« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ».
Pierre Bourdieu (1992)


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mardi 29 novembre 2016

Regards Sociologiques, n*49, 2016, Réception et valorisation des biens culturels



Regards Sociologiques, n*49, 2016, Réception et valorisation des biens culturels


sommaire

Perig Humeau, Wenceslas Lizé, "La contribution des publics à la production de la valeur culturelle" 
Charlotte Guichard, "Les amateurs au XVIIIe siècle: reconnaissance et canon artistique"
Samuel Coavoux, "Reconnaitre un chef-oeuvre. L’influence du statut d’une oeuvre dans l’allocation de l’attention des visiteurs au musée d’art"
Maïa Drouard, "Une consécration du patrimoine sans l’État. Experts associatifs et nouvelles formes de labélisation de l’habitat"
Juliette Dalbavie, "Consacrer la chanson ou l’oublier : ethnographie des conventions de disques"
Alice Aterianus-Owanga, "« Groupie love » : du rôle de quelques agents féminins dans la construction de la notoriété chez les rappeurs de Libreville"
Wenceslas Lizé, "Une micro-économie des biens symboliques. Hiérarchisation des valeurs musicales et construction du goût au sein d’un cercle de jazzophiles"
Modesto Gayo, "L’historicité de la consécration culturelle des goûts musicaux au Chili et au Royaume-Uni"


lundi 26 mai 2014

Agone 54, Les beaux quartiers de l’extrême droite

Agone, 54
Les beaux quartiers de l’extrême droite
Agone
13 juin 2014

Présentation de l'éditeur
Coordination Samuel Bouron et Maïa Drouard
Le Front national en particulier et l’extrême droite en général aiment à se présenter comme les porte-parole de la colère des « sans-grades ». Ce leitmotiv est parfois repris tel quel par les journalistes et sondeurs qui dressent volontiers des classes populaires un portrait réactionnaire. Ce racisme de classe journalistique occulte un point essentiel. Se réclamant d’une légitimité « par en bas », les réactionnaires d’aujourd’hui opèrent un important travail de normalisation qui prend appui sur différentes fractions du champ du pouvoir avec la complicité d’une partie de la grande bourgeoisie et des élites. On connaît mal les alliances que certains leaders et militants tissent dans ces lieux : la haute fonction publique, les fondations culturelles d’utilité publique, la philosophie ou la sociologie académique, le monde des lettres dont les œuvres de quelques auteurs sont inscrites au panthéon de l’édition… Prenant appui sur les codes de la sociabilité mondaine, se diffusant dans les « clubs », les vernissages, les salons académiques, ces entrepreneurs en réaction assurent un mélange souvent imprévisible de références de droite et de gauche qui entretient toutes les confusions sans nuire, hélas, à l’efficacité.
Ce numéro explore quelques aspects d’une nébuleuse qui, plus ou moins formellement, mais objectivement, constitue le terreau qui permet à l’extrême droite de commencer à jouer un rôle social dont elle a longtemps été privée.
Au sommaire
— Alain Bihr, « L’extrême droite à l’université : le cas Julien Freund », avec une introduction de Sylvain Laurens
— Maïa Drouard, « Le patrimoine pour tous. Étude d’une contribution de l’extrême droite au maintien des classes dominantes »
— Samuel Bouron, « Un militantisme à deux faces : stratégie de communication et politique de formation des Jeunesses identitaires »
— Sylvain Laurens, « Le Club de l’Horloge et la haute administration : promouvoir l’hostilité à l’immigration dans l’entre-soi mondain »
— Stéphanie Chauveau, « Au-delà du cas Soral : corruption de l’esprit public et postérité d’une nouvelle synthèse réactionnaire »
— Michel Vanoosthuyse, « Ernst Jünger, itinéraire d’un fasciste clean : dernières publications, derniers masques »
— Évelyne Pieiller, « Céline mis à nu par ses continuateurs, même »
— Thierry Discepolo, « À l’abri de la religion littéraire française. L’« affaire Millet » comme erreur d’ajustement d’un consensus hégémonique apolitique »
La leçon des choses
— « Alfred Döblin et la littérature comme activité politique. “État et écrivain” », textes traduits de l’allemand par Michel Vanoosthuyse et introduits par Marie Hermann

lundi 28 avril 2014

écouter: Festival Raisons d’agir 2014, L’amour de l’ordre. Conservateurs, réactionnaires, intégristes, etc.

Mercredi 9 avril
La transmission de l’ordre : éléments d’enquête
Par Samuel Bouron, doctorant en sociologie, Maïa Drouard, ATER en sociologie et Bertrand Geay, professeur de science politique à l’université de Picardie (CURAPP) ; et Hélène Stevens, maître de conférences à l’université de Poitiers (GRESCO). Présentation de travaux et débat animés par Pierig Humeau, postdoctorant en sociologie (CURAPP).


