« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ».
Pierre Bourdieu (1992)


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samedi 7 octobre 2023

Revue Savoir/Agir n° 61-62, Les usages sociaux de l’anglais

 

Revue Savoir/Agir n° 61-62

Les usages sociaux de l’anglais 

du Croquant

2023


Présentation de l'éditeur

Matière scolaire et universitaire, pratique linguistique incorporée, mais aussi langue associée, par les groupes qui la pratiquent ou la valorisent, à un style de vie et à une vision du monde, l’anglais contribue à la (re)production des écarts entre les groupes sociaux et à la recomposition des formes de domination. À travers l’association des formes internationalisées de capital (social, culturel, symbolique) à des modèles d’organisation économique et politique et aux transformations du capitalisme, c’est tout un ordre symbolique et les mécanismes de son imposition que les articles de ce dossier étudient, en proposant des études de cas centrées tour à tour sur les styles de vie et les styles éducatifs des familles, sur le système d’enseignement, le champ scientifique et divers univers professionnels.

 

Page 5 à 16
Page 17 à 27
Page 29 à 37
Page 39 à 46
Page 47 à 56
Page 57 à 65
Page 67 à 80

Page 81 à 87

Page 89 à 109
Page 111 à 120
Page 121 à 130
Page 131 à 137
Page 139 à 146
Page 147 à 155

Paroles

Page 157 à 164

Chroniques du monde

Page 165 à 174

Pédagogie

Page 175 à 184

 

mardi 11 avril 2023

Revue Savoir/Agir, n° 59-60, L'université n'est pas une entreprise !

 

Savoir/Agir,  n° 59-60, L'université n'est pas une entreprise !
du Croquant
2023
 
 
 
Présentation de l'éditeur
« L’université n’est pas une entreprise ! » Ce slogan a scandé les dernières mobilisations contre les réformes des universités, qui se sont multipliées ces dernières décennies. Pourtant, à y regarder de plus près, force est de constater que l’enseignement supérieur et la recherche se distinguent de moins en moins des entreprises dans ses modes de gouvernance : la collégialité se voit concurrencée par la centralisation du pouvoir dans les mains de gestionnaires, l’autonomie par l’évaluation constante et le financement sur projet, ou encore la solidarité par un morcellement croissant des corps des salarié-e-s et de leurs intérêts respectifs. Ce numéro entend revenir sur ces métamorphoses, de leur esprit à celles et ceux qui les appliquent et les vivent au quotidien.
 

Table des matières

5 Dossier. 

États d’esprit

Quentin Fondu, Mélanie Sargeac, Aline Waltzing

7 Étudier les universités pour mieux les réformer. Le programme sur la gestion des établissements d’enseignement supérieur de l’OCDE (1969-2016)

Quentin Fondu, Mélanie Sargeac, Aline Waltzing

17 Pourquoi l’impuissance des réformes universitaires en France ?

Christophe Charle

29 Les réformes de l’université et de la recherche : une affaire de doctrine ?

Joël Laillier, Christian Topalov 

39 La consécration. Jalons pour une socio-histoire de la Conférence des présidents d’université (1971-2022)

Étienne Bordes

49 Enrôler la « communauté universitaire » la conversion managériale de l’encadrement intermédiaire

Mathieu Uhel

59 Qui sont les relais de l’excellence au sein des établissements ? Audrey Harroche

69 Les réformes de l’enseignement supérieur et de la recherche et la marginalisation des sciences humaines et sociales) à l’échelle d’une université

Jay Rowell

81 Réformes de l’imaginaire social et contrôle des subjectivités

RogueESR et Camille Noûs

Grand entretien avec Heela Najibullah

91 « Que reste-t-il de la politique de réconciliation nationale en  Afghanistan ? » 

propos recueillis par Gaia Lassaube 

Pédagogie

103 Sociologie et sociologies spontanées. À propos des « savoirs expérientiels » et des « injustices épistémiques »

Gérard Mauger

Idées

117 À propos de Arthur BORRIELLO, Abolition et permanence du discours de crise en Italie et en Espagne (2010-2013), Jean-Paul FITOUSSI, Comme on nous parle. L’emprise de la novlangue sur nos sociétés

Frédéric Lebaron

Culture

121 L’amour de l’art. À propos de Lydie Salvayre, Marcher jusqu’au soir

Gérard Mauger

133 À propos de Jean-Paul Delahaye, Exception consolante. Un grain de pauvre dans la machine .

