« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ».
Pierre Bourdieu (1992)


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mardi 11 avril 2023

Revue Savoir/Agir, n° 59-60, L'université n'est pas une entreprise !

 

Savoir/Agir,  n° 59-60, L'université n'est pas une entreprise !
du Croquant
2023
 
 
 
Présentation de l'éditeur
« L’université n’est pas une entreprise ! » Ce slogan a scandé les dernières mobilisations contre les réformes des universités, qui se sont multipliées ces dernières décennies. Pourtant, à y regarder de plus près, force est de constater que l’enseignement supérieur et la recherche se distinguent de moins en moins des entreprises dans ses modes de gouvernance : la collégialité se voit concurrencée par la centralisation du pouvoir dans les mains de gestionnaires, l’autonomie par l’évaluation constante et le financement sur projet, ou encore la solidarité par un morcellement croissant des corps des salarié-e-s et de leurs intérêts respectifs. Ce numéro entend revenir sur ces métamorphoses, de leur esprit à celles et ceux qui les appliquent et les vivent au quotidien.
 

Table des matières

5 Dossier. 

États d’esprit

Quentin Fondu, Mélanie Sargeac, Aline Waltzing

7 Étudier les universités pour mieux les réformer. Le programme sur la gestion des établissements d’enseignement supérieur de l’OCDE (1969-2016)

Quentin Fondu, Mélanie Sargeac, Aline Waltzing

17 Pourquoi l’impuissance des réformes universitaires en France ?

Christophe Charle

29 Les réformes de l’université et de la recherche : une affaire de doctrine ?

Joël Laillier, Christian Topalov 

39 La consécration. Jalons pour une socio-histoire de la Conférence des présidents d’université (1971-2022)

Étienne Bordes

49 Enrôler la « communauté universitaire » la conversion managériale de l’encadrement intermédiaire

Mathieu Uhel

59 Qui sont les relais de l’excellence au sein des établissements ? Audrey Harroche

69 Les réformes de l’enseignement supérieur et de la recherche et la marginalisation des sciences humaines et sociales) à l’échelle d’une université

Jay Rowell

81 Réformes de l’imaginaire social et contrôle des subjectivités

RogueESR et Camille Noûs

Grand entretien avec Heela Najibullah

91 « Que reste-t-il de la politique de réconciliation nationale en  Afghanistan ? » 

propos recueillis par Gaia Lassaube 

Pédagogie

103 Sociologie et sociologies spontanées. À propos des « savoirs expérientiels » et des « injustices épistémiques »

Gérard Mauger

Idées

117 À propos de Arthur BORRIELLO, Abolition et permanence du discours de crise en Italie et en Espagne (2010-2013), Jean-Paul FITOUSSI, Comme on nous parle. L’emprise de la novlangue sur nos sociétés

Frédéric Lebaron

Culture

121 L’amour de l’art. À propos de Lydie Salvayre, Marcher jusqu’au soir

Gérard Mauger

133 À propos de Jean-Paul Delahaye, Exception consolante. Un grain de pauvre dans la machine .

Gérard Mauger

Varia

145 Une vision polanyienne du capitalisme contemporain 

Marie-France Garcia

161 Les conditions de l’orthodoxie

Marie Quarrey

161 Les cadres intermédiaires de la fonction publique en relais du new public management dans les politiques éducatives

Marie-Pierre Chopin, Jérémy Sinigaglia  

 

 
 

mercredi 25 novembre 2020

vidéo: Jérémy Sinigaglia présente l'ouvrage Artistes plasticiens : de l'école au marché (Frédérique Patureau et Jérémy Sinigaglia)


 



Frédérique Patureau
Jérémy Sinigaglia

Artistes plasticiens : de l'école au marché

Ministère de la Culture - DEPS - Presses de Sciences Po

Questions de culture

2020

 

 

Présentation de l'éditeur

Les artistes plasticiens incarnent sans conteste la figure mythique du créateur. Quelles sont leurs caractéristiques sociales et professionnelles ? Comment entre-t-on dans la profession et à quelles conditions se maintient-on dans la carrière ? Quelles sont les rétributions matérielles et symboliques de ces métiers vocationnels et les voies d’accès à la consécration ?

Cette vaste enquête sociologique menée auprès de 6 000 artistes plasticiens affiliés et assujettis à la Maison des artistes permet de dresser un portrait d’ensemble et de rendre compte des principaux déterminants des trajectoires professionnelles.

