« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ».
Pierre Bourdieu (1992)


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lundi 15 avril 2024

Loïc Wacquant, Jim Crow. Le terrorisme de caste en Amérique

 

 

Loïc Wacquant

Jim Crow

Le terrorisme de caste en Amérique 

Raisons d'agir

Cours et Travaux

2024



Présentation de l'éditeur

On associe la notion de caste avec l’Inde brahmanique mais, dans le Sud des États-Unis entre les années 1890 et 1960, les Noirs, descendants d’esclaves, étaient traités comme une sous-caste, véritables « intouchables » dans le pays berceau de la démocratie. Jim Crow est le nom communément donné au système de domination raciale qui les tenait sous son emprise féroce et contre lequel le Mouvement des droits civiques de Martin Luther King s’est insurgé. Mais en quoi consistait-il au juste et comment fonctionnait-il ?
Loïc Wacquant dresse un bilan historique méticuleux visant à construire un modèle sociologique rigoureux de ce régime. Il montre qu’adossé au mythe de « la goutte de sang noir » bannissant le métissage, il se composait de quatre éléments étroitement imbriqués : une infrastructure économique de métayage virant à la servitude pour dettes ; un noyau social fait de duplication institutionnelle et d’exigence de déférence permanente des Noirs envers les Blancs ; et une superstructure de privation des droits politiques et judiciaires. Mais les Afro-Américains n’ont jamais acquiescé à ces trois mécanismes d’exploitation, de subordination et d’exclusion. Il a donc fallu les sécuriser au moyen d’un quatrième élément, la violence terroriste, violence protéiforme (intimidation, agression, viol, chasse à l’homme, pogrom, fouettage, lynchage et torture publique, mais aussi arrestations arbitraires, embastillements abusifs et exécutions hâtives du côté de la loi) qui plane sur chaque interaction sociale entre Blancs et Noirs et qui peut frapper à tout moment avec impunité pour communiquer un message politique strident : l’impériosité de la suprématie blanche.
Ce livre lucide et révélateur est une invitation urgente à repenser de fond en comble les rapports historiques mais aussi contemporains entre caste, justice et démocratie en Amérique ainsi que dans les pays qui, redécouvrant leur passé colonial, se débattent aujourd’hui avec la « question raciale ». Il est certain de changer l’idée que le lecteur se fait de la race, du terrorisme et de la démocratie en Amérique.

Loïc Wacquant est professeur de sociologie à l’université de Californie, Berkeley, et chercheur associé au Centre européen de sociologie et de science politique, Paris. Ses livres sont traduits en vingt langues et comprennent Invitation à la sociologie réflexive (avec Pierre Bourdieu, 2014), Les Prisons de la misère (2015), Voyage au pays des boxeurs (2022) et Misère de l’ethnographie de la misère (2023).

 

vendredi 20 mai 2022

Benjamin Lemoine, La démocratie disciplinée par la dette

 

 

Benjamin Lemoine

La démocratie disciplinée par la dette

La Découverte 

Petits cahiers libres

2022

 

Présentation de l'éditeur

La dette est devenue un outil de gouvernement de la démocratie. Si la crise sanitaire a ouvert une brèche dans les politiques qui lui sont liées, celle-ci risque vite de se refermer. Il est donc indispensable de s’armer pour bien argumenter face à ceux qui ne rêvent que de revenir à l’austérité.
Les institutions publiques de la dette et de la monnaie (Trésor et Banque centrale) opèrent aujourd’hui comme une usine à garantie de l’industrie financière privée. Mais émettre une dette qui puisse satisfaire l’appétit des investisseurs mondiaux n’est pas sans risque pour la démocratie et s’accompagne de contreparties sociales, économiques et politiques qui sont négociées, à l’ombre de la vie politique, sur les scènes marchandes d’attestation du crédit.
Le débat public se limite à une pédagogie rudimentaire : il faut payer la facture de la pandémie et, pour rembourser la dette, consentir à des sacrifices : travailler plus, augmenter les impôts sur la consommation (et non sur la fortune), renoncer à des services publics et des droits sociaux.
Pour les pouvoirs publics, il faut « cantonner » le potentiel subversif de cette crise sans précédent. Réduite à un événement exceptionnel et exogène au capitalisme financier, la pandémie serait une parenthèse circonscrite qu’il conviendrait de refermer au plus vite sans tirer aucune leçon structurelle, avant de « retourner à la normale » d’un marché qui sert de garde-fou aux États sociaux et discipline les peuples dépensiers.  

