiviste méthodique de lui-même. C'est à explorer le «fonds Duby» déposé pour l'essentiel à l'Imec que cette enquête collective est consacrée.
Les historiens rassemblés par Patrick Boucheron et Jacques Dalarun, grâce au soutien de la Fondation des Treilles, entreprennent de saisir Georges Duby à travers les visages de papier que constituent ses archives de travail. Ce faisant, ils invitent le lecteur à entrer dans la fabrique de l'œuvre.
Ce n'est pas seulement la carrière du grand médiéviste qui est ici revisitée, mais les pratiques et les procédures qui permettent le travail de l'histoire : fiches de cours, notes, correspondances, transcriptions de séminaires, brouillons et manuscrits. Voilà pourquoi ce livre ambitionne, à sa manière, d'illustrer une histoire matérielle du travail intellectuel. 
Ouvrage collectif de Mathieu Arnoux, Philippe Artières, Antoine de Baecque, Gil Bartholeyns, Felipe Brandi, Cécile Cabi, Hélène Débax, Claudie Duhamel-Amado, Remi Lenoir, Benoît Marpeau, Florian Mazel, Didier Méhu, Michel Naepels, Didier Panfili et de Yann Potin.

mercredi 20 mars 2013

Michel Foucault, La grande étrangère. À propos de littérature


Michel Foucault
La grande étrangère
À propos de littérature
Coll. : Audiographie
EHESS
2013

Présentation de l'éditeur  
Michel Foucault entretient avec la littérature une relation complexe, critique, stratégique. Les documents inédits qui composent le présent volume en témoignent magnifiquement.. Sade, Cervantes, Artaud, Shakespeare....Le philosophe se livre à une description de sa bibliothèque littéraire.
Ce recueil regroupe pour la première fois plusieurs de ces interventions : émission de radio, enseignements et conférences. Prononcés à l’oral sur une période de moins de dix ans — entre 1963 et 1971 — chacun entretient avec l’écrit et la langue un rapport particulier.
Les deux premiers documents sont la transcription intégrale de deux émissions de radio diffusées à a radio française en janvier 1963, consacrées à la représentation de la folie dans le langage. Foucault y fait entendre de nombreux extraits : Shakespeare, Cervantès, Diderot, Sade, Artaud, Leiris.
Le deuxième ensemble est formé de deux conférences successives sur Langage et littérature. À la faveur d’une analyse de l’étrange « triangulation » qu’il décèle entre le langage, l’œuvre et la littérature, Foucault reprend l’ensemble des thèmes qui traversent ses écrits sur la littérature de ce début des années 1960.
Enfin, ce volume livre un article en deux parties prononcé en 1971 à l’université de Buffalo aux Etats-Unis, résultat d’une expérimentation à l’oral d’une étude du Marquis de Sade dont les manuscrits ont été conservés. Pour le philosophe La Nouvelle Justine est intégralement écrit sous le signe de la vérité. 
À lire ces prises de parole consacrées à la littérature, le souci de Michel Foucault prend l’allure d’un véritable redoublement de son propre discours, c’est-à-dire tentative, menée à l’extrême, de dire à la fois l’ordre du monde et de ses représentations à un moment donné.

SOMMAIRE
Introduction par Philippe Artières et Jean-François Bert, Mathieu Potte-Bonneville et Judith Revel
Avertissement
La Grande Étrangère. À propos de littérature
1. Le langage de la folie (1963)
« Le Silence des fous »
« Le Langage en folie »
2. Littérature et langage (1964)
3. Conférences sur Sade (1970)
Travaux et interventions de Michel Foucault sur la littérature
Michel Foucault (1926-1984) 

samedi 10 mars 2012

Le beau danger. Un entretien de Michel Foucault avec Claude Bonnefoy

Le beau danger
Michel Foucault
entretien avec Claude Bonnefoy
Édition établie et présentée par Philippe Artières
EHESS
2011
Présentation de l'éditeur
Pour la première fois publié, cet entretien de Michel Foucault avec le critique d’art Claude Bonnefoy nous révèle le penseur intime, qui déroule le fil de sa vie pour décrire son rapport à l’écriture. Nous voici dans les coulisses du travail du savant.
Foucault vient d’achever les Mots et les choses et fait avec Claude Bonnefoy, critique d’art, une expérience de langage : peu habitué du genre de l’entretien, il lui est demandé d’évoquer son rapport à l’écriture. Au début réticent et inquiet, Foucault adopte pour réfléchir à la manière dont il travaille, pour dire ses difficultés d’écrivant, un registre inédit, une langue nouvelle, avoue finalement son plaisir à défaire son langage habituel. Il déroule le fil de sa vie pour dire l’histoire de son écriture, revient sur ses écrits, ceux des autres aussi, décrit le poids de son milieu « médical » où la parole était dévalorisée, les filiations repérables dans son écriture, notamment ce « regard de diagnosticien ».