Pierre Bourdieu. Contre-feux, Éditions Raisons d’agir, 1998, p.100

‘‘Contre ce régime politique [le néolibéralisme], la lutte politique est possible. Elle peut se donner pour fin d’abord, comme l'action caritative ou caritativo-militante, d’encourager les victimes de l’exploitation, tous les précaires actuels et potentiels, à travailler en commun contre les effets destructeurs de la précarité (en les aidant à vivre, à « tenir » et à se tenir, à sauver leur dignité, à résister à la déstructuration, à la dégradation de l’image de soi, à l’aliénation), et surtout à se mobiliser, à l’échelle internationale, c’est-à-dire au niveau même où s’exercent les effets de la politique de précarisation, pour combattre cette politique et neutraliser la concurrence qu’elle vise à instaurer entre les travailleurs des différents pays’’.



mardi 24 novembre 2015

Max Weber, Discours de guerre et ­d’après-guerre

Max Weber
Discours de guerre et ­d’après-guerre
EHESS
Audiographie
2015
Présentation de l'éditeur
Textes réunis et présentés par Hinnerk Bruhns
Traductions de Pierre de Larminat & Ostiane Courau, revues par Hinnerk Bruhns
Qu’allait dire donc de la guerre celui qui sera considéré plus tard comme le père fondateur de la sociologie allemande, celui même qui, dès le mois d’août 1914, n’avait cessé de s’enthousiasmer, dans des lettres privées : « Que la guerre est grande et merveilleuse ! » ?
Après avoir organisé et dirigé des hôpitaux militaires pendant toute la première année de guerre, d’août 1914 à octobre 1915, Max Weber intervient de plus en plus fortement, comme orateur et comme rédacteur de mémorandums et d’articles de presse, dans le débat public sur la guerre, la politique et les indispensables réformes sociales et constitutionnelles que l’Allemagne devrait mettre en œuvre après la guerre. Les trois discours et l’article de presse reproduits dans ce livre, traduits pour la première fois, montrent un nationaliste convaincu, critique féroce de la politique du gouvernement allemand et des ambitions annexionnistes des pangermanistes, autant que des visées françaises sur la Sarre et du traité de Versailles dont il avait pu suivre de près les « négociations » comme expert au sein de la délégation allemande.

Table des matières

Présentation
I. De 1916 au traité de Versailles : la hantise d’une paix constructive

II. Le sociologue et la guerre
1. Max Weber et le refus de la « guerre des esprits »
2. Une sociologie de la guerre ?
3. L’avenir de la nation

Épilogue
Textes :
I. Au seuil de la troisième année de guerre (1916)
II. La situation de l’Allemagne dans la politique ­mondiale (1916)
III. De la culpabilité du déclenchement de la guerre (1919)
IV. L’appartenance économique de la Sarre à ­l’Allemagne (1919)
Repères bibliographiques
 

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