« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ».
Pierre Bourdieu (1992)


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vendredi 20 septembre 2013

Savoir/agir n°25, Les enjeux des élections municipales

Savoir/agir n°25
Les enjeux des élections municipales
éd du Croquant
2013
Présentation de l'éditeur
À l’approche des élections municipales de mars 2014, quoi de plus légitime que d’aborder les enjeux de ce scrutin ? La « gauche » va-t-elle conserver les bastions qu’elle a conquis ? L’extrême droite va-t-elle faire une entrée fracassante dans les conseils municipaux ? Le Front de gauche pèsera-t-il désormais dans le pouvoir local ? Ces sujets traditionnellement abordés par les politologues et les journalistes, même s’ils ont leur intérêt, ne sont pas ceux qui seront abordés dans ce dossier.
Nous nous intéressons à des enjeux moins visibles, mais qui tiennent à la structure profonde du pouvoir local.
Qui sont les élus locaux et que sont-ils devenus au cours des trente dernières années ? Quelles sont les conséquences du mode de scrutin et de ses récentes évolutions sur le profil des conseils municipaux et de leurs exécutifs, en terme de parité, de groupes socioprofessionnels et d’âges représentés ? Les citoyens restent-ils cantonnés au rôle de votant (alors que l’abstention dans l’espace local bat à chaque élection de nouveaux records), ou la démocratie participative aurait-elle réussi à leur donner de nouvelles perspectives ? Où en est le pouvoir réel des élus locaux, en terme de ressources financières, humaines et politiques, et face à leur dépendance aux autres collectivités et à l’Etat ? Des chercheurs spécialistes de toutes ces questions font le point.
Sommaire
Éditorial
Est-ce le « retour de la confiance » ?
Frédéric Lebaron

Dossier
Les enjeux des élections municipales
Michel Koebel et Sébastien Vignon

Un scrutin de « proximité » toujours participationniste ?
Quelques éléments de compréhension
de la démobilisation autour des élections municipales
Sébastien Vignon

La démocratie participative marginalisée par le pouvoir local
Julien Talpin

Les hiérarchies du pouvoir local
Michel Koebel

Les rapports de pouvoir entre les élus et l’élite administrative locale
dans les municipalités urbaines
De l’a priori de la subordination à une relation collégiale
Rémy Le Saout

Les stratégies de dépolitisation de députés-candidats de l’UMP
aux élections municipales de 2008 dans la métropole lilloise
Anne-Sophie Petitfils

La désertification des campagnes
La production des désaccords légitimes à la communauté urbaine de Marseille
David Guéranger

Grand entretien avec André Grimaldi
L’hôpital entreprise n’est pas une solution

Paroles
Un « gros con de raciste »
Vincent Burckel

Chronique de la gauche de gauche

Alliance électorale, front ou fusion ?
Louis Weber

Enquête (4)
Sociogenèse du « Front de Gauche »
La gauche unitaire
Propos recueillis par Louis Weber

La rhétorique réactionnaire
« L’autre Europe » attendra
Gérard Mauger

Actualité
L’enseignement supérieur au péril du social-libéralisme
Bertrand Geay

Idées
Y a-t-il quelque chose à comprendre ?
Sur quelques pathologies scolastiques
Louis Pinto

Chronique d’outre-manche
Ed Miliband et la question syndicale
Keith Dixon

Document
Comment l’austérité tue

jeudi 12 septembre 2013

Romuald Bodin et Sophie Orange, L’université n’est pas en crise. Les transformations de l’enseignement supérieur : enjeux et idées reçues

Romuald Bodin et Sophie Orange
L’université n’est pas en crise 
Les transformations de l’enseignement supérieur : enjeux et idées reçues
éditions du Croquant
2013

