« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ».
Pierre Bourdieu (1992)


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mercredi 5 avril 2017

Savoir/Agir N°39, Les désindustrialisations (re)visitées

 
Savoir/Agir N°39, Les désindustrialisations (re)visitées
éditions du Croquant
2017 

Présentation de l'éditeur
La désindustrialisation s’inscrit de manière récurrente dans les débats publics comme une des transformations économiques et sociales majeures des pays du Nord depuis la fin des années 1970. Pour autant, elle mérite d’être mieux définie dans ses contours et ses effets.
Des historiens relativisent, dans ce numéro, la nouveauté et l’ampleur des désindustrialisations. D’autres articles soulignent les déplacements des industries en fonction des stratégies internationalisées des firmes, notamment dans le secteur de la logistique et dans les zones franches de pays du Sud. Des contributions interrogent également les multiples dimensions des reconfigurations d’anciens bassins industriels et les implications des politiques locales de reconversions de ces espaces. Ce sont enfin les effets des transformations « industrielles » sur les ouvrier.e.s en Europe qui sont présentés. Il s’agit de saisir à la fois la dégradation des conditions d’emploi, de travail et de vie des mondes ouvriers et les formes de résistances individuelles ou collectives qu’elles entraînent.

Table des matières
Éditorial
Une affaire d’ethos. Le cas Fillon et la crise du néolibéralisme, par Frédéric Lebaron
Dossier
Les désindustrialisations (re)visitées. Dossier coordonné par Jean-Luc Deshayes et Cédric Lomba
Les fermetures d’usines dans un espace social localisé de qualification : le Bassin sidérurgique de Longwy, par Jean-Luc Deshayes
Carmaux. La cité de Jaurès à l’épreuve de la désindustrialisation, par Romain Castellesi
Sociologie des modes de gestion de main-d’œuvre «  hors sol  », par Delphine Mercier
Mobilité, ancrage et rapport à l’espace des jeunes des classes populaires rurales, par Thomas Venet
Rester ou partir  ? Déclin minier et paris sur l’avenir en Roumanie postcommuniste, par Maria Voichita Grecu
Des univers ouvriers bousculés par les restructurations répétées, par Cédric Lomba
Produire le flux. L’entrepôt comme prolongement d’un monde industriel sous une forme logistique, par Carlotta Benvegnù et David Gaborieau

Grand entretien avec Michaël Löwy
Penser au sein d’une constellation marxiste. Propos recueillis par Vincent Gay

Paroles
Mobilisation/démobilisation politique au Val Fourré, par Gérard Mauger et Nasser Tafferant

Chronique de la gauche de gauche
Deux gauches  ? Ou trois  ?, par Louis Weber

La rhétorique réactionnaire
Un champ politique illisible, par Gérard Mauger

Chroniques du monde
Déforestation et palmier à huile. Diversité des productions et réception de la critique, par Stéphanie Barral



lundi 4 janvier 2016

Savoir/agir n° 34, De la classe ouvrière aux classes populaires

Savoir/agir n° 34
De la classe ouvrière aux classes populaires
éditions du Croquant
2016 
Présentation de l'éditeur
Il fut un temps qui n’est pas si lointain où « la classe ouvrière » était créditée d’un rôle messianique par les uns, d’épouvantail par les autres. Son éclipse consécutive à celle, intellectuelle et politique, du marxisme, à l’effondrement du socialisme « réellement existant », à la désindustrialisation massive, etc., a pu sembler emporter avec elle les rapports de domination et les inégalités sous toutes leurs formes dans une société désormais « moyennisée » et/ou « individualisée ». La montée du chômage et de la précarité, le retour de « l’insécurité sociale », le creusement des inégalités, etc., ont fait que, depuis la fin des années 1990, on s’est avisé chez les sociologues, les journalistes et les politiques que « les classes populaires » ne sont pas pour autant disparues avec « la classe ouvrière ». Certes, les classes populaires ne sont pas ce que la classe ouvrière n’a jamais été ailleurs que dans l’imagination des intellectuels. En mobilisant les très nombreuses enquêtes désormais disponibles, il s’agira dans ce dossier de cerner « ce que populaire veut dire », de s’interroger sur le rassemblement des ouvriers et des employés sous le même label, d’étudier les multiples clivages qui traversent les classes populaires, de se demander comment elles se reproduisent et comment on s’en échappe, de reposer la question de « la culture populaire ».

