« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ».
Pierre Bourdieu (1992)


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mardi 11 avril 2023

Revue Savoir/Agir, n° 59-60, L'université n'est pas une entreprise !

 

Savoir/Agir,  n° 59-60, L'université n'est pas une entreprise !
du Croquant
2023
 
 
 
Présentation de l'éditeur
« L’université n’est pas une entreprise ! » Ce slogan a scandé les dernières mobilisations contre les réformes des universités, qui se sont multipliées ces dernières décennies. Pourtant, à y regarder de plus près, force est de constater que l’enseignement supérieur et la recherche se distinguent de moins en moins des entreprises dans ses modes de gouvernance : la collégialité se voit concurrencée par la centralisation du pouvoir dans les mains de gestionnaires, l’autonomie par l’évaluation constante et le financement sur projet, ou encore la solidarité par un morcellement croissant des corps des salarié-e-s et de leurs intérêts respectifs. Ce numéro entend revenir sur ces métamorphoses, de leur esprit à celles et ceux qui les appliquent et les vivent au quotidien.
 

Table des matières

5 Dossier. 

États d’esprit

Quentin Fondu, Mélanie Sargeac, Aline Waltzing

7 Étudier les universités pour mieux les réformer. Le programme sur la gestion des établissements d’enseignement supérieur de l’OCDE (1969-2016)

Quentin Fondu, Mélanie Sargeac, Aline Waltzing

17 Pourquoi l’impuissance des réformes universitaires en France ?

Christophe Charle

29 Les réformes de l’université et de la recherche : une affaire de doctrine ?

Joël Laillier, Christian Topalov 

39 La consécration. Jalons pour une socio-histoire de la Conférence des présidents d’université (1971-2022)

Étienne Bordes

49 Enrôler la « communauté universitaire » la conversion managériale de l’encadrement intermédiaire

Mathieu Uhel

59 Qui sont les relais de l’excellence au sein des établissements ? Audrey Harroche

69 Les réformes de l’enseignement supérieur et de la recherche et la marginalisation des sciences humaines et sociales) à l’échelle d’une université

Jay Rowell

81 Réformes de l’imaginaire social et contrôle des subjectivités

RogueESR et Camille Noûs

Grand entretien avec Heela Najibullah

91 « Que reste-t-il de la politique de réconciliation nationale en  Afghanistan ? » 

propos recueillis par Gaia Lassaube 

Pédagogie

103 Sociologie et sociologies spontanées. À propos des « savoirs expérientiels » et des « injustices épistémiques »

Gérard Mauger

Idées

117 À propos de Arthur BORRIELLO, Abolition et permanence du discours de crise en Italie et en Espagne (2010-2013), Jean-Paul FITOUSSI, Comme on nous parle. L’emprise de la novlangue sur nos sociétés

Frédéric Lebaron

Culture

121 L’amour de l’art. À propos de Lydie Salvayre, Marcher jusqu’au soir

Gérard Mauger

133 À propos de Jean-Paul Delahaye, Exception consolante. Un grain de pauvre dans la machine .

Gérard Mauger

Varia

145 Une vision polanyienne du capitalisme contemporain 

Marie-France Garcia

161 Les conditions de l’orthodoxie

Marie Quarrey

161 Les cadres intermédiaires de la fonction publique en relais du new public management dans les politiques éducatives

Marie-Pierre Chopin, Jérémy Sinigaglia  

 

 
 

lundi 3 octobre 2022

Joël Laillier & Christian Topalov, Gouverner la science. Anatomie d’une réforme (2004-2020)

 

Joël Laillier & Christian Topalov

Gouverner la science

Anatomie d’une réforme 

(2004-2020)

Agone

L'Ordre des choses

2022




Présentation de l'éditeur

On ne peut réduire une réforme à la doctrine (économique, néolibérale ou autre) des gouvernements qui l’importent dans un domaine ou un autre. Aussi ne comprend-on vraiment le fonctionnement d’une réforme qu’au travers du portrait des acteurs placés aux divers postes de décision, de la manière dont ils procèdent et des intérêts qu’ils y trouvent.

