« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ».
Pierre Bourdieu (1992)


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mercredi 31 mai 2017

Pierre-Édouard Weill, Sans toit ni loi ? Genèse et conditions de mise en œuvre de la loi DALO

Pierre-Édouard Weill
Sans toit ni loi ? 
Genèse et conditions de mise en œuvre de la loi DALO
Préface de Vincent Dubois
P.U.Rennes
Res Publica 
2017

Présentation de l'éditeur
La loi sur le droit au logement opposable du 25 mars 2007, dite DALO, introduit une possibilité de recours à la justice administrative afin de permettre aux personnes sans domicile ou mal-logées d'accéder à un logement adapté, sous peine de condamnation de l'Etat. Adoptée dans la foulée du mouvement des Enfants de Don Quichotte, la loi est annoncée comme une avancée décisive en matière de protection sociale.
Présentée comme une "opération vérité", sa mise en oeuvre doit fournir une représentation d'autant plus juste des besoins urgents et prioritaires de logement qu'elle se fonde sur le recours à la justice. Si la loi DALO permet de lutter contre certaines discriminations dans l'accès aux HLM, elle peine toutefois à s'appliquer. A l'aube de son dixième anniversaire, les condamnations de l'Etat s'accumulent, quand bien même le tri des requérants dont la situation est reconnue prioritaire et urgente s'avère de plus en plus strict.
En outre, des risques de ghettoïsation des quartiers populaires liés au relogement au titre du DALO sont régulièrement dénoncés par des élus locaux et relayés jusqu'au gouvernement. Au croisement de l'analyse des politiques publiques, de la sociologie du droit et de la sociologie urbaine, cet ouvrage donne à voir une tentative de rationalisation de l'action publique par le recours à la justice, tout en pointant ses limites et ses effets pervers.
A travers une approche transversale - des sommets de l'Etat aux demandeurs de logement - et la combinaison de méthodes qualitatives et quantitatives, il éclaire les transformations des politiques du logement des personnes défavorisées, mais aussi, plus largement, les logiques du recours croissant à la justice dans la gestion du social.  

Pierre-Édouard Weill est maître de conférences en sociologie à l’université de Bretagne occidentale, membre du Lab-LEX (UBO-UBS) et chercheur associé à SAGE (UMR CNRS 7363). Ses travaux portent principalement sur les politiques sociales et les pratiques culturelles. Parmi ses publications récentes, un ouvrage co-dirigé avec Lorenzo Barrault : Creating target publics for welfare policies. A comparative and multilevel approach (2017).


jeudi 6 novembre 2014

La culture et ses intermédiaires. Dans les arts, le numérique et les industries créatives, Ouvrage dirigé par Laurent Jeanpierre et Olivier Roueff

La culture et ses intermédiaires
Dans les arts, le numérique et les industries créatives
Ouvrage dirigé par Laurent Jeanpierre et Olivier Roueff
Editions des archives contemporaines
2014

Présentation de l'éditeur
Qui sont les protagonistes des « fonctions » d’intermédiation en pleine expansion actuellement ? Quelles sont leurs relations, directes ou indirectes, avec la création?
Amazon, iTunes, Netflix, YouTube, etc. : la liste serait longue des nouvelles formes controversées d’accès à la culture. À côté de ces grands noms d’entreprises transnationales, c’est en réalité l’ensemble des activités d’intermédiaires dans les arts et les industries créatives qui s’expose aujourd’hui et semble croître, en nombre, en taille et en puissance. Qui sont les protagonistes de ces activités en pleine expansion?
Que font-ils ? Quelles sont leurs relations, directes ou indirectes, avec la création?
À travers une vingtaine d’enquêtes conduites en France, en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis sur des individus et des entreprises qui font exister l’offre et la demande de travail artistique ou de biens culturels, les auteurs de ce livre répondent pour la première fois à ces questions de manière plurisectorielle : dans les arts visuels, la musique, le cinéma, la mode, la bande-dessinée et les industries numériques. La plupart des « fonctions » d’intermédiation sont ainsi abordées, depuis le soutien à la production jusqu’aux palmarès en passant par la sélection des talents, le développement de carrières, le montage des équipes et des budgets et, bien entendu, la distribution et la promotion des œuvres.
La perspective adoptée met en avant les luttes incessantes pour la conquête des créations ayant lieu aux frontières de « territoires » d’activité professionnalisés ou plus informels. L’ouvrage constitue un plaidoyer pour une sociologie des systèmes d’intermédiation : méthode d’analyse pertinente des reconfigurations économiques actuelles, irréductibles au discours enchanté des investisseurs comme au schème critique globalisant de la marchandisation de la culture ; instrument privilégié d’une écologie sociale indispensable à une compréhension réaliste du travail artistique. Au terme du parcours, les débats sur la reconnaissance déclinante des créateurs et la répartition inégale des risques et des bénéfices au sein du capitalisme dit « culturel » devraient apparaître sous un jour inédit.

