« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ».
Pierre Bourdieu (1992)


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lundi 19 octobre 2015

Le Code du travail en sursis?

Le Code du travail en sursis?
Josepha Dirringer, Emmanuel Dockès, Guillaume Etiévant, Patrick Le Moal, Marc Mangenot
Syllepse
Les Notes et Documents de la Fondation Copernic
2015 

Présentation de l'éditeur
Le Medef rêve d’un salarié totalement flexible, soumis, sans protection. Ce rêve avance sous le masque souriant du «consensus» et du «dialogue social» entre «partenaires sociaux». Il convient de dévoiler ce subterfuge.
La négociation collective est et demeure une source indispensable, essentielle au droit du travail. Mais lorsqu’on prétend la substituer à la loi et aux grandes protections du droit du travail, ce n’est plus de dialogue mais de destruction qu’il s’agit.
Cette tendance à la vampirisation de la loi par la négociation collective a déjà permis que de nombreux salariés ne sachent même plus, d’une semaine sur l’autre, à quels horaires ils vont travailler.
Aujourd’hui, il est question de poursuivre, voire de parachever, ce mouvement et d’autoriser la destruction non plus seulement des rythmes de travail et de vie, mais la destruction par accord collectif de la représentation du personnel, du droit du licenciement, et finalement de l’ensemble du droit du travail.
Cette «Note de la Fondation Copernic» a pour objectif d’ébaucher les voies d’une contre-offensive et de redonner toute sa place au débat démocratique sur les droits des salariés.

mercredi 1 mai 2013

Un an après l’élection de François Hollande. Tableau d’un glissement néolibéral


Un an après l’élection de François Hollande
Tableau d’un glissement néolibéral
Camille Jouve, Pierre Khalfa, Patrick Le Moal, Claire Le Strat (coord.)
coll. "Les Notes de la Fondation Copernic"
Syllepse
2013

Présentation de l'éditeur
Il y a un an, nous étions nombreux à être soulagés : « ouf », « enfin », « Sarkozy est battu ». Et beaucoup d’entre nous espéraient surtout une rupture avec la politique menée pendant son quinquennat, néolibérale et autoritaire. En un an, le gouvernement Hollande n’a pas cessé d’agir. Mais dans quel sens ? Certes, il reste quatre ans. Mais, pour l’instant, le changement attendu n’est pas au rendez-vous. Et, de glissement en glissement, le gouvernement Ayrault semble plutôt engagé dans une fuite en avant néolibérale. Par quels mécanismes ? Sur quels dossiers ? Cette Note de la Fondation Copernic en fait un récapitulatif. Sur la politique européenne, l’écologie, les droits des femmes, le logement, la fiscalité, la dérive sécuritaire, la politique industrielle, les revenus, l’emploi, les licenciements…, les choses ont changé, mais souvent dans le mauvais sens. C’est parce que l’histoire n’est pas écrite d’avance, parce qu’il n’y a pas de fatalité, qu’il fallait rapidement proposer un bilan d’étape. Et avoir un tel bilan à l’esprit permettra d’agir, pour remettre à l’endroit ce que le libéralisme fait tourner à l’envers

Le slogan de campagne de François Hollande, élu en mai 2012, promettait "le changement maintenant". Un changement d’emblée très sérié, puisqu’il se limitait à soixante mesures, à la réalisation déjà incertaine (cf. la taxation des plus hauts revenus).

Un an après, où en est-on précisément ?

De combien le Smic a-t-il augmenté (il l’avait été de 10% en 1981) ?
Quelles mesures ont été prises pour aider les plus fragiles (comparées au blocage des prix pendant six mois en 1981-1982, ou au contrôle des loyers et des expulsions en juin 1982) ?
Est-ce que la justice sociale et fiscale a été restaurée (rappelons-nous la création de l’ISF en décembre 1981) ?
Quelle politique pour l’emploi (on se souvient des nationalisations en février 1982 des 36 premières banques de dépôt et de la plupart des grandes entreprises industrielles) ? Il y a eu cette année des plans de licenciements en cascade.
Quelles avancées pour les salarié-es (avec les accords Wagram, nous sommes si loin des lois Auroux, des 39 heures, de la retraite à 60 ans, en mars 1982, et de la cinquième semaine de congés payés en janvier) ?
Quelle réorientation de la politique énergétique ?
Quelle politique d’aménagement du territoire (cf. les choix faits avec l’aéroport de Notre-Dame des Landes) ?
Quels changements pour les sans-papiers, les sans-toit, les sans-emploi… ?
Quels rapports aux multinationales, aux institutions européennes, au FMI, aux banques qui endettent les peuples ?

Pourquoi ce choix de l’austérité ?

Sous la forme d’un abécédaire, à l’instar de Sarkozy, bilan de la casse, cette Note de la Fondation Copernic veut dresser l’inventaire des promesses réalisées ou oubliées, depuis un an de présidence Hollande.

Et, d’évidence, la politique développée ne marque pas de rupture avec les orientations libérales. Tantôt, le gouvernement Ayrault revient sur certaines mesures de la droite au pouvoir, mais sans restaurer les droits perdus (cf. la formation des enseignants ou la LRU, ou bien encore la RGPP). Le plus souvent, le gouvernement Ayrault poursuit les mêmes politiques, les mêmes projets que l’équipe Sarkozy (cf. la compétitivité ou l’Europe). Et laisse en l’état nombre de mesures insupportables prises par la droite (cf. service minimum dans les services publics…).

Au point que l’on est tenté de parler d’un "glissement néolibéral" du gouvernement...

mercredi 30 janvier 2013

en ligne: Fondation Copernic, "Plus de flexibilité pour le patronat et plus de sécurité pour le patronat"

Un accord "donnant-perdant" pour les salariés : l’ANI décrypté | Fondation Copernic

Un accord "donnant-perdant" pour les salariés : l’ANI décrypté

25 janvier 2013

Rarement un accord national interprofessionnel (ANI) aura entériné autant de reculs pour les salarié-e-s que celui conclu le 11 janvier 2013 entre le patronat et trois syndicats. La Fondation Copernic met à la disposition de tou-te-s un décryptage complet du texte de l’accord (ci-dessous) et lance avec Attac un appel à la mobilisation.

Découvrez le texte intégral de cette analyse critique sur lecteur (une présentation et le pdf sont également disponibles ci-dessous, avec les annexes évoquées dans le texte) :






La Fondation Copernic et Attac ont décidé, par conséquent, d’appeler tous les acteurs du mouvement social et syndical, ainsi que des partis de la gauche et de l’écologie politique à organiser la mobilisation nécessaire pour s’opposer à cet accord.


Pour référence, le texte intégral de l’ANI conclu le 11 janvier 2013 :



Texte et annexes en pdf :


 

(source: Fondation Copernic)