« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ».
Pierre Bourdieu (1992)


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mercredi 7 mars 2018

Déchiffrer les publics de la musique classique. Perspectives comparatives, historiques et sociologiques Unraveling classical music audiences. Historical, sociological and comparative perspectives


 
Déchiffrer les publics de la musique classique. Perspectives comparatives, historiques et sociologiques
Unraveling classical music audiences. Historical, sociological and comparative perspectives
Sous la direction de Stéphane Dorin
Archives contemporaines
2018

Présentation de l'éditeur
Les publics de la musique classique font l'objet d'un grand nombre de représentations sociales, depuis les caricatures de Daumier à l'Opéra de Paris jusqu'aux mises en scène des nouveaux publics d'El Sistema. Si le constat de leur déclin et de la nécessité de promouvoir leur renouvellement à l'ère numérique semble désormais largement partagé, comme le démontrent, enquêtes à l'appui, les diverses contributions réunies dans cet ouvrage, c'est aussi à une réflexion sur le sens et la portée du concert dans l'espace public qu'invitent les auteurs réunis ici. 
Avec des contributions de / With contributions by Geoff Baker, Claudio Benzecry, Esteban Buch, Myriam Chimènes, David Christoffel, Julie Déramond, Aurélien Djakouane, Stéphane Dorin, Koen van Eijck, Constance Emerat, Robert J. Flanagan, Pierre France, Jane Fulcher, Michaël Huber, Irina Kirchberg, Bernard Lehmann, Laure Marcel-Berlioz, Pierre-Michel Menger, Anne Monier, Emmanuel Négrier, Sylvie Pébrier, Emmanuel Pedler, Adrien Pégourdie, Myrtille Picaud, Sophie Wahnich et / and William Weber.


jeudi 28 juillet 2016

Stéphane Dorin, Velvet Underground. La Factory et l’invention de la bohème pop

Stéphane Dorin
Velvet Underground
La Factory et l’invention de la bohème pop
Archives contemporaines
2016

Présentation de l'éditeur
Entre 1965 et 1967, le Velvet Underground va passer du statut de groupe prometteur de l’underground new-yorkais à celui de légende de l’histoire du rock avec leur premier album, The Velvet Underground & Nico (1967). Cette période charnière pour le groupe qui s’installe alors à la Factory l’est aussi dans la carrière d’Andy Warhol, qui va brièvement lui servir de mécène et de manager.
Chez Warhol, le désir de devenir alchimiste en transformant le rock en art à travers sa collaboration avec Lou Reed et le Velvet Underground est toujours resté sur le fil du rasoir, entre la marginalité d’une sous-culture subversive et la reconnaissance mondaine et commerciale au sein du champ de l’art contemporain et du rock. Le résultat eut pour effet, si ce n’est le basculement des mondes savants et populaires de l’art et de la musique, de brouiller les frontières et de donner naissance à l’un des plus beaux mythes de la culture américaine du XXe siècle, ainsi qu’à un groupe de rock devenu culte.
Les outils conceptuels des Cultural Studies et de la Sociologie de la culture permettent de construire une analyse qui, en décrivant la vie et l’expérience du groupe au sein de la Factory, montre comment le rock et l’art ont transformé nos styles de vie et notre rapport au travail, sous l’angle de l’esthétique pop.
Stéphane Dorin est professeur de sociologie à l’université de Limoges. Il a publié plusieurs articles et ouvrages sur l’industrialisation de la musique, la globalisation du jazz et du rock en Inde, ainsi que sur les publics de la musique contemporaine et classique. Ses travaux actuels portent sur les transformations du goût musical, des pratiques culturelles et des styles de vie à l’ère numérique.


vendredi 20 juin 2014

écouter: Stéphane Dorin, présentation et discussion de L'EMPIRE DE LA VALEUR. Refonder l'économie, de André Orléan, Lire Les Sciences Sociales, 6 juin 2014


Présentation et discussion de
L'EMPIRE DE LA VALEUR
Refonder l'économie
|SEUIL La couleur des idées 2011|
de André Orléan
par Stéphane Dorin
en présence de l’auteur
6 juin 2014


(source: Lire Les Sciences Sociales)


