Pierre Bourdieu. Contre-feux, Éditions Raisons d’agir, 1998, p.100

‘‘Contre ce régime politique [le néolibéralisme], la lutte politique est possible. Elle peut se donner pour fin d’abord, comme l'action caritative ou caritativo-militante, d’encourager les victimes de l’exploitation, tous les précaires actuels et potentiels, à travailler en commun contre les effets destructeurs de la précarité (en les aidant à vivre, à « tenir » et à se tenir, à sauver leur dignité, à résister à la déstructuration, à la dégradation de l’image de soi, à l’aliénation), et surtout à se mobiliser, à l’échelle internationale, c’est-à-dire au niveau même où s’exercent les effets de la politique de précarisation, pour combattre cette politique et neutraliser la concurrence qu’elle vise à instaurer entre les travailleurs des différents pays’’.



mardi 13 février 2018

Lire les sciences sociales: Présentation et discussion (en présence de l’auteur) du livre : Le cinéma au XXe siècle. Entre loi du marché et règles de l’art (CNRS Editions, 2016) de Julien Duval, 23 février 2018





LIRE LES SCIENCES SOCIALES 2017/2018
Vendredi 23 février 2018
15h30 - 18h00
CNRS/Site Pouchet, Salle 124
59 - 61, rue Pouchet, 75017 Paris
Présentation et discussion (en présence de l’auteur) du livre :
Le cinéma au XXe siècle. Entre loi du marché et règles de l’art (CNRS Editions, 2016) de Julien Duval (Directeur de recherche au CNRS, chercheur au CESSP)
Par Audrey Mariette (Maîtresse de conférences à l’Université Paris 8, chercheuse au CRESPPA)

Cinéma commercial contre films d’auteur ? Cinéma populaire contre cinéma élitiste ? Loi du marché contre règles de l’art ? La dualité entre superproductions hollywoodiennes et films d’art européens semble traverser toute l’histoire du cinéma depuis les années 1920. Mais les frontières entre ces deux espaces n’ont jamais été figées, comme l’explique Julien Duval dans cette sociologie novatrice du champ cinématographique au XXe siècle. Ainsi, le cinéma populaire a su se parer de certains traits des arts savants. Quant au cinéma d’auteur, il n’est pas tout à fait devenu « l’égal des autres arts » : les cinéastes doivent toujours composer avec les contraintes économiques propres à leur mode d’expression. Examinant à nouveaux frais ces jeux de transferts et ces oppositions, Julien Duval éclaire également les débats récents sur « l’exception culturelle » et sur les priorités des politiques publiques en matière cinématographique.


(source: LLSS)

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