« Quel a été l’enjeu des réformes imposées à l’université et à la recherche depuis le début des années 2000 ? Instituer un pilotage politique de la science pour qu’elle se trouve orientée au bénéfice de l’“innovation” et de l’économie. Mettre en place une concurrence généralisée entre établissements, laboratoires et individus, de sorte que la distribution des ressources privilégie une supposée “excellence” et la conformité à des objectifs définis politiquement. En bref, c’est l’autonomie de la science et des savants que la réforme a attaquée de front. Passer d’un monde dans lequel les scientifiques constituaient une profession auto-organisée protégée des autres pouvoirs, à un autre où les pratiques scientifiques sont gouvernées par de nouveaux impératifs portés par des institutions hiérarchiques et centralisées : voilà ce que les réformes ont tendu à produire en France durant la quinzaine d’années qui nous intéresse. »

L’enquête des auteurs retrace les transformations qui ont radicalement changé l’organisation de la recherche et de l’université, les pratiques scientifiques et les façons de gouverner le monde savant. Il montre comment une telle réforme a pu se mettre en place : qui ont été les promoteurs de sa doctrine, qui sont ses états-majors, ses lieutenants et ses petits soldats ?

Ce livre propose une « anatomie » de la réforme qui dissèque ses organes et leurs fonctions, pour comprendre comment s’est imposée, en dépit des oppositions et résistances, une nouvelle définition de la science, de l’université et de leurs finalités.

Joël Laillier est maître de conférences en sociologie et chercheur au Centre Maurice Halbwachs. Il a publié récemment Entrer dans la danse. L’envers du Ballet de l’Opéra de Paris (CNRS éditions, 2017) et participé à la publication d’Enfances de classe. De l’inégalité parmi les enfants (Seuil, 2019).  

Christian Topalov est sociologue, directeur d’études à l’EHESS et chercheur au Centre Maurice Halbwachs. Il a publié ou dirigé de nombreux ouvrages dont, récemment : Histoires d’enquêtes. Londres, Paris, Chicago. 1880-1930 (Garnier, 2015) et, en collaboration, Philanthropes en 1900. Londres, New York, Paris, Genève (Créaphis, 2019).

 

 
 
 

vendredi 19 août 2022

Cédric Hugrée et Tristan Poullaouec, L’université qui vient. Un nouveau régime de sélection scolaire

 

 

Cédric Hugrée

Tristan Poullaouec

L’université qui vient

Un nouveau régime de sélection scolaire

Raisons d'agir

2022

 

 

Présentation de l'éditeur

La crise sanitaire et sa gestion au sein des universités françaises ont révélé et renforcé un nouveau régime de sélection scolaire. Jamais la France et son système scolaire n’ont autant diplômé et pourtant jamais les savoirs n’ont été aussi inégalement transmis. D’un côté, les études universitaires se sont banalisées parmi les enfants issus des classes populaires, en premier lieu les jeunes femmes. De l’autre, les dispositifs adoptés pour lutter contre l’échec en licence ont échoué, au point de laisser de nombreux étudiants seuls face à leurs difficultés scolaires.
Comment conduire 50 % d’une classe d’âge au niveau de la licence quand le budget par étudiant chute depuis 15 ans à l’université ? Le néolibéralisme scolaire n’envisage que la sélection, la hausse des frais d’inscription, la concurrence entre établissements et la professionnalisation des formations. Face à la détérioration des conditions d’enseignement, la suppression de Parcoursup ne suffit pas.
Cet ouvrage replace la transmission des savoirs universitaires au cœur du débat ; il montre l’urgence et la nécessité de lutter contre la différenciation des filières scolaires, à commencer par l’instauration d’un baccalauréat de culture commune, à la fois littéraire, scientifique et technologique.

Cédric Hugrée est sociologue, chercheur au CNRS (Cresppa-CSU).

Tristan Poullaouec est sociologue, maître de conférences à l’Université de Nantes (CENS

 




mardi 22 février 2022

Lingua Novæ Universitatis. Fragments d’un discours universitaire, Camille Noûs, Rogue ESR

 

 

Lingua Novæ Universitatis

Fragments d’un discours universitaire

Camille Noûs

Rogue ESR

du Croquant

2021



Présentation de l'éditeur

L’Université et la recherche sont depuis vingt ans un laboratoire privilégié de la transformation managériale des services publics. De la recherche en mode projet aux transferts de technologie, de Parcoursup aux frais d’inscription différenciés et du « management agile » au classement de Shanghai, le monde de la science a connu une transformation radicale, vers toujours plus de bureaucratie, d’autoritarisme, de court-termisme et de conflits d’intérêts. Cette évolution des institutions censées élaborer un discours de vérité va de pair avec le déploiement d’un jargon managérial fait de « coopétition », de « groupes de travail », de « confiance aux acteurs », d’« expertise » et d’« indicateurs ». Ce discours nourrit la critique mais ouvre aussi la voie à l’utopie d’une nouvelle parole universitaire, sous le signe de l’exigence et de la liberté.

