« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ».
Pierre Bourdieu (1992)


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samedi 16 juillet 2022

Actes de la recherche en sciences sociales, n° 242 – juin 2022 // Varia

 

 


Actes de la recherche en sciences sociales, n° 242 – juin 2022 // Varia

 

Résumé

Nicolas Brusadelli et Yannick Martel s'intéressent aux luttes qui animent aujourd'hui le "mouvement climat" , à partir d'une enquête sur la construction du mouvement "Alternatiba" . Tout en appréhendant les différences de labélisation du "politique" du point de vue des acteurs, ils tentent aussi d'analyser les stratégies concrètes, d'affiliation ou de mise à distance, déployées en direction du champ politique.
Fabien Desage, Clément Barbier, Antonio Delfini éclairent l'inscription localisée et historiquement ancrée des transformations du capitalisme, en s'intéressant à l'émergence d'un marché de la promotion immobilière dans l'agglomération lilloise, au tout début des années 1960. Loin d'être la conséquence mécanique de processus externes, celle-ci apparaît largement dépendante des investissements précoces de grands industriels locaux ou de leurs héritiers, mais aussi des reconfigurations de l'action publique locale.
W. E. B Dubois a publié en 1920, à New York, l'ouvrage Darkwater : Voices from Within the Veil. Le chapitre "The Souls of White Folk" ("Les âmes du peuple blanc") est traduit dans la revue pour la première fois. Nicolas Martin-Breteau analyse ce chapitre et montre que l'imposition d'un régime de "suprématie blanche" dans le monde ne constitue pas une "aberration" au regard des valeurs défendues par l'Europe, mais qu'il est l'aboutissement logique de la construction des Etats-nations occidentaux.

 

Réformer le militantisme, relancer le mouvement climat. Sur la genèse d’Alternatiba
Nicolas Brusadelli et Yannick Martel

Bâtir ou périr ? Les inégales (re)conversions de la bourgeoisie industrielle nordiste dans l’immobilier (1945-1990)
Clément Barbier, Fabien Desage, Antonio Delfini

W. E. B. Du Bois, « Les âmes du peuple blanc » et la critique de la suprématie blanche
Nicolas Martin-Breteau

W. E. B. Du Bois, « Les âmes du peuple blanc » (1920)
Traduction par Nicolas Martin-Breteau

À l’école des chefs. Formations professionnelles en lycée hôtelier et pénurie de main-d’œuvre dans l’hôtellerie-restauration
Adrien Pégourdie

 

 

 

 

vendredi 2 juin 2017

Collectif Degeyter, Sociologie de Lille

 
Collectif Degeyter
Sociologie de Lille 
La Découverte
Repères
2017

Présentation de l'éditeur
À Lille, le récit d’une agglomération reconvertie en métropole tertiaire, culturelle et créative semble avoir chassé les fantômes de la crise économique. Mais, cinquante ans après le début de sa désindustrialisation et sans nier les dynamiques économiques et culturelles nouvelles, la « bifurcation tertiaire » est loin d’avoir tenu ses promesses.
Lille est aujourd’hui la grande agglomération régionale la plus ségrégée de France. Les politiques publiques nationales et locales se sont révélées impuissantes à réduire les inégalités sociospatiales héritées du développement industriel et à contrecarrer un chômage persistant. La reconversion tertiaire s’est accompagnée d’une précarisation accrue du marché du travail et de ségrégations renouvelées, tant sur le plan résidentiel que scolaire.
Cet ouvrage rend compte de ces transformations, indissociablement politiques, économiques et sociales, qui font de l’agglomération lilloise un site privilégié pour comprendre les dynamiques inégalitaires des villes contemporaines.
Le collectif Degeyter est composé de neuf enseignants-chercheurs sociologues, politistes et géographes des universités Lille 1, Lille 2, Lille 3 et Paris-Est-MLV : Antonio Delfini, Fabien Desage, Fabien Eloire, Remi Lefebvre, Yoan Miot, Frédéric Poulard, Stéphanie Pryen, Juliette Verdière et Cécile Vignal (coord.).




