Pierre Bourdieu. Contre-feux, Éditions Raisons d’agir, 1998, p.100

‘‘Contre ce régime politique [le néolibéralisme], la lutte politique est possible. Elle peut se donner pour fin d’abord, comme l'action caritative ou caritativo-militante, d’encourager les victimes de l’exploitation, tous les précaires actuels et potentiels, à travailler en commun contre les effets destructeurs de la précarité (en les aidant à vivre, à « tenir » et à se tenir, à sauver leur dignité, à résister à la déstructuration, à la dégradation de l’image de soi, à l’aliénation), et surtout à se mobiliser, à l’échelle internationale, c’est-à-dire au niveau même où s’exercent les effets de la politique de précarisation, pour combattre cette politique et neutraliser la concurrence qu’elle vise à instaurer entre les travailleurs des différents pays’’.



vendredi 1 octobre 2010

Alban Bensa, Après Lévi-Strauss


Alban Bensa
Après Lévi-Strauss
Pour une anthropologie à taille humaine

Textuel
2010














Présentation de l'éditeur
L’anthropologie a été durablement marquée par la figure tutélaire de Claude Lévi-Strauss. Mais sa puissance intellectuelle et son autorité académique ont occulté une autre anthropologie, davantage appliquée à comprendre la réalité des comportements humains, leurs stratégies, leurs fragilités, leur ténacité, leur rage aussi. Contre le primat donné aux approches culturalistes et identitaires, il est temps de revenir à une anthropologie à taille humaine, soucieuse de comprendre l’autre et non de l’étiqueter. Soucieuse des individus plutôt que des constructions abstraites et englobantes, qui leur dénient lucidité et liberté.

Alban Bensa est anthropologue à l’EHESS. Il mène une réflexion sur les fondements épistémologiques d’une anthropologie de l’action et de l’événement afin de faire de sa discipline une « science sociale des mutations du monde contemporain ». Il est notamment l’auteur de La fin de l'exotisme (Anacharsis, 2006).

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