« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ».
Pierre Bourdieu (1992)


Affichage des articles dont le libellé est Classement. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Classement. Afficher tous les articles

mardi 28 juin 2022

Delia Guijarro Arribas, Du classement au reclassement. Sociologie historique de l'édition jeunesse en France et en Espagne

 


Delia Guijarro Arribas

Du classement au reclassement

Sociologie historique de l'édition jeunesse en France et en Espagne 

Préface de Gisèle Sapiro

P.U.Rennes

Le sens social

2022


Présentation de l'éditeur

La production des livres destinés à la jeunesse se caractérise par une importante fragmentation. Les catégories sont éclectiques : albums, documentaires, livres d'activités, etc., tout comme les publics ciblés : nouveau-nés, petits, adolescents, filles ou garçons, etc. À l'intérieur de ces groupes, la production est loin d'être homogène : livres avec ou sans textes aux formats divers, plus ou moins courts, onéreux ou bon marché. L'objectif peut être divertissant ou au contraire très éducatif - certaines publications tentant d'associer distraction et pédagogie. Cette disparité est le résultat d'un processus qui eut lieu tout au long du XXe siècle, mais qui s'est considérablement amplifié depuis les années 1970.

À partir des exemples de deux pays, la France et l'Espagne, cet ouvrage analyse l'interdépendance entre l'évolution de ces pratiques classificatoires et la constitution des secteurs jeunesse en espaces éditoriaux autonomes, intégrés et dotés d'une forte puissance de légitimation. Il examine les choix et les stratégies des agents de l'édition jeunesse, en prenant toujours en compte les variables qui structurent le marché de l'édition aux niveaux national et linguistique, tous deux insérés dans un marché mondial. Ce livre propose ainsi la première sociologie historique comparée, croisée et transnationale de l'édition jeunesse.

Delia Guijarro Arribas, docteure en sociologie de l'EHESS, est notamment chercheuse associée au Centre européen de sociologie et de science politique (CESSP). Elle étudie les métiers du livre dans une perspective à la fois comparative et internationale.

 

 

 

jeudi 8 mars 2018

Laurence Ellena, Pierig Humeau, Fanny Renard (dir.), La reconnaissance à l'oeuvre. Luttes de classement artistique, processus, ambivalence



La reconnaissance à l'oeuvre 
Luttes de classement artistique, processus, ambivalence
Laurence Ellena, Pierig Humeau, Fanny Renard (dir.),
P. U. de Limoges
Sociologie & Sciences sociales
2018

Présentation de l'éditeur
S’inscrivant dans l’analyse des continuités mais aussi des transformations contemporaines des mondes de l’art, cet ouvrage met l’accent sur les processus de longue durée et les changements historiques des règles du jeu de la reconnaissance. Il explore les modalités de construction de la valeur et la transformation des critères et des formes de classification des œuvres en fonction de différents cadres sociaux, historiques et politiques et pointe le rôle qu’y joue la scène internationale.
L’intérêt porté aux critères de classification de l’excellence artistique permet de souligner les luttes existant entre différents principes de reconnaissance, entre des principes autonomes et hétéronomes de classification des biens culturels.
Enfin, l’ouvrage invite à prêter attention à des œuvres et des genres dominés, ou dont l’identification comme art n’est pas « allée de soi » (bandes dessinées, affiches, cinéma, cirque, littérature best-seller, avant-garde plasticienne, musique populaire, etc.) et souligne l’ambivalence même des reconnaissances acquises. De la sorte, il souhaite rendre tangible le caractère profondément social des critères esthétiques et des modes de production des créations artistiques. 