Gérard Mauger

Varia

145 Une vision polanyienne du capitalisme contemporain 

Marie-France Garcia

161 Les conditions de l’orthodoxie

Marie Quarrey

161 Les cadres intermédiaires de la fonction publique en relais du new public management dans les politiques éducatives

Marie-Pierre Chopin, Jérémy Sinigaglia  

 

 
 

lundi 3 octobre 2022

Joël Laillier & Christian Topalov, Gouverner la science. Anatomie d’une réforme (2004-2020)

 

Joël Laillier & Christian Topalov

Gouverner la science

Anatomie d’une réforme 

(2004-2020)

Agone

L'Ordre des choses

2022




Présentation de l'éditeur

On ne peut réduire une réforme à la doctrine (économique, néolibérale ou autre) des gouvernements qui l’importent dans un domaine ou un autre. Aussi ne comprend-on vraiment le fonctionnement d’une réforme qu’au travers du portrait des acteurs placés aux divers postes de décision, de la manière dont ils procèdent et des intérêts qu’ils y trouvent.

« Quel a été l’enjeu des réformes imposées à l’université et à la recherche depuis le début des années 2000 ? Instituer un pilotage politique de la science pour qu’elle se trouve orientée au bénéfice de l’“innovation” et de l’économie. Mettre en place une concurrence généralisée entre établissements, laboratoires et individus, de sorte que la distribution des ressources privilégie une supposée “excellence” et la conformité à des objectifs définis politiquement. En bref, c’est l’autonomie de la science et des savants que la réforme a attaquée de front. Passer d’un monde dans lequel les scientifiques constituaient une profession auto-organisée protégée des autres pouvoirs, à un autre où les pratiques scientifiques sont gouvernées par de nouveaux impératifs portés par des institutions hiérarchiques et centralisées : voilà ce que les réformes ont tendu à produire en France durant la quinzaine d’années qui nous intéresse. »

L’enquête des auteurs retrace les transformations qui ont radicalement changé l’organisation de la recherche et de l’université, les pratiques scientifiques et les façons de gouverner le monde savant. Il montre comment une telle réforme a pu se mettre en place : qui ont été les promoteurs de sa doctrine, qui sont ses états-majors, ses lieutenants et ses petits soldats ?

Ce livre propose une « anatomie » de la réforme qui dissèque ses organes et leurs fonctions, pour comprendre comment s’est imposée, en dépit des oppositions et résistances, une nouvelle définition de la science, de l’université et de leurs finalités.

Joël Laillier est maître de conférences en sociologie et chercheur au Centre Maurice Halbwachs. Il a publié récemment Entrer dans la danse. L’envers du Ballet de l’Opéra de Paris (CNRS éditions, 2017) et participé à la publication d’Enfances de classe. De l’inégalité parmi les enfants (Seuil, 2019).  

Christian Topalov est sociologue, directeur d’études à l’EHESS et chercheur au Centre Maurice Halbwachs. Il a publié ou dirigé de nombreux ouvrages dont, récemment : Histoires d’enquêtes. Londres, Paris, Chicago. 1880-1930 (Garnier, 2015) et, en collaboration, Philanthropes en 1900. Londres, New York, Paris, Genève (Créaphis, 2019).

 

 
 
 

mercredi 30 mai 2018

audio: Joël Laillier, Entrer dans la danse. L’envers du Ballet de l’Opéra de Paris



deuxième partie de l'émission 'Léonore Baulac, danse avec les étoiles'
Vous m'en direz des nouvelles !  par Jean-François Cadet, 4 mai 2017 


Joël Laillier 
Entrer dans la danse
L’envers du Ballet de l’Opéra de Paris
Préface de Charles Suaud
CNRS Éditions
2017 


Présentation de l'éditeur

La représentation du monde de la danse classique oscille entre fascination et condamnation. Fascination pour les danseurs et danseuses qui se consacrent « corps et âme » à la recherche de l’excellence artistique. Condamnation de la souffrance et des sacrifices d’une vie d’ascète dans un univers compétitif à l’extrême. Le cinéma, la littérature et les médias véhiculent sans cesse une telle tension, comme en témoigne le fi lm à succès Black Swan.
Le Ballet de l’Opéra de Paris est au cœur de cette représentation fantasmatique, au point d’en être le modèle. Dévoilement des coulisses de cette institution prestigieuse, cet ouvrage montre comment les désirs des jeunes aspirants sont façonnés, entretenus ou remis en cause au fil d’une vie tout entière consacrée à la danse malgré des chances de réussite très incertaines.
L’enquête menée auprès des élèves et de leurs parents, des professeurs et des anciens danseurs permet de saisir sur le vif les mécanismes sociaux qui amènent les danseurs à donner du sens à leur engagement. En suivant les danseurs et les danseuses dès l’entrée dans la pratique, durant la scolarité et jusqu’à leur départ à la retraite, Joël Laillier donne à voir la fabrique d’une élite artistique.

Sociologue, Joël Laillier est maître de conférences à l’Université de Toulouse, membre du CreSco et chercheur associé à l’IDHES (Université Paris 1 – CNRS).