Pierre Bourdieu. Contre-feux, Éditions Raisons d’agir, 1998, p.100

‘‘Contre ce régime politique [le néolibéralisme], la lutte politique est possible. Elle peut se donner pour fin d’abord, comme l'action caritative ou caritativo-militante, d’encourager les victimes de l’exploitation, tous les précaires actuels et potentiels, à travailler en commun contre les effets destructeurs de la précarité (en les aidant à vivre, à « tenir » et à se tenir, à sauver leur dignité, à résister à la déstructuration, à la dégradation de l’image de soi, à l’aliénation), et surtout à se mobiliser, à l’échelle internationale, c’est-à-dire au niveau même où s’exercent les effets de la politique de précarisation, pour combattre cette politique et neutraliser la concurrence qu’elle vise à instaurer entre les travailleurs des différents pays’’.



mardi 3 novembre 2009

session 30 novembre , « Les classements internationaux des universités »

« Les classements internationaux des universités »

Responsables scientifiques :

France

Yves WINKIN, Directeur adjoint, École Normale Supérieure Lettres et Sciences Humaines, Lyon
Yves GINGRAS, Professeur et titulaire de la Chaire de recherche du Canada en histoire et sociologie des sciences, Université du Québec à Montréal

Québec

Yves GINGRAS, Professeur et titulaire de la Chaire de recherche du Canada en histoire et sociologie des sciences, Université du Québec à Montréal
Roland PROULX, Professeur honoraire et conseiller en planification institutionnelle et veille stratégique, Université de Montréal.

Date : Lundi 30 novembre 2009

Lieu : Conseil Général du Rhône, 29 cours de la Liberté 69003 LYON

Thème :

Le monde universitaire, particulièrement en Europe, vit depuis quelques années une véritable fièvre des classements. Classements des universités, classement des revues savantes, il semble que ce soit incontournable de “classer” pour évaluer et décider. Mais les classements actuels (ceux du Times Higher Education Supplement et de l’Université Jia Tong Shanghai, par exemple) mesurent-ils vraiment la « qualité » des établissements d’enseignement et de recherche ? Peut-on vraiment mesurer la qualité de la recherche ? Si oui à quelle échelle : celle de l’individu, de l’établissement, du pays ? Les classements sont-ils vraiment utiles à la prise de décision en matière de politique de l’enseignement supérieur ? A-t-on vraiment besoin de tels classements pour prendre des décisions ou ne servent-ils en fait que de caution à des décisions politiques déjà prises ? Comment évaluer ces classements de façon rigoureuse ? Comment expliquer l’usage opportuniste de classements fondés sur des indicateurs douteux ou mal construits ? Quels sont les effets pervers de tels classements ? Quels principes devraient être à la base de classements valides ? Qui devrait assurer la production et la validité de ces classements ?

Entrée gratuite - inscription obligatoire
Dans le cadre du colloque Dans le cadre du colloque Villes de savoirs http://cjc.univ-lyon2.fr/354-1-Ville-savoirs.html

Lire l'entretien Yves Gingras Touteleurope.fr : "On ne peut pas considérer que les universités européennes sont à la traîne" http://www.touteleurope.fr/fr/actions/social/education-formation/actualite/actualites-vue-detaillee/afficher/fiche/4053/t/43985/from/2322/breve/yves-gingras-on-ne-peut-pas-considerer-que-les-universites-europeennes-sont-a-la-traine.html?cHash=b26c99240a
Lire sa critique méthodologique intitulée, «Le classement de Shanghai n’est pas scientifique», parue dans La Recherche en mai 2009.
http://wwt.ost.uqam.ca/Portals/0/docs/articles/2009/Evaluation.Recherche.pdf

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