André Orléan
 L'EMPIRE DE LA VALEUR
Refonder l'économie
SEUIL
2011

Présentation de l'éditeur
La crise financière a révélé au grand jour les limites de la théorie économique : celle-ci n’a su ni prévoir les désordres à venir, ni même mettre en garde contre de possibles instabilités. Cet aveuglement est le signe d’un profond dysfonctionnement qui exige, pour être corrigé, un renouvellement radical des approches et des concepts, au premier rang desquels celui de valeur économique.
La tradition économique conçoit la valeur, que ce soit celle des marchandises ou celle des titres financiers, comme une grandeur objective qui s’impose aux acteurs à la manière d’un fait naturel. Or il n’existe pas de « vraies valeurs ». Dans un monde incertain comme le nôtre, plusieurs prix sont possibles car plusieurs avenirs sont possibles. Pour cette raison, l’évaluation n’a rien de neutre. Elle n’est jamais la mesure de ce qui est mais toujours l’expression d’un point de vue au service d’intérêts. Elle est l’acte par lequel la société s’engage en décidant quelles voies seront explorées et quelles autres rejetées.
C’est cette vision nouvelle de l’économie que ce livre propose à la réflexion.

André Orléan est directeur de recherche au CNRS et directeur d'études à l'EHESS.
Il est notamment l'auteur de La Monnaie souveraine (avec Michel Aglietta, Odile Jacob, 1998), du Pouvoir de la finance (Odile Jacob, 1999), et de De l'euphorie à la panique, penser la crise financière (Éditions de la Rue d'Ulm, 2009).

mardi 3 juin 2014

Présentation et discussion de L'EMPIRE DE LA VALEUR. Refonder l'économie. de André Orléan, Lire Les Sciences Sociales, 6 juin 2014



Vendredi 6 juin: 
Présentation et discussion de
L'EMPIRE DE LA VALEUR
Refonder l'économie
|SEUIL La couleur des idées 2011|
de André Orléan
par Stéphane Dorin
en présence de l’auteur
La crise financière a révélé au grand jour les limites de la théorie économique : celle-ci n’a su ni prévoir les désordres à venir, ni même simplement nous mettre en garde contre de possibles instabilités. Cet aveuglement est le signe d’un profond dysfonctionnement qui exige plus qu’un simple replâtrage pour être corrigé : un renouvellement radical des méthodes et des concepts, au premier rang desquels celui de valeur économique. Pour le dire simplement, les économistes conçoivent la valeur, que ce soit celle des marchandises ou celle des titres financiers, comme ayant la nature d’une grandeur objective qui s’impose aux acteurs et à leurs interactions, à la manière d’une force naturelle. Ceci est apparent dans le domaine financier au travers des formules mathématiques que calculent les économistes pour établir la juste évaluation des actifs. La crise a montré que ces formules n’étaient pas fiables. Cela ne tient pas à une insuffisante habileté à mener des calculs complexes mais à la nature même de la question posée. Il n’existe pas une juste valeur, ni pour les marchandises, ni pour les titres, mais différents prix possibles en fonction des intérêts et des croyances. À partir de ce nouveau cadre d'analyse, c'est toute la science économique qu'il s'agit de refonder.

André Orléan est économiste. Il est directeur de recherche au CNRS et directeur d'études à l'EHESS. Il fait partie du comité de direction de la revue Annales. Il est président de l'Association Française d'Économie Politique et membre des Économistes atterrés. Il a notamment prix position contre la signature du Pacte Budgétaire Européen. Il est entre autres l'auteur de La Monnaie souveraine (avec Michel Aglietta, Odile Jacob, 1998), du Pouvoir de la finance (Odile Jacob, 1999), et de De l'euphorie à la panique, penser la crise financière (Éditions de la Rue d'Ulm, 2009).

Stéphane Dorin est sociologue. Maître de Conférences en sciences de l’information et de la communication à l’Université Paris 8, il enseigne également à l’Université Paris 13 et à l’EHESS. Ses travaux relèvent de la sociologie des pratiques culturelles, et notamment de la musique - savante ou populaire. Ses recherches actuelles portent sur la recomposition des échelles de légitimité culturelle à l’ère du numérique et des formes de consommation de la culture savante. Il a notamment dirigé Sound Factory. Musique et logiques de l’industrialisation (éditions Uqbar/Mélanie Séteun, 2012). Pour plus d'informations, consulter sa page personnelle : http://www.stephanedorin.fr/


vendredi 6 juin 14h00-17h00
CNRS | SITE POUCHET – SALLE 255
59 – 61, rue Pouchet, 75017 Paris
métro ligne 13 – Guy Moquet | Brochant , Bus 66 – La Jonquière
Blog du séminaire: llss.hypotheses.org
facebook: lirelessciencessociales

mercredi 19 juin 2013

Trente ans après La Distinction, Sous la direction de Philippe Coulangeon et Julien Duval (en librairie le 27 juin 2013)

