« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ».
Pierre Bourdieu (1992)


Affichage des articles dont le libellé est discours. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est discours. Afficher tous les articles

mardi 28 mai 2024

John Langshaw Austin, Quand dire, c'est faire ( traduction inédite du texte définitif )

 

 

John Langshaw Austin

Quand dire, 

c'est faire 

Seconde édition inédite

Seuil

L'Ordre philosophique

2024



Présentation de l'éditeur

Quand dire, c’est faire est un ouvrage majeur de philosophie contemporaine et fait figure de « classique ». Dans ce texte vif et fondateur, Austin a montré comment le discours peut « faire ». À rebours d’une grande partie de la tradition, il a révolutionné l’approche du langage en introduisant les concepts d’« énoncé performatif » et « d’acte de discours ». Le déplacement théorique qu’opère l’ouvrage en mettant au jour les différentes formes d’actions accomplies par le langage scelle en effet l’originalité et l’importance tant philosophiques qu’historiques de ce texte pour la pensée en général : découvrir ce que le langage accomplit et ainsi ce que nous accomplissons en tant qu’individu parlant, agissant du fait même de parler, au sein d’une société, c’est comprendre la responsabilité de nos paroles.

Cette traduction inédite du texte définitif d’Austin entend rendre en français la subtilité du texte original et tous ses enjeux conceptuels, mais aussi l’humour d’Austin et sa volonté de s’exprimer dans un langage clair et accessible à tous. Voici donc enfin disponible ce qui doit tenir lieu dorénavant d’édition de référence.

Traduit par Bruno Ambroise

 

 


jeudi 9 janvier 2020

Antisyndicalisme : la vindicte des puissants, Gilles Christoph, Sabine Remanofsky, Marc Lenormand (coord.)

Antisyndicalisme
la vindicte des puissants
Gilles Christoph
Sabine Remanofsky
Marc Lenormand
(coord.)
2019


Présentation de l'éditeur
Pourquoi le mouvement syndical connaît-il un déclin continu depuis plusieurs décennies, en Europe comme en Amérique du Nord ? Le syndicalisme serait-il un modèle dépassé, une relique des luttes sociales de l’ère industrielle ?
À partir d’études de cas portant sur la France, le Royaume-Uni et les États-Unis, cet ouvrage souligne le rôle qu’a joué, dans le reflux récent du syndicalisme, le déploiement d’un large répertoire de discours et de dispositifs antisyndicaux : dénonciation de l’archaïsme des organisations syndicales, marginalisation de celles-ci dans le débat public, lois rendant plus difficile l’implantation syndicale ou le recours à la grève, remplacement de la négociation collective par le contrat individuel, ou encore répression parfois brutale des conflits sociaux.Cet antisyndicalisme virulent ne constitue pas pour autant une nouveauté. Les contributions rassemblées ici rappellent que l’hostilité du patronat et des gouvernements est aussi ancienne que les tentatives des travailleurs de se rassembler pour améliorer leurs conditions d’existence et obtenir de nouveaux droits.
Gilles Christoph et Sabine Remanofsky enseignent à l’École normale supérieure de Lyon et sont chercheur·e·s associé·e·s au laboratoire Triangle.
Marc Lenormand est maître de conférences en civilisation britannique à l’université Paul-Valéry-Montpellier 3 et chercheur au laboratoire EMMA.




mercredi 11 septembre 2019

audio: Gérard Noiriel, Le venin dans la plume. Édouard Drumont, Éric Zemmour et la part sombre de la République



audio: Gérard Noiriel, Le venin dans la plume. Édouard Drumont, Éric Zemmour et la part sombre de la République
L'Invité(e) des Matins par Guillaume Erner, le 09/09/2019



Gérard Noiriel
Le venin dans la plume
Édouard Drumont, Éric Zemmour et la part sombre de la République 
La Découverte
L'envers des faits
2019

