« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ».
Pierre Bourdieu (1992)


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samedi 7 octobre 2023

Revue Savoir/Agir n° 61-62, Les usages sociaux de l’anglais

 

Revue Savoir/Agir n° 61-62

Les usages sociaux de l’anglais 

du Croquant

2023


Présentation de l'éditeur

Matière scolaire et universitaire, pratique linguistique incorporée, mais aussi langue associée, par les groupes qui la pratiquent ou la valorisent, à un style de vie et à une vision du monde, l’anglais contribue à la (re)production des écarts entre les groupes sociaux et à la recomposition des formes de domination. À travers l’association des formes internationalisées de capital (social, culturel, symbolique) à des modèles d’organisation économique et politique et aux transformations du capitalisme, c’est tout un ordre symbolique et les mécanismes de son imposition que les articles de ce dossier étudient, en proposant des études de cas centrées tour à tour sur les styles de vie et les styles éducatifs des familles, sur le système d’enseignement, le champ scientifique et divers univers professionnels.

 

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Paroles

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Chroniques du monde

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Pédagogie

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dimanche 11 avril 2021

audio: Nicolas Renahy et Pierre-Emmanuel Sorignet présentent Mépris de classe. L’exercer, le ressentir, y faire face

 

audio: Nicolas Renahy et Pierre-Emmanuel Sorignet présentent Mépris de classe. L’exercer, le ressentir, y faire face

La Suite dans les idées par Sylvain Bourmeau, le 10.04.2021

 

 

 

 

Mépris de classe

L’exercer, le ressentir, y faire face

Nicolas Renahy et Pierre-Emmanuel Sorignet (dir.)

du Croquant

Champ social

2021



Présentation de l'éditeur

L’expression « mépris de classe » circule de plus en plus dans l’espace public pour désigner la disqualification symbolique que subissent des dominés – « sans-dents », « salariées illettrées », « fainéants », « syndicalistes voyous » – parfois même réduits au néant : « rien »... Au-delà de la dénonciation éthique des dominants dans le cadre des luttes politiques, que peut en dire la sociologie ? À distance du moralisme et sur la base d’enquêtes minutieuses, cet ouvrage évalue le caractère heuristique d’une telle catégorie d’analyse.

Le mépris appartient aux rapports sociaux propres à une société hiérarchisée et se manifeste de manières très diverses. En ce sens, il apparaît comme un révélateur de l’état de la structure sociale et des relations qu’y entretiennent les différentes composantes. Le mépris des uns ne remplit pas les mêmes fonctions que le mépris des autres : il ne peut être abstrait des relations de domination, qui le provoquent et lui donnent sens. Il renvoie à la verticalité du monde social : c’est lorsqu’un dominant se sent en danger qu’il rompt, par le mépris de classe, avec l’euphémisation usuelle de l’ordre des choses. Et son expression suscite, en retour, honte, rejet, violence ou quant-à-soi.

Cet ouvrage met en évidence l’ampleur et la variété de ses formes d’expression contemporaines, en fonction des contextes et moments considérés. Il livre différentes clés de compréhension des façons multiples d’exercer le mépris de classe, de le ressentir et d’y faire face.

Avec des contributions d’Amélie Beaumont, Hugo Bret, Éric Darras, Claude Grignon, Philippe Longchamp, Gérard Mauger, Gérard Noiriel, Romain Pudal, Frédéric Rasera, Nicolas Renahy, Pierre-Emmanuel Sorignet et Nicolas Spire.

Nicolas Renahy et Pierre-Emmanuel Sorignet sont sociologues, le premier à l’INRAE (CESAER, Dijon), le second à l’Institut des sciences sociales (LACCUS, Lausanne)


 

mercredi 17 février 2021

Mépris de classe. L’exercer, le ressentir, y faire face, Nicolas Renahy et Pierre-Emmanuel Sorignet (dir.)