Benjamin Lemoine est sociologue, chercheur au CNRS et à l’Institut de recherche interdisciplinaire en sciences sociales (IRISSO – université Paris-Dauphine). Sa thèse a été primée par l’Association française de science politique. Il a obtenu en 2018 la médaille de bronze du CNRS. Il a publié L'ordre de la dette (2016, 2022) ) aux éditions La Découverte

 

dimanche 24 avril 2022

Héloïse Nez, Démocratie réelle. L'héritage des Indignés espagnols

 

 

Héloïse Nez

Démocratie réelle

L'héritage des Indignés espagnols

du Croquant

2022

 

 

Présentation de l'éditeur

« Ils ne nous représentent pas », scandaient les Indignés espagnols en 2011. Leur emboîtant  le pas, les mouvements Occupy, Nuit debout ou encore les Gilets jaunes ont revendiqué, à leur tour, une « démocratie réelle » face à la crise des régimes représentatifs. Mais quelle pourrait être cette démocratie nouvelle ? Quels sont exactement les reproches adressés à la démocratie libérale ? Quelles alternatives s’inventent et s’expérimentent à travers ces occupations prolongées de l’espace public ?

Cet ouvrage nous plonge au cœur du laboratoire politique espagnol, grâce à une enquête sociologique inédite menée durant ces dix dernières années à Madrid. En suivant des manifestants qui se sont ensuite investis dans des collectifs citoyens, des partis politiques et des gouvernements locaux, il rend compte de la diversité des voies explorées pour redonner sens à la démocratie. Assemblées autogestionnaires, innovations numériques, tirage au sort : les Indignés nous invitent à élargir le champ des possibles démocratiques. Cette nouvelle génération d’activistes a contribué à démocratiser, non sans difficultés, les institutions politiques. Ce livre révèle comment, au-delà de moments spécifiques de mobilisation, une telle démocratisation peut avoir des effets durables.

 

samedi 8 décembre 2018

Bourdieu: "Je dirai seulement, pour donner à réfléchir, qu'il y a une loi de conservation de la violence et que si l'on veut faire diminuer véritablement la violence la plus visible, crimes, vols, viols, voire attentats, il faut travailler à réduire globalement la violence qui reste invisible (en tout cas à partir des lieux centraux, ou dominants)"




"Je dirai seulement, pour donner à réfléchir, qu'il y a une loi de conservation de la violence et que si l'on veut faire diminuer véritablement la violence la plus visible, crimes, vols, viols, voire attentats, il faut travailler à réduire globalement la violence qui reste invisible (en tout cas à partir des lieux centraux, ou dominants), celle qui s'exerce au jour le jour, pêle-mêle, dans les familles, les usines, les ateliers, les commissariats, les prisons, ou même les hôpitaux ou les écoles, et qui est le produit de la "violence inerte" des structures économiques et sociales et des mécanismes impitoyables qui contribuent à les reproduire."

in Pierre Bourdieu, «Sciences sociales et démocratie» (version modifiée), in P. Combemale, J.P. Piriou (eds), Nouveau manuel de sciences économiques et sociales (terminale ES), Paris, Ed. La Découverte, 1995, p.673-674 ; aussi, «Les sciences sociales et la démocratie» (Paris-HEC, novembre 1995), in Conférences des professeurs Honoris Causa du Groupe HEC, Chambre de Commerce et d'Industrie de Paris, 1997, p.9-23. aussi Sociologie et démocratie, Zellige (n° 3), lettre d'informations du service culturel, scientifique et de coopération de l'ambassade de France au Maroc, octobre 1996