Présentation de l'éditeur
La place qu’occupe Éric Zemmour dans le champ médiatique et dans l’espace public français suscite l’inquiétude et la consternation de bon nombre de citoyens. Comment un pamphlétaire qui alimente constamment des polémiques par ses propos racistes, sexistes, homophobes, condamné à plusieurs reprises par la justice, a-t-il pu acquérir une telle audience ?
Pour comprendre ce phénomène, ce livre replace le cas Zemmour dans une perspective historique qui prend comme point de départ les années 1880, période où se mettent en place les institutions démocratiques qui nous gouvernent encore aujourd’hui. Ce faisant, il met en regard le parcours d’Éric Zemmour et celui d’Édouard Drumont, le chef de file du camp antisémite à la fin du xixe siècle. Car les deux hommes ont chacun à leur époque su exploiter un contexte favorable à leur combat idéologique. Issus des milieux populaires et avides de revanche sociale, tous deux ont acquis leur notoriété pendant des périodes de crise économique et sociale, marquées par un fort désenchantement à l’égard du système parlementaire.
Dans ce saisissant portrait croisé, Gérard Noiriel analyse les trajectoires et les écrits de ces deux polémistes, en s’intéressant aux cibles qu’ils privilégient (étrangers, femmes, intellectuels de gauche, etc.) et en insistant sur les formes différentes que ces discours ont prises au cours du temps (car la législation interdit aujourd’hui de proférer des insultes aussi violentes que celles de Drumont). L’historien met ainsi en lumière une matrice du discours réactionnaire, et propose quelques pistes pour alimenter la réflexion de ceux qui cherchent aujourd’hui à combattre efficacement cette démagogie populiste.  
Gérard Noiriel est historien, directeur d’études à l’EHESS, et auteur de nombreux livres sur l’histoire sur l’histoire de l’immigration en France, sur le racisme, sur l’histoire de la classe ouvrière et sur les questions interdisciplinaires et épistémologiques en histoire. 

 

mardi 12 décembre 2017

Discours et (re)constructions identitaires. Analyses interdisciplinaires, Thierry Guilbert, Pascaline Lefort (dir.)


Discours et (re)constructions identitaires
Analyses interdisciplinaires
Thierry Guilbert, Pascaline Lefort (dir.) 
Septentrion
Paradoxa
2017

Présentation de l'éditeur
C'est d’abord par les discours que les individus, groupes sociaux et institutions proclament, utilisent et reconfigurent leurs identités (individuelles, sociales, professionnelles, politiques, nationales, ethniques, etc.). Le parti-pris, qui fait l’originalité de cet ouvrage collectif, n’est pas de chercher une définition de l’identité, mais d’analyser le rôle des discours dans la construction des diverses identités dans le but de mieux en percevoir les enjeux.
Les contributions s’inscrivent en sciences politiques, en droit, en sociologie, en psychologie, en sciences du langage et en sciences de l’information et de la communication. Les analyses portent sur les discours identitaires dans des situations concrètes et des terrains divers : enseignement des langues étrangères, orthographe et transcription du breton, métiers d’art, hôpital, politique, médias traditionnels et en ligne, journalisme, cinéma, musée de la mémoire au Chili, Cour européenne des droits de l’homme…

lundi 24 avril 2017

Sarah Mazouz, La République et ses autres. Politiques de l'altérité dans la France des années 2000

Sarah Mazouz
La République et ses autres
Politiques de l'altérité dans la France des années 2000 
ENS
Gouvernement en question(s)
2017 

Présentation de l'éditeur
La France a-t-elle peur de ses autres ? En revenant sur les discours et les pratiques qui se formalisent depuis une quinzaine d'années, Sarah Mazouz interroge les « politiques françaises de l’altérité ». À partir d’une double enquête ethnographique conduite dans les dispositifs étatiques de lutte contre les discriminations raciales et dans les bureaux de naturalisation d’une grande ville de la région parisienne, elle montre comment s’articulent dans l’espace social immigration, nation et racialisation. Par l’analyse de ces deux politiques publiques, elle questionne les processus d’inclusion et d’exclusion à l’intérieur même du groupe national (via l’examen des modalités prises par l’anti-discrimination) et à l’extérieur, entre le national et l’étranger (à travers l’étude des pratiques de naturalisation). Ce faisant, elle s’attache à saisir la relation paradoxale qui lie la République à ses autres et les logiques plurielles qui concourent à la production de l’ordre national.

vendredi 24 juin 2016

Agir par la parole. Porte-paroles et asymétries de l'espace public, Sous la direction de Philippe Juhem et Julie Sedel

Agir par la parole
Porte-paroles et asymétries de l'espace public
 Sous la direction de Philippe Juhem et Julie Sedel
P.U.Rennes
Res Publica
2016


