Pierre Bourdieu. Contre-feux, Éditions Raisons d’agir, 1998, p.100

‘‘Contre ce régime politique [le néolibéralisme], la lutte politique est possible. Elle peut se donner pour fin d’abord, comme l'action caritative ou caritativo-militante, d’encourager les victimes de l’exploitation, tous les précaires actuels et potentiels, à travailler en commun contre les effets destructeurs de la précarité (en les aidant à vivre, à « tenir » et à se tenir, à sauver leur dignité, à résister à la déstructuration, à la dégradation de l’image de soi, à l’aliénation), et surtout à se mobiliser, à l’échelle internationale, c’est-à-dire au niveau même où s’exercent les effets de la politique de précarisation, pour combattre cette politique et neutraliser la concurrence qu’elle vise à instaurer entre les travailleurs des différents pays’’.



lundi 24 avril 2017

Sarah Mazouz, La République et ses autres. Politiques de l'altérité dans la France des années 2000

Sarah Mazouz
La République et ses autres
Politiques de l'altérité dans la France des années 2000 
ENS
Gouvernement en question(s)
2017 

Présentation de l'éditeur
La France a-t-elle peur de ses autres ? En revenant sur les discours et les pratiques qui se formalisent depuis une quinzaine d'années, Sarah Mazouz interroge les « politiques françaises de l’altérité ». À partir d’une double enquête ethnographique conduite dans les dispositifs étatiques de lutte contre les discriminations raciales et dans les bureaux de naturalisation d’une grande ville de la région parisienne, elle montre comment s’articulent dans l’espace social immigration, nation et racialisation. Par l’analyse de ces deux politiques publiques, elle questionne les processus d’inclusion et d’exclusion à l’intérieur même du groupe national (via l’examen des modalités prises par l’anti-discrimination) et à l’extérieur, entre le national et l’étranger (à travers l’étude des pratiques de naturalisation). Ce faisant, elle s’attache à saisir la relation paradoxale qui lie la République à ses autres et les logiques plurielles qui concourent à la production de l’ordre national.

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