Pierre Bourdieu, in Pour un mouvement social européen,
Le Monde Diplomatique, juin 1999 — Pages 1, 16 et 17, aussi in Contre-feux 2, Raisons d'agir, 2001, p. 13-23

"L'histoire sociale enseigne qu'il n'y a pas de politique sociale sans un mouvement social capable de l'imposer ( et que ce n'est pas le marché, comme on tente de le faire croire aujourd'hui, mais le mouvement social qui a « civilisé » l'économie de marché, tout en contribuant grandement à son efficacité ). En conséquence, la question, pour tous ceux qui veulent réellement opposer une Europe sociale à une Europe des banques et de la monnaie, flanquée d'une Europe policière et pénitentiaire ( déjà très avancée ) et d'une Europe militaire ( conséquence probable de l'intervention au Kosovo ), est de savoir comment mobiliser les forces capables de parvenir à cette fin et à quelles instances demander ce travail de mobilisation. "


mercredi 10 mars 2010

Parution: Laurent Cordonnier, L'économie des Toambapiks


















Laurent Cordonnier
L'économie des Toambapiks
Une fable qui n'a rien d'une fiction

ISBN: 2912107520
Editeur : Raisons d'Agir
2010

Présentation de l'éditeur
Dans L’économie des Toambapiks, Laurent Cordonnier utilise le ton et le style de la fable pour montrer avec ironie les effets désastreux que produit la transformation d’une paisible économie agraire imaginaire en une société capitaliste avancée qui, pour être conforme aux préceptes du néo-keynésianisme, n’en est pas moins cauchemardesque.

L’histoire commence ainsi :
« Même si c’est incroyable, les Toambapiks n’avaient en effet jamais entendu parler du Massachussets Institute of Technology, ni même des économistes néo-keynésiens, avant qu’un émissaire du FMI en charge des questions de développement leur proposât la venue de Happystone. « Je vous envoie la crème de la crème des économistes, avait fini par leur promettre l’émissaire. » Et il avait ajouté, persuadé d’emporter définitivement leur adhésion : « je veillerai même personnellement à ce que l’on ne vous envoie pas un économiste classique. Je pense plutôt à un néo-keynésien ». À vrai dire les Toambapiks étaient loin de pouvoir faire la différence entre un économiste classique et un néo-keynésien. Mais c’est sans doute que découlait de leur sagesse ancestrale cette forme de préscience avisée qui les en préservait. »

Laurent Cordonnier présente avec la même clarté et la même rigueur qui avait fait le succès de son ouvrage précédent aux Editions Raisons d’agir Pas de pitié pour les gueux, le raisonnement et les effets d’une organisation de la société selon la logique des économistes. Comme le précédent, qui pouvait être utilisé comme une sorte d’anti manuel d’économie du travail, ce livre donne une vision claire des principaux mécanismes qui régissent le fonctionnement macroéconomique des sociétés, selon les économistes bien sûr. En même temps, il fait ainsi une lecture implacable des non-dits politiques d’une vision du monde aujourd’hui à la fois dominante et ébranlée par la crise. Sur ton décalé, qui renoue avec la fable voltairienne, il propose un livre destiné à un large public.


Sommaire


7 Avant-propos de l’éditeur
9 Introduction
15 Les jardins
33 La cérémonie du walras
51 Le plan de Happystone
73 La mise en œuvre du plan
91 La disparition des profits
115 Le calvaire de Happystone
125 L’investissement et la réapparition des profits
151 L’âge d’or
171 La loi de Kalecki
189 La fin de l’âge d’or et le capitalisme financier
215 Épilogue
223 Annexes
233 Notes

http://www.homme-moderne.org/raisonsdagir-editions/

Lire également son article Un pays peut-il faire faillite ? dans Le Monde Diplomatique de mars 2010

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