Présentation de l'éditeur
Dans les espaces politiques civilisés de nos États parlementaires, les conflits politiques et les revendications ne prennent plus des formes violentes mais passent par l’usage de discours politiques contrôlés au sein d’un espace public institutionnalisé. Grève, mouvement social, opposition d’un groupe à une réforme du gouvernement, construction d’un problème public, demande d’une extension des prestations sociales : les occasions sont nombreuses au cours desquelles les différents protagonistes du jeu politique cherchent à convaincre les journalistes du bien-fondé de leur point de vue. Les interventions de groupes nouveaux – les représentants des « banlieues », ceux des victimes de l’explosion de AZF– s’entremêlent dans le récit journalistique de l’actualité avec les déclarations des porte-paroles d’organisations syndicales ou professionnelles plus institutionnalisés – CGT, MEDEF, Greenpeace, etc. – pour dessiner une arène publique dans laquelle l’action du gouvernement est discutée et réorientée continûment en fonction des rapports de force qui y sont construits. 
Aussi la tentation est forte pour les journalistes ou les analystes de considérer que la qualité des porte-paroles joue un rôle décisif dans le résultat final des interactions conflictuelles du jeu politique. Le talent d’Augustin Legrand ou celui d’Harlem Désir n’est-il pas à l’origine de la capacité des mouvements qu’ils représentaient d’obtenir la prise en compte des intérêts qu’ils défendent ? Au contraire, l’incapacité des pilotes d’Air France de défendre leurs intérêts lors de leur grève de 2014 n’a-t-elle pas pour cause les difficultés qu’ils ont eu d’avoir un porte-parole constant, disponible, ajusté aux contraintes des rédactions audiovisuelles et capable d’unifier aux yeux des journalistes les interventions des syndicats de pilote ? En ce sens, les rapports de force induits par les mouvements sociaux ne seraient plus véritablement matériels ou directs – le blocage des trains lors d’une grève empêchant la circulation des marchandises et des voyageurs et contraignant le gouvernement à négocier ; la paralysie des grèves de Mai 68 ne pouvant être levée qu’à travers les négociations de Grenelle – mais plutôt symbolique : l’important est que le mouvement apparaisse aux journalistes justifié et acceptable, l’éditorialisation positive ou négative des rédactions conduisant à la production de sondages susceptibles de conforter le gouvernement ou de l’obliger à infléchir ses orientations. Cependant, n’est-il pas excessif de faire de la parole des différents groupes et de la qualité inégale de leurs interventions un facteur décisif de la définition des priorités du gouvernement ? 

vendredi 13 mai 2016

Clémentine Berjaud, Cinq sur Cinq, Mi Comandante ! Contribution à l'étude des réceptions des discours politiques télévisés


Clémentine Berjaud
Cinq sur Cinq, Mi Comandante !
Contribution à l'étude des réceptions des discours politiques télévisés
Préface de Jacques Gerstlé
Dalloz
Nouvelle Bibliothèque de Thèses
2016

Présentation de l'éditeur
Cet ouvrage propose un cadre d’analyse de la réception des discours politiques par les citoyens ordinaires, focalisé sur les récepteurs, sur leurs pratiques concrètes, et sur les ancrages sociaux de ces processus. En prenant pour terrain le Venezuela d’Hugo Chávez, il explore ainsi systématiquement les différentes dimensions et étapes des réceptions du politique grâce à une enquête empirique approfondie, donnant à voir autrement la question des effets de la communication politique.

lundi 7 mars 2016

en poche: Abdellali Hajjat et Marwan Mohammed, Islamophobie. Comment les élites françaises fabriquent le "problème musulman"

Abdellali Hajjat et Marwan Mohammed
Islamophobie 
Comment les élites françaises fabriquent le "problème musulman" 
Posface inédite des auteurs
La Découverte
Poche / Essais
2016 

Présentation de l'éditeur
Alors que l’hostilité à l’encontre des musulmans se traduit presque quotidiennement par des discours stigmatisants, des pratiques discriminatoires ou des agressions physiques, Abdellali Hajjat et Marwan Mohammed font ici œuvre salutaire : ils expliquent comment l’islam a peu à peu été construit comme un « problème » et comment l’islamophobie est devenue l’arme favorite d’un racisme qui ne dit pas son nom.
Ce livre propose un bilan critique des recherches menées, en France et à l’étranger, sur ce phénomène. Faisant le point sur les débats autour du concept d’islamophobie, il offre une description rigoureuse des discours et actes islamophobes, en les inscrivant dans l’histoire longue du racisme colonial et dans leur articulation avec l’antisémitisme. En insistant sur l’importance des stratégies des acteurs, les auteurs décortiquent le processus d’altérisation des « musulmans » qui, expliquant la réalité sociale par le facteur religieux, se diffuse dans les médias et ailleurs. Ils analysent enfin la réception du discours islamophobe par les musulmans et les formes de contestation de l’islamophobie par l’action collective et la mobilisation du droit antidiscrimination.  
Abdellali Hajjat est sociologue et politiste, maître de conférences à l’université Paris-Ouest Nanterre et membre de l'Institut des sciences sociales du politique. Il a publiéLes Frontières de l'« identité nationale », (La Découverte, 2012) et La Marche pour l'égalité et contre le racisme (Éditions Amsterdam, 2013).
Marwan Mohammed, sociologue, est chargé de recherche au CNRS (Centre Maurice Halbwachs-Eris). Il est notamment l'auteur de La Formation des bances. Entre la famille, l'école et la rue (PUF, 2011) et dirigé avec Laurent Mucchielli Les Bandes de jeunes. Des blousons noirs à nos jours (La Découverte, 2007). Il est également l'auteur du documentaire "La tentation de l'émeute" (Morgan Production, 2010).
 