Projection Voyage dans les ghettos du gotha
Film de Jean-Christophe Rosé – 2008 – 105 min.
Présenté par Benoît Perraud, réalisateur et programmateur, et les étudiants de l’Associo.


Conférence – débat avec Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot
Soirée d’ouverture animée par Maïa Drouard, sociologue, ATER à l’université de Picardie (CURAPP) et les étudiants de l’Associo.

Jeudi 10 avril

Parcours dans la ville
Promenade sociologique : Poitiers et « l’amour de l’ordre »
Animée par les étudiants de l’Associo et Hélène Stevens, maître de conférences en sociologie à l’université de Poitiers (GRESCO).

De nouveaux réactionnaires ?
Table-ronde avec Gérard Mauger, sociologue, directeur de recherche émérite au CNRS, membre de l’association Savoir/Agir, « Quelques aspects de la rhétorique réactionnaire », et Samuel Bouron, doctorant en sociologie (CURAPP), « Le mythe d’une extrême-droite antisystème. Comment les médias fabriquent Alain Soral ».

Un certain goût du passé
Table ronde avec Laurent Colantonio, maître de conférences en histoire contemporaine à l’université de Poitiers (GERHICO), membre du Comité de vigilance face aux usages publics de l’histoire, « Sur quelques usages récents de l’identité nationale », Francine Muel-Dreyfus, sociologue, directrice d’études à l’EHESS (CESSP), « Vichy et la pensée conservatrice : continuités et ruptures », et Maïa Drouard, sociologue, ATER à l’université de Picardie (CURAPP), « La famille traditionnelle et le sens de la propriété ».

Rencontre avec Pierre Christin scénariste, écrivain, universitaire

Projection de Autrement la Molussie
Film de Nicolas Rey – 2012 – 81 min – 16 mm


Vendredi 11 avril

L’éternel retour ?
Table ronde avec Rémi Lenoir, professeur émérite à l’université Paris 1 (CESSP), « Néo-familialisme et libéralisme économique »Julien Beaugé, postdoctorant en science – politique (CURAPP), « Ordre national, ordre laïque ? La « question du voile » dans les « lieux neutres » », Juliette Rennes, maîtresse de conférences à l’EHESS (Cems), « Femmes, étrangers, couples de même sexe : les arguments contre l’égalité des droits, de la fin du 19e siècle au début du 21e siècle »

Comprendre pour agir
Conférence de Patrick Lehingue, professeur de science politique à l’université de Picardie (CURAPP), « Un conglomérat électoral ‘désordonné’ ? Les votes frontistes en France ».
Débat sur la montée actuelle des courants conservateurs.

Projection de Spectres
Film de Sven Augustijnen – 2011 – 104 min.
En présence du réalisateur et de Claude Quémar, responsable du Comité pour l’Annulation de la Dette du Tiers-Monde.



(source: Espace Mendès France)

vendredi 14 mars 2014

9e festival Raisons d'agir, L’AMOUR DE L’ORDRE, Conservateurs, réactionnaires, intégristes, etc.9-11 avril 2014, Poitiers

9e festival Raisons d'agir, L’AMOUR DE L’ORDRE, Conservateurs, réactionnaires, intégristes, etc. 9-11 avril 2014, Poitiers

Pour eux, l'organisation de la société va de soi. Il y aurait des chefs "naturels", des valeurs intangibles, des différences inscrites dans la nature des choses. La démocratie serait au mieux une technique pour sélectionner les meilleurs d'entre eux. L'égalité ne serait qu'une chimère.
Le festival Raisons d’agir 2014 mettra ces questions en débat en croisant, comme à son habitude, les savoirs des sciences sociales, le point de vue artistique et l’expérience citoyenne.

Le festival est ouvert à tous. L’accès à l’ensemble des manifestations est libre et gratuit, hormis les projections de Autrement la Molussie, salle Timbaud le jeudi à 20h00 au tarif unique de 2 euros et de Spectres au cinéma TAP Castille, le vendredi à 21h au tarif unique de 5 euros. La librairie La Belle Aventure proposera une sélection d’ouvrages.

Programme

Informations pratiques


(source: festival Raisons d’agir)

mercredi 10 avril 2013

en ligne: Savoir/Agir n°20, Couples, sexualités, vie privée/vie publique

Savoir/agir n°20, Couples, sexualités, vie privée/vie publique 


Éditorial
Le triple échec du candidat de la finance et des rentiers, par Frédéric Lebaron

Dossier
Couples, sexualités, vie privée/vie publique, coordonné par Frédéric Lebaron et Louis Weber
Trajectoires sexuelles, représentations sexuelles, avec Nathalie Bajos et Michel Bozon
De la nature des petits arrangements entre les sexes, par Odile Fillod
Politique familiale et politique de la sexualité ne font pas bon ménage, par Virginie De Luca Barrusse
Élever un enfant un week-end sur deux, par Aurélie Fillod-Chabaud
Théories du genre et théorie du droit, par Stéphanie Hennette-Vauchez et Charlotte Girard
Régulation de la vie privée dans le contrat social en Islande et en Suède, par Marie Digoix et Nathalie Le Bouteillec
Transgenre et transsexualité dans la littérature marocaine de langue française, par Jean Zaganiaris

