Pierre Bourdieu. Contre-feux, Éditions Raisons d’agir, 1998, p.100

‘‘Contre ce régime politique [le néolibéralisme], la lutte politique est possible. Elle peut se donner pour fin d’abord, comme l'action caritative ou caritativo-militante, d’encourager les victimes de l’exploitation, tous les précaires actuels et potentiels, à travailler en commun contre les effets destructeurs de la précarité (en les aidant à vivre, à « tenir » et à se tenir, à sauver leur dignité, à résister à la déstructuration, à la dégradation de l’image de soi, à l’aliénation), et surtout à se mobiliser, à l’échelle internationale, c’est-à-dire au niveau même où s’exercent les effets de la politique de précarisation, pour combattre cette politique et neutraliser la concurrence qu’elle vise à instaurer entre les travailleurs des différents pays’’.



mardi 4 juin 2013

Collectif Write Back, Postcolonial Studies : modes d'emploi

Collectif Write Back
Postcolonial Studies :
modes d'emploi
P.U.Lyon
2013

Présentation de l'éditeur
À travers la mise en avant de leurs sources plus ou moins reconnues (French Theory, Subaltern Studies de Delhi, traditions intellectuelles d’Afrique Noire, Cultural Studies, écrits anticoloniaux de Frantz Fanon, Chinua Achebe, Aimé Césaire, Albert Memmi) et de leurs connexions avec d’autres champs de recherche contemporains (Queer Studies, études francophones, Black Studies), les études postcoloniales sont apparues comme une sorte de laboratoire expérimentant des perspectives pluridisciplinaires : étrangères à toute orthodoxie, elles se placent à l’intersection de diverses problématiques, politiques, linguistiques, ou encore identitaires, non sans une certaine propension à faire retour sur leurs propres fondements théoriques. Le travail proposé ici, par sa dimension internationale et polyphonique, participe à son tour d’un dépassement des étiquettes nationales et académiques rigides : autant de « modes d’emploi » qui invitent à de nouveaux usages des Postcolonial Studies, de nouvelles explorations esthétiques et intellectuelles, dans les champs de la littérature et du cinéma en particulier.
Le collectif Write Back (en référence à l’ouvrage fondateur de Bill Ashcroft, Gareth Griffiths et Helen Tiffin, The Empire Writes Back, 1989) rassemble les sept membres du « Laboratoire des jeunes chercheurs en littératures et études postcoloniales : les outils théoriques à l’épreuve des textes », créé en 2007 à l’École normale supérieure de Lyon : Florian Alix, Anne-Sophie Catalan, Claire Ducournau, Tina Harpin, Estelle Olivier, Myriam Suchet et Cyril Vettorato. Outre les contributions des membres du collectif, le volume propose des articles de chercheurs de divers horizons, en particulier la traduction inédite d’un article de Graham Huggan et un texte inédit de Kathleen Gyssels.

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