mardi 24 novembre 2015

Max Weber, Discours de guerre et ­d’après-guerre

Max Weber
Discours de guerre et ­d’après-guerre
EHESS
Audiographie
2015
Présentation de l'éditeur
Textes réunis et présentés par Hinnerk Bruhns
Traductions de Pierre de Larminat & Ostiane Courau, revues par Hinnerk Bruhns
Qu’allait dire donc de la guerre celui qui sera considéré plus tard comme le père fondateur de la sociologie allemande, celui même qui, dès le mois d’août 1914, n’avait cessé de s’enthousiasmer, dans des lettres privées : « Que la guerre est grande et merveilleuse ! » ?
Après avoir organisé et dirigé des hôpitaux militaires pendant toute la première année de guerre, d’août 1914 à octobre 1915, Max Weber intervient de plus en plus fortement, comme orateur et comme rédacteur de mémorandums et d’articles de presse, dans le débat public sur la guerre, la politique et les indispensables réformes sociales et constitutionnelles que l’Allemagne devrait mettre en œuvre après la guerre. Les trois discours et l’article de presse reproduits dans ce livre, traduits pour la première fois, montrent un nationaliste convaincu, critique féroce de la politique du gouvernement allemand et des ambitions annexionnistes des pangermanistes, autant que des visées françaises sur la Sarre et du traité de Versailles dont il avait pu suivre de près les « négociations » comme expert au sein de la délégation allemande.

Table des matières

Présentation
I. De 1916 au traité de Versailles : la hantise d’une paix constructive

II. Le sociologue et la guerre
1. Max Weber et le refus de la « guerre des esprits »
2. Une sociologie de la guerre ?
3. L’avenir de la nation

Épilogue
Textes :
I. Au seuil de la troisième année de guerre (1916)
II. La situation de l’Allemagne dans la politique ­mondiale (1916)
III. De la culpabilité du déclenchement de la guerre (1919)
IV. L’appartenance économique de la Sarre à ­l’Allemagne (1919)
Repères bibliographiques
 

jeudi 5 novembre 2015

Le discours "néo-réactionnaire", Sous la direction de Pascal Durand & Sarah Sindaco


Le discours "néo-réactionnaire" 
Sous la direction de Pascal Durand & Sarah Sindaco
CNRS
Culture & Société
2015

Présentation de l'éditeur
Les nouveaux réactionnaires » : l’appellation trouve sa source principale dans un bref pamphlet paru en 2002 sous ce titre. La polémique, aussitôt très vive, n’a pas cessé, depuis, d’envenimer l’espace médiatique et intellectuel français.
Quoi de commun pourtant entre la pensée d’un Marcel Gauchet et les best-sellers d’un Éric Zemmour ? Entre la phraséologie aristocratique d’un Richard Millet et le parler-peuple d’un Robert Ménard ? Entre la mélancolie indignée d’un Alain Finkielkraut et le dandysme désabusé d’un Michel Houellebecq ?
Un tempérament réfractaire sans doute, articulant transgression et conservatisme ; une même volonté d’en découdre avec le « politiquement correct » et la « police de la pensée » ; une même propension, aussi, à se penser en représentants minoritaires d’une majorité opprimée, sur fond de désenchantement démocratique et de hantise du déclin. Romanciers, philosophes, intellectuels « médiatiques », historiens, journalistes : le spectre des « néo-réactionnaires » est large, au risque de la confusion et de l’amalgame. Les auteurs réunis dans cet ouvrage entendent contribuer à un examen dépassionné de cette nébuleuse, en soulignant la diversité des champs d’appartenance et des registres d’expression de ceux qui la composent ou s’y trouvent rangés à leur corps plus ou moins défendant.

