Pierre Bourdieu. Contre-feux, Éditions Raisons d’agir, 1998, p.100

‘‘Contre ce régime politique [le néolibéralisme], la lutte politique est possible. Elle peut se donner pour fin d’abord, comme l'action caritative ou caritativo-militante, d’encourager les victimes de l’exploitation, tous les précaires actuels et potentiels, à travailler en commun contre les effets destructeurs de la précarité (en les aidant à vivre, à « tenir » et à se tenir, à sauver leur dignité, à résister à la déstructuration, à la dégradation de l’image de soi, à l’aliénation), et surtout à se mobiliser, à l’échelle internationale, c’est-à-dire au niveau même où s’exercent les effets de la politique de précarisation, pour combattre cette politique et neutraliser la concurrence qu’elle vise à instaurer entre les travailleurs des différents pays’’.



lundi 27 juin 2011

La société civile. Savoirs, enjeux et acteurs en France et en Grande-Bretagne, 1780-1914, Christophe Charle et Julien Vincent (dir.)

La société civile
Savoirs, enjeux et acteurs en France et en Grande-Bretagne
1780-1914
Christophe Charle et Julien Vincent (dir.)
Presses Universitaires de Rennes
2011

Présentation de l'éditeur
En adoptant une approche d’histoire sociale des savoirs et une perspective franco-britannique, cet ouvrage entend donner à la « société civile » sa place pour écrire l’histoire du long XIXe siècle. À partir de dix études de cas portant sur des thèmes aussi divers que le libre-échange, le travail des enfants, la condition ouvrière, l’entreprise coloniale ou la consommation, il examine la manière dont la société civile devint, à partir de la fin du XVIIIe siècle, à la fois un objet et un acteur de la connaissance du monde social, moral et politique.

Christophe Charle est professeur d’histoire contemporaine à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, directeur de l’Institut d’histoire moderne et contemporaine (CNRS/ENS) et membre de l’Institut universitaire de France. Il a récemment publié Théâtres en capitales, naissance de la société du spectacle à Paris, Berlin, Londres et Vienne (1860-1914) (Paris, Albin Michel, 2008) et a dirigé Le Temps des capitales culturelles, XVIIIe-XXe siècle (Seyssel, Champvallon, 2009).

Julien Vincent est maître de conférences à l’université de Franche-Comté. Il est spécialiste d’histoire britannique et chercheur associé à l’Institut d’histoire moderne et contemporaine (CNRS/ENS). Il est l’auteur d’une thèse de doctorat sur les « sciences morales » en Angleterre au XIXe siècle.

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