 

 

Mépris de classe

L’exercer, le ressentir, y faire face

Nicolas Renahy et Pierre-Emmanuel Sorignet (dir.)

du Croquant

Champ social

2021



Présentation de l'éditeur

L’expression « mépris de classe » circule de plus en plus dans l’espace public pour désigner la disqualification symbolique que subissent des dominés – « sans-dents », « salariées illettrées », « fainéants », « syndicalistes voyous » – parfois même réduits au néant : « rien »... Au-delà de la dénonciation éthique des dominants dans le cadre des luttes politiques, que peut en dire la sociologie ? À distance du moralisme et sur la base d’enquêtes minutieuses, cet ouvrage évalue le caractère heuristique d’une telle catégorie d’analyse.

Le mépris appartient aux rapports sociaux propres à une société hiérarchisée et se manifeste de manières très diverses. En ce sens, il apparaît comme un révélateur de l’état de la structure sociale et des relations qu’y entretiennent les différentes composantes. Le mépris des uns ne remplit pas les mêmes fonctions que le mépris des autres : il ne peut être abstrait des relations de domination, qui le provoquent et lui donnent sens. Il renvoie à la verticalité du monde social : c’est lorsqu’un dominant se sent en danger qu’il rompt, par le mépris de classe, avec l’euphémisation usuelle de l’ordre des choses. Et son expression suscite, en retour, honte, rejet, violence ou quant-à-soi.

Cet ouvrage met en évidence l’ampleur et la variété de ses formes d’expression contemporaines, en fonction des contextes et moments considérés. Il livre différentes clés de compréhension des façons multiples d’exercer le mépris de classe, de le ressentir et d’y faire face.

Avec des contributions d’Amélie Beaumont, Hugo Bret, Éric Darras, Claude Grignon, Philippe Longchamp, Gérard Mauger, Gérard Noiriel, Romain Pudal, Frédéric Rasera, Nicolas Renahy, Pierre-Emmanuel Sorignet et Nicolas Spire.

Nicolas Renahy et Pierre-Emmanuel Sorignet sont sociologues, le premier à l’INRAE (CESAER, Dijon), le second à l’Institut des sciences sociales (LACCUS, Lausanne)


 Table des matières

 Introduction, Nicolas Renahy et Pierre-Emmanuel Sorignet........................... 5

De la cumulativité des sciences sociales......................................................... 7

Une catégorie heuristique......................................................................... 11

Exercer, ressentir et faire face au mépris de classe.............................. 14

Partie 1. Sociologiser une catégorie morale

Chapitre 1. Le mépris de classe : pratiques et représentations, Claude Grignon                  21

Mépris de classe et hiérarchie sociale........................................................... 21

Le mépris dans les relations............................................................................. 27

Le mépris dans les représentations............................................................... 32

Chapitre 2. « Mépris et dignité : un couple infernal ». Entretien avec Gérard Noiriel, Nicolas Renahy et Pierre-Emmanuel Sorignet              37

Partie 2. Des représentations en actes

Chapitre 3. Le mépris de classe dans le monde du travail. Retour du refoulé ou impossible dissimulation, Nicolas Spire                55

Une brutalité superflue ?.................................................................................. 60

Modes d’expression du mépris de classe dans le monde du travail....... 67

Des hauts fonctionnaires parisiens......................................................... 68

Un contresens opportun........................................................................... 69

Violence des interactions et connivence de classe............................. 70

Pourquoi ce mépris ? ........................................................................................ 71

Le mépris, entre erreur et fantasme : un fruit de l’imagination ?..... 72

Le mépris de classe comme affection du corps.................................... 76

Le mépris de classe, réaction à un risque de diminution de la puissance d’agir     78

Conclusion 79

Chapitre 4. Racialisation des rapports ­sociaux et mépris de classe, Pierre-Emmanuel Sorignet      81

Mise en concurrence et conflits entre ouvrières. Les « anciennes » contre les « jeunes » ?           86

Les Jeunes au travail................................................................................... 89

Racialisation du conflit et mépris de classe................................................. 93

La dévaluation de la figure ouvrière....................................................... 93

L’insulte raciste............................................................................................ 98

La racialisation des rapports sociaux par la direction..................... 100

Un mépris de classe qui s’ignore.................................................................. 102

