« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ».
Pierre Bourdieu (1992)


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jeudi 8 mars 2018

Laurence Ellena, Pierig Humeau, Fanny Renard (dir.), La reconnaissance à l'oeuvre. Luttes de classement artistique, processus, ambivalence



La reconnaissance à l'oeuvre 
Luttes de classement artistique, processus, ambivalence
Laurence Ellena, Pierig Humeau, Fanny Renard (dir.),
P. U. de Limoges
Sociologie & Sciences sociales
2018

Présentation de l'éditeur
S’inscrivant dans l’analyse des continuités mais aussi des transformations contemporaines des mondes de l’art, cet ouvrage met l’accent sur les processus de longue durée et les changements historiques des règles du jeu de la reconnaissance. Il explore les modalités de construction de la valeur et la transformation des critères et des formes de classification des œuvres en fonction de différents cadres sociaux, historiques et politiques et pointe le rôle qu’y joue la scène internationale.
L’intérêt porté aux critères de classification de l’excellence artistique permet de souligner les luttes existant entre différents principes de reconnaissance, entre des principes autonomes et hétéronomes de classification des biens culturels.
Enfin, l’ouvrage invite à prêter attention à des œuvres et des genres dominés, ou dont l’identification comme art n’est pas « allée de soi » (bandes dessinées, affiches, cinéma, cirque, littérature best-seller, avant-garde plasticienne, musique populaire, etc.) et souligne l’ambivalence même des reconnaissances acquises. De la sorte, il souhaite rendre tangible le caractère profondément social des critères esthétiques et des modes de production des créations artistiques. 



Introduction - Processus de reconnaissance :  études de genres artistiques dominés (Laurence Ellena, Pierig Humeau, Fanny Renard)

Première partie : La légitimation ambivalente de genres artistiques dominés

- L’artiste plutôt que son art :  Ambivalence de la reconnaissance de la bande dessinée par l’exposition (Jean-Matthieu Méon)
- De la relégation à la consécration :  L’accès à la reconnaissance  du « nouveau cirque » (Marine Cordier)
- Le cinéma d’animation malgré lui : reconnaissance et renouvellement (Cécile Noesser)
- Une Biennale internationale de l’Affiche  à Varsovie (Katarzyna Matul)
- Du divertissement populaire à l’art :  La légitimation de Chaplin dans les années 1920 (Fabio Andreazza)

Deuxième partie : Luttes de classement dans la définition de l’excellence artistique

- Vendre sans se vendre.  La valorisation paradoxale d’un roman bestseller littéraire (Marie-Pierre Pouly)
- Concurrence, consensus et consécration dans la musique populaire (Vaughn Schmutz, Alex Van Venrooij)
- Premiers canons :  Comment l’avènement de l’histoire de l’art a structuré la compréhension de l’art moderne aux États-Unis (Laura Braden)
- L’arrivée de nouveaux artistes dans le champ culturel argentin au sortir de la dictature, (1984-1993) (Mariana Cerviño)
- Qui choisit qui ?  Le droit d’entrée pour les nouveaux pensionnaires de la Villa Médicis après la suppression du Grand Prix de Rome (Annie Verger)
Postface Reconnaissance de l’art /  Art de la reconnaissance (Yvon Lamy)




lundi 6 novembre 2017

audio: Gisèle Sapiro, Profession ? Écrivain (Sous la direction de Gisèle Sapiro et Cécile Rabot)


audio: Gisèle Sapiro, Profession ? Écrivain  (Sous la direction de Gisèle Sapiro et Cécile Rabot)
Vous m'en direz des nouvelles !  Par Jean-François Cadet, 6 novembre 2017
Profession ? 
Écrivain
Sous la direction de 
Gisèle Sapiro 
et Cécile Rabot
CNRS
Culture & société
2017

Présentation de l'éditeur
Alors même que l’activité d’écrivain tend à se professionnaliser, les auteurs connaissent aujourd’hui une précarisation : rares sont celles ou ceux qui parviennent à vivre uniquement de leur plume. Certains exercent un autre métier plus ou moins lié à l’écriture (enseignement, édition, écriture de scénarios, etc.), qui est leur source de revenus principale. Pour d’autres, les activités connexes occasionnelles – lectures-débats, résidences, ateliers d’écriture – constituent une ressource économique de plus en plus