Trente ans après La Distinction
Sous la direction de Philippe Coulangeon et Julien Duval
La Découverte
2013

Présentation de l'éditeur
Dès sa parution en 1979, le livre de Pierre Bourdieu, La Distinction, fait l'objet de vifs débats. Mettant au jour les déterminants sociaux de nos goûts et de nos choix dans des domaines très divers (culture, alimentation, politique...) et il montre la « lutte des classes » à l'oeuvre dans les jugements les plus quotidiens. Il bouscule simultanément les routines de la recherche en sciences sociales. À partir des années 1980, les débats ont pris un tour international. Aujourd'hui, La Distinction est le livre de sociologie le plus cité au monde et il continue d'alimenter les discussions.
Le présent ouvrage dresse un bilan de sa postérité et de son actualité. La culture savante joue-t-elle, dans les sociétés contemporaines, le même rôle qu'il y a trente ans ? Comment l'élévation générale du niveau d'instruction, le développement d'un chômage de masse, ou encore la ségrégation spatiale croissante, ont-ils affecté les rapports entre les groupes sociaux ? Et que nous apprennent les sociologues étrangers qui transposent le cadre théorique de La Distinctionà d'autres contextes nationaux ?
En rassemblant une trentaine de spécialistes, français et étrangers, cet ouvrage invite à réfléchir aux transformations qui travaillent nos sociétés et, simultanément, au destin unique (quoique paradoxal) de La Distinction et de la sociologie de Pierre Bourdieu dans les sciences sociales contemporaines.
Introduction,par Philippe Coulangeon et Julien Duval
Un « classique » très discuté
Un livre-gigogne
Une réception mouvementée
L'actualité de La Distinction et ses facettes
I / Genèse et réception internationale de La Distinction
1. Les tentatives de construction de l'espace social, de l'« Anatomie du goût » àLa Distinction. Quelques repères pour l'histoire d'une recherche,par Monique de Saint-Martin La composition du livre
L'enquête sur le goût
Construction de l'espace social et de l'espace des styles de vie
Les différents groupes et classes
D'« Anatomie du goût » àLa Distinction. Variations dans les schémas et dans l'interprétation
Les analyses des correspondances
Les conditions de validité des analyses
Les failles d'une interprétation des données parfois unidimensionnelle
2. La carrière internationale de La Distinction,par Gisèle Sapiro Les traductions de La Distinction La réception et l'impact de La Distinction 3. En quoi Bourdieu a-t-il été utile à notre réflexion ? Le cas des États-Unis, par Michèle Lamont Le changement de relation entre sociologie française et sociologie américaine
La prise en compte inégale des critiques de Bourdieu du côté américain
La centralité de la quantification dans la réception américaine de Bourdieu
L'impact de Bourdieu sur la mutation culturelle de la « théorie »
Un regain d'intérêt pour la question des frontières
4. Distinction, légitimité et classe sociale,par Jean-Louis Fabiani
5. Du bon usage de
La Distinction, par Louis Pinto
Un système de différences
Axes, facteurs, pouvoirs
Faut-il donner raison au dernier qui a parlé ?
II / La Distinction, oeuvre phare de la sociologie de la culture
6. Dissonance et consonance dans l'amour de la musique contemporaine. Les limites de l'omnivorisme musical dans l'auditoire de l'Ensemble intercontemporain, par Stéphane Dorin
Un auditoire idéal pour une écoute totale ?
Le vieillissement des publics de la musique savante
Les incomplétudes de l'écoute totale : typologie des goûts et des pratiques musicales de l'auditoire
Omnivorisme contraint et omnivorisme choisi
7. Des jeunes « univores » ? Musique, ethnicité et (il)légitimité culturelle dans l'East-End londonien et en Seine-Saint-Denis,par Agathe Voisin Un goût omnivore et autonome
Un répertoire « minoritaire » ?
Une double illégitimité ?
8. Les grands lecteurs de romans policiers. Plaisirs et appropriations lectorales entre logiques de trajectoires et informalisation du rapport à la culture, par Annie Collovald et Erik Neveu
Des pratiques rétives aux interprétations les plus systématiques
Culture à l'état pratique ou rapport réaliste à la lecture
Goût pour les enjeux sociaux concrets et dispositions critiques
Lectures de polars et échappées identitaires
Au-delà de la légitimation d'un art mineur : une problématique de l'informalisation culturelle
Informalisation culturelle ?
9. « Anything but Soul Food ». Goûts et dégoûts alimentaires chez les habitants d'un quartier gentrifié, par Sylvie Tissot Diversité et distinction
Genèse d'un régime cosmopolite
Espace des goûts, espace des établissements
De l'art d'esthétiser les nourritures populaires
10. Les homologies structurales : une magie sociale sans magiciens ? La place des intermédiaires dans la fabrique des valeurs, par Olivier Roueff Une approche relationnelle et probabiliste : l'homologie entre les positions et les prises de position dans un champ
Une théorie de l'espace social : taux de conversion et homologies structurales entre les champs
Une théorie de la valeur : l'homologie entre les champs de production (offre) et l'espace social (demande) Une magie sociale sans magiciens ? Le statut causal des homologies structurales
Zones franches, domination(s), frontières