Pascal Durand, professeur à l’Université de Liège, sociologue de la littérature et de l’édition, est spécialiste de l’œuvre de Mallarmé. On lui doit d’autre part différents travaux sur les figures de l’orthodoxie politico-médiatique contemporaine : Médias et Censure (2004), La Censure invisible (2006) et Les Nouveaux Mots du pouvoir. Abécédaire critique (2007).
Docteure de l’Université de Liège, Sarah Sindaco est spécialiste de la littérature française des XXe et XXIe_siècles et des rapports entre texte et idéologie. Elle a notamment publié La Fabrique du Français moyen. Productions culturelles et imaginaire social dans la France gaullienne (1958-1981) (2009).

jeudi 2 octobre 2014

Rénovations urbaines en Europe, Sous la direction de Agnès Deboulet et Christine Lelévrier

Rénovations urbaines en Europe
Sous la direction de
Agnès Deboulet et Christine Lelévrier 
P.U.Rennes
2014

Présentation de l'éditeur
Cet ouvrage analyse les discours, les pratiques et les effets des politiques de « démolition-reconstruction » de logements dans des quartiers populaires centraux. Il interroge le sens de ces rénovations, en particulier pour les habitants concernés, selon cinq axes principaux : le renouvellement de l’action publique, les voies contestées de la concertation, la mixité sociale, le relogement et ses trajectoires et enfin l’évaluation.


Agnès Deboulet, sociologue, est professeur à l’université Paris 8 et chercheuse au centre de recherche sur l’Habitat – UMR LAVUE. Ses travaux portent sur les dimensions urbaines de l’internationalisation et la relation entre restructuration et rénovation urbaine, participation et citoyenneté.
Christine Lelévrier, sociologue, est professeur à l’institut d’urbanisme de Paris à l’université Paris-Est-Créteil et chercheuse au laboratoire Lab’Urba. Ses travaux portent sur la ségrégation, les mobilités résidentielles et les politiques de mixité sociale et de restructuration urbaine en Europe.

mercredi 6 novembre 2013

Sonya Florey, L'engagement littéraire à l'ère néolibérale

Sonya Florey
L'engagement littéraire à l'ère néolibérale
Préface de Jérôme Meizoz
Septentrion
2013

Présentation de l'éditeur
Après l'ère du soupçon, voici l’ère néolibérale, qui met le monde en coupe réglée, l’organise à sa façon, manage les « ressources humaines » comme elle gère matières premières et sources d’énergie. Face à une telle coercition, que peut la littérature ?
C’était la question de Sartre dans les années cinquante, c’est à nouveau celle des écrivains contemporains. Évocations du monde du travail, romans d’usine et d’entreprise se multiplient sous la plume de François Bon, Didier Daeninckx, Thierry Beinstingel, Nicolas Bourriaud, Lydie Salvayre, Jean-Charles Massera, Michel Houellebecq…
Mais s’agit-il encore d’engagement de la littérature en ce début de XXIe siècle, alors que les idéologies sur lesquelles fonder cet engagement se sont effondrées ? Une œuvre qui parodie le discours néolibéral, qui recourt à la satire ou à l’ironie comme à autant de protestations désenchantées, qui met en scène licenciements et délocalisations sans construire de discours pour en rendre compte, peut-on la dire engagée ?
Par delà la définition sartrienne de l’engagement, cet essai convoque le discours économique et managérial, les théories postmodernes et néolibérales auxquelles s’affronte la littérature actuelle. Il interroge sa manière d’en traiter, ausculte les formes nouvelles inventées à cet effet, et montre comment, entre implication sociale, posture d’auteur et dispositifs inédits, les écrivains inventent les voies d’une nouvelle critique sociale.
Sonya Florey est docteure ès-Lettres de l'Université de Lausanne et enseigne la didactique du français à la Haute Ecole Pédagogique du canton de Vaud. Elle s’intéresse au dialogue entre littérature contemporaine et discours socio-économique, ainsi qu’aux représentations de l’humain dans le monde néolibéral.

mercredi 23 octobre 2013

Les discours sur l'économie, Sous la direction de Malika Temmar, Johannes Angermuller, Frédéric Lebaron

Les discours sur l'économie
Sous la direction de
Malika Temmar
Johannes Angermuller
Frédéric Lebaron
Curapp-Ess
Puf
2013

Présentation de l'éditeur
Enjeu politique central, le savoir économique a infléchi le débat public à plusieurs égards. À la lumière de la globalisation des marchés, la politique et l'économie forment un tout complexe au-delà du cadre institutionnel de l'État-nation. Pour les acteurs du débat public, cette situation soulève de nombreuses nouvelles questions. Alors que les journalistes ont recours aux experts, ces experts à leur tour cherchent à attirer l'attention des instances médiatiques. En interrogeant les conséquences pour les citoyens, les militants n'ont pas tardé à s'imposer dans ce débat. Cet ouvrage a pour but d'analyser le discours économique selon diverses perspectives issues des sciences humaines et sociales. Parmi les questions abordées dans ce livre, on trouve, entre autre, une interrogation sur la façon dont le savoir économique circule entre des domaines différents. Quel savoir est-il mobilisé dans le discours et comment son évidence est-elle signalée ? Comment les acteurs passent-ils d'un discours (journalistique, scientifique, militant) à un autre ? Quelles sont les instances de consécration qui dotent les idées sur l'économie d'un certain poids dans le débat public ?