 écoutez cet extrait à 04:04 -04:41
Pierre Bourdieu
Les sciences sociales et la démocratie (Paris-HEC, novembre 1995), in Conférences des professeurs Honoris Causa du Groupe HEC


vendredi 27 octobre 2017

audio: Sandra Laugier, Antidémocratie (avec Albert Ogien), et Mariana Otero, L'Assemblée



audio: Sandra Laugier, Antidémocratie (avec Albert Ogien)  et Mariana Otero, L'Assemblée
La Grande table (2ème partie) par Olivia Gesbert, 17.10.2017
L'Assemblée
Un film de Mariana Otero 
Epicentre
2017

Résumé
Le 31 mars 2016, place de la République à Paris naît le mouvement Nuit debout. Pendant plus de trois mois, des gens venus de tous horizons s’essayent avec passion à l’invention d’une nouvelle forme de démocratie.
Comment parler ensemble sans parler d'une seule voix ? 


Antidémocratie
Sandra Laugier et Albert Ogien
La Découverte
Cahiers libres
2017

Présentation de l'éditeur
L’usage extensif et indifférencié du terme « populisme » traduit aujourd’hui la prégnance de ce que Albert Ogien et Sandra Laugier appellent l’antidémocratie, c’est-à-dire le refus de reconnaître que les citoyen.ne.s ont la capacité de prendre collectivement des décisions respectueuses de l’égalité, de la justice et de la dignité de tou.te.s.
Cette répugnance n’est pas l’apanage des ennemis déclarés de la démocratie. Elle se donne à entendre chaque fois qu’on hésite à accorder une liberté nouvelle aux individus, qu’on craint l’expression de leur jugement ou qu’on limite leur intervention dans la vie publique. Derrière cette méfiance, il y a le soupçon de l’incapacité du « peuple » à s’occuper des affaires publiques et le risque de chaos que la société courrait si on confiait la responsabilité de gouverner à ces « incompétents ».
À partir de l’analyse d’événements récents (terrorisme, crise grecque, Nuit debout, élections), le livre plaide en faveur de l’accroissement du contrôle que les citoyen.ne.s exercent sur les institutions publiques, en s’appuyant sur leur intelligence collective et en écoutant la voix de chacun.e. Il rappelle également que l’usage de la langue pèse sur la manière dont on pense et pratique la politique. Il soutient enfin que dénoncer toutes les expressions de l’antidémocratie contribuerait à élaborer non pas une postdémocratie, mais une démocratie enfin réelle
Sandra Laugier est professeure de philosophie à l’université Paris-I Panthéon-Sorbonne, membre de l’Institut Universitaire de France, directrice du Centre de Philosophie Contemporaine de la Sorbonne. Elle est l’auteure, entre autres, de Wittgenstein. Les sens de l’usage (Vrin, 2009) et de Tous vulnérables ? Le care, les animaux, l’environnement (Payot, 2012).
Albert Ogien est sociologue, directeur de recherches au CNRS, directeur de l’Institut Marcel-Mauss (CNRS-EHESS). Il est notamment l’auteur de L’Esprit gestionnaire (EHESS, 1995), Les Règles de la pratique sociologique (PUF, 2007) ou encore de Désacraliser le chiffre (Quaé, 2013).


mardi 9 février 2016

en ligne: Savoir/agir n°31, Démocratie

 Savoir/agir n°31, Démocratie
éditions du Croquant, 2015 
S’abonner

Éditorial

par Frédéric Lebaron

Dossier : Démocratie, coordonné par Gérard Mauger et Claude Poliak

Michel Offerlé, L’appel aux urnes. Comment les hommes français sont devenus des électeurs
Daniel Gaxie, Questionner la représentation politique
Patrick Lehingue, Les classes populaires et la démocratie représentative en France : exit, voice ou loyalty ?
José-Luis Moreno-Pestaña, Le tirage au sort ou la socialisation du capital politique
Guillaume Gourgues, Plus de participation, pour plus de démocratie ?
Lilian Mathieu, Je t’aime, moi non plus : mouvements sociaux et partis, entre critique et instrumentalisation
François Houtart, Les révolutions citoyennes en Amérique latine.