Au-delà de nombreux traits communs, l’enquête met en lumière l’hétérogénéité du groupe et la grande diversité qui caractérise les parcours de vie des artistes plasticiens. Elle pointe notamment l’importance croissante de la formation dans une école supérieure d’art et la faiblesse des revenus artistiques qui conduit près de la moitié d’entre eux à exercer une ou plusieurs activités complémentaires. Elle montre aussi la persistance des inégalités de genre, malgré un mouvement de féminisation continu et de grande ampleur, et le renforcement des inégalités de classe dans l’accès à la consécration, qu’elle soit marchande ou symbolique.

Frédérique Patureau est chargée d’études au département des études, de la prospective et des statistiques du ministère de la Culture ; elle travaille depuis plusieurs années sur la question des professions et de l’emploi culturels.

Jérémy Sinigaglia est maître de conférences en science politique à l’Université de Strasbourg, membre du laboratoire Sociétés, acteurs et gouvernements en Europe (Sage) et spécialiste des politiques culturelles et du travail artistique.

 

  

mercredi 19 décembre 2018

en ligne: Biens symboliques / Symbolic Goods no 3, octobre 2018 Questions d’in-disciplines


Biens symboliques / Symbolic Goods no 3, octobre 2018
Questions d’in-disciplines
Questions of In-Disciplines
Presses Universitaires de Vincennes 
 

jeudi 5 juillet 2018

Savoir/Agir, 2018, N° 44, Entreprises culturelles

 

Savoir/Agir, 2018, N° 44, Entreprises culturelles 
Editions du Croquant  
2018

 

Page 5 à 8
Frédéric Lebaron
Macronisme et trumpisme, deux idéologies parentes ?

Dossier - Entreprises culturelles

Page 9 à 11
Nicolas Robette, Manuel Schotté
Entreprises culturelles

Page 13 à 19
Julien Duval
Des blockbusters à l’art et essai
La grande famille du cinéma
Page 21 à 27
Myrtille Picaud
Les hiérarchies musicales
Entre art et argent
Page 29 à 35
Sébastien Dubois
Le temps a un prix
Économie et reconnaissance de la poésie contemporaine
Page 37 à 45
Alban Chaplet
« Les artistes, c’est mes produits »
Être humoriste dans un contexte de financiarisation
Page 47 à 53
Sylvain Lesage
La bande dessinée, entre mainstream et avant-gardes
Page 55 à 64

Muriel Mille
« Chaque mot a un coût »
Les contraintes de la fabrication d’un feuilleton télévisé

Paroles

Page 65 à 73
Romuald Bodin
Faire valoir ses droits ou apprendre à rester à sa place ?
La double vérité de la reconnaissance administrative de handicap

Chroniques du monde

Page 75 à 86
Hadrien Clouet
Contrôle des chômeurs : un « modèle allemand » ?
Pourquoi les chômeurs allemands sont plus sanctionnés que leurs homologues français

Actualité

Page 87 à 94
Jean-Baptiste Comby, Christel Coton, Matthieu Hély, Romain Pudal, Jérémy Sinigaglia
À propos de quelques pudeurs de sociologues face à la loi ORE

Culture

Page 95 à 107
Gérard Mauger
Capitaux, dispositions, stratégies populaires
Compte rendu de Elena Ferrante, L’amie prodigieuse I et II, traduit de l’italien par Elsa Damien, Paris, Éditions Gallimard, Folio, 2014 et 2016

Idées 

Page 109 à 112
Un entretien avec Raphaël Desanti 
Lire Bourdieu de l’usine à la fac, histoire d’une révélation, Vulaines-sur-Seine, Éditions du Croquant, 2017

mercredi 9 mai 2018

Actes de la recherche en sciences sociales N° 221-222, mars 2018, Politiques de la faillite


Actes de la recherche en sciences sociales N° 221-222, mars 2018, Politiques de la faillite
Seuil


Pierre-André Juven, Benjamin Lemoine
Politiques de la faillite
La loi de survie des services publics
Page 4 à 19
 
Jérémy Sinigaglia
« Mes enfants l’heure est grave : il va falloir faire des économies »
La faillibilité comme mode de gouvernement des universités
Page 20 à 37
 
Quentin Deforge, Benjamin Lemoine
Faillite d’État et fragilité juridique
L’Argentine face à l’ordre financier international
Page 38 à 63
  
Brice Daniel
Le procès européen fait au logement social
Le droit européen et la faillibilité du logement social en France, aux Pays-Bas et en Suède
Page 64 à 79
 
Liisa Kurunmäki, Andrea Mennicken, Peter Miller, ( Traduit de l’anglais par Françoise Wirth)
Économicisation et démocratisation de la faillite : inventer une procédure de défaillance pour les hôpitaux britanniques
Résumé
Page 80 à 99