 

 

vendredi 8 janvier 2021

Savoir/Agir N° 53, Un modèle britannique d'université ?

 


Savoir/Agir N° 53, Un modèle britannique d'université ?

du Croquant

2020


Présentation de l'éditeur

La Grande-Bretagne s’impose aujourd’hui comme l’un des mo­dèles de la gouvernance pour l’enseignement supérieur fran­çais, autant du point de vue de la gestion des flux étudiants que des modes de production, de financement et de diffusion de la recherche. Ce point de vue français, lié à l’attrait que les élites politico-administratives éprouvent pour les systèmes fondés sur le New Public Management, ainsi qu’au poids de la langue anglaise dans la globalisation académique, masque pourtant la diversité des pratiques des universitaires et des effets des réformes dans les institutions. À l’heure où le projet de loi de programmation de la recherche (LPR) est présenté devant le Parlement français, il s’agit d’éclaircir les effets de la transformation des modes de gouver­nance sur le fonctionnement des universités et de la recherche. Comment « fait-on de la science » dans les universités britan­niques aujourd’hui, a fortiori dans un contexte néolibéral ? Que signifie « faire des sciences sociales » aujourd’hui en Grande-Bretagne ? Quelle est la place des universitaires qui portent la parole des sciences sociales dans l’espace public britannique ?

 

 

 

samedi 29 décembre 2018

archive audio: Bourdieu, Baudelot, Lacroix, Charle, à propos du livre de l'Areser, Quelques diagnostics et remèdes urgents pour une université en péril (Staccato par Antoine Spire, sur France Culture, 17/11/1997)


archive audio:  
Staccato par Antoine Spire, France Culture, 17/11/1997
source R.D.


ARESER (Association de réflexion sur les enseignements supérieurs et la recherche)
Quelques diagnostics et remèdes urgents pour une université en péril 
Raisons d'Agir
Raisons d'agir
1997

Présentation de l'éditeur
Ce petit livre présente, sous une forme rigoureuse et souvent un peu vive, une description clinique des principales maladies dont souffrent les universités françaises : manque d’implication de la communauté universitaire dans la vie des universités, sous-administration (au niveau central et surtout local), démoralisation d’un corps enseignant de plus en plus atomisé, dualisme scolaire et social, responsable, avec l’hétérogénéité croissante des étudiants, des échecs des premières années, pédagogie inadaptée, émiettement géographique d’institutions souvent en trompe-l’œil, clôture nationale et localisme exacerbé, manque d’encadrement aboutissant à l’anomie de la vie étudiante.
Pour chacun de ces symptômes les auteurs proposent des remèdes concrets et réalistes, éléments du traitement de choc nécessaire pour permettre au système d’enseignement de remplir vraiment les fonctions vitales qui sont les siennes.



vendredi 4 mars 2016

écouter: Christophe Charle, à propos du classement de Shanghai et de la dérégulation universitaire



écouter: Christophe Charle, à propos du classement de Shanghai et de la dérégulation universitaire
Culturesmonde par Florian Delorme, le 29.02.2016


Areser
Christophe Charle et Charles Soulié (dir.)
La dérégulation universitaire 
La construction étatisée des marchés universitaires dans le monde 
Syllepse/M Éditeur
La politique au scalpel
2015