Chapitre 5. Le « problème des Blacks ». Sur le « racisme » dans le football ­professionnel, Frédéric Rasera     105

Les « Blacks » : une catégorie indigène ...................................................... 108

La défense d’un ethos professionnel .......................................................... 114

Trouver un joueur pour « encadrer les Blacks »....................................... 120

Conclusion 125

Chapitre 6. Le candidat ouvrier, les journalistes et les savants. Sur le « racisme de classe », Éric Darras           127

Habilitations et auto-habilitation d’une candidature ouvrière............ 130

Trois degrés de stigmatisation ..................................................................... 136

L’expression minuscule mais décisive d’une solidarité de classe.. 140

Face à l’ouvriérisme et à l’ironie............................................................ 142

Le retournement du stigmate....................................................................... 144

Conclusion 147

Partie 3. Interactions et rapports de force

Chapitre 7. Un ouvrier qui s’expose, Nicolas Renahy..................................... 153

Une angoisse originelle.................................................................................. 155

Un charisme populaire................................................................................... 161

« Se libérer », s’exposer................................................................................... 163

Se préserver....................................................................................................... 169

Tarir une « soif du travail »..................................................................... 169

« Descendre de l’échelle » et « voyager gratos »................................. 171

Un quant-à-soi désarmé face au mépris de classe................................... 175

Conclusion 178

Tableau : Résumé de la trajectoire de Sébastien et séquences de notre relation           180

Chapitre 8. Résister au mépris de classe. Protections collectives et ­contestations discrètes des ­employés du luxe, Amélie Beaumont        183

Les expressions du mépris comme conséquence de l’organisation de l’hôtel                185

Les rapports sociaux de service dans l’hôtellerie de luxe................ 186

Signifier quotidiennement la hiérarchie ou les formes routinisées du mépris de classe        188

Au-delà du mépris routinisé : quand la prestation ne correspond pas aux attentes des clients             192

Les résistances discrètes des employés...................................................... 196

Rationaliser et minimiser les atteintes à sa dignité.......................... 197

Externaliser son mécontentement aux collègues et revaloriser son rôle                 200

Dénier aux clients un service illimité................................................... 203

Surjouer le service pour former les clients à la politesse et prévenir le mépris de classe        205

Conclusion........................................................................................................ 207

 Chapitre 9. Expressions du mépris de classe. Les infirmières scolaires et leurs publics, Philippe Longchamp 211

Une position spécifique au sein de la profession infirmière.................. 213

Le rapport à la santé des infirmières scolaires.......................................... 215

Face aux classes populaires........................................................................... 218

Face aux fractions économiques des classes supérieures...................... 225

Conclusion 230

Chapitre 10. Produire et éprouver le mépris de classe. Les ouvriers de la propreté urbaine, Hugo Bret            233

Travailler dans les quartiers populaires : se proteger du « haut », se démarquer du « bas »         237

L’effet protecteur de l’entre-soi............................................................. 237

« Ici, c’est des sauvages ! » : la stigmatisation ordinaire des habitants des « cités » 240

Travailler dans les quartiers bourgeois : s’y faire une place et s’y plaire, malgré tout   245

Se faire une place dans les beaux quartiers........................................ 245

« Le monsieur balaye parce qu’il n’est pas directeur comme papa » : l’épreuve de la distance sociale 249

Maintenir les distances........................................................................... 252

Conclusion 256

Chapitre 11. Le mépris de classe dans la vie quotidienne des pompiers, Romain Pudal    261

Le mépris de classe en contexte professionnel......................................... 265

Un uniforme qui uniformise.................................................................. 265

Le monde des « code-barres »............................................................... 267

Un entre-soi de dominés......................................................................... 269

Les « Cassoc’ », figure repoussoir.......................................................... 274

Lutte des classes, lutte de valeurs ................................................................ 276

Un ordre genré.......................................................................................... 277

Le racisme ordinaire et ses interprétations........................................ 280

Être « l’intello de service »....................................................................... 283

Conclusion 285

Postface. Sociogenèse, modalités et effets du « mépris de classe », Gérard Mauger            289