Sommaire



  • LEBARON Frédéric, TEMMAR Malika, ANGERMULLER Johannes,  Introduction
  • LEBARON Frédéric,  Pour une sociologie de la production et de la diffusion des discours économiques. Réflexions à partir de l'exemple de la notion de modèle social
  • DUFOUR Julien,  L'imposition de la question actionnariale dans le monde (1985-2005)
  • DUVAL Julien,  Sur les non-dits et les fonctions d'un discours médiatique
  • ANGERMULLER Johannes,  Discours académique et gouvernementalité entrepreneuriale. Des textes aux chiffres
  • MAESSE Jens,  Les marchés financiers en tant que champs discursifs.
  • BARATS Christine,  Diffusion d'un raisonnement économique et du dire managérial : le cas des TIC dans l'enseignement supérieur français
  • REFFAIT Christophe,  Chroniqueurs financiers et bulletiniers de la Bourse : littérature et expertise financière dans la presse quotidienne des années 1880
  • GUILBERT Thierry,  La "mise en évidence" du discours économique par la presse écrite
  • TEMMAR Malika, LABORDE-MILAA Isabelle,  Les procédés de légitimation du discours économique dans le texte de presse
  • MAINGUENEAU Dominique,  Post-scriptum. Le rapport de la Banque Mondiale. Quelques réflexions d'un analyste du discours
  •  Conclusion


  • mercredi 18 avril 2012

    en ligne: COnTEXTES n° 10 | avril 2012, Querelles d’écrivains (XIXe-XXIe siècles) : de la dispute à la polémique. Médias, discours et enjeux


    COnTEXTES n° 10 | avril 2012, Querelles d’écrivains (XIXe-XXIe siècles) : de la dispute à la polémique. Médias, discours et enjeux

    Sous la direction de COnTEXTES

    mercredi 16 novembre 2011

    écouter: Thierry Guilbert, L’« évidence » du discours néolibéral


    écouter: Thierry Guilbert, L’« évidence » du discours néolibéral. Analyse dans la presse écrite
    Liberté sur paroles, Radio Aligre, 6 juin 2011

    Thierry Guilbert
    L’« évidence » du discours néolibéral
    Analyse dans la presse écrite
    Éditions du Croquant
    2011

    Présentation de l'éditeur
    « "Ce ne sont que des mots", dit l’adage populaire. Comme tout adage, celui-ci comprend une part de vérité et une part de fausseté et, comme tout énoncé à valeur générale, il sous-entend un "devoir faire". […] Or s’il faut se méfier des mots, leur dénier toute importance serait une attitude contradictoire : c’est justement parce qu’ils peuvent tromper que les mots méritent toute notre attention. »
    Ainsi commence cet ouvrage qui se penche sur l’évidence du discours néolibéral en traitant de l’attitude des médias écrits à l’égard de l’actualité sociale récente : la représentation des mouvements sociaux de décembre 1995, d’avril-mai 2003, de l’automne 2010 ou encore de la « crise du CPE » de 2006 et de la « crise financière » de 2008.
    A travers de nombreux exemples, l’auteur vise, non pas à mettre au jour un lexique propre au discours néolibéral, mais à analyser le fonctionnement à l’évidence de ce discours dans la presse et à en exposer divers procédés : l’utilisation des valeurs communes et de l’opinion publique, la « comparaison aux voisins » et la naturalisation de l’économie, la nomination des acteurs et des événements, et les procédés manipulatoires de persuasion.
    La question fondamentale qui est posée dans cet ouvrage concerne le rôle des médias dans la fabrication des opinions et des connaissances partagées.

    Thierry Guilbert, maître de conférences en sciences du langage à l’Université de Picardie (UPJV) et chercheur au CURAPP, poursuit depuis plus de dix ans un travail sur le discours néolibéral. Il a publié en 2007 Le discours idéologique ou la force de l’évidence aux éditions L’Harmattan.

    mercredi 6 avril 2011

    Thierry Guilbert, L’« évidence » du discours néolibéral. Analyse dans la presse écrite

    Thierry Guilbert
    L’« évidence » du discours néolibéral
    Analyse dans la presse écrite
    Éditions du Croquant
    2011


