Pierre Bourdieu. Contre-feux, Éditions Raisons d’agir, 1998, p.100

‘‘Contre ce régime politique [le néolibéralisme], la lutte politique est possible. Elle peut se donner pour fin d’abord, comme l'action caritative ou caritativo-militante, d’encourager les victimes de l’exploitation, tous les précaires actuels et potentiels, à travailler en commun contre les effets destructeurs de la précarité (en les aidant à vivre, à « tenir » et à se tenir, à sauver leur dignité, à résister à la déstructuration, à la dégradation de l’image de soi, à l’aliénation), et surtout à se mobiliser, à l’échelle internationale, c’est-à-dire au niveau même où s’exercent les effets de la politique de précarisation, pour combattre cette politique et neutraliser la concurrence qu’elle vise à instaurer entre les travailleurs des différents pays’’.



lundi 20 février 2012

Le champ de l'Eurocratie - Une sociologie politique du personnel de l'UE

 
Le champ de l'Eurocratie
Une sociologie politique du personnel de l'UE
sous la direction de Didier Georgakakis
Economica
2012 

Présentation de l'éditeur
« L'Eurocratie » : le mot existe dans toutes les langues et les alphabets de l'Union européenne. Mais par-delà les représentations plus ou moins fantasmées que ce mot véhicule, que sait-on des parlementaires, commissaires, fonctionnaires, représentants permanents, lobbyistes et représentants d'intérêt, membres du Conseil des gouverneurs de la Banque centrale, patrons et syndicalistes, militaires et diplomates, commentateurs et communicateurs, qui, au sein ou en lien étroit avec les institutions de l'UE, donnent corps à la chose ? Quels sont leur carrière, leur trajectoire sociale et professionnelle, le type d'autorité dont ils sont investis ou pour lequel ils luttent, et quelle place y tient l'Europe ? Comment se structure enfin le collectif qu'ils forment ensemble, dans sa diversité comme dans son unité sociologique relative ?

Premier ouvrage aussi exhaustif sur cette population, ce livre collectif donne des éléments de réponses à ces questions en mobilisant les démarches originales qui, aux Etats-Unis comme en Europe, renouvellent les approches de l'intégration européenne en recourant à la notion de champ social. Utile tout aussi bien aux professionnels de l'Europe qu'aux citoyens, ce livre bouleverse la représentation classique des institutions européennes et jette un éclairage nouveau sur les structures relationnelles de leur fonctionnement.

Didier Georgakakis, membre de l'Institut Universitaire de France, est professeur de science politique et titulaire de la Chaire Jean Monnet de Sociologie politique européenne à l'Institut d'Études Politiques de l'Université de Strasbourg (Gspe-Prisme) et visiting Professor au Collège d'Europe de Bruges.

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