Edoardo Ferlazzo
La financiarisation des gouvernements locaux
Retour sur la gestion de la crise des emprunts « toxiques » par les collectivités locales, l’État et les banques privées
Page 100 à 119




mardi 7 novembre 2017

En ligne: Biens symboliques / Symbolic Goods n°1/2017, Artistes ordinaires | Ordinary Artists

Presses Universitaires de Vincennes


mardi 3 octobre 2017

Temporalités du travail artistique : le cas des musicien.ne.s et des plasticien.ne.s, Sabrina Sinigaglia-Amadio et Jérémy Sinigaglia


Temporalités du travail artistique : 
le cas des musicien.ne.s et des plasticien.ne.s
Sabrina Sinigaglia-Amadio
Jérémy Sinigaglia
La Documentation Française
Questions de culture
2017
 
Présentation de l'éditeur
De l’idéal romantique de la vie de bohème à la réalité, comment la vie d’un artiste s’organise-t-elle ? Les artistes ne sont-ils soumis à nulle autre contrainte que celle qu’ils s’imposent ? Les professions artistiques ont la réputation d’être des lieux d’épanouissement personnel et professionnel, des métiers dans lesquels il est possible de « prendre le temps », de se consacrer à ses activités propres de travail. Pour autant, la plupart des artistes s’imposent un rythme de travail, des horaires réguliers de jour ou de nuit, un ensemble de routines qui structurent leurs journées.
Comment s’organisent le temps de création, celui de l’administration de l’activité artistique, le temps consacré à des activités secondaires alimentaires et les temps sociaux des artistes ? Ces différentes temporalités sont-elles propres à une profession ? Pour le savoir, l’ouvrage étudie la population des musicien.ne.s, majoritairement intermittent.e.s du spectacle, et celle des plasticien.ne.s, pour l’essentiel indépendant.e.s et s’efforce d’identifier ce qui les rapproche et ce qui les distingue dans les configurations temporelles.
Cet ouvrage, né d’un travail de recherche de deux sociologues, apporte des éléments inédits sur deux populations artistiques et permet de mieux comprendre les enjeux qui leur sont propres, dans un contexte d’accentuation de la flexibilité et de la précarité des artistes.

Sabrina Sinigaglia-Amadio est maîtresse de conférences en sociologie à l'université de Lorraine (Laboratoire lorrain de sciences sociales - LLSS) et spécialiste des études de genre.
Jérémy Sinigaglia est maître de conférences en science politique à l'université de Strasbourg (Sociétés, acteurs et gouvernements en Europe - Sage) et spécialiste du travail et des professions artistiques.

lundi 22 juin 2015

en ligne: Savoir/agir n°29, Austère université. Faux diagnostics pour vraies réformes

en ligne: Savoir/agir n°29, Austère université. Faux diagnostics pour vraies réformes
éditions du Croquant, 2014
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Sommaire

Éditorial, par Frédéric Lebaron

Dossier : Austère Université. Faux diagnostics pour vraies réformes
Présentation du dossier, par Romuald Bodin et Sophie Orange
De l’autonomie à la mise sous tutelle ? Contraintes budgétaires et stratégies gestionnaires des universités, par Odile Henry et Jérémy Sinigaglia
Folle rationalisation de l’enseignement supérieur et de la recherche. Universitaires en danger par Fanny Darbus et Fanny Jedlicki
Le rôle des palmarès et classements, ou comment les étudiant.e.s en Licence 3 de Gestion à Paris-Dauphine évaluent leur formation par Séverine Chauvel et Pierre Clément
Une hausse des frais d’inscription en France est-elle inéluctable ou même simplement souhaitable ?par Léonard Moulin
La résistible ascension de la gestion universitaire et la transformation de la culture académique par Brice Le Gall
L’essor des écoles supérieures de commerce, cas d’école de la privatisation de l’enseignement supérieur en France ? par Marianne Blanchard
La « réussite pour tous » passe-t-elle par la « professionnalisation » de l’enseignement supérieur ?par Vanessa Pinto

Grand entretien avec Lyonel Trouillot Haïti, une occupation molle

Chronique de la gauche de gauche
Front de gauche. Refondation ? Relance ? par Louis Weber

La rhétorique réactionnaire
Sur l’origine et les fondements de l’inégalité, par Gérard Mauger

Médias
Front national : indignations sélectives et banalisation effective, par Henri Maler et Julien Salingue

Chronique d’outre-Manche
Les écrivains écossais et la question de l’indépendance, par Keith Dixon