mardi 25 mars 2014

en ligne: Revue Savoir/agir n° 24, Politiques du logement

Éditorial
Vers la déflation  ?, par Frédéric Lebaron

Dossier

Politiques du logement, par Fabien Desage et Manuel Schotté
Au nom de la « mixité sociale », par Christine Lelévrier
Crise du logement  ? Quelles crises  ?, par Jean-Claude Driant
« Qui a le droit… au logement opposable  ? », par Pierre-Édouard Weill
20 % de logements sociaux minimum, mais pour qui  ?, par Fabien Desage
Trajectoires résidentielles de classes moyennes et gentrification des anciens quartiers populaires, par Anaïs Collet
Les quartiers refondés des Hauts-de-Seine et l’entre-soi des cadres d’entreprise, par Bruno Cousin
Les métamorphoses « du » périurbain, par Anne Lambert
Promouvoir l’accès à la propriété dans les cités HLM, par Pierre Gilbert

Grand entretien avec Emmanuel Terray De l’anthropologie à la défense des sans-papiers

Paroles
Les deux mondes de la coiffure, par Céline Dumoulin

Chronique de la gauche de gauche Dérives du gouvernement, un mouvement social actif, par Louis Weber

Enquête (3) Sociogenèse du « Front de gauche » Entretien avec Véronique Lamy et Christian Perriel, porte-parole du Parti communiste des ouvriers de France

La rhétorique réactionnaire Talents  : de Gérard Depardieu à Bernard Arnault, par Gérard Mauger

Idées L’égalité des chances  : un contresens logique, par Patrick Massa

Politiques d’ailleurs Venezuela de l’après-Chavez, par Gisèle Jean
Margaret Thatcher  : the witch is dead  ?, par Keith Dixon


(source: Savoir/Agir)

mercredi 26 juin 2013

Revue Savoir/agir n° 24, Politiques du logement

Revue Savoir/agir n° 24
Politiques du logement
éd du Croquant
2013
Présentation de l'éditeur
« Au fil des époques successives, une répétition marque l’histoire du logement marchandise : c’est à la fois le lancinant problème de l’habitat populaire, et celui des difficultés de l’expansion du capitalisme dans le secteur immobilier. Les deux phénomènes sont intimement liés. Ils manifestent une contradiction structurelle à partir de laquelle on peut lire l’évolution des formes de production et de circulation du logement »
Ces propos, écrits par C. Topalov il y a plus de 25 ans, pourraient être repris tels quels pour justifier la démarche qui caractérise ce dossier tant ils semblent d’actualité.
Le refrain de la « crise du logement », s’il est repris à l’unisson depuis quelques années, n’est pas nouveau. Il fait écho à un ensemble de dynamiques structurelles anciennes, liées notamment à un mouvement de marchandisation du logement, qui s’est intensifié ces dernières décennies après avoir été endigué partiellement dans l’après-guerre. Ce mouvement de marchandisation généralisée, en France et en Europe, tend à exclure les moins nantis, et confronte une proportion croissante des « classes moyennes » à une augmentation des prix et aux difficultés qui l’accompagnent.

mardi 30 avril 2013

Les territoires du communisme. Elus locaux, politiques publiques et sociabilités militantes, Sous la direction de Emmanuel Bellanger et Julian Mischi

Sous la direction de
Emmanuel Bellanger et Julian Mischi
Les territoires du communisme
Elus locaux, politiques publiques et sociabilités militantes
Armand Colin
2013

Présentation de l'éditeur
« Communisme municipal », « banlieue rouge », « bastions ouvriers » : l’influence du Parti communiste français est associée à des représentations territoriales typées. Quelle est la réalité de cette implantation ? Quelles évolutions a-t-elle connues des années 1920 à nos jours ? Existe-t-il une spécificité de la gestion communiste locale ?
Quatorze auteurs réunis dans cet ouvrage analysent avec nuance l’empreinte du communisme sur les territoires qu’il a administrés. Leurs enquêtes restituent toute la diversité de la sociabilité militante du PCF. Elles décrivent comment les communistes luttent pour la conquête du pouvoir local et comment ils s’efforcent de maintenir leur influence. Elles éclairent aussi les tensions et les compromis qui animent l’appareil, ses élus, ses militants et ses organisations affiliées.
Dirigé par un historien et un sociologue, cet ouvrage dresse également un bilan des recherches sur le communisme en France dans une perspective interdisciplinaire qui met en relief le dynamisme des études locales sur les comportements politiques et leur environnement institutionnel et social.