Grand entretien avec Patrick Champagne

propos recueillis par Gérard Mauger et Louis Pinto

Chronique de la gauche de la gauche

L’heure grecque, par Louis Weber

Rhétorique réactionnaire

Sur les attentats des 7 et 9 janvier 2015, par Gérard Mauger

Alterindicateurs

Pollution et mortalité anormale dans les Ardennes,par Germain Barré

Politiques d’ailleurs

Crise économique et mobilisations pour l’emploi : un cas en Andalousie, par Francisco Manuel Carballo Rodríguez

Chronique d’outre-Manche

Glasgow, par Keith Dixon

Médias

Les revues de sciences humaines et sociales : une économie fragile, par Jean Pérès

(source: Savoir/agir)

jeudi 17 décembre 2015

vidéo: Paulin Ismard, La Démocratie contre les experts. Les esclaves publics en Grèce


Paulin Ismard 
La Démocratie contre les experts 
Les esclaves publics en Grèce 
Seuil
L'Univers historique 
2015 

Présentation de l'éditeur
Supposons un instant que le dirigeant de la Banque de France, le directeur de la police et celui des Archives nationales soient des esclaves, propriétés à titre collectif du peuple français. Imaginons, en somme, une République dans laquelle certains des plus grands serviteurs de l’État seraient des esclaves.
Ils étaient archivistes, policiers ou vérificateurs de la monnaie : tous esclaves, quoique jouissant d’une condition privilégiée, ils furent les premiers fonctionnaires des cités grecques. En confiant à des esclaves de telles fonctions, qui requéraient une expertise dont les citoyens étaient bien souvent dénués, il s’agissait pour la cité de placer hors du champ politique un certain nombre de savoirs spécialisés, dont la maîtrise ne devait légitimer la détention d’aucun pouvoir. Surtout, la démocratie directe, telle que la concevaient les Grecs, impliquait que l’ensemble des prérogatives politiques soit entre les mains des citoyens. Le recours aux esclaves assurait ainsi que nul appareil administratif ne pouvait faire obstacle à la volonté du peuple. En rendant invisibles ceux qui avaient la charge de son administration, la cité conjurait l’apparition d’un État qui puisse se constituer en instance autonome et, le cas échéant, se retourner contre elle.
Que la démocratie se soit construite en son origine contre la figure de l’expert gouvernant, mais aussi selon une conception de l’État qui nous est radicalement étrangère, voilà qui devrait nous intriguer.

Paulin Ismard est maître de conférences en histoire grecque à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Il a récemment publié L’Événement Socrate (Flammarion, 2013, prix du livre d’histoire du Sénat 2014).

jeudi 12 novembre 2015

Paula Cossart et Julien Talpin, Lutte urbaine. Participation et démocratie d’interpellation à l’Alma-Gare


Paula Cossart et Julien Talpin 
Lutte urbaine 
Participation et démocratie d’interpellation à l’Alma-Gare 
éditions du Croquant 
Sociopo
2015

