Pierre Bourdieu, in Pour un mouvement social européen,
Le Monde Diplomatique, juin 1999 — Pages 1, 16 et 17, aussi in Contre-feux 2, Raisons d'agir, 2001, p. 13-23

"L'histoire sociale enseigne qu'il n'y a pas de politique sociale sans un mouvement social capable de l'imposer ( et que ce n'est pas le marché, comme on tente de le faire croire aujourd'hui, mais le mouvement social qui a « civilisé » l'économie de marché, tout en contribuant grandement à son efficacité ). En conséquence, la question, pour tous ceux qui veulent réellement opposer une Europe sociale à une Europe des banques et de la monnaie, flanquée d'une Europe policière et pénitentiaire ( déjà très avancée ) et d'une Europe militaire ( conséquence probable de l'intervention au Kosovo ), est de savoir comment mobiliser les forces capables de parvenir à cette fin et à quelles instances demander ce travail de mobilisation. "


dimanche 24 janvier 2010

Carole Reynaud Paligot (dir.) Tous les hommes sont-ils égaux? Histoire comparée des pensées raciales 1860-1930







Carole Reynaud Paligot (Hrsg.)
Tous les hommes sont-ils égaux? Histoire comparée des pensées raciales 1860-1930
2009. 134 S., 3 schwarz-weiße Abbildungen, 3 Graphiken, 1 Karte, in französischer Sprache
ISBN 978-3-486-59144-6
Ateliers des Deutschen Historischen Instituts Paris, Bd. 3

Présentation de l'éditeur
Les contributions de ce colloque tenu à l'Institut historique allemand de Paris illustrent la diversité des usages scientifiques et politiques de la notion de race dans des sociétés aussi différentes que l'Allemagne, le Brésil, le Cameroun, la France, le Japon, Madagascar et le Sénégal. Dans un contexte d’essor des nationalismes et de l’impérialisme colonial, la notion de race participe à la construction du discours colonial et légitime les pratiques discriminatoires, elle est également mobilisée dans la construction et l’affirmation des identités nationales.

Die Beiträge dieses Ateliers veranschaulichen die vielfältige wissenschaftliche und politische Verwendung des Rassenbegriffs in so unterschiedlichen Gesellschaften, wie Brasilien, Deutschland, Frankreich, Japan, Kamerun, Madagaskar und Senegal. Im Kontext der aufkeimenden Nationalismen und des sich entwickelnden Kolonialimperialismus trug der Rassenbegriff nicht nur zur Ausbildung des Kolonialdiskurses bei und legitimierte dessen Praktiken, sondern wurde darüber hinaus in großem Maße zur Herausbildung und Behauptung nationaler Identitäten herangezogen.



Sommaire
  • Carole Reynaud Paligot, Perspectives pour une histoire comparée des pensées raciales
  • Armelle Enders, Du pessimisme à l’optimisme. Les métamorphoses de la pensée raciale au Brésil et la réception des théories de Gilberto Freyre (1890–1930)
  • Albert Gouaffo, Du racisme scientifique au racisme populaire. De la contribution des Camerounais au profil racial de l’Allemagne impériale (1884–1919)
  • Mamoudou Sy, "Peuplades" ou descendants de chorfas? Représentations au XIXe siècle des peuples de la Sénégambie septentrionale
  • Arnaud Nanta, Kiyono Kenji: Anthropologie physique et débats sur la "race japonaise" à l’époque de l’empire colonial (1920–1945)
  • Marc Schindler-Bondiguel, Auxiliaires indigènes ou soldats français? Race, civilisation et genre dans la construction d’une catégorie impériale: le soldat indigène. L’exemple des soldats malgaches (1889–1939)
  • Céline Trautmann-Waller, Langue, peuple, race, nation: usages de la notion de race, frontières disciplinaires et enjeux politiques chez les philologues en France et en Allemagne durant la deuxième moitié du XIXe siècle
  • Agnès Graceffa, La tentation de la pensée raciale dans les lectures historiographiques françaises et allemandes 1920–1930 du peuplement dit germanique de la Gaule: une conception historique de la race
  • Benoît Larbiou, Le corps médical et la race en 1930. Les usages médicaux du racialisme
http://www.oldenbourg-wissenschaftsverlag.de

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