Emmanuel Bellanger est chargé de recherche au CNRS, université Paris 1 Panthéon- Sorbonne, Centre d’histoire sociale du XXe siècle (CHS).
Julian Mischi est chargé de recherche à l’INRA, département des sciences sociales, CESAER-Dijon.

Avec les contributions de Françoise de Barros, Émilie Biland, Paul Boulland, Nicolas Bué, Fabien Desage, Jean-Luc Deshayes, Violaine Girard, David Gouard, Sébastien Jolis, Rémi Lefebvre, Thibault Tellier, Benoît Trépied.

samedi 26 mars 2011

Fabien Desage - David Guéranger, La politique confisquée. Sociologie des réformes et des institutions intercommunales





Fabien Desage - David Guéranger
La politique confisquée
Sociologie des réformes et des institutions intercommunales

Éditions du Croquant
2011





Présentation de l'éditeur
L’intercommunalité a connu un développement accéléré depuis quelques années. À tel point que les communautés (de communes, d’agglomération ou urbaines) couvrent aujourd’hui la quasi-totalité du territoire national et concernent plus de 90 % de la population française. Si les traces de leur action jalonnent la vie quotidienne locale – le bus qui arbore l’acronyme du syndicat de transports en commun, la ligne de contribution aux services d’assainissement ou de ramassage des ordures ménagères qui barre la feuille des impôts locaux, le bâtiment du siège des services administratifs, parfois baptisé « hôtel de communauté » –, elles demeurent des objets politiques méconnus de la majorité des citoyens.
Ce décalage entre des institutions sans cesse plus nombreuses, plus importantes, et leur faible appropriation démocratique, fonde l’hypothèse centrale de cet ouvrage : celle d’un objet politique doublement confisqué. Confisquée, l’intercommunalité l’est d’abord en raison de son fonctionnement politique singulier, marqué par des « consensus » inter-partisans établis à l’abri des regards des citoyens et des élus municipaux. Confisquée, l’intercommunalité l’est ensuite au nom de sa technicité présumée, un argument qui puise dans les discours des acteurs politiques eux-mêmes et que valident ses « experts » patentés. Elle se trouve ainsi érigée en objet à part, domaine réservé de quelques-uns.
Le présent ouvrage prend le contre-pied de ces conceptions dépolitisantes de l’intercommunalité. D’abord, en montrant les mécanismes qui la soustraient à tout espace public de délibération. Ensuite, en insistant sur les nombreuses conséquences politiques et sociales pour les territoires concernés des choix et des non-choix intercommunaux. Lever le voile sur les institutions intercommunales fournit ainsi un mobile et des outils pour les investir politiquement.
David Guéranger est chercheur au Laboratoire Techniques, Territoires et Sociétés (LATTS) et enseigne à l’École des Ponts ParisTech (ENPC). Il étudie les institutions locales et les réformes de décentralisation.
Fabien Desage est maître de conférences en science politique à l’université de Lille 2 et membre du Centre d’études et de recherches administratives politiques et sociales (CERAPS). Ses recherches portent notamment sur la sociologie des institutions politiques et de l’action publique.

mercredi 16 février 2011

en ligne: Savoir/Agir n° 11, Régions, territoires locaux et proximité

Savoir/Agir n° 11, mars 2010, Régions, territoires locaux et proximité
éditions du Croquant

Couverture S/A n°11 
 
















Éditorial
Vers l’émergence d’une alternative globale ?, par Frédéric Lebaron
Dossier
Régions, territoires locaux et proximité, coordonné par Michel Koebel, Patrick Lehingue et Frédéric Pierru
Décentralisation et autonomie de l’espace politique local, par Michel Koebel
La démocratisation de l’intercommunalité n’aura pas lieu, par Fabien Desage, David Guéranger
Napoléon au pays du New Public Management, par Frédéric Pierru
Une démocratie hybride ?, par Laurent Godmer
Les singularités des élections régionales en France, par Patrick Lehingue
La composition des listes socialistes aux élections régionales, par Rémi Lefebvre
Grand entretien avec Jean-Louis Briquet
Clientélisme et pratiques politiques officieuses
Paroles
« Un morceau de ma chair qui me manquait », par Sabine Lambert et Olivier Paquereau
Chronique de la gauche de gauche
La gauche de gauche à l’épreuve des régionales, par Louis Weber
Alterindicateurs
La longue marche vers de nouveaux indicateurs sur les territoires, par Florence Jany-Catrice
Actualité
Grand Paris, le pari est-il encore gagnable ?, par Guy Burgel
Europe
Un nouveau Président pour l’Union européenne, par Michel Mangenot
Première campagne électorale, premier mandat de député européen, avec Marie-Christine Vergiat
Politiques d’ailleurs
Belgique : la fin des compromis ?, Bernard Conter, Jean Faniel
Retour sur les célébrations de la fin du communisme, par Jérôme Heurtaux