Présentation de l'éditeur
Le modèle universitaire néolibéral est souvent présenté comme une panacée censée résoudre les problèmes des vieilles universités européennes engoncées dans une logique de service public égalitaire jugée inadaptée à la « globalisation » et à la « compétition » internationale.
Afin de contrebalancer ces mots d’ordre ressassés sans preuve, des universitaires de quatre continents se sont réunis afin de faire le point sur la dérégulation mise en place dans l’enseignement supérieur. Ce détour par l’étranger offre au lecteur le moyen de se décentrer par rapport à un univers national qu’il croit bien connaître.
Malgré une apparente autonomie relative, le destin des universités du monde est inséparable de celui des sociétés dans leur ensemble et des rapports de forces politiques, si bien que les différentes déclinaisons universitaires du mode de gestion néolibéral inégalement dominant sont un révélateur des inégalités croissantes et des idéaux sociaux propres à chaque pays ou région du monde actuel.
En conséquence, le salut des universités – notamment le maintien de leur potentiel émancipateur et critique – dépend de la capacité du mouvement social et politique à se réapproprier, grâce à l’analyse comparative des expériences, un destin collectif abusivement confisqué par des bureaucraties nationales et internationales appliquant une doxa aveugle qui récuse ce projet des Lumières.
Cela passe aussi par le fait que chacun ait le droit d’accéder librement au savoir et que la recherche ne soit pas asservie aux impératifs de la production marchande, comme le proposent la plupart des politiques mises en œuvre par imitation de « modèles » déjà en crise là où ils existent depuis plus de trente ans.

Christophe Charle est professeur  d’histoire contemporaine à l’Université  Panthéon-Sorbonne et membre de l’Institut  universitaire de France. Il a notamment  publié  Homo Historicus : Réflexions sur  l’histoire, les historiens et les sciences  sociales,  Armand Colin, 2013.
Charle Soulié est maître de conférences  à Paris 8. Il est l’auteur de  Un mythe à  détruire ? Origines et destin du Centre  universitaire expérimental de Vincennes,  Presses Universitaires de Vincennes, 2012.
Christophe Charle et Charles Soulié ont  publié  Les ravages de la « modernisation »  universitaire en Europe, Paris, Syllepse,  2007. Ils sont membres de l’Association de  réflexion sur les enseignements supérieurs  et la recherche qui parrainent cet ouvrage.

mercredi 21 octobre 2015

vidéo: Christophe Granger, La destruction de l'université française

Présentation à la librairie l'Atelier le 4 novembre 2015

Christophe Granger
La destruction de l'université française
La Fabrique
2015
Lire un extrait

Présentation de l'éditeur
L’université française est aujourd’hui la proie d’une destruction sans précédent. Les politiques de « réforme » ont soumis l’Université – recherche, enseignement, études, diplômes – aux intérêts de l’économie de marché. Les présidents d’université sont placés sous la coupe de conseils d’administration où doivent figurer des patrons et des cadres de grandes entreprises. Les enseignements sont devenus des « offres de formation » dont la valeur tient à leur ajustement aux « besoins du marché du travail ». Quant aux activités de recherche, elles relèvent, non plus des universitaires, mais des débouchés économiques privés. Enfin, sans que les étudiants (ou leurs parents) ne le soupçonnent, près de la moitié des universitaires qui officient aujourd’hui dans les amphithéâtres et les laboratoires du pays sont des précaires.
Les luttes se sont multipliées ces dernières années contre la destruction de l’université. Elles disent le refus d’en habiter les ruines, la nécessité de reconstruire une université. Capable de faire naître une distance critique à l’endroit du monde actuel et le désir de s’organiser contre lui.
Christophe Granger est historien, membre du Centre d’histoire sociale du XXe siècle (Paris 1/CNRS). Il a notamment publié Les Corps d’été (2009) et À quoi pensent les historiens ? (2013). 

jeudi 15 octobre 2015

Regards croisés sur l’économie, 2015/1 (n° 16), L'université désorientée

La Découverte


Présentation de l'éditeur
En ces temps troubles de crise économique, être diplômé de l’enseignement supérieur demeure le meilleur rempart contre le chômage. Malheureusement, trop nombreux encore sont les étudiants qui sortent du système universitaire les mains vides. Les chiffres du ministère de l’Enseignement supérieur sont édifiants : plus d’un quart des étudiants sortent du premier cycle sans aucun diplôme. Comment y remédier ? À la lumière des tous derniers résultats de la recherche en sciences sociales, ce numéro de Regards croisés sur l’économie propose, dans une synthèse inédite, de faire le point sur les nouveaux enjeux de l’enseignement supérieur.
Comment aider les bacheliers à mieux choisir leur orientation ? Comment lutter contre le décrochage universitaire ? Comment mieux financer l’enseignement supérieur ? Quelle gouvernance pour les universités ?
C’est à toutes ces questions que répond ce numéro, dans un langage à la fois clair et pédagogique. Ce faisant, il dessine des pistes concrètes et ambitieuses pour repenser notre système d’enseignement supérieur et sa place dans la société de demain.


mardi 8 septembre 2015

La dérégulation universitaire. La construction étatisée des marchés universitaires dans le monde, Areser. Christophe Charle et Charles Soulié (dir.)



