Pierre Bourdieu. Contre-feux, Éditions Raisons d’agir, 1998, p.100

‘‘Contre ce régime politique [le néolibéralisme], la lutte politique est possible. Elle peut se donner pour fin d’abord, comme l'action caritative ou caritativo-militante, d’encourager les victimes de l’exploitation, tous les précaires actuels et potentiels, à travailler en commun contre les effets destructeurs de la précarité (en les aidant à vivre, à « tenir » et à se tenir, à sauver leur dignité, à résister à la déstructuration, à la dégradation de l’image de soi, à l’aliénation), et surtout à se mobiliser, à l’échelle internationale, c’est-à-dire au niveau même où s’exercent les effets de la politique de précarisation, pour combattre cette politique et neutraliser la concurrence qu’elle vise à instaurer entre les travailleurs des différents pays’’.



jeudi 15 décembre 2016

Pauline Gallinari, Les communistes et le cinéma. France, de la Libération aux années 60

Pauline Gallinari
Les communistes et le cinéma 
France, de la Libération aux années 60
P.U.Rennes
Histoire
2015

Table des matières


Présentation de l'éditeur
A partir de sources écrites, cinématographiques et orales, cet ouvrage, adapté d’une thèse de doctorat, s’intéresse au rapport qui existe entre cinéma et communisme en France de la Libération au milieu des années 1960. Initiée par le pôle communiste, qui s’apparente à cette époque au PCF, cette relation est très riche et suivie tout au long de la période étudiée. Dès la Libération, les communistes français cherchent d’une part à agir sur le champ cinématographique, en voulant résoudre les problèmes qui s’y posent.
D’autre part, les communistes entendent agir avec le cinéma. Le considérant comme un instrument utile à la propagande de Parti, ils encouragent la réalisation de films communistes. Ce «cinéma de Parti» est également alimenté par le cinéma d’Europe de l’Est et plus particulièrement par le cinéma soviétique. Le projet cinématographique du PCF est donc très ambitieux. Partagé par les communistes, il pose néanmoins de multiples questions dans sa mise en oeuvre.
Porté par une réelle volonté politique, il fait en tout cas du PCF un parti dont l’intérêt pour le cinéma est sans équivalent en France dès la Libération. 
Pauline Gallinari est docteure en histoire contemporaine. Elle est maître de conférences en cinéma à l’université Paris 8, où elle enseigne à l’Institut d’études européennes.



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