Grand entretien avec Margaret Maruani
Travail, genre, deux fils rouges pour décrypter le réel

Paroles
Bibliothécaires en quête de reconnaissance, par Cécile Rabot

La rhétorique réactionnaire
Clivages factices et équivalences en trompe l’œil dans le champ politique, par Gérard Mauger

Chronique de la gauche de gauche
Comment continuer  ?, par Louis Weber

Idées
Les mutations de l’édition généraliste anglo-américaine, un entretien avec John B. Thompson, par Sophie Noël.

Culture
Préserver le patrimoine et conserver l’ordre social, par Maïa Drouard

lundi 18 juin 2012

Revue Savoir/agir n°20 Couples, sexualités, vie privée/vie publique

Revue Savoir/agir n°20, Couples, sexualités, vie privée/vie publique 
éditions du Croquant, 2012

Présentation de l'éditeur
Qui épouse qui ? Qui vit en couple avec qui ? Ces questions ne sont pas nouvelles pour la sociologie. L’Institut national des études démographiques a mené des enquêtes dès les années 1960. La première a donné lieu à un livre de référence d’Alain Girard, Le Choix du conjoint. Vingt ans plus tard, la seconde s’est intéressée plus largement aux couples, incluant les cohabitants non mariés. Ont été ainsi étudiés sur une période de quelques décennies les évolutions dans des domaines comme les circonstances de la rencontre, l’écart d’âge et les rapports de domination, l’apparence physique dans le choix du conjoint, les rituels de mariage, les rapports entre mariage et mobilité sociale.
Les débats plus récents sur le PACS, sur les nouvelles formes de parentalité, sur l’homosexualité, rejoignent et en même temps renouvellent les réflexions sur les questions de genre.
Un drame social et humain comme l’épidémie du sida a contribué au développement, cette fois sous l’égide de l’Inserm, de grandes enquêtes sur la sexualité. Certes, une enquête suivie d’un rapport sur « le comportement sexuel des Français » avait été menée dès les années 1970. Mais c’est « l’analyse des comportements sexuels en France » menée en 1992 auprès de 20000 personnes, sous la responsabilité d’Alfred Spira (Inserm) et coordonnée par Nathalie Bajos (Inserm) qui a eu un grand retentissement au plus fort de l’épidémie. Elle sera suivie en 2006 de l’enquête Inserm/Ined sur le « Contexte de la Sexualité en France », sous la responsabilité scientifique de Nathalie Bajos (Inserm) et de Michel Bozon (Ined). Cette enquête s’inscrit dans les recherches actuelles sur la sexualité : pratiques, représentations, normes et rapports de genre, sur l’évolution des comportements en France et en Europe, sur les représentations et les théories de la sexualité.
Que disent ces travaux sur la société française et son évolution ? Où en sont les rapports entre sexualité, santé, droits reproductifs et sexuels, en France et dans d’autres pays ? Quelle est la place de ces questions dans les projets politiques, en France et ailleurs ? Sont-elles réductibles aux clivages droite/gauche ? Quel regard nouveau peut apporter la sociologie critique ?
L’objet de ce dossier de la revue Savoir/agir est de faire le point sur ces questions.
Sommaire
Éditorial
Le triple échec du candidat de la finance et des rentiers
Frédéric Lebaron

Dossier
Couples, sexualités, vie privée/vie publique
Frédéric Lebaron, Louis Weber
Trajectoires sexuelles, représentations sexuelles
Nathalie Bajos, Michel Bozon
De la nature des petits arrangements entre les sexes
Odile Fillod
Politique familiale et politique de la sexualité ne font pas bon ménage
Virginie De Luca Barrusse
Élever un enfant un week-end sur deux
Aurélie Fillod-Chabaud
Théories du genre et théorie du droit
Stéphanie Hennette-Vauchez, Charlotte Girard
Régulation de la vie privée dans le contrat social en Islande et en Suède
Marie Digoix, Nathalie Le Bouteillec
Transgenre et transsexualité dans la littérature marocaine de langue française
Jean Zaganiaris

Grand entretien avec Margaret Maruani
Travail, genre, deux fils rouges pour décrypter le réel

Paroles
Bibliothécaires en quête de reconnaissance
Cécile Rabot

La rhétorique réactionnaire
Clivages factices et équivalences en trompe l’œil dans le champ politique
Gérard Mauger

Chronique de la gauche de gauche
Comment continuer ?
Louis Weber

Idées
Les mutations de l’édition généraliste anglo-américaine
Un entretien avec John B. Thompson

Culture
Préserver le patrimoine et conserver l’ordre social
Marie Drouard