Présentation de l'éditeur
Ce livre revient sur une lutte urbaine mythique des années 1970-1980 pour montrer que le remède face aux inégalités, à la xénophobie ou au conservatisme n’est pas moins mais davantage de démocratie. Dans un quartier pauvre de Roubaix, l’Alma-Gare, la mobilisation des habitants contre la destruction de leurs logements est un succès : ils redessinent les plans et donnent forme à un quartier conforme à leurs aspirations. Des expérimentations d’autogestion sont alors lancées pour organiser la vie sociale différemment. Cette histoire illustre dès lors un réel pouvoir d’agir des classes populaires. Mais à mesure que la dynamique s’étiole, le quartier devient peu à peu une zone de relégation sociale. Cet ouvrage montre comment les quartiers populaires peuvent se mobiliser, mais aussi pourquoi ils sont souvent devenus des espaces ségrégés. En analysant les réussites comme les difficultés de l’Alma-Gare, les auteurs donnent des clefs pour l’avènement d’une démocratie participative exigeante qui ne soit pas un nouvel outil de domination des plus faibles. Ce livre s’adresse à tous les citoyens soucieux d’un approfondissement de la démocratie et qui cherchent des alternatives face à la marginalisation des classes populaires.
Paula Cossart est maître de conférences en sociologie au Centre de recherche « Individus, Épreuves, Sociétés » (CeRIES), université Lille III, et membre de l’Institut universitaire de France.
Julien Talpin est chargé de recherches en science politique au CNRS (CERAPS/UMR 8026 - université de Lille). 

samedi 21 mars 2015

Savoir/agir n°31, Démocratie

Savoir/agir n°31, Démocratie
éditions du Croquant, 2015 
S'abonner

Format PDF
 
Présentation de l'éditeur
La démocratie va mal. Abstention massive et montée de l’extrême-droite caractérisent les élections en France mais aussi en Europe. La démocratie participative a suscité beaucoup d’espoirs, qui restent cependant à confirmer. D’où de plus en plus d’interrogations sur les formes contemporaines du « jeu politique ».
Sans prétention à l’exhaustivité, ce numéro de la revue aborde quelques-unes de ces questions. Michel Offerlé rappelle que l’invention du « citoyen » ne s’est pas faite en un jour. Daniel Gaxie recense les problèmes inhérents à la représentation politique : délégation/dépossession, proximité/distance entre représentants et représenté, professionnalisation politique. Patrick Lehingue se penche sur les rapports des classes populaires à la démocratie représentative en les déclinant selon la trilogie d’Albert Hirschmann : exit (abstention), voice (protestation « frontiste »), loyalty (vote de classe).
Existe-t-il des « solutions » ? José-Luis Moreno Pestaña analyse ce qu’a été le rôle du tirage au sort dans la démocratie athénienne. Guillaume Gourgues s’interroge sur les exigences démocratiques en matière de participation. Dans la même perspective, Lilian Mathieu analyse les rapports entre mouvements sociaux et partis politiques. Enfin, François Houtart esquisse un bilan des « révolutions citoyennes en Amérique latine » qui inspirent souvent en France la quête d’une résurrection démocratique.
Le grand entretien de ce numéro est consacré au sociologue Patrick Champagne.

Éditorial

par Frédéric Lebaron

Dossier : Démocratie, coordonné par Gérard Mauger et Claude Poliak

Michel Offerlé, L’appel aux urnes. Comment les hommes français sont devenus des électeurs
Daniel Gaxie, Questionner la représentation politique
Patrick Lehingue, Les classes populaires et la démocratie représentative en France : exit, voice ou loyalty ?
José-Luis Moreno-Pestaña, Le tirage au sort ou la socialisation du capital politique
Guillaume Gourgues, Plus de participation, pour plus de démocratie ?
Lilian Mathieu, Je t’aime, moi non plus : mouvements sociaux et partis, entre critique et instrumentalisation
François Houtart, Les révolutions citoyennes en Amérique latine.