Le champ lexical du mépris de classe......................................................... 290

Mépris de classe et domination............................................................ 290

Mépris de classe et « violence symbolique »....................................... 291

Mépris de classe, racisme de classe et racisme.................................. 292

Sociogenèse du mépris de classe................................................................. 293

Hiérarchies, distance sociale et mépris de classe.............................. 293

Un mépris de classe « de bas en haut » ?............................................. 295

Modalités du mépris de classe...................................................................... 296

Effets du mépris de classe.............................................................................. 298

Conclusion               300

 

jeudi 11 juin 2020

Stéphane BEAUD et Frédéric RASERA, Sociologie du football


Stéphane BEAUD
Frédéric RASERA 
Sociologie du football 
La Découverte
Repères
2020


Présentation de l'éditeur
Nul besoin d’être un grand sociologue pour savoir que le football occupe une place importante dans nos sociétés. Depuis un peu plus d’une décennie, les travaux se multiplient sur ce sujet, des thèses de doctorat et des colloques lui sont consacrés, un séminaire « Football et sciences sociales » a lieu à l’École normale supérieure de la rue d’Ulm, etc. : un champ de recherche s’est constitué autour du football, à juste titre, car il s’agit d’un véritable « fait social total ».
Après un premier chapitre sociohistorique qui cherche à éclairer le mystère de l’exceptionnelle diffusion mondiale de ce sport collectif, ce livre centré sur l’étude de la pratique du football entend présenter les travaux sur les transformations de ce monde professionnel, s’efforçant d’adopter un regard qui ne se réduise pas, comme trop souvent, à la dénonciation du « foot-business ». Il explore ensuite le monde du football ordinaire (le football « de rue », l’apprentissage dans les clubs amateurs, etc.) pour finir par se pencher sur un nouveau champ de recherche : le football féminin.  

Sociologue, Stéphane Beaud, est professeur de sociologie à l'université de Poitiers, membre du Gresco. Il a notamment publié, à La Découverte, Guide de l'enquête de terrain (avec Florence Weber, 1997), Retour sur la condition ouvrière (avec Michel Pialoux, 2012 ; 1reéd. Fayard, 1999), 80 % au bac, et après ? (2002, 2005 ), Pays de malheur ! (avec Younès Amrani, 2004, 2005) et Traîtres à la nation ? Un autre regard sur la grève des Bleus en Afrique du Sud (avec Philippe Guimard, 2011).





mardi 4 février 2020

Sylvia Faure et Daniel Thin, S’en sortir malgré tout. Parcours en classes populaires

Sylvia Faure et Daniel Thin
S’en sortir malgré tout

Parcours en classes populaires
La Dispute
Mouvements de société
2019
Présentation de l'éditeur
Face aux difficultés économiques, à la disqualification sociale, à la dégradation des conditions d’existence, comment les classes populaires font-elles pour « s’en sortir, malgré tout » ? Ce livre répond à cette question en examinant les conditions de la mobilisation de leurs ressources : soutiens relationnels, savoir-faire convertis en avantages dans une situation particulière, relations avec des acteurs institutionnels, ainsi que d’autres formes de « débrouille ». Tout en expliquant les limites et obstacles à l’amélioration durable des conditions d’existence des classes populaires, les auteurs montrent que ce qui fait ressource pour ces dernières est ancré dans des contextes locaux et dans des relations concrètes.