dimanche 7 mars 2010

10 mars, Michel Koebel pour la présentation du dossier de la revue Savoir/Agir N°11



















Le réseau Pierre Bourdieu un hommage a le plaisir de vous inviter à la présentation par Michel Koebel du dossier Régions, territoires locaux et proximité de la revue Savoir/Agir N°11, sur l'espace second life Pierre Bourdieu un hommage.

Date et Lieu: 10 mars à 21h30 sur l'espace second life Pierre Bourdieu un hommage

Suivez ces liens pour écouter et poser vos questions:
Comment s'inscrire sur second life?
Second Life Registration
Une fois l'inscription faite et le logiciel téléchargé on clique sur le lien suivant pour aller directement sur l'espace Pierre Bourdieu un hommage



Présentation du dossier
Savoir/Agir n°11
Éditions du Croquant
Sortie prévue : mars 2010

Régions, territoires locaux et proximité
Dossier coordonné par Michel Koebel, Patrick Lehingue et Frédéric Pierru

Suppression de la taxe professionnelle, inversion des processus de décentralisation par durcissement de la contrainte budgétaire, remplacement des conseillers généraux et régionaux par des conseillers territoriaux moins nombreux mais mieux pensants, redécoupage des territoires et des compétences, fronde des notables sénatoriaux … À l’occasion des élections régionales de mars 2010, il nous a paru opportun de traiter de la question des territoires locaux.
Classiquement opposé au « national », le « local », de par les propriétés qui lui sont parfois très généreusement associées (diversité, dynamisme, inventivité, proximité, gestion sinon apolitique au moins non partisane, traitement sur le terrain des urgences sociales, laboratoire d’expérimentations et de démocratie participative…), est souvent paré de toutes les vertus et certains de ses représentants censés incarner au quotidien d’autres manières de faire de la politique. Si l’on admet avec Jacques Lagroye, « que les "notions" de local et de national sont des catégories forgées par les acteurs à d’autres fins que scientifiques, et que le chercheur ne peut donc s’approprier qu’avec une infinie prudence », le caractère proprement mythologique de cette opposition binaire durcie peut être vérifié à l’approche des élections régionales sur toute une série de questions.
En quoi les scrutins régionaux (derniers venus dans la liste des « nominations électives au suffrage universel ») sont-ils si singuliers ? Les mécanismes de structuration de l’offre (délimitation des éligibles et constitution des listes) sont-ils spécifiques ? Les conseillers régionaux qui en sont issus sont-ils socialement plus représentatifs de leurs électeurs que les titulaires d’autres mandats ? Au terme de trois décennies, comment évaluer le degré réel d’autonomie et de particularisme dont bénéficieraient les collectivités locales ? Quels effets a eu la montée en puissance de l’intercommunalité sur le jeu politique local ? Pour des raisons budgétaires, n’assiste t’on pas dans certains domaines (la santé, par exemple) à une dynamique de « verticalisation » qui restreint toujours plus les marges de manœuvre des collectivités territoriales aux prises avec des services déconcentrés de l’Etat fusionnés donc toujours plus puissants ?

§ Les singularités des élections régionales en France (Patrick Lehingue)
§ Décentralisation et autonomie de l’espace politique local (Michel Koebel)
§ Les effets des transformations économiques sur le jeu politique local (Frédéric Pierru)
§ La démocratisation de l'intercommunalité n’aura pas lieu (Fabien Desage et David Guéranger)
§ La composition des listes socialistes aux élections régionales. Velléités rénovatrices et néo-féodalisation du PS (Rémi Lefebvre)
§ Une démocratisation hybride ? Les élus régionaux entre représentation-miroir et élitisme social (Laurent Godmer)

(merci à Michel Koebel et Alain Oriot pour les infos ci-dessus)