Introduction - Processus de reconnaissance :  études de genres artistiques dominés (Laurence Ellena, Pierig Humeau, Fanny Renard)

Première partie : La légitimation ambivalente de genres artistiques dominés

- L’artiste plutôt que son art :  Ambivalence de la reconnaissance de la bande dessinée par l’exposition (Jean-Matthieu Méon)
- De la relégation à la consécration :  L’accès à la reconnaissance  du « nouveau cirque » (Marine Cordier)
- Le cinéma d’animation malgré lui : reconnaissance et renouvellement (Cécile Noesser)
- Une Biennale internationale de l’Affiche  à Varsovie (Katarzyna Matul)
- Du divertissement populaire à l’art :  La légitimation de Chaplin dans les années 1920 (Fabio Andreazza)

Deuxième partie : Luttes de classement dans la définition de l’excellence artistique

- Vendre sans se vendre.  La valorisation paradoxale d’un roman bestseller littéraire (Marie-Pierre Pouly)
- Concurrence, consensus et consécration dans la musique populaire (Vaughn Schmutz, Alex Van Venrooij)
- Premiers canons :  Comment l’avènement de l’histoire de l’art a structuré la compréhension de l’art moderne aux États-Unis (Laura Braden)
- L’arrivée de nouveaux artistes dans le champ culturel argentin au sortir de la dictature, (1984-1993) (Mariana Cerviño)
- Qui choisit qui ?  Le droit d’entrée pour les nouveaux pensionnaires de la Villa Médicis après la suppression du Grand Prix de Rome (Annie Verger)
Postface Reconnaissance de l’art /  Art de la reconnaissance (Yvon Lamy)




dimanche 30 août 2015

Actes de la Recherche en Sciences Sociales, N° 209, septembre 2015, Classements sportifs


Actes de la Recherche en Sciences Sociales, N° 209, septembre 2015, Classements sportifs
Seuil, S’abonner

Résumé
Ce numéro entend questionner les différentes logiques à l’œuvre dans les processus d’évaluation des sportifs. Loin d’être un espace qui évaluerait et classerait des performances purement « sportives », l’univers des sports, tout particulièrement celui du sport-spectacle, fait l’objet d’enjeux croissants et multiples. Les articles s’attachent ainsi à montrer les différents ressorts sociaux des logiques économiques, politiques ou encore professionnelles relatives à la production et à la diffusion permanente des évaluations sportives (classements, titres, notes, etc.), en les situant dans les transformations historiques des économies du sport-spectacle du début du XXe siècle à aujourd’hui. En s’appuyant sur des exemples très différenciés (la boxe anglaise, le football et le cyclisme professionnels, la course à pied, etc.), il s’agit d’analyser la concurrence entre les institutions et les agents sociaux de plus en plus nombreux (sportifs, entraîneurs, organisateurs de spectacles, fédérations, sponsors, journalistes, médecins, etc.) qui participent à ces luttes, permettant ainsi d’éclairer des processus d’évaluation également à l’œuvre dans d’autres univers sociaux. Les auteurs du numéro restituent concrètement, à travers des enquêtes de terrain, les conditions sociales et historiques des performances dites « sportives ».
(source: ARSS)

vendredi 7 août 2015

à paraître: Pierre Bourdieu, Sociologie générale. Volume 1, Cours au Collège de France, 1981-1983


Pierre Bourdieu
Sociologie générale
Volume 1
Cours au Collège de France
1981-1983
Seuil/Raisons d'agir
Cours & Travaux
novembre 2015



Présentation de l'éditeur
Ce volume est la transcription des deux premières années d'enseignement de Pierre Bourdieu au Collège de France (1981-1982 et 1982-1983). Conçues comme un cours de sociologie générale, ces leçons constituent une introduction aux sciences sociales. Bourdieu se propose de faire comprendre ce qu'est la démarche sociologique : un mode de pensée particulier qui s'appuie sur toutes les disciplines des sciences humaines (histoire, ethnologie, linguistique, philosophie, etc.).
Les huit leçons prononcées lors de la première année analysent toutes les implications qui découlent du fait que les individus classent et sont classés en permanence, qu'il existe des classements plus légitimes que d'autres et que le monde social se caractérise par une lutte de classements, forme particulière de la lutte des classes. La deuxième année comporte treize leçons qui sont consacrées à une présentation des trois concepts clés de la sociologie de Bourdieu : habitus, champ et capital.
Elle s'appuie sur les enquêtes en cours ou réalisées par Bourdieu ou sous sa direction (sur l'université, sur les grandes écoles, sur le champ littéraire au XIXe siècle, etc.). Comme dans les ouvrages précédents, ces cours montrent le sociologue au travail, élaborant et précisant sa théorie d'une manière particulièrement claire et accessible à travers de nombreux exemples.  
Pierre Bourdieu (1930-2002) est une figure intellectuelle majeure et le sociologue contemporain le plus lu à travers le monde.