Présentation de l'éditeur
Depuis quelques années, les rapports ministériels et les controverses (politiques, médiatiques, sociologiques) se multiplient et alimentent la thèse d’une crise de l’Université liée à l’échec important en premier cycle, l’insertion difficile des diplômés et le faible niveau des « nouveaux étudiants ». À ces trois maux sont proposés trois remèdes : sélection, professionnalisation, « propédeutisation ». Or ce diagnostic repose sur une cartographie erronée de l’enseignement supérieur et sur une connaissance partielle des publics universitaires.
En mobilisant les résultats d’enquêtes sociologiques menées auprès d’étudiants de premier cycle universitaire, d’IUT, de STS et d’écoles spécialisées, cet ouvrage remet en cause ces trois constats.
Tout d’abord, la dénonciation de ces trois maux apparaît comme une constante des discours sur l’Université depuis les années 1960 : ils ne permettent en rien de comprendre sa situation actuelle.
Ensuite, en dressant un tel portrait à charge de ces établissements d’enseignement supérieur, des universitaires et des étudiants, ces discours entretiennent surtout le phénomène qu’ils prétendent combattre et contribuent à la dévaluation de l’Université et à la mise en cause de son service public.
Enfin, la rhétorique déployée autour de la « crise de l’Université » ne se contente pas de diffuser une image biaisée de la réalité, elle détourne l’attention de ce qui est vraiment en question : les objectifs politiques et sociaux assignés à l’enseignement supérieur, les désordres actuels du marché du travail et le désengagement progressif de l’État.
Romuald Bodin est sociologue, maître de conférences à l’université de Poitiers et chercheur au GRESCO. Ses recherches portent sur l’échec en premier cycle à l’Université et sur l’accompagnement social des personnes en grande difficulté. Il a publié Les métamorphoses du contrôle social, en 2012 à La Dispute.
Sophie Orange est sociologue, maître de conférences à l’université de Nantes et chercheuse au CENS. Elle a travaillé sur les Sections de technicien supérieur et les choix d’orientation dans l’enseignement supérieur. Dernière publication : L’autre enseignement supérieur. Les BTS et la gestion des aspirations scolaires, en 2013 aux PUF.

Table des matières
Introduction
Actualité et pertinence d’un discours sur la crise ?
Un livre pour quoi faire ?
Chapitre 1. La tentation sélective. Rompre avec une vision duale de l’enseignement supérieur
La fausse division de l’enseignement supérieur entre filières ouvertes et filières sélectives
– Une pénurie d’étudiants ?
– De « nouveaux étudiants » : le péril pro ?
– Les filières sélectives : un espace discontinu
La fausse solution de la sélection
– Sélectionner les réprouvés
– Sélectionner l’élite, mais laquelle ?
L’Université incontournable
– Penser l’enseignement supérieur en 3D
– Un jeu à plusieurs bandes
Chapitre 2. L’Université pour quoi faire ? Le mythe de la désorientation universitaire
Et pourtant, ils viennent…
– « L’Université c’est pour ceux qui savent ce qu’ils veulent faire plus tard »
– « Quand on peut faire ce que l’on veut faire, on ne fait pas un BTS »… ou une école de commerce
– L’Université ne forme pas que des chômeurs !
Les logiques d’orientation dans l’enseignement supérieur
– Une carte incomplète
– Des idées (bien) reçues sur l’enseignement supérieur
– Application post-bac : les implicites d’un outil de gestion des orientations scolaires
– Fonctionnement de l’application « Admission post-bac » (APB) : ordre des chances contre ordre des préférences
– Une fausse solution : se contenter de « faire un peu de pédagogie »
Chapitre 3. Échecs et abandons à l’Université. Dysfonctionnement ou régulation ?
Un taux d’échec « catastrophique », « nouveau » et « croissant » en licence ?
Le paradigme de l’échec
Un processus de régulation et de maintien des hiérarchies
– La normalité des parcours « atypiques » : les conditions de la construction d’un parcours intellectuel
– Le maintien des hiérarchies
Des disciplines très inégales face à l’abandon en première année
Chapitre 4. Des étudiants en situation irrégulière. L’ère du soupçon
Une orientation indue
– Ne pas être à sa place
– La distance scolaire
Le contrôle aux frontières
– L’injonction au projet
– La mise en cause des publics plutôt que des conditions d’études
L’ouverture des possibles
– Les « bac + rien » : une gabegie universitaire ?
– « T’es fier d’aller à la fac ? », pourtant « tout le monde y va »
Conclusion
Logique scolastique et logique universitaire
Les conditions sociales du miracle ordinaire
Liste des sigles
Bibliographie

dimanche 18 août 2013

à paraître: Romuald Bodin et Sophie Orange, L’université n’est pas en crise. Les transformations de l’enseignement supérieur : enjeux et idées reçues

Romuald Bodin et Sophie Orange
L’université n’est pas en crise 
Les transformations de l’enseignement supérieur : enjeux et idées reçues
éditions du Croquant
À paraître le 12/09/2013