Cet ouvrage collectif s’appuie sur plusieurs enquêtes sociologiques centrées sur les sorties précoces de la scolarité, les jeunes des missions locales, l’accès au logement, les parcours scolaires au sein de familles nombreuses, le relogement dans les grands ensembles HLM, les associations de femmes de quartiers populaires et les jeunes en quête de mobilité par une professionnalisation dans le football. Il critique la notion aujourd’hui dominante de vulnérabilité qui passe sous silence les conditions objectives à l’origine des problèmes sociaux et tend à faire porter aux individus la responsabilité de leur situation. Il soutient que pour s’attaquer aux inégalités sociales et aux violences symboliques renforcées par les orientations politiques de ces dernières décennies, il faut commencer par comprendre les ressources et les initiatives des premiers concernés.
Table des matières
Les auteures et les auteurs
Introduction. Du discours sur la vulnérabilité aux ressources des classes populaires, Daniel Thin et Sylvia Faure
Chapitre premier. Les ressources d’une jeunesse en mal d’avenir, Mathias Millet et Daniel Thin
Chapitre II. Être aidé, aider autrui, s’aider soi-même : des ressources pour des jeunes en situation de précarité ? Laurence Faure et Éliane Le Dantec
Chapitre III. Familles nombreuses, scolarités malheureuses ? Les grandes fratries comme obstacle ou comme ressource, Julien Bertrand et Gaële Henri-Panabière, avec Géraldine Bois, Martine Court et Olivier Vanhée
Chapitre IV. Des parcours résidentiels sous contraintes. Les classes populaires des cités HLM face à la rénovation urbaine, Sylvia Faure et Pierre Gilbert
Chapitre V. Quand le « collectif » fait « ressource ». Mobilisations de groupes d’habitantes et rapport aux institutions, Daniel Thin
Chapitre VI ; Au6delà du « miracle » et de la « chute » : jeunesses populaires et formation au métier de footballeur, Julien Bertrand et Frédéric Rasera
Conclusion
 

mardi 25 octobre 2016

Frédéric Rasera, Des footballeurs au travail. Au cœur d’un club professionnel

Frédéric Rasera
Des footballeurs au travail
Au cœur d’un club professionnel
Agone
L’Ordre des choses
2016

Présentation de l'éditeur
« En entrant dans la salle de détente, le coach interpelle les quatre joueurs avec un léger sourire au coin des lèvres : “Vous êtes racistes, à rester ensemble là ?” Ils sont tous noirs de peau. Henri rétorque, provoquant le fou rire de ses trois collègues : “Non, Fabrice il n’est pas black, c’est un Bounty !” Cette expression signifiant “noir à l’extérieur, blanc à l’intérieur“souligne que Fabrice, certes né au Congo, a grandi en France. Décontenancé, le coach ressort ; mais un des entraîneurs adjoints revient aussitôt après, plus énervé : “Henri je ne rigole pas ! Ça m’énerve de vous voir comme ça, entre vous !” Et Fabrice, lui tournant le dos, de répondre en rigolant : “Nous on ne peut pas parler avec eux, ils parlent des voitures qu’ils vont acheter, des maisons… Nous on ne peut pas, on est des piétons !” »
Loin des clichés de l’enfant gâté ou du sportif passionné, les joueurs des équipes professionnelles sont engagés dans un espace où les rapports de domination et les inégalités entre travailleurs pèsent d’un poids considérable. À partir d’une immersion de plus de trois ans dans le quotidien de footballeurs appartenant à un club professionnel français, ce livre nous fait entrer dans les coulisses d’une de ces entreprises du spectacle sportif pour y disséquer les différentes facettes du travail des footballeurs, qu’il s’agisse du poids de contrôle du « staff », de la mise à l’épreuve des corps, de la porosité des frontières entre travail et vie privée, ou bien encore des logiques de sélection avant chaque match.
Frédéric Rasera est sociologue, enseignant à l’université Lyon 2 et membre du centre Max Weber.  

samedi 23 avril 2016

dimanche 30 août 2015

Actes de la Recherche en Sciences Sociales, N° 209, septembre 2015, Classements sportifs


Actes de la Recherche en Sciences Sociales, N° 209, septembre 2015, Classements sportifs
Seuil, S’abonner