    Présentation de l'éditeur

    « "Ce ne sont que des mots", dit l’adage populaire. Comme tout adage, celui-ci comprend une part de vérité et une part de fausseté et, comme tout énoncé à valeur générale, il sous-entend un "devoir faire". […] Or s’il faut se méfier des mots, leur dénier toute importance serait une attitude contradictoire : c’est justement parce qu’ils peuvent tromper que les mots méritent toute notre attention. »
    Ainsi commence cet ouvrage qui se penche sur l’évidence du discours néolibéral en traitant de l’attitude des médias écrits à l’égard de l’actualité sociale récente : la représentation des mouvements sociaux de décembre 1995, d’avril-mai 2003, de l’automne 2010 ou encore de la « crise du CPE » de 2006 et de la « crise financière » de 2008.
    A travers de nombreux exemples, l’auteur vise, non pas à mettre au jour un lexique propre au discours néolibéral, mais à analyser le fonctionnement à l’évidence de ce discours dans la presse et à en exposer divers procédés : l’utilisation des valeurs communes et de l’opinion publique, la « comparaison aux voisins » et la naturalisation de l’économie, la nomination des acteurs et des événements, et les procédés manipulatoires de persuasion.
    La question fondamentale qui est posée dans cet ouvrage concerne le rôle des médias dans la fabrication des opinions et des connaissances partagées.

    Sommaire

    Introduction
    Les trois pôles « démocratiques »
    Qu’est-ce que le discours néolibéral ?
    L’analyse du discours néolibéral

    1.La dissimulation idéologique
    a.Idéologie ou propagande ?
    b.La double dissimulation

    2.Ce que nommer veut dire
    a.Nominaliser c’est présupposer !
    b.Nommer les acteurs
    c.Nommer l’événement

    3.L’opinion pense que… ou le cheval de Troie
    a.Les sondages d’opinion
    b.La figure de l’opinion
    c.La constitution des opinions partagées

    4.Un « cadre naturel »
    a.Cadres primaires
    b.Manipulation des cadres

    5.Le bon modèle
    a.La compétition
    b.La guerre des chefs

    6.Argumentation ou manipulation ?
    a.Rhétorique de la persuasion
    b.Figures argumentatives
    c.Moules argumentatifs

    Conclusion
    Non-dits superposés
    Le métalangage de la « communication »
    Thierry Guilbert, maître de conférences en sciences du langage à l’Université de Picardie (UPJV) et chercheur au CURAPP, poursuit depuis plus de dix ans un travail sur le discours néolibéral. Il a publié en 2007 Le discours idéologique ou la force de l’évidence aux éditions L’Harmattan.

    dimanche 24 janvier 2010

    Carole Reynaud Paligot (dir.) Tous les hommes sont-ils égaux? Histoire comparée des pensées raciales 1860-1930







    Carole Reynaud Paligot (Hrsg.)
    Tous les hommes sont-ils égaux? Histoire comparée des pensées raciales 1860-1930
    2009. 134 S., 3 schwarz-weiße Abbildungen, 3 Graphiken, 1 Karte, in französischer Sprache
    ISBN 978-3-486-59144-6
    Ateliers des Deutschen Historischen Instituts Paris, Bd. 3

    Présentation de l'éditeur
    Les contributions de ce colloque tenu à l'Institut historique allemand de Paris illustrent la diversité des usages scientifiques et politiques de la notion de race dans des sociétés aussi différentes que l'Allemagne, le Brésil, le Cameroun, la France, le Japon, Madagascar et le Sénégal. Dans un contexte d’essor des nationalismes et de l’impérialisme colonial, la notion de race participe à la construction du discours colonial et légitime les pratiques discriminatoires, elle est également mobilisée dans la construction et l’affirmation des identités nationales.

    Die Beiträge dieses Ateliers veranschaulichen die vielfältige wissenschaftliche und politische Verwendung des Rassenbegriffs in so unterschiedlichen Gesellschaften, wie Brasilien, Deutschland, Frankreich, Japan, Kamerun, Madagaskar und Senegal. Im Kontext der aufkeimenden Nationalismen und des sich entwickelnden Kolonialimperialismus trug der Rassenbegriff nicht nur zur Ausbildung des Kolonialdiskurses bei und legitimierte dessen Praktiken, sondern wurde darüber hinaus in großem Maße zur Herausbildung und Behauptung nationaler Identitäten herangezogen.



