Pierre Bourdieu. Contre-feux, Éditions Raisons d’agir, 1998, p.100

‘‘Contre ce régime politique [le néolibéralisme], la lutte politique est possible. Elle peut se donner pour fin d’abord, comme l'action caritative ou caritativo-militante, d’encourager les victimes de l’exploitation, tous les précaires actuels et potentiels, à travailler en commun contre les effets destructeurs de la précarité (en les aidant à vivre, à « tenir » et à se tenir, à sauver leur dignité, à résister à la déstructuration, à la dégradation de l’image de soi, à l’aliénation), et surtout à se mobiliser, à l’échelle internationale, c’est-à-dire au niveau même où s’exercent les effets de la politique de précarisation, pour combattre cette politique et neutraliser la concurrence qu’elle vise à instaurer entre les travailleurs des différents pays’’.



mardi 19 janvier 2016

écouter: Richard Shusterman, Le style à l’état vif. Somaesthétique, art populaire et art de vivre


écouter: Richard Shusterman, Le style à l’état vif. Somaesthétique, art populaire et art de vivre
La Suite dans les idées par Sylvain Bourmeau, 19.12.2015
Richard Shusterman
Le style à l’état vif 
Somaesthétique, art populaire et art de vivre 
Traduit de l’anglais par Thomas Mondémé
Questions Théoriques
2015

Présentation de l'éditeur
L’esthétique pragmatiste se distingue de la tradition philosophique en ce qu’elle ne cherche pas à séparer l’art de ce qui n’en est pas. Elle conçoit nos expériences esthétiques dans la continuité de celles qu’occasionnent nos diverses pratiques de vie, publiques comme privées.
Comment penser cette continuité? C’est l’enjeu principal de ce livre, qui examine la question sous deux aspects. Les premiers chapitres retissent les liens qui nous permettent de comprendre comment nos concepts esthétiques les plus spécifiques, ceux que nous utilisons pour juger et apprécier l’art le plus consacré (aura, authenticité), sont solidaires d’expériences que peuvent nous faire vivre aussi, à leur manière, les arts dits populaires (techno, comédies musicales country, hip-hop), généralement négligés par la philosophie.
La seconde partie explique comment nos capacités esthétiques, éthiques et critiques sont profondément déterminées par notre expérience corporelle – autofaçonnement quotidien, pratiques sportives, coutumes, et tout ce que l’on peut verser du côté d’un « souci de soi » ou style somatique : c’est ce que Richard Shusterman, cherchant à développer une nouvelle voie pragmatiste, nomme somaesthétique.

Richard Shusterman, philosophe, est professeur à Florida Atlantic University (Boca Raton). Son oeuvre, marquée par le pragmatisme américain, se concentre depuis plusieurs années sur l’esthétique en art et dans les formes de vie, et plus précisément sur la somaesthétique.

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