Sommaire

Éditorial
Géopolitisations, par Frédéric Lebaron
Dossier : De la classe ouvrière aux classes populaires, coordonné par Gérard Mauger
Portrait statistique des classes populaires contemporaines, par Thomas Amossé
Compter les classes populaires  : où sont les femmes  ?, par Monique Meron
École  : les trois chemins, par Tristan Poullaouec
L’accession à la propriété  : facteur de division des classes populaires  ?, par Violaine Girard
Le retour des classes est «  populaire  » à l’Association française de sociologie, par Jean-Luc Deshayes
De la sociologie de la classe ouvrière à la sociologie des classes populaires. Penser ensemble la condition des ouvriers et des employé-e-s, par Marie Cartier, Isabelle Coutant, Olivier Masclet, Nicolas Renahy, Yasmine Siblot
Pourquoi la gauche a-t-elle perdu les classes populaires  ?, par Stéphane Beaud, Michel Pialoux
Représenter les classes populaires  ?, par Lorenzo Barrault-Stella, Bernard Pudal
Grand entretien avec Thomas Piketty : Pour une approche qui mêle histoire, sociologie, culture… Propos recueillis par Frédéric Lebaron
Paroles
Tuer la contestation dans l’œuf. Histoire d’une implantation syndicale avortée dans la restauration rapide, par Charles Berthonneau
Chronique de la gauche de gauche
Front de gauche  : toujours la panne, par Louis Weber
L’expérience grecque (III)
«  Un pistolet sur la tempe   », par Gérard Mauger
Chroniques du monde
Le «  prix  » de la Révolution en Tunisie, par Amin Allal
Culture
Représentations du social et positionnement esthétique de deux transfuges. Le cinéma des frères Dardenne, par Cédric Lomba

mardi 30 avril 2013

Les territoires du communisme. Elus locaux, politiques publiques et sociabilités militantes, Sous la direction de Emmanuel Bellanger et Julian Mischi

Sous la direction de
Emmanuel Bellanger et Julian Mischi
Les territoires du communisme
Elus locaux, politiques publiques et sociabilités militantes
Armand Colin
2013

Présentation de l'éditeur
« Communisme municipal », « banlieue rouge », « bastions ouvriers » : l’influence du Parti communiste français est associée à des représentations territoriales typées. Quelle est la réalité de cette implantation ? Quelles évolutions a-t-elle connues des années 1920 à nos jours ? Existe-t-il une spécificité de la gestion communiste locale ?
Quatorze auteurs réunis dans cet ouvrage analysent avec nuance l’empreinte du communisme sur les territoires qu’il a administrés. Leurs enquêtes restituent toute la diversité de la sociabilité militante du PCF. Elles décrivent comment les communistes luttent pour la conquête du pouvoir local et comment ils s’efforcent de maintenir leur influence. Elles éclairent aussi les tensions et les compromis qui animent l’appareil, ses élus, ses militants et ses organisations affiliées.
Dirigé par un historien et un sociologue, cet ouvrage dresse également un bilan des recherches sur le communisme en France dans une perspective interdisciplinaire qui met en relief le dynamisme des études locales sur les comportements politiques et leur environnement institutionnel et social.

Emmanuel Bellanger est chargé de recherche au CNRS, université Paris 1 Panthéon- Sorbonne, Centre d’histoire sociale du XXe siècle (CHS).
Julian Mischi est chargé de recherche à l’INRA, département des sciences sociales, CESAER-Dijon.

Avec les contributions de Françoise de Barros, Émilie Biland, Paul Boulland, Nicolas Bué, Fabien Desage, Jean-Luc Deshayes, Violaine Girard, David Gouard, Sébastien Jolis, Rémi Lefebvre, Thibault Tellier, Benoît Trépied.

mercredi 27 juin 2012

Les paradoxes de l’écriture. Sociologie des écrits professionnels dans les institutions d’encadrement

Les paradoxes de l’écriture
Sociologie des écrits professionnels dans les institutions d’encadrement
Christel Coton et Laurence Proteau (dir.) 
P.U.Rennes
2012

Christel Coton et Laurence Proteau sont sociologues, membres du Centre de sociologie européenne (CESSP-CSE) et maîtres de conférences respectivement à l’université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne et à l’université de Picardie Jules-Verne.