Pierre Bourdieu. Contre-feux, Éditions Raisons d’agir, 1998, p.100

‘‘Contre ce régime politique [le néolibéralisme], la lutte politique est possible. Elle peut se donner pour fin d’abord, comme l'action caritative ou caritativo-militante, d’encourager les victimes de l’exploitation, tous les précaires actuels et potentiels, à travailler en commun contre les effets destructeurs de la précarité (en les aidant à vivre, à « tenir » et à se tenir, à sauver leur dignité, à résister à la déstructuration, à la dégradation de l’image de soi, à l’aliénation), et surtout à se mobiliser, à l’échelle internationale, c’est-à-dire au niveau même où s’exercent les effets de la politique de précarisation, pour combattre cette politique et neutraliser la concurrence qu’elle vise à instaurer entre les travailleurs des différents pays’’.



mardi 13 décembre 2016

Les sociologies françaises. Héritages et perspectives, 1960-2010 , Sous la direction de Catherine Paradeise, Dominique Lorrain et Didier Demazière


Les sociologies françaises 
Héritages et perspectives, 1960-2010
Sous la direction de Catherine Paradeise 
Dominique Lorrain et Didier Demazière 
P.U.Rennes
2015

Les auteurs

Présentation de l'éditeur
Si, à chaque extrémité du XIXe siècle, Auguste Comte invente le mot de sociologie et Émile Durkheim contribue à lui donner son éclat, la discipline est moribonde au milieu du XXe siècle, oubliée des universités, anémique au CNRS naissant. Ce n'est que dans le courant des années 1970 qu'elle achève de se voir gratifier de tous les attributs qui font une discipline en France, à commencer par des cursus et des filières de recrutement propres, et dans le courant des années 1980 qu’elle reprend son expansion démographique. Comment cette renaissance s’est-elle traduite sur le terrain scientifique? À quoi la sociologie s’intéressait-elle vers 1970? Comment ses intérêts et ses méthodes ont-ils évolué? Le tournant des années 2010 est une période particulière. C’est alors que la première génération d’enseignants et de chercheurs formés comme sociologues par l’université dans les années 1960 part massivement à la retraite. Quel est le legs de cette génération à ses cadets, en matière théorique et empirique? Comment ces derniers se sont-ils emparés de cet héritage, l’ont-ils fait fructifier et l’ont-ils transformé? Cet ouvrage veut aider à répondre à ces questions, en mettant à contribuer ces deux générations sur quinze domaines explorés par la sociologie: stratification, famille, école, religions, travail, genres, économie, politique, monde rural, monde urbain, migration, santé, arts et de la culture, sciences et des techniques, communication et medias.

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