Présentation de l'éditeur
Depuis quelques années, les rapports ministériels et les controverses (politiques, médiatiques, sociologiques) se multiplient et alimentent la thèse d’une crise de l’Université liée à l’échec important en premier cycle, l’insertion difficile des diplômés et le faible niveau des « nouveaux étudiants ». À ces trois maux sont proposés trois remèdes : sélection, professionnalisation, « propédeutisation ». Or ce diagnostic repose sur une cartographie erronée de l’enseignement supérieur et sur une connaissance partielle des publics universitaires.
En mobilisant les résultats d’enquêtes sociologiques menées auprès d’étudiants de premier cycle universitaire, d’IUT, de STS et d’écoles spécialisées, cet ouvrage remet en cause ces trois constats.
Tout d’abord, la dénonciation de ces trois maux apparaît comme une constante des discours sur l’Université depuis les années 1960 : ils ne permettent en rien de comprendre sa situation actuelle.
Ensuite, en dressant un tel portrait à charge de ces établissements d’enseignement supérieur, des universitaires et des étudiants, ces discours entretiennent surtout le phénomène qu’ils prétendent combattre et contribuent à la dévaluation de l’Université et à la mise en cause de son service public.
Enfin, la rhétorique déployée autour de la « crise de l’Université » ne se contente pas de diffuser une image biaisée de la réalité, elle détourne l’attention de ce qui est vraiment en question : les objectifs politiques et sociaux assignés à l’enseignement supérieur, les désordres actuels du marché du travail et le désengagement progressif de l’État.
Romuald Bodin est sociologue, maître de conférences à l’université de Poitiers et chercheur au GRESCO. Ses recherches portent sur l’échec en premier cycle à l’Université et sur l’accompagnement social des personnes en grande difficulté. Il a publié Les métamorphoses du contrôle social, en 2012 à La Dispute.
Sophie Orange est sociologue, maître de conférences à l’université de Nantes et chercheuse au CENS. Elle a travaillé sur les Sections de technicien supérieur et les choix d’orientation dans l’enseignement supérieur. Dernière publication : L’autre enseignement supérieur. Les BTS et la gestion des aspirations scolaires, en 2013 aux PUF.

mercredi 18 avril 2012

en ligne: COnTEXTES n° 10 | avril 2012, Querelles d’écrivains (XIXe-XXIe siècles) : de la dispute à la polémique. Médias, discours et enjeux


COnTEXTES n° 10 | avril 2012, Querelles d’écrivains (XIXe-XXIe siècles) : de la dispute à la polémique. Médias, discours et enjeux

Sous la direction de COnTEXTES

lundi 27 juin 2011

La société civile. Savoirs, enjeux et acteurs en France et en Grande-Bretagne, 1780-1914, Christophe Charle et Julien Vincent (dir.)

La société civile
Savoirs, enjeux et acteurs en France et en Grande-Bretagne
1780-1914
Christophe Charle et Julien Vincent (dir.)
Presses Universitaires de Rennes
2011

Présentation de l'éditeur
En adoptant une approche d’histoire sociale des savoirs et une perspective franco-britannique, cet ouvrage entend donner à la « société civile » sa place pour écrire l’histoire du long XIXe siècle. À partir de dix études de cas portant sur des thèmes aussi divers que le libre-échange, le travail des enfants, la condition ouvrière, l’entreprise coloniale ou la consommation, il examine la manière dont la société civile devint, à partir de la fin du XVIIIe siècle, à la fois un objet et un acteur de la connaissance du monde social, moral et politique.

Christophe Charle est professeur d’histoire contemporaine à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, directeur de l’Institut d’histoire moderne et contemporaine (CNRS/ENS) et membre de l’Institut universitaire de France. Il a récemment publié Théâtres en capitales, naissance de la société du spectacle à Paris, Berlin, Londres et Vienne (1860-1914) (Paris, Albin Michel, 2008) et a dirigé Le Temps des capitales culturelles, XVIIIe-XXe siècle (Seyssel, Champvallon, 2009).

Julien Vincent est maître de conférences à l’université de Franche-Comté. Il est spécialiste d’histoire britannique et chercheur associé à l’Institut d’histoire moderne et contemporaine (CNRS/ENS). Il est l’auteur d’une thèse de doctorat sur les « sciences morales » en Angleterre au XIXe siècle.