Areser
Christophe Charle et Charles Soulié (dir.)
La dérégulation universitaire 
La construction étatisée des marchés universitaires dans le monde 
Syllepse/M Éditeur
La politique au scalpel
2015

Présentation de l'éditeur
Le modèle universitaire néolibéral est souvent présenté comme une panacée censée résoudre les problèmes des vieilles universités européennes engoncées dans une logique de service public égalitaire jugée inadaptée à la « globalisation » et à la « compétition » internationale.
Afin de contrebalancer ces mots d’ordre ressassés sans preuve, des universitaires de quatre continents se sont réunis afin de faire le point sur la dérégulation mise en place dans l’enseignement supérieur. Ce détour par l’étranger offre au lecteur le moyen de se décentrer par rapport à un univers national qu’il croit bien connaître.
Malgré une apparente autonomie relative, le destin des universités du monde est inséparable de celui des sociétés dans leur ensemble et des rapports de forces politiques, si bien que les différentes déclinaisons universitaires du mode de gestion néolibéral inégalement dominant sont un révélateur des inégalités croissantes et des idéaux sociaux propres à chaque pays ou région du monde actuel.
En conséquence, le salut des universités – notamment le maintien de leur potentiel émancipateur et critique – dépend de la capacité du mouvement social et politique à se réapproprier, grâce à l’analyse comparative des expériences, un destin collectif abusivement confisqué par des bureaucraties nationales et internationales appliquant une doxa aveugle qui récuse ce projet des Lumières.
Cela passe aussi par le fait que chacun ait le droit d’accéder librement au savoir et que la recherche ne soit pas asservie aux impératifs de la production marchande, comme le proposent la plupart des politiques mises en œuvre par imitation de « modèles » déjà en crise là où ils existent depuis plus de trente ans.

Christophe Charle est professeur  d’histoire contemporaine à l’Université  Panthéon-Sorbonne et membre de l’Institut  universitaire de France. Il a notamment  publié  Homo Historicus : Réflexions sur  l’histoire, les historiens et les sciences  sociales,  Armand Colin, 2013. Charle Soulié est maître de conférences  à Paris 8. Il est l’auteur de  Un mythe à  détruire ? Origines et destin du Centre  universitaire expérimental de Vincennes,  Presses Universitaires de Vincennes, 2012. Christophe Charle et Charles Soulié ont  publié  Les ravages de la « modernisation »  universitaire en Europe, Paris, Syllepse,  2007. Ils sont membres de l’Association de  réflexion sur les enseignements supérieurs  et la recherche qui parrainent cet ouvrage.

vendredi 10 juillet 2015

Interventions de Pierre Bourdieu: En soutien aux mouvements sociaux (états généraux 1968-1996-2000, mouvement de novembre-décembre 1995, mouvement gay et lesbien, mouvement des chômeurs et travailleurs précaires)



Interventions de Pierre Bourdieu: En soutien aux mouvements sociaux (états généraux 1968-1996-2000, mouvement de novembre-décembre 1995, mouvement gay et lesbien, mouvement des chômeurs et travailleurs précaires)




(Cette liste de publications sera mise à jour au fur et à mesure, Gilbert Quélennec)
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Interventions de Pierre Bourdieu: en soutien au mouvement des chômeurs et des travailleurs précaires

Interventions de Pierre Bourdieu: en soutien au mouvement gay et lesbien

Interventions de Pierre Bourdieu: en soutien au mouvement social de novembre-décembre 1995

Interventions de Pierre Bourdieu: Appels pour des états généraux (de l'enseignement et de la recherche 1968, du mouvement social 1996, du mouvement social européen 2000)


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voir également:

Pierre Bourdieu: un Intellectuel global

Pierre Bourdieu, la mise en oeuvre de l'intellectuel collectif international

Pierre Bourdieu, à propos de l'intellectuel collectif


mardi 23 juin 2015

à paraître: La dérégulation académique. La construction étatisée des marchés universitaires dans le monde, Christophe Charle et Charles Soulié (dir.)

