« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ». Pierre Bourdieu (1992)
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mardi 24 novembre 2015

Max Weber, Discours de guerre et ­d’après-guerre

Max Weber
Discours de guerre et ­d’après-guerre
EHESS
Audiographie
2015
Présentation de l'éditeur
Textes réunis et présentés par Hinnerk Bruhns
Traductions de Pierre de Larminat & Ostiane Courau, revues par Hinnerk Bruhns
Qu’allait dire donc de la guerre celui qui sera considéré plus tard comme le père fondateur de la sociologie allemande, celui même qui, dès le mois d’août 1914, n’avait cessé de s’enthousiasmer, dans des lettres privées : « Que la guerre est grande et merveilleuse ! » ?
Après avoir organisé et dirigé des hôpitaux militaires pendant toute la première année de guerre, d’août 1914 à octobre 1915, Max Weber intervient de plus en plus fortement, comme orateur et comme rédacteur de mémorandums et d’articles de presse, dans le débat public sur la guerre, la politique et les indispensables réformes sociales et constitutionnelles que l’Allemagne devrait mettre en œuvre après la guerre. Les trois discours et l’article de presse reproduits dans ce livre, traduits pour la première fois, montrent un nationaliste convaincu, critique féroce de la politique du gouvernement allemand et des ambitions annexionnistes des pangermanistes, autant que des visées françaises sur la Sarre et du traité de Versailles dont il avait pu suivre de près les « négociations » comme expert au sein de la délégation allemande.

Table des matières

Présentation
I. De 1916 au traité de Versailles : la hantise d’une paix constructive

II. Le sociologue et la guerre
1. Max Weber et le refus de la « guerre des esprits »
2. Une sociologie de la guerre ?
3. L’avenir de la nation

Épilogue
Textes :
I. Au seuil de la troisième année de guerre (1916)
II. La situation de l’Allemagne dans la politique ­mondiale (1916)
III. De la culpabilité du déclenchement de la guerre (1919)
IV. L’appartenance économique de la Sarre à ­l’Allemagne (1919)
Repères bibliographiques
 

jeudi 26 mars 2015

Maryse Bresson, Fabrice Colomb, Jean-François Gaspar (dir.), Les territoires vécus de l'intervention sociale

Maryse Bresson, Fabrice Colomb, Jean-François Gaspar (dir.)
Les territoires vécus de l'intervention sociale
Presses Universitaires du Septentrion
Le regard sociologique
2015

Présentation de l'éditeur
La territorialisation, en déplaçant les politiques publiques nationales vers l'échelle locale, permet-elle de dépasser les limites des politiques sociales et de repenser l’enjeu du « vivre ensemble » ?
Les auteurs, sociologues et politistes de différents pays apportent un éclairage renouvelé sur cet enjeu majeur des réformes engagées depuis les années 1980, en se situant sous l’angle des territoires vécus par les acteurs.
Sans occulter les différences selon les territoires, l’ouvrage met en évidence une remarquable convergence des évolutions dans leurs pays. La montée en puissance des systèmes locaux et les partenariats, les modes d’organisation et de partition renouvelés de l’espace et des pratiques professionnelles sont resitués dans un mouvement plus global de fragmentation et d’individualisation du social, justifiant l’idée de territorialisation néolibérale. Pourtant, les facettes de la territorialisation sont multiples, inséparables de la diversité des « problèmes » que s’attache à résoudre l’intervention sociale. Les interactions et les luttes pour définir les rôles de chacun, politiques, professionnels, bénévoles contribuent à la façonner. Et trop souvent alibi de réformes qu’ils perçoivent peu et mal, les usagers-bénéficiaires mettent en œuvre des formes de réappropriation. Aussi cet ouvrage invite à poursuivre et ouvrir les débats sur le type de solidarité qui, à travers la territorialisation, participe d’un processus général de transformation de la société.
Maryse Bresson, Professeure de sociologie, Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines. Fabrice Colomb, Maître de conférences en sociologie, Université d’Evry Val d’Essonne, Centre Pierre Naville. Jean-François Gaspar, Maître assistant, Haute Ecole Louvain en Hainaut, Haute Ecole Namur-Liège-Luxembourg, Centre d’Etudes et de Recherches en Ingénierie et Action Sociales, Centre européen de sociologie et de science politique (équipe CSE).

mardi 22 septembre 2009

à paraître: Max Weber, La Bourse

Max Weber
La Bourse
ALLIA
à paraître début 2010
(Max Weber, Die Börse, traduction par Pierre de Larminat)

Au cœur du système économique moderne, les marchés boursiers suscitent des débats passionnés. Pourtant, le fonctionnement de ces institutions et la nature exacte des opérations qui y sont réalisées restent obscures pour le plus grand nombre. Comment les bourses sont-elles nées et qu’y échange-t-on ? Comment participer aux échanges ? Quelle est l’importance des bourses pour une nation ? Faut-il les ouvrir au tout-venant ? La spéculation est-elle intrinsèquement néfaste ? Comment contrôler les opérateurs boursiers et lutter contre les malversations financières ? Juriste et professeur d’économie, fondateur de la sociologie, Max Weber répond à ces questions dans une œuvre engagée dans la politique de son temps. Conscient des enjeux socio-économiques et politiques, nationaux et internationaux que porte une réforme boursière, Weber s’adresse à ceux qui ne voient dans la bourse qu’un vaste casino qui sert de repaire aux parasites et aux aventuriers malhonnêtes et s’emploie à dissiper les malentendus qui courent à son sujet.