    Sommaire
    • Carole Reynaud Paligot, Perspectives pour une histoire comparée des pensées raciales
    • Armelle Enders, Du pessimisme à l’optimisme. Les métamorphoses de la pensée raciale au Brésil et la réception des théories de Gilberto Freyre (1890–1930)
    • Albert Gouaffo, Du racisme scientifique au racisme populaire. De la contribution des Camerounais au profil racial de l’Allemagne impériale (1884–1919)
    • Mamoudou Sy, "Peuplades" ou descendants de chorfas? Représentations au XIXe siècle des peuples de la Sénégambie septentrionale
    • Arnaud Nanta, Kiyono Kenji: Anthropologie physique et débats sur la "race japonaise" à l’époque de l’empire colonial (1920–1945)
    • Marc Schindler-Bondiguel, Auxiliaires indigènes ou soldats français? Race, civilisation et genre dans la construction d’une catégorie impériale: le soldat indigène. L’exemple des soldats malgaches (1889–1939)
    • Céline Trautmann-Waller, Langue, peuple, race, nation: usages de la notion de race, frontières disciplinaires et enjeux politiques chez les philologues en France et en Allemagne durant la deuxième moitié du XIXe siècle
    • Agnès Graceffa, La tentation de la pensée raciale dans les lectures historiographiques françaises et allemandes 1920–1930 du peuplement dit germanique de la Gaule: une conception historique de la race
    • Benoît Larbiou, Le corps médical et la race en 1930. Les usages médicaux du racialisme
    http://www.oldenbourg-wissenschaftsverlag.de

    vendredi 22 janvier 2010

    Re-découvrir: Aaron Cicourel, Le raisonnement médical, Une approche socio-cognitive


    Aaron Cicourel
    Le raisonnement médical
    Une approche socio-cognitive

    Textes réunis et présentés par
    Pierre Bourdieu et Yves Winkin
    Collection Liber
    Seuil, 2002



    Présentation de l'éditeur
    Aaron Cicourel est un de ces sociologues américains qui travaillent sur le "terrain". Il se fait accepter dans un milieu, observe, écoute, prend des notes. Il a ainsi étudié la délinquance juvénile, l'enseignement des sourds et muets, les routines médicales... Ce livre est un choix représentatif de son travail des vingt dernières années dans le milieu médical. Ce qui l'intéresse particulièrement, c'est l'immense difficulté des uns et des autres à communiquer. Chacun en a fait l'expérience : les médecins ne parviennent pas à parler aux patients en langage ordinaire. Aaron Cicourel va recueillir à la fois l'histoire de la maladie telle que le patient la raconte au médecin, et telle que le médecin la reconstitue par ses questions et ses notes. Son analyse repose sur l'idée de "catégorisation" : les catégories du patient ne sont pas celles du médecin : médicamentation, hospitalisation, etc.


    Ce livre propose un choix représentatif des travaux d'Aaron V. Cicourel dans le milieu médical au cours des vingt dernières années. Travaillant sur le terrain à la façon d'un anthropologue, Aaron V. Cicourel se fait accepter dans un milieu donné, observe, interroge, prend des notes, enregistre. On le voit ici à l'œuvre au sein de différents services hospitaliers. Ce qui l'intéresse tout particulièrement, c'est l'immense difficulté des médecins comme des patients à communiquer. Il recueille à la fois l'histoire de la maladie telle que le patient la raconte au médecin, et telle que le médecin la recadre par ses questions et ses notes. Il reconstitue ainsi le raisonnement médical qui aboutit à un diagnostic, à une prescription, sinon à une intervention. Ce sont des décisions lourdes de conséquences qui sont souvent mal expliquées et mal comprises.

    Sommaire
    La sollicitation comme problème discursif
    Langage et structure des croyances dans la communication médicale
    Raisonnement et diagnostic : le rôle du discours et de la compréhension clinique en médecine
    L'imbrication des contextes communicationnels : exemples d'entretiens médicaux
    L'intégration de la connaissance distribuée dans le diagnostic médical d'équipe
    Les événements langagiers médicaux comme ressources pour établir les différences de raisonnement diagnostique entre experts et novices







    Aaron Cicourel
    Professeur de sociologie à l'Université de San Diego, Aaron Circourel a été l'élève de Schütz et de Garfinkel avant de s'en éloigner afin de donner à ses travaux un tour plus cognitif.
    Aaron Cicourel s'est ainsi intéressé aux processus inférentiels qui ont lieu lors de la production du langage naturel. Il s'est par ailleurs concentré sur les dimensions pragmatiques de l'usage du langage dans des contextes cliniques, favorisant ainsi le développement de systèmes experts.
    Plus récemment, il s'est attaché à l'étude du discours sur la place de travail, ainsi que l'utilisation d'artefacts d'annotation permettant de se décharger d'une surchage cognitive.
    Circourel a également participé, par des travaux d'ordre méthodologique, à l'essor de l'ethnométhodologie.

    Bibliographie :
    - Aspects of structural and processual theories of knowledge, in Bourdieu: critical perspectives, Cambridge (GB), Polity Press, 1995, pp. 89-115.
    - La sociologie cognitive, Paris, PUF, 1979 [1ère éd. amér. 1973).
    - Method and measurement in sociology, New York, Free Press, 1969.