La dérégulation académique 
La construction étatisée des marchés universitaires dans le monde 
Christophe Charle et Charles Soulié (dir.)
ARESER
Syllepse
septembre 2015

Présentation de l'éditeur
L’asphyxie budgétaire des universités pour cause de réduction des déficits publics et de constitution de « pôles d’excellence » dans le débat public en France.
Marchandisation, recul de l’autonomie académique, mise en concurrence, explosion de la précarité... la plupart des systèmes d’enseignement supérieur nationaux semblent pris dans une dynamique tendant à faire du savoir une marchandise, de la recherche une force productive, des étudiants des clients et de l’Université une entreprise.
Les auteurs ont sollicité des universitaires des quatre continents afin qu’ils portent un diagnostic sur les évolutions récentes de l’enseignement supérieur dans leurs pays . 
Comme tout voyage, ce détour par l’étranger offre au lecteur le moyen de se décentrer par rapport à un univers national qu’il croit bien connaître. 
Le modèle universitaire néolibéral est souvent présenté comme une panacée censée résoudre les problèmes structuraux des vieilles universités européennes engoncées dans une logique de service public égalitaire jugée désuète par les modernisateurs. 
Le destin des universités du monde, même si celles-ci jouissent d’une certaine autonomie relative, est donc inséparable de celui des sociétés dans leur ensemble. On peut aussi dire qu’avec sa massification, l’enseignement supérieur offre une bonne image de la structure, et donc des inégalités et des hiérarchies sociales propres à chaque pays. 
C’est pourquoi, expliquent les auteurs, le salut des universités, et notamment de leur potentiel émancipateur et critique – qui passe notamment par le fait que chacun a le droit d’accéder librement au savoir et que la recherche ne soit pas asservie aux impératifs de la production marchande – dépend de la capacité du mouvement social et politique à se réapproprier un destin collectif confisqué par l’oligarchie financière et des experts autoproclamés 
Christophe Charle est professeur d’histoire contemporaine à l’Université Panthéon-Sorbonne et membre de l’Institut universitaire de France. Il a notamment publié Homo Historicus : Réflexions sur l’histoire, les historiens et les sciences sociales, Armand Colin, 2013. 
Charle Soulié est maître de conférences à Paris 8. Il est l’auteur de Un mythe à détruire ? Origines et destin du Centre universitaire expérimental de Vincennes, Presses Universitaires de Vincennes, 2012.

lundi 22 juin 2015

en ligne: Savoir/agir n°29, Austère université. Faux diagnostics pour vraies réformes

en ligne: Savoir/agir n°29, Austère université. Faux diagnostics pour vraies réformes
éditions du Croquant, 2014
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Sommaire

Éditorial, par Frédéric Lebaron

Dossier : Austère Université. Faux diagnostics pour vraies réformes
Présentation du dossier, par Romuald Bodin et Sophie Orange
De l’autonomie à la mise sous tutelle ? Contraintes budgétaires et stratégies gestionnaires des universités, par Odile Henry et Jérémy Sinigaglia
Folle rationalisation de l’enseignement supérieur et de la recherche. Universitaires en danger par Fanny Darbus et Fanny Jedlicki
Le rôle des palmarès et classements, ou comment les étudiant.e.s en Licence 3 de Gestion à Paris-Dauphine évaluent leur formation par Séverine Chauvel et Pierre Clément
Une hausse des frais d’inscription en France est-elle inéluctable ou même simplement souhaitable ?par Léonard Moulin
La résistible ascension de la gestion universitaire et la transformation de la culture académique par Brice Le Gall
L’essor des écoles supérieures de commerce, cas d’école de la privatisation de l’enseignement supérieur en France ? par Marianne Blanchard
La « réussite pour tous » passe-t-elle par la « professionnalisation » de l’enseignement supérieur ?par Vanessa Pinto

Grand entretien avec Lyonel Trouillot Haïti, une occupation molle

Chronique de la gauche de gauche
Front de gauche. Refondation ? Relance ? par Louis Weber