 (source: Savoir/agir)

lundi 20 octobre 2014

Savoir/agir n°29, Austère université. Faux diagnostics pour vraies réformes

Savoir/agir n°29
Austère université. Faux diagnostics pour vraies réformes
éditions du Croquant
2014
Présentation de l'éditeur
Ecrire, ou simplement prendre position, au sujet des universités n’est pas sans poser de nombreuses difficultés. L’éducation fait partie de ces objets de discussion sur lesquels tout le monde a un avis ou, mieux, se doit d’en avoir un. Qu’il s’agisse du supérieur ou des autres niveaux de l’éducation nationale, les publications scientifiques, les commentaires médiatiques et les jugements les plus divers se suivent année après année, avec la même régularité et la même intensité. Les fonctions d’encadrement de la jeunesse, de reproduction et de légitimation des hiérarchies remplies par l’enseignement expliquent sans doute cette logorrhée collective et le caractère particulièrement tranché des prises de positions qui la constituent, mais aussi l’inquiétude et le pessimisme qui semblent généralement les animer. Il y a de ce point de vue une forte proximité entre ces dernières et les discours sur la famille, le mariage, les valeurs ou encore l’immigration. Ecrire sur l’enseignement supérieur c’est donc de fait s’inscrire dans un espace discursif saturé et déjà fortement structuré, où la rhétorique de la crise, du déclin, de la dégradation, tient une place centrale. Or, le discours de la « crise de l’université » est un élément clé de la rhétorique réformiste qui tend à remettre en question aujourd’hui la mission de service public de formation et de diffusion des connaissances scientifiques au plus grand nombre qui est celle des universités.

Sommaire

Éditorial, par Frédéric Lebaron
Dossier : Austère Université. Faux diagnostics pour vraies réformes
Présentation du dossier, par Romuald Bodin et Sophie Orange
De l’autonomie à la mise sous tutelle ? Contraintes budgétaires et stratégies gestionnaires des universités, par Odile Henry et Jérémy Sinigaglia
Folle rationalisation de l’enseignement supérieur et de la recherche.
Universitaires en danger par Fanny Darbus et Fanny Jedlicki
Le rôle des palmarès et classements, ou comment les étudiant.e.s en Licence 3 de Gestion à Paris-Dauphine évaluent leur formation par Séverine Chauvel et Pierre Clément
Une hausse des frais d’inscription en France est-elle inéluctable ou même simplement souhaitable ? par Léonard Moulin
La résistible ascension de la gestion universitaire et la transformation de la culture académique par Brice Le Gall
L’essor des écoles supérieures de commerce, cas d’école de la privatisation de l’enseignement supérieur en France ? par Marianne Blanchard
La « réussite pour tous » passe-t-elle par la « professionnalisation » de l’enseignement supérieur ? par Vanessa Pinto
Grand entretien avec Lyonel Trouillot
Haïti, une occupation molle
Chronique de la gauche de gauche 
Front de gauche. Refondation ? Relance ? par Louis Weber
La rhétorique réactionnaire 
Sur l’origine et les fondements de l’inégalité, par Gérard Mauger
Médias 
Front national : indignations sélectives et banalisation effective, par Henri Maler et Julien Salingue
Chronique d’outre-Manche 
Les écrivains écossais et la question de l’indépendance, par Keith Dixon
 

jeudi 16 janvier 2014

Sociétés contemporaines, n°91, 2013, Rétributions

Sociétés contemporaines, n°91, 2013,  Rétributions
Presses de Sciences Po

Présentation de l'éditeur
Malgré une extrême amplitude des salaires et une grande flexibilité de l'emploi, l'attractivité des métiers du secteur culturel ne se dément pas depuis plusieurs dizaines d'années. Dans un contexte général de dégradation des conditions d'emploi, comment la persistance d'une telle attractivité s'explique-t-elle ? La réponse se trouve dans l'examen des « rétributions », c'est-à-dire de l'ensemble des significations associées aux gains monétaires, matériels et sociaux que l'on perçoit en travaillant.
Ce dossier étudie les rétributions du travail, anticipées ou vécues, à travers le prisme d'activités aussi différentes que celles de comédien, de musicien, de céramiste et artisan indépendants ou de placeur de théâtre. Effectuant des tâches souvent similaires à celles qui existent dans l'artisanat, les services publics ou le commerce, et confrontés à des réajustements constants de leur projet professionnel, les protagonistes de ce dossier éclairent sur le rapport aux rétributions dans d'autres secteurs.
Au-delà du caractère nodal des rémunérations, les articles confirment l'importance des rétributions non monétaires dans les activités culturelles, en particulier le pari sur les possibilités de carrières et les opportunités de satisfaction au travail. Ils soulignent surtout le travail permanent, en prise avec un contexte sans cesse réactualisé, d'articulation et de réarticulation des diverses rétributions envisagées les unes avec les autres, avec la vie privée, avec les attentes professionnelles et avec le moment et la position dans le parcours professionnel.