-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

lundi 11 novembre 2013

Measuring Social Class: Bourdieusian Approaches, University of Bath, 15 novembre 2013

Measuring Social Class: Bourdieusian Approaches

15 November 2013

Time: 12:00-17:00
Location: Chancellor's Building 3.5 , University of Bath
Speaker:  MikeSavage (London School of Economics) & WillAtkinson (University of Bristol)
BSA Bourdieu Study Group Event in Conjunction with the Centre for the  Analysis of Social Policy (CASP) University of Bath

About the seminar

Debates around ways of measuring social class have recently gained momentum through the work of Savage et al, popularized by the Great British Class Survey, a major study of social class patterns in contemporary Britain. This work draws on the many criticisms that have persisted over the last decade or more about the inadequacy of models of class analysis that rely fundamentally on an economic measurement of class position. These criticisms flag up the complexities of social class measurement and suggest that other factors such as social and cultural capital are important in trying to locate someone’s class position. These multiple factors of analysis have become increasingly important as patterns of work and consumption have changed with the loss of industry within the UK and other capitalist societies. This workshop aims to generate discussion about the best ways to try to define and measure social class in contemporary Britain. It will do so by drawing on Bourdieusian theory and engaging with papers by Professor Mike Savage and Dr. Will Atkinson, who each offer their own perspective on utilizing a multiple capitals approach to ascertaining class positioning. It will interrogate the problems and benefits of using these approaches and consider the best ways in which Bourdieusian theory can forward class analysis. The workshop is limited to 50 people and will involve keynote presentations as well as discussion groups.
The workshop will be followed by a wine reception open to all attendees.

Attend this event

This event costs £30 for BSA members and £40 for non-members and includes refreshments
and lunch.
Register Here. Early booking is recommended as we anticipate this to be a popular event.

For further information please contact: events@britsoc.org.uk or Tel: (0191) 383 0839
For academic queries please contact: Dr. Nicola Ingram at n.ingram@Bath.ac.uk

(source: BSA Bourdieu Study Group)
 

lundi 8 novembre 2010

Publications de Pierre Bourdieu: de la classe sociale à l'espace social

 "Les classes sociales telles qu'elles sont entendues dans la tradition marxiste, ça n'existe pas. C'est-à-dire comme groupe constitué, classe contre classe, etc. Cela dit, ce qui existe, c'est un espace. Les gens qui disent que les classes sociales n'existent pas veulent dire qu'il n'y a plus de différences sociales. Moi je dis: "Il y a un espace social, qui a une structure", une structure que l'on peut construire, qui est liée à une distribution de ressources rares, de capital, etc. Et cette structure contribue très fortement à orienter les pratiques des agents sociaux, qui y sont insérés. Selon la position qu'ils y occupent, ils ont une probabilité plus ou moins grande de s'allier à des gens qui sont proches d'eux dans la distribution, c'est-à-dire dans l'espace social, et de s'opposer à des gens qui sont loin d'eux dans la distribution. Ils ont des probabilités très inégales de constituer des groupes que l'on pourra appeler des classes. Les classes, au sens de Marx, au sens d'E. P. Thomson, ce sont ces choses que l'on peut, sous certaines conditions, au prix d'un travail historique considérable d'accumulation, de construction, etc. faire exister pour un temps, sur la base d'un respect des structures objectives de l'espace social. Je peux construire des classes d'agents occupant des positions voisines dans le même espace social. C'est ce que j'ai fait dans La Distinction. Vous pouvez construire des classes aussi homogènes que possibles du point de vue des critères pertinents pour la construction de l'espace. Ça veut dire que tous les gens à l'intérieur de cette catégorie bien construite ont en commun un ensemble de propriétés fondamentales, qui sont prédictives d'une foule de choses, de leurs opinions politiques, de leurs opinions religieuses, de leur probabilité de se marier avec tel ou tel, de leur probabilité de s'inscrire dans un parti, etc. Mais ce ne sont pas des classes réellement mobilisées." Pierre Bourdieu, Questions à Pierre Bourdieu (à l'occasion de la parution des Méditations pascaliennes), in Gérard Mauger et Louis Pinto, Lire les sciences sociales, volume 3, 1994-1996, Hermès science, 2000, p.214