La rhétorique réactionnaire
Sur l’origine et les fondements de l’inégalité, par Gérard Mauger

Médias
Front national : indignations sélectives et banalisation effective, par Henri Maler et Julien Salingue

Chronique d’outre-Manche
Les écrivains écossais et la question de l’indépendance, par Keith Dixon


 (source: Savoir/agir)

jeudi 11 juin 2015

vidéo: Charles Soulié, De Vincennes à Saint-Denis : histoire d'une université singulière


vidéo: Charles Soulié, De Vincennes à Saint-Denis : histoire d'une université singulière
Université de Paris 8, 5 février 2015

Un mythe à détruire ? 
Origines et destin du Centre universitaire expérimental de Vincennes
Sous la direction de Charles Soulié
P.U. Vincennes
2012

Présentation de l'éditeur
Vincennes - cet enfant terrible de Mai 68 - est sans doute une des universités françaises les plus connues, tant en France qu’à l’étranger.
Cet ouvrage se livre à une histoire des premiers pas de cette institution hautement paradoxale, car foncièrement anti institutionnelle. C’est donc à une véritable exploration de l’inconscient académique  qu’invite ce livre qui, rompant avec la vision politique ordinairement de mise quand on pense l’histoire de l’université française d’après 68, dévoile quelques-uns des enjeux académiques, intellectuels et pédagogiques sous-jacents à cette formidable expérience collective.


Sommaire

Présentation des auteurs
Remerciements

Réinventer l’histoire des universités
Christophe Charle

Présentation générale
Charles Soulié 

I - Les prodromes de Vincennes

La recomposition des facultés, disciplines dans l’université française des années soixante
Charles Soulié

Mai-juin 1968 : acmé d’un contexte de crise universitaire
Christelle Dormoy



II -  Des rêves aux réalités

La division du travail d’institution
Christelle Dormoy

Le recrutement des premiers enseignants de Vincennes
Christelle Dormoy

L’irruption de la dynamique étudiante
Charles Soulié

De la politisation des questions pédagogiques
Charles Soulié

Des humanités aux « humanités modernes »
Charles Soulié

Jeux d’échelle entre les premiers pouvoirs universitaires vincennois : 1968-197
Jean-Philippe Legois


III -  Perspectives disciplinaires et monographiques

L’anglais de la Sorbonne à Vincennes
Marie-Pierre Pouly

La sociologie à Vincennes : une discipline dispersée
Frédéric Carin, Lucie Letinturier, Javier Rujas, Charles Soulié

Un soubresaut de 1968, la parenthèse critique de l’économie politique à Vincennes
Brice Le Gall

Voyage en terre d’asile académique
Éléments pour une histoire sociale des étudiants étrangers de Paris VIII et d’ailleurs
Brice Le Gall, Charles Soulié

Poursuivre
Charles Soulié

Bibliographie
Annexes
Table des illustrations
Liste des tableaux, graphiques

lundi 20 octobre 2014

Savoir/agir n°29, Austère université. Faux diagnostics pour vraies réformes

Savoir/agir n°29
Austère université. Faux diagnostics pour vraies réformes
éditions du Croquant
2014
Présentation de l'éditeur
Ecrire, ou simplement prendre position, au sujet des universités n’est pas sans poser de nombreuses difficultés. L’éducation fait partie de ces objets de discussion sur lesquels tout le monde a un avis ou, mieux, se doit d’en avoir un. Qu’il s’agisse du supérieur ou des autres niveaux de l’éducation nationale, les publications scientifiques, les commentaires médiatiques et les jugements les plus divers se suivent année après année, avec la même régularité et la même intensité. Les fonctions d’encadrement de la jeunesse, de reproduction et de légitimation des hiérarchies remplies par l’enseignement expliquent sans doute cette logorrhée collective et le caractère particulièrement tranché des prises de positions qui la constituent, mais aussi l’inquiétude et le pessimisme qui semblent généralement les animer. Il y a de ce point de vue une forte proximité entre ces dernières et les discours sur la famille, le mariage, les valeurs ou encore l’immigration. Ecrire sur l’enseignement supérieur c’est donc de fait s’inscrire dans un espace discursif saturé et déjà fortement structuré, où la rhétorique de la crise, du déclin, de la dégradation, tient une place centrale. Or, le discours de la « crise de l’université » est un élément clé de la rhétorique réformiste qui tend à remettre en question aujourd’hui la mission de service public de formation et de diffusion des connaissances scientifiques au plus grand nombre qui est celle des universités.

