« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ».
Pierre Bourdieu (1992)


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mardi 17 juin 2014

Dictionnaire des inégalités, Sous la direction de Alain Bihr et Roland Pfefferkorn

Dictionnaire des inégalités
Sous la direction de
Alain Bihr et Roland Pfefferkorn
Armand Colin
2014

Présentation de l'éditeur
Les inégalités n’ont cessé de s’accroître ces dernières années dans nos sociétés contemporaines. Perçue par une large part du public, cette tendance est confirmée par de nombreuses études scientifiques, si bien que la question des inégalités est devenue un objet de préoccupation majeure. Loin de se limiter à dresser un état des lieux, l’ambition de cet ouvrage est de fournir les clefs indispensables à la compréhension de cette dynamique.
Riche de plus de cinq cents entrées, ce dictionnaire couvre l’ensemble des dimensions des inégalités sociales : inégalités entre classes, entre sexes, entre âges et générations, entre nationalités et groupes ethniques, ou encore entre différents espaces (centres et périphéries, villes et campagnes…). Afin de dépasser le seul cadre hexagonal, plusieurs entrées sont consacrées à des pays ou à des comparaisons internationales. Pour autant, ne sont négligés ni les débats et controverses ni les aspects méthodologiques relatifs à l’étude des inégalités et à leur mesure. Enfin, l’aspect systémique des inégalités est mis en évidence, en analysant comment celles-ci s’engendrent bien souvent conjointement.
Fruit de la collaboration de sociologues, ethnologues, historiens, géographes, économistes, statisticiens, philosophes, médecins et juristes, ce dictionnaire pluridisciplinaire, premier du genre, apporte un éclairage inédit sur le fonctionnement de nos sociétés.

215 spécialistes en sciences humaines et sociales
500 entrées – index des noms propres

8 champs d’exploration : - les inégalités entre classes sociales, - les inégalités de genre ou entre sexes sociaux, - les inégalités entre classes d’âge et entre générations, - les inégalités entre nationalités, ethnies, groupes racisés ou racialisés à l’intérieur d’un même État, - les inégalités sociospatiales (entre quartiers urbains, centres et périphéries, entre villes et campagnes, entre régions), - les inégalités au niveau mondial (entre États et groupes d’États, entre continents ou régions continentales, etc.), - les débats autour des inégalités sociales et du concept d’inégalité sociale mettant aux prises les principaux courants philosophiques, politiques et idéologiques contemporains, - enfin les questions de méthode que posent l’étude et la mesure empiriques des inégalités.
Fruit de la collaboration de sociologues, ethnologues, historiens, géographes, économistes,
statisticiens, philosophes, un éclairage inédit sur le fonctionnement de nos sociétés.
ALAIN BIHR Professeur émérite de sociologie à l’Université de Franche-Comté, membre du Laboratoire C3S
(Culture, Sport, Santé, Société).
Roland PFEFFERKORN est Professeur des universités à l’Université de Strasbourg, où il est directeur de
l’institut de Sociologie, membre du laboratoire Dynamiques européennes (UMR CNRS 7367).
Tous deux ont signé ensemble Déchiffrer les inégalités (1999) ; Hommes-femmes : quelle égalité ? (2002) ;
Le système des inégalités (2008).
Le comité scientifique : Claudine ATTIAS-DONFUT, Alain BIHR, Denis COLLIN, Pierre CONCIALDI, Jacqueline HEINEN, Bruno LAUTIER, Marylène LIEBER, Roland PFEFFERKORN, Fabrice RIPOLL, Patrick SIMON et Sylvie TISSOT.

lundi 26 mai 2014

Agone 54, Les beaux quartiers de l’extrême droite

Agone, 54
Les beaux quartiers de l’extrême droite
Agone
13 juin 2014

Présentation de l'éditeur
Coordination Samuel Bouron et Maïa Drouard
Le Front national en particulier et l’extrême droite en général aiment à se présenter comme les porte-parole de la colère des « sans-grades ». Ce leitmotiv est parfois repris tel quel par les journalistes et sondeurs qui dressent volontiers des classes populaires un portrait réactionnaire. Ce racisme de classe journalistique occulte un point essentiel. Se réclamant d’une légitimité « par en bas », les réactionnaires d’aujourd’hui opèrent un important travail de normalisation qui prend appui sur différentes fractions du champ du pouvoir avec la complicité d’une partie de la grande bourgeoisie et des élites. On connaît mal les alliances que certains leaders et militants tissent dans ces lieux : la haute fonction publique, les fondations culturelles d’utilité publique, la philosophie ou la sociologie académique, le monde des lettres dont les œuvres de quelques auteurs sont inscrites au panthéon de l’édition… Prenant appui sur les codes de la sociabilité mondaine, se diffusant dans les « clubs », les vernissages, les salons académiques, ces entrepreneurs en réaction assurent un mélange souvent imprévisible de références de droite et de gauche qui entretient toutes les confusions sans nuire, hélas, à l’efficacité.
Ce numéro explore quelques aspects d’une nébuleuse qui, plus ou moins formellement, mais objectivement, constitue le terreau qui permet à l’extrême droite de commencer à jouer un rôle social dont elle a longtemps été privée.
Au sommaire
— Alain Bihr, « L’extrême droite à l’université : le cas Julien Freund », avec une introduction de Sylvain Laurens
— Maïa Drouard, « Le patrimoine pour tous. Étude d’une contribution de l’extrême droite au maintien des classes dominantes »
— Samuel Bouron, « Un militantisme à deux faces : stratégie de communication et politique de formation des Jeunesses identitaires »
— Sylvain Laurens, « Le Club de l’Horloge et la haute administration : promouvoir l’hostilité à l’immigration dans l’entre-soi mondain »
— Stéphanie Chauveau, « Au-delà du cas Soral : corruption de l’esprit public et postérité d’une nouvelle synthèse réactionnaire »
— Michel Vanoosthuyse, « Ernst Jünger, itinéraire d’un fasciste clean : dernières publications, derniers masques »
— Évelyne Pieiller, « Céline mis à nu par ses continuateurs, même »
— Thierry Discepolo, « À l’abri de la religion littéraire française. L’« affaire Millet » comme erreur d’ajustement d’un consensus hégémonique apolitique »
La leçon des choses
— « Alfred Döblin et la littérature comme activité politique. “État et écrivain” », textes traduits de l’allemand par Michel Vanoosthuyse et introduits par Marie Hermann