Publications de Pierre Bourdieu 
de la classe sociale à l'espace social




 (Cette page sera mise à jour au fur et à mesure, version revue le 19.02.2017, Gilbert Quélennec )

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------



Publications de Pierre Bourdieu: à propos des classes sociales

Publications de Pierre Bourdieu: L'espace (physique, social, symbolique, des points de vue, des possibles)


---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

voir également:

Publications de Pierre Bourdieu: de la classe dominante au champ du pouvoir

Publications de Pierre Bourdieu: du capital culturel au capital informationnel

publications de Pierre Bourdieu: Symbolique (économie des biens, violence, pouvoir, capital)

Publications de Pierre Bourdieu: Sociologie de la sociologie (socioanalyse, objectivation participante, réflexivité)

Publications de Pierre Bourdieu: la notion de Stratégie

Publications de Pierre Bourdieu: les concepts d'habitus, de capital et de champ 



mardi 3 novembre 2009

session 30 novembre , « Les classements internationaux des universités »

« Les classements internationaux des universités »

Responsables scientifiques :

France

Yves WINKIN, Directeur adjoint, École Normale Supérieure Lettres et Sciences Humaines, Lyon
Yves GINGRAS, Professeur et titulaire de la Chaire de recherche du Canada en histoire et sociologie des sciences, Université du Québec à Montréal

Québec

Yves GINGRAS, Professeur et titulaire de la Chaire de recherche du Canada en histoire et sociologie des sciences, Université du Québec à Montréal
Roland PROULX, Professeur honoraire et conseiller en planification institutionnelle et veille stratégique, Université de Montréal.

Date : Lundi 30 novembre 2009

Lieu : Conseil Général du Rhône, 29 cours de la Liberté 69003 LYON

Thème :

Le monde universitaire, particulièrement en Europe, vit depuis quelques années une véritable fièvre des classements. Classements des universités, classement des revues savantes, il semble que ce soit incontournable de “classer” pour évaluer et décider. Mais les classements actuels (ceux du Times Higher Education Supplement et de l’Université Jia Tong Shanghai, par exemple) mesurent-ils vraiment la « qualité » des établissements d’enseignement et de recherche ? Peut-on vraiment mesurer la qualité de la recherche ? Si oui à quelle échelle : celle de l’individu, de l’établissement, du pays ? Les classements sont-ils vraiment utiles à la prise de décision en matière de politique de l’enseignement supérieur ? A-t-on vraiment besoin de tels classements pour prendre des décisions ou ne servent-ils en fait que de caution à des décisions politiques déjà prises ? Comment évaluer ces classements de façon rigoureuse ? Comment expliquer l’usage opportuniste de classements fondés sur des indicateurs douteux ou mal construits ? Quels sont les effets pervers de tels classements ? Quels principes devraient être à la base de classements valides ? Qui devrait assurer la production et la validité de ces classements ?

Entrée gratuite - inscription obligatoire
Dans le cadre du colloque Dans le cadre du colloque Villes de savoirs http://cjc.univ-lyon2.fr/354-1-Ville-savoirs.html

Lire l'entretien Yves Gingras Touteleurope.fr : "On ne peut pas considérer que les universités européennes sont à la traîne" http://www.touteleurope.fr/fr/actions/social/education-formation/actualite/actualites-vue-detaillee/afficher/fiche/4053/t/43985/from/2322/breve/yves-gingras-on-ne-peut-pas-considerer-que-les-universites-europeennes-sont-a-la-traine.html?cHash=b26c99240a
Lire sa critique méthodologique intitulée, «Le classement de Shanghai n’est pas scientifique», parue dans La Recherche en mai 2009.
http://wwt.ost.uqam.ca/Portals/0/docs/articles/2009/Evaluation.Recherche.pdf