Grand entretien avec Patrick Champagne

propos recueillis par Gérard Mauger et Louis Pinto

Chronique de la gauche de la gauche

L’heure grecque, par Louis Weber

Rhétorique réactionnaire

Sur les attentats des 7 et 9 janvier 2015, par Gérard Mauger

Alterindicateurs

Pollution et mortalité anormale dans les Ardennes, par Germain Barré

Politiques d’ailleurs

Crise économique et mobilisations pour l’emploi : un cas en Andalousie, par Francisco Manuel Carballo Rodríguez

Chronique d’outre-Manche

Glasgow, par Keith Dixon

Médias

Les revues de sciences humaines et sociales : une économie fragile, par Jean Pérès

 (source: Savoir/agir)

samedi 24 mai 2014

audio-video: Pierre Bourdieu, entretiens et conférences, en 1995



audio-video: 
Pierre Bourdieu, entretiens et conférences, en 1995



(Cette liste sera mise à jour au fur et à mesure, version augmentée le 06.10.2022, Gilbert Quélennec)
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voir également:
Pierre BOURDIEU audio-video

 
 
 

lundi 24 mars 2014

Frédéric Lordon, La Malfaçon. Monnaie européenne et souveraineté démocratique

Frédéric Lordon
La Malfaçon
Monnaie européenne et souveraineté démocratique
Les Liens qui Libèrent
2014

Présentation de l'éditeur
L’européisme est devenu le pire ennemi de l’Europe. Ne voulant plus que « l’Europe » intransitivement, c’est-à-dire sans le moindre égard pour ses contenus concrets, prêt s’il le faut à martyriser des peuples entiers, en Grèce, au Portugal ou en Espagne, il est devenu une obstination aveugle auquel il est temps de mettre un coup d’arrêt. Au-delà de ses pires désastres économiques, sa tare majeure, et congénitale, est politique : le déni absolu de toute expression des souverainetés populaires. Certains, à gauche, continuent cependant de croire qu’on pourra changer l’euro austéritaire en un euro social. Mais, la crise présente l’a assez démontré, une monnaie unique aimable suppose d’être parachevée par une union politique authentique… que l’européisme présuppose sur le mode de la pure pétition de principe sans jamais vouloir en analyser les exigeantes (et improbables) conditions de possibilité. 
Aussi bien l’urgence économique et sociale que la disponibilité immédiate des institutions matérielles et symboliques de la souveraineté commandent alors de réexaminer de près l’option des monnaies nationales. Sous deux codicilles cependant : 1) reconstruire les concepts de souveraineté et de nation d’une manière qui les rendent irrécupérables par l’extrême-droite ; 2) réaffirmer que défaire la monnaie européenne, de toute façon aussi mortifère que non-viable, n’exclut nullement de continuer à œuvrer pour l’approfondissement résolu de tous les autres liens entre les peuples européens – et enfin de faire Europe autrement que par l’économie ! –, ni même de penser à refaire un commun monétaire européen, sous la forme non plus d’une monnaie unique mais d’une monnaie commune.

mercredi 26 février 2014

écouter: Antoine Vauchez, Démocratiser l'Europe

écouter: Antoine Vauchez, Démocratiser l'Europe
La suite dans les idées par Sylvain Bourmeau, 22.02.2014
Antoine Vauchez
Démocratiser l'Europe
Seuil
2014

Présentation de l'éditeur

L’Union européenne a beau avoir une assemblée, des députés, des rendez-vous électoraux, elle traverse une profonde crise démocratique. Depuis des décennies, le fossé entre l’Europe et les citoyens n’a cessé de se creuser. Les dirigeants ont fini par abandonner leur marge de manœuvre à des institutions « indépendantes » : Commission, Cour de justice, Banque centrale européenne. Ce faisant, ils ont accepté de ne plus jouer le premier rôle. Comment donner à l’Europe une légitimité démocratique ? Pour démocratiser véritablement l’Union, il ne s’agit pas tant de se caler sur le modèle de la démocratie nationale que de politiser et de démocratiser les institutions « indépendantes » elles-mêmes. Responsabilisation politique, meilleure représentativité sociale, ouverture de débats contradictoires pourraient y concourir puissamment. C’est peut-être aujourd’hui la dernière chance de l’Europe.
Antoine Vauchez est directeur de recherche au CNRS et membre du Centre européen de sociologie et de science politique (EHESS-université Paris I Sorbonne). Il a notamment publié L’Union par le droit. L’invention d’un programme institutionnel pour l’Europe (Presses de Sciences Po, 2013).
 