Résumé
Ce numéro entend questionner les différentes logiques à l’œuvre dans les processus d’évaluation des sportifs. Loin d’être un espace qui évaluerait et classerait des performances purement « sportives », l’univers des sports, tout particulièrement celui du sport-spectacle, fait l’objet d’enjeux croissants et multiples. Les articles s’attachent ainsi à montrer les différents ressorts sociaux des logiques économiques, politiques ou encore professionnelles relatives à la production et à la diffusion permanente des évaluations sportives (classements, titres, notes, etc.), en les situant dans les transformations historiques des économies du sport-spectacle du début du XXe siècle à aujourd’hui. En s’appuyant sur des exemples très différenciés (la boxe anglaise, le football et le cyclisme professionnels, la course à pied, etc.), il s’agit d’analyser la concurrence entre les institutions et les agents sociaux de plus en plus nombreux (sportifs, entraîneurs, organisateurs de spectacles, fédérations, sponsors, journalistes, médecins, etc.) qui participent à ces luttes, permettant ainsi d’éclairer des processus d’évaluation également à l’œuvre dans d’autres univers sociaux. Les auteurs du numéro restituent concrètement, à travers des enquêtes de terrain, les conditions sociales et historiques des performances dites « sportives ».
(source: ARSS)

lundi 18 mars 2013

"Pierre Bourdieu en pratiques" 11ème édition, "Corps et Espaces", 25 mars-11 avril 2013




 


La 11ème édition de "Pierre Bourdieu en pratiques" se déroulera du 25 mars au 11 avril 2013 à Pau. Voici le programme définitif :

Programme des Journées sur l’œuvre de « Pierre Bourdieu en pratiques » 

Thème « Corps et espaces »

Mercredi 27 mars 2013
-  (Site de l’UFR LLSHS -Staps à Tarbes) par ITEM-PAUSES et LAPS (labos) : 9 - 12h, Amphithéâtre avec 100 étudiants (réservé) Intervenant(e)s : 30 mn (maximun) d’intervention
-  Eric Margnes, Philippe Gastaud : Sciences de l’éducation (LAPS) "Techniques du corps et techniques sportives"
-  Anne Saouter (Anthropologue - ITEM), « Le geste de l’imposture : quand le champ sportif décide du sexe de la performance »
- Léna Lhuisset (LAPS) : « Les aspects perceptifs du rapport corps et espace"

Vendredi 29 mars 2013 : (UFR LLSHSH)
De 17h 00 à 19h 45 (UFR LLSHSH à Pau)
-  Tassadit Yacine, Anthropologue Collège de France/EHESS -Paris, "Espaces, corps et créativité : l’exemple Kabyle"
-  Céline Guitou (Doctorante en anthropologie -ITEM) "Le corps chez les personnes addicts, l’exemple de personnes toxicomanes sur Pau"
-  Oliver Bessy (SET) : "Le corps performant des espaces de la forme"

Mardi 2 avril 2013 
(entre 12 et 13 heures) avec CulturAmérica
- A 12 heures dans le cadre du festival Cultur América (http://festival.cultamerica.free.fr/) Abel Kouvouama et Sami Bouri "Regards Anthropologiques" sur les travaux de Carmen Herrera, exposés dans le péristyle de la mairie de Pau.
Conférence ouverte à tous, et aux lycéens
14h - 16h (Amphithéâtre - UFR des Sciences et Techniques de Pau) devant les Lycéens de L. Barthou et de Supervielle d’Oloron
Intervenants :
- Ph Longchamp (Genève) "Rapports à la santé et rapports sociaux. les infirmières scolaires face aux familles."
- F. Rasera (Lyon, GRS) "Les footballeurs en travailleurs : sociologie d’une excellence sportive"
- avec la participation de la Toupine

Mercredi 3 avril 
(au Lycée Supervielle d’Oloron) réservé aux lycéens. 
9h 30 h-12h Intervenants : F. Barthe, PE Sorignet
(Amphithéâtre 2, UPPA UFR LLSHS) 
13h-15h
- Maryne Cotty Eslous (Bordeaux Segalen) : "La profession médicale : un coprs sachant ?"

Jeudi 11 avril (Amphithéâtre de la présidence à Pau) 
17h 00 - 19h 45 Intervenants :
- F. Barthe (Université de Picardie, Jule Verne), "Géographie de la plage au Brésil : construction/déconstruction d’un stéréotype"
- Patrick Voisin (Lycée Barthou) : : "Le corps comme espace culturel"
- Abel Kouvouama (Anthropologue - ITEM), "Les états du corps dans l’analyse sociologique de Pierre Bourdieu"

(Source: Pauses)