Ouvrage dirigé par Laurent Jeanpierre et Olivier Roueff avec des contributions d’Olivier Alexandre, Pierre-Jean Benghozi, Célia Bense Ferreira Alves, Christian Bessy, Laura Braden, Vincent Bullich, Pierre-Marie Chauvin, Diana Crane, Timothy J. Dowd, Thomas Guignard, Karim Hammou, Wenceslas Lizé, Audrey Mariette, Jean-Matthieu Méon, Bernard Miège, Delphine Naudier, Keith Negus, Thomas Paris, Violaine Roussel, Mathieu Trachman, Laure de Verdalle, Julie Verlaine et Pierre-Édouard Weill.

mercredi 5 novembre 2014

Les stratèges de la notoriété. Intermédiaires et consécration dans les univers artistiques, Ouvrage dirigé par Wenceslas Lizé, Delphine Naudier et Séverine Sofio

Les stratèges de la notoriété
Intermédiaires et consécration dans les univers artistiques

Ouvrage dirigé par Wenceslas Lizé, Delphine Naudier et Séverine Sofio
Editions des archives contemporaines
2014

Présentation de l'éditeur
Dans quelle mesure et de quelles manières les intermédiaires contribuent-ils à la fabrication du succès des artistes et à leur accès à la consécration ?
L'activité artistique professionnelle est collective et repose, in fine, sur la commercialisation d'oeuvres, de spectacles, de disques ou de films dont la vocation est d' atteindre un public. Dans cette entreprise, la notoriété est à la fois une fin en soi et un outil qu'un certain nombre de professionnels s’emploient à fabriquer. En d’autres termes, l’accès des artistes à l’espace public suppose l’intervention d' intermédiaires culturels qui s'efforcent, au moyen de stratégies encore peu étudiées par les sciences sociales, de sortir de l'anonymat et de promouvoir des artistes ou des oeuvres.
A partir d'un ensemble d'enquêtes et de recherches collectives, ce livre a pour but de lever le voile sur ces acteurs clés des mondes de l'art, sur leurs pratiques et sur les conséquences de celles-ci en termes à la fois économiques et symboliques. La construction de la valeur des artistes et des oeuvres est ici conçue comme la principale tâche des intermédiaires culturels. Au-delà de leur présentation emphatique comme « faiseurs de stars » ou « briseurs de carrières », dans quelle mesure et de quelles manières les intermédiaires contribuent-ils à la fabrication du succès des artistes et à leur accès à la consécration ?
Répondant à cette question décisive à travers plusieurs études de cas, ce livre éclaire les processus de construction sociale de (l'accès à) la notoriété dans différents secteurs de la production culturelle : édition, musique, arts du spectacle, cinéma, arts plastiques et diffusion en ligne. Ainsi, il s'adresse aussi bien aux professionnels de la culture ou des arts qu'aux étudiant-e-s, enseignant-e-s et chercheur-e-s.
Ouvrage dirigé par Wenceslas Lizé, Delphine Naudier et Séverine Sofio, avec des contributions de Vincent Dubois, Luca Pareschi, Kaoutar Harchi, Dominique Sagot-Duvauroux, Gérôme Guibert, Laure de Verdalle, Pierre-Edouard Weill, Jean-Samuel Beuscart, Maxime Crepel, Olivier Roueff.



mardi 25 mars 2014

en ligne: Revue Savoir/agir n° 24, Politiques du logement

Éditorial
Vers la déflation  ?, par Frédéric Lebaron

Dossier

Politiques du logement, par Fabien Desage et Manuel Schotté
Au nom de la « mixité sociale », par Christine Lelévrier
Crise du logement  ? Quelles crises  ?, par Jean-Claude Driant
« Qui a le droit… au logement opposable  ? », par Pierre-Édouard Weill
20 % de logements sociaux minimum, mais pour qui  ?, par Fabien Desage
Trajectoires résidentielles de classes moyennes et gentrification des anciens quartiers populaires, par Anaïs Collet
Les quartiers refondés des Hauts-de-Seine et l’entre-soi des cadres d’entreprise, par Bruno Cousin
Les métamorphoses « du » périurbain, par Anne Lambert
Promouvoir l’accès à la propriété dans les cités HLM, par Pierre Gilbert

Grand entretien avec Emmanuel Terray De l’anthropologie à la défense des sans-papiers

Paroles
Les deux mondes de la coiffure, par Céline Dumoulin

Chronique de la gauche de gauche Dérives du gouvernement, un mouvement social actif, par Louis Weber

Enquête (3) Sociogenèse du « Front de gauche » Entretien avec Véronique Lamy et Christian Perriel, porte-parole du Parti communiste des ouvriers de France

La rhétorique réactionnaire Talents  : de Gérard Depardieu à Bernard Arnault, par Gérard Mauger

Idées L’égalité des chances  : un contresens logique, par Patrick Massa

Politiques d’ailleurs Venezuela de l’après-Chavez, par Gisèle Jean
Margaret Thatcher  : the witch is dead  ?, par Keith Dixon


(source: Savoir/Agir)

mercredi 26 juin 2013

Revue Savoir/agir n° 24, Politiques du logement

Revue Savoir/agir n° 24
Politiques du logement
éd du Croquant
2013
Présentation de l'éditeur
« Au fil des époques successives, une répétition marque l’histoire du logement marchandise : c’est à la fois le lancinant problème de l’habitat populaire, et celui des difficultés de l’expansion du capitalisme dans le secteur immobilier. Les deux phénomènes sont intimement liés. Ils manifestent une contradiction structurelle à partir de laquelle on peut lire l’évolution des formes de production et de circulation du logement »
Ces propos, écrits par C. Topalov il y a plus de 25 ans, pourraient être repris tels quels pour justifier la démarche qui caractérise ce dossier tant ils semblent d’actualité.
Le refrain de la « crise du logement », s’il est repris à l’unisson depuis quelques années, n’est pas nouveau. Il fait écho à un ensemble de dynamiques structurelles anciennes, liées notamment à un mouvement de marchandisation du logement, qui s’est intensifié ces dernières décennies après avoir été endigué partiellement dans l’après-guerre. Ce mouvement de marchandisation généralisée, en France et en Europe, tend à exclure les moins nantis, et confronte une proportion croissante des « classes moyennes » à une augmentation des prix et aux difficultés qui l’accompagnent.