jeudi 6 février 2014

Antoine Vauchez, Démocratiser l'Europe

Antoine Vauchez
Démocratiser l'Europe
Seuil
2014

Présentation de l'éditeur
L’Union européenne a beau avoir une assemblée, des députés, des rendez-vous électoraux, elle traverse une profonde crise démocratique. Depuis des décennies, le fossé entre l’Europe et les citoyens n’a cessé de se creuser. Les dirigeants ont fini par abandonner leur marge de manœuvre à des institutions « indépendantes » : Commission, Cour de justice, Banque centrale européenne. Ce faisant, ils ont accepté de ne plus jouer le premier rôle. Comment donner à l’Europe une légitimité démocratique ? Pour démocratiser véritablement l’Union, il ne s’agit pas tant de se caler sur le modèle de la démocratie nationale que de politiser et de démocratiser les institutions « indépendantes » elles-mêmes. Responsabilisation politique, meilleure représentativité sociale, ouverture de débats contradictoires pourraient y concourir puissamment. C’est peut-être aujourd’hui la dernière chance de l’Europe.
Antoine Vauchez est directeur de recherche au CNRS et membre du Centre européen de sociologie et de science politique (EHESS-université Paris I Sorbonne). Il a notamment publié L’Union par le droit. L’invention d’un programme institutionnel pour l’Europe (Presses de Sciences Po, 2013).

jeudi 2 mai 2013

video: Pierre Bourdieu, Pour un savoir engagé

video: Pierre Bourdieu, Pour un savoir engagé


 (Cette liste sera mise à jour au fur et à mesure,, Gilbert Quélennec )
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Pierre Bourdieu, entretien avec Konstantinos Tsoukalas, ET1, mars 1995, entretien en français, sous-titré en grec


conférence de Pierre Bourdieu à HEC, Honoris Causa, 27/11/1995, aussi Pierre Bourdieu, Sciences sociales et démocratie (version modifiée), in P. Combenale, J.P. Piriou (eds), Nouveau manuel de sciences économiques et sociales (terminale ES), Paris, Ed. La Découverte, 1995, p.673-674 ; aussi, Les sciences sociales et la démocratie (Paris-HEC, novembre 1995), in Conférences des professeurs Honoris Causa du Groupe HEC, Chambre de Commerce et d'Industrie de Paris, 1997, p.9-23.


Pierre Bourdieu, extraits du Grand Oral à l'Institut d'Etudes Politiques de Bordeaux dans le cadre des rencontres I.E.P/Sud Ouest le 15 mars 2001


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voir également:

audio-video: Pierre Bourdieu, La souffrance sociale

video+transcription: Pierre Bourdieu, Ce que parler veut dire

video: Pierre Bourdieu, analyste des médias
 
video+transcription: Pierre Bourdieu et Jean-Claude Passeron, Introduction à la sociologie I et II

Pierre Bourdieu: un Intellectuel global

Pierre Bourdieu, la mise en oeuvre de l'intellectuel collectif international

Pierre Bourdieu, à propos de l'intellectuel collectif

dimanche 17 février 2013

en ligne: Agone 44 | 2010 Rationalité, vérité & démocratie

Agone 44 | 2010, Rationalité, vérité & démocratie

Ce numéro est issu d’un colloque organisé par Jacques Bouveresse, chaire de philosophie du langage et de la connaissance au Collège de France, le 28 mai 2010, sur le thème « Rationalité, vérité et démocratie - Bertrand Russell, George Orwell, Noam Chomsky ».  Voir les vidéos de ces conférences