Sommaire

Éditorial, par Frédéric Lebaron
Dossier : Austère Université. Faux diagnostics pour vraies réformes
Présentation du dossier, par Romuald Bodin et Sophie Orange
De l’autonomie à la mise sous tutelle ? Contraintes budgétaires et stratégies gestionnaires des universités, par Odile Henry et Jérémy Sinigaglia
Folle rationalisation de l’enseignement supérieur et de la recherche.
Universitaires en danger par Fanny Darbus et Fanny Jedlicki
Le rôle des palmarès et classements, ou comment les étudiant.e.s en Licence 3 de Gestion à Paris-Dauphine évaluent leur formation par Séverine Chauvel et Pierre Clément
Une hausse des frais d’inscription en France est-elle inéluctable ou même simplement souhaitable ? par Léonard Moulin
La résistible ascension de la gestion universitaire et la transformation de la culture académique par Brice Le Gall
L’essor des écoles supérieures de commerce, cas d’école de la privatisation de l’enseignement supérieur en France ? par Marianne Blanchard
La « réussite pour tous » passe-t-elle par la « professionnalisation » de l’enseignement supérieur ? par Vanessa Pinto
Grand entretien avec Lyonel Trouillot
Haïti, une occupation molle
Chronique de la gauche de gauche 
Front de gauche. Refondation ? Relance ? par Louis Weber
La rhétorique réactionnaire 
Sur l’origine et les fondements de l’inégalité, par Gérard Mauger
Médias 
Front national : indignations sélectives et banalisation effective, par Henri Maler et Julien Salingue
Chronique d’outre-Manche 
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vendredi 6 décembre 2013

ARESER: Colloque Les réformes universitaires en France, au Japon et au Brésil: pour un bilan critique comparé, Paris, 13 décembre 2013



Le vendredi 13 décembre 2013, l'ARESER France et l'ARESER Japon organisent un colloque franco-japonais relatif aux réformes universitaires en France, au Japon et au Brésil. Il se déroulera salle Pasteur à l'Ecole normale supérieure de la rue d'Ulm.

Matin :
  • 9h30- 9h45 : Charles Soulié (Paris 8, secrétaire de l’ARESER) : Introduction.
  • 9h45-10h15 : Atsumi Omae (Université de Joetsu-Kyoiku) : Les politiques de création de « nouvelles universités » au Japon dans les années 1960 : en comparaison avec le cas français.
  • 10h15-10h45 : Helgio Trindade (recteur émérite  Universidade Federal da Integração Latino-Americana – UNILA ) : Les réformes universitaires au Brésil et en Amérique latine, essai de diagnostic comparatif.
  • 10h45-11h : Pause
  • 11h-11h30 : Yoshihiko Shiratori (Université de Kobé): La politique de «projets » dans l’enseignement supérieur japonais et la hiérarchisation des universités.
  •  11h30-12h30 : Discussion.
12h30-14H : Déjeuner
Après midi :
  • 14 h : Romuald Bodin (Université de Poitiers) et Sophie Orange (Université de Nantes): Faux diagnostics pour vraies réformes : quelques idées reçues sur la situation actuelle des universités françaises.
  • 14 h30 : Frédéric Neyrat (Centre Emile Durkheim Sciences Po Bordeaux et Université de Limoges) : La redéfinition des diplômes universitaires en termes de compétences.
  • 15h : Shigeru Okayama (Université Waseda) : Les Humanités après Fukushima.
  • 15h 30—15h45 : Pause
  • 15h45- 17h : Discussion
  • 17h : Christophe Charle (Paris 1) : Essai de conclusion
Colloque soutenu par le programme japonais, Grants-in-Aid for Scientific Research (Japan Society for the Promotion of Science (JSPS)  « Recherches interdisciplinaires sur les réformes de l’enseignement supérieur au Japon et en France », l’ARESER France et l’ARESER Japon
Entrée libre dans la limite des places disponibles
Pour tout renseignement : charles.soulie [at] neuf.fr


(source: Areser)