« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ».
Pierre Bourdieu (1992)


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vendredi 9 février 2018

vidéos: Les Économistes atterrés présentent La Monnaie. Un enjeu politique







Les Économistes atterrés
Jean-Marie Harribey, Esther Jeffers, Jonathan Marie, Dominique Plihon et Jean-François Ponsot
La Monnaie  
Un enjeu politique 
Seuil
Points Economie
2018

Présentation de l'éditeur
Organisé comme un manuel classique, cet ouvrage aborde successivement les fonctions de la monnaie, les mécanismes de la création monétaire, les principales théories, la conduite de la politique monétaire par les banques centrales, la régulation du système et des pratiques bancaires, le système monétaire international. Mais c’est le premier d’un genre nouveau, puisqu’il assume une approche critique de l’enseignement abstrait et néolibéral de ces questions, qui domine aujourd’hui les facultés. Ce manuel s’inscrit dans le sillage de Marx, Mauss, Keynes et Polanyi. Au-delà de la « technique » (au demeurant présentée avec pédagogie), il montre comment la monnaie est au cœur des des crises récurrentes du capitalisme. Il invite ainsi les citoyens à s'emparer des questions monétaires.
Les Économistes atterrés
Ils s’opposent au diktat de l’économie néolibérale à l’œuvre aujourd’hui et éclairent le débat public sur la possibilité et la nécessité d’autres politiques. Leur Manifeste publié en 2010 (Les Liens qui libèrent) a rencontré un grand succès en France et à l’international.


mercredi 19 avril 2017

Ariel Wilkis, The Moral Power of Money. Morality and Economy in the Life of the Poor

Ariel Wilkis
The Moral Power of Money 
Morality and Economy in the Life of the Poor 
Stanford University Press
2017

Présentation de l'éditeur
Looking beneath the surface of seemingly ordinary social interactions, The Moral Power of Money investigates the forces of power and morality at play, particularly among the poor. Drawing on fieldwork in a slum of Buenos Aires, Ariel Wilkis argues that money is a critical symbol used to negotiate not only material possessions, but also the political, economic, class, gender, and generational bonds between people.
Through vivid accounts of the stark realities of life in Villa Olimpia, Wilkis highlights the interplay of money, morality, and power. Drawing out the theoretical implications of these stories, he proposes a new concept of moral capital based on different kinds, or "pieces," of money. Each chapter covers a different "piece"—money earned from the informal and illegal economies, money lent through family and market relations, money donated with conditional cash transfers, political money that binds politicians and their supporters, sacrificed money offered to the church, and safeguarded money used to support people facing hardships. This book builds an original theory of the moral sociology of money, providing the tools for understanding the role money plays in social life today.
About the author
Ariel Wilkis is a researcher at the National Council of Scientific and Technological Research (CONICET) and Co-Director of the Center for Social Studies of Economics at the National University of San Martín, Argentina. 

lundi 24 mars 2014

Frédéric Lordon, La Malfaçon. Monnaie européenne et souveraineté démocratique

Frédéric Lordon
La Malfaçon
Monnaie européenne et souveraineté démocratique
Les Liens qui Libèrent
2014

Présentation de l'éditeur
L’européisme est devenu le pire ennemi de l’Europe. Ne voulant plus que « l’Europe » intransitivement, c’est-à-dire sans le moindre égard pour ses contenus concrets, prêt s’il le faut à martyriser des peuples entiers, en Grèce, au Portugal ou en Espagne, il est devenu une obstination aveugle auquel il est temps de mettre un coup d’arrêt. Au-delà de ses pires désastres économiques, sa tare majeure, et congénitale, est politique : le déni absolu de toute expression des souverainetés populaires. Certains, à gauche, continuent cependant de croire qu’on pourra changer l’euro austéritaire en un euro social. Mais, la crise présente l’a assez démontré, une monnaie unique aimable suppose d’être parachevée par une union politique authentique… que l’européisme présuppose sur le mode de la pure pétition de principe sans jamais vouloir en analyser les exigeantes (et improbables) conditions de possibilité. 
Aussi bien l’urgence économique et sociale que la disponibilité immédiate des institutions matérielles et symboliques de la souveraineté commandent alors de réexaminer de près l’option des monnaies nationales. Sous deux codicilles cependant : 1) reconstruire les concepts de souveraineté et de nation d’une manière qui les rendent irrécupérables par l’extrême-droite ; 2) réaffirmer que défaire la monnaie européenne, de toute façon aussi mortifère que non-viable, n’exclut nullement de continuer à œuvrer pour l’approfondissement résolu de tous les autres liens entre les peuples européens – et enfin de faire Europe autrement que par l’économie ! –, ni même de penser à refaire un commun monétaire européen, sous la forme non plus d’une monnaie unique mais d’une monnaie commune.