samedi 16 février 2013

jeudi 7 février 2013

Emmanuel Roux, Machiavel, la vie libre

Emmanuel Roux
Machiavel, la vie libre
Cours & Travaux
Raisons d'agir
2013

Présentation de l'éditeur
En 2013, Le Prince aura 500 ans. Ce petit livre écrit entre mars et décembre 1513 est le plus lu et le plus commenté des ouvrages politiques. Pour beaucoup, l’acte de naissance de la pensée politique moderne.
   Pourtant, début 1513, le dessein de Machiavel est beaucoup plus pragmatique : il est d’attirer l’attention d’un Médicis, le plus jeune et le plus prometteur ; lui apprendre à saisir l’occasion qui se présente à Florence en 1513 pour dominer la fortune et fonder un État libre. Opuscule conçu pour rentrer en grâce auprès des nouveaux maîtres de Florence et de l’Église, Le Prince, écrit pour une occasion historique, est devenu une théorie générale de l’organisation politique des sociétés, de la construction d’un État libre.
   Le livre d’Emmanuel Roux est une réinterprétation à la fois historique et philosophique de Machiavel qui se fonde sur une lecture au pied de la lettre du projet de Machiavel pour un jeune Prince d’inventer un ordre social à la fois viable socialement et souhaitable politiquement.
   Pour comprendre cela, il ne faut pas perdre de vue que Le Prince est une œuvre historiquement située et représente l’une des critiques les plus féroces de la religion catholique en politique.
   Mais ce qui fait l’universalité de l’œuvre, c’est sa définition de la vie libre comme objectif de l’ordre politique. Organiser la société pour Machiavel, c’est créer une vie qui échappe aux revers de fortune mais surtout aux rapports de domination.
    C’est en cela qu’il est un penseur de la démocratie : non pas d’une démocratie de la coopération volontaire, de la solidarité participative et unanime, mais, au contraire, d’une démocratie basée sur l’acceptation des différences et des conflits. Pour lui, la démocratie est le régime qui tient les deux bouts de l’exigence politique : l’acceptation du conflit et la construction d’une sociabilité civile capable de préserver et fortifier les bases matérielles et morales de la vie libre.
L'auteur, Emmanuel Roux est agrégé en philosphie.

mardi 11 septembre 2012

Catherine Colliot-Thélène, La Démocratie sans "demos"

Catherine Colliot-Thélène
La Démocratie sans "demos"
PUF
2011

Présentation de l'éditeur
Penser la démocratie sans demos implique de dénouer le lien solidement établi au XIXe siècle entre les concepts de démocratie et de souveraineté du peuple. A cela, la mondialisation contemporaine ne cesse de nous inciter. Le procès continu de démocratisation de l'Etat moderne a été rendu possible par l'individualisation du sujet de droit, elle-même résultat de la destruction des droits particuliers des sociétés d'Ancien Régime par l'action centralisatrice d'un pouvoir de type territorial. 
Mais, en s'imposant comme la seule instance garante des droits, l'Etat moderne a aussi nationalisé la citoyenneté. Or, il est certain qu'aujourd'hui l'érosion du monopole juridique et judiciaire de l'Etat s'accompagne d'une multiplication et d'une hétérogénéité croissantes des pouvoirs auxquels les individus peuvent et doivent s'adresser pour obtenir la reconnaissance et la garantie des droits qu'ils revendiquent. 
Cette situation nous fait obligation de dénationaliser la citoyenneté sans sacrifier pour autant cette forme spécifique de subjectivité politique qu'est l'individu sujet de droits, sans renoncer par conséquent aux ressources émancipatrices dont cette figure du sujet politique a fait la preuve au cours des deux derniers siècles.
Catherine Colliot-Thélène est professeur agrégée de philosophie à l'Université de Rennes I. Ancienne élève de l'Ecole normale supérieure de Fontenay-aux-Roses, elle obtient son doctorat en 1987 (Université de Paris I-Sorbonne). De 1999 à 2004, elle est directrice du Centre Marc Bloch à Berlin, puis chercheuse invitée au Hamburger Institut für Sozialforschung, à Hambourg en 2008.