11. La culture à l'échelle individuelle : la transférabilité en question,par Bernard Lahire Au coeur des singularités
Des transferts imparfaits
III / Perspectives internationales
12. La Distinction revisitée : l'espace des styles de vie britannique en 2003
, par Tony Benett, Modesto Gayo-Cal, Brigitte Le Roèux, Mike Savage, Elisabeth Silva, Alan Warde et David Wright L'espace des styles de vie : la vie culturelle en Grande-Bretagne en 2003
Les groupes sociaux et l'espace des styles de vie
13. L'espace social, les pratiques quotidiennes et la ville. Repères pour une sociologie des divisions sociales et symboliques dans la ville de Porto, par Virgílio Borges Pereira Une lecture de La Distinction
L'espace social de Porto et la production des pratiques quotidiennes
Sur les processus de différentiation socio-spatiale de la ville de Porto
14. Le goût dominant comme goût traditionnel : préférences et aversions esthétiques des élites de São Paulo,par Carolina PuliciLe rejet du modernisme architectural
Les films nationaux et le pessimisme
Les valeurs sûres et l'art contemporain
15. Les formes émergentes de capital culturel,par Annick Prieur et Mike Savage Le déclin de la culture savante traditionnelle
L'avènement de l'« omnivore culturel » ?
Un mode « averti » d'appropriation culturelle
L'émergence d'un capital culturel cosmopolite ?
L'accession d'une « culture scientifique » à une position plus légitime ?
IV / La Distinction comme théorie des classes sociales
16. Bourdieu et les classes populaires. L'ambivalence des cultures dominées,
par Carolina Pulici Autonomie / hétéronomie des classes populaires
Diversité / unité des classes populaires
Crise de reproduction du groupe ouvrier et recomposition des classes populaires
17. « Petite bourgeoisie nouvelle » ou « nouvelles couches moyennes salariées » ? Retour sur un débat et sur un enjeu, la domination, par Marie-Hélène Lechien
« Nouvelles couches moyennes salariées » contre « petite bourgeoisie nouvelle » dans les années 1970-1980
L'enjeu implicite de la domination
18. Réflexions sur la « petite bourgeoisie nouvelle » dans les années 2000, par Lise Bernard Une approche statistique de l'espace social des années 2000
L'importance des ressources culturelles non scolaires
Les « commerciaux » : un segment des classes moyennes contemporaines situé au coeur de transformations sociales récentes et immergé dans un monde marchand
19. La compétition entre fractions des classes moyennes supérieures et la mobilisation des capitaux autour des choix scolaires, par Agnès Van Zanten Les intellectuels : une mobilisation intense du capital culturel et du capital social scolaire et local
Les technocrates : la double conversion, culturelle et sociale, du capital économique
V. La Distinction et la sociologie politique
20. Retour sur les modes de production des opinions politiques, par Daniel Gaxie Une typologie exhaustive ?
Le mode de production par référence aux conditions matérielles d'existence
Sur la caractérisation des modes de production
Sur les conditions d'activation des modes de production des opinions politiques
21. La production des opinions aux États-Unis, trente ans aprèsLa Distinction, par Daniel Laurison
Opinions formulées et non-réponses
Les mécanismes générateurs de l'opinion
Contenu des opinions et approche relationnelle
22. Retour sur l'hypothèse de « l'homologie structurale » : les déplacements des catégories sociales dans l'espace politique français depuis La Distinction, par Bruno Cautrès, Flora Chanvril et Nonna MayerRetour sur la thèse de l'homologie structurale
Les trajectoires électorales des groupes socio-professionnels (1978-2012)
VI / Nouveaux territoires
23. La morale des uns ne peut pas faire le bonheur de tous. Individualisation des problèmes publics, prescriptions normatives et distinction sociale, par Jean-Baptiste Comby et Matthieu Grossetête Les problèmes publics comme luttes normatives
De l'individualisation des causes à l'universalisation de la norme de prévoyance
Inégaux face aux comportements prévoyants
La norme de prévoyance comme motif de distinction sociale dans les milieux aisés
Une extension des logiques de domination des milieux populaires
Un marqueur de l'ascension sociale dans les classes moyennes
24. Des pêcheurs distingués. L'espace des pratiques halieutiques,par Frédéric Roux Une pratique « oubliée » dans l'espace des pratiques : des pêcheurs populaires « muets comme des carpes »
Des pratiques dans la pratique : l'espace social des techniques de pêche
Pêcheurs « civilisés » et pêcheurs « barbares »
25. Quelle dimension spatiale des structures sociales chez Bourdieu ? Localisations résidentielles et jeux d'échelles dans La Distinction, par Fabrice Ripoll
Une entrée paradoxale ?
La localisation résidentielle, composante des conditions et des positions sociales
Les échelles géographiques, ou le problème de la délimitation du (des) espace(s) social(ux)
Vers une intégration systématique de la dimension spatiale du monde social
Conclusion,par Philippe Coulangeon et Julien Duval Un livre toujours « redoutable »
Sociologie de la culture et théorie de l'action
Questions ouvertes
Innovation méthodologique et invention formelle
Bibliographie générale
Liste des auteurs.
 
Philippe Coulangeon est directeur de recherche au CNRS, membre de l’Observatoire sociologique du changement à Sciences Po. Ses travaux portent notamment sur la sociologie de la culture et des pratiques culturelles. Parmi ses publications récentes, Les Métamorphoses de la distinction. Inégalités culturelles dans la France d’aujourd’hui (2011).
Julien Duval est chargé de recherche au CNRS, au Centre européen de sociologie et de science politique. Il a en particulier travaillé sur le journalisme économique et le cinéma, et leurs transformations contemporaines en France. Il est notamment l’auteur de Critique de la raison journalistique (2004).

mardi 30 octobre 2012

écouter: Stéphane Dorin, Sound Factory - Musique et logiques de l'industrialisation

écouter: Stéphane Dorin, Sound Factory-Musique et logiques de l'industrialisation
Label pop par Vincent Théval, 23.10.2012

Stéphane Dorin (dir.)
Sound Factory
Uqbar et Mélanie Seteun
2012

Présentation de l'éditeur
“D’une révolution à l’autre”. C’est le titre que Jeremy Deller avait choisi pour son exposition au Palais de Tokyo afin de souligner les liens inattendus entre le déclin de l’industrie manufacturière et la naissance de l’industrie musicale.
Les contributions de chercheurs en sciences sociales, réunis ici sous la direction de Stéphane Dorin, et précédées d’un entretien avec Jeremy Deller, prennent toutes au sérieux les musiques populaires, dans leurs dimensions industrielles et commerciales, mais aussi dans leur propension à renouveler les pratiques culturelles, les politiques économiques et les esthétiques.
Révolutionnaires, les musiques le sont donc bel et bien, à la fois par leurs origines lointaines, dans la naissance du capitalisme industriel et commercial au XIXe siècle, et par leur impact, numérique ou non, sur nos manières d’écouter, de voir et de vivre ensemble au début du XXIe siècle. D’une révolution à l’autre, les musiques populaires sont toujours aux avant-postes des transformations sociales à l’œuvre dans les sociétés contemporaines.

Sommaire

  • Jeremy Deller : conversation avec Julien Fronsacq :« J’aime tout ce mélange... »
  • Simon Frith : L’industrialisation de la musique
  • Patrick Mignon : Culture populaire et innovation musicale : les origines industrielles du rock anglais
  • Stéphane Dorin : Deviens une superstar. Démocratie du génie et capitalisme flexible dans la Factory de Warhol
  • Vincent Arquillière : Industrial Music by Industrial People : Factory, le son de l’usine
  • Gérôme Guibert : La notion de scène locale. Pour une approche renouvelée de l’analyse des courants musicaux
  • Philippe Bouquillion : Mutations des industries musicales et actualité des théories des industries culturelles
  • David Hesmondhalgh : La musique et le numérique : au-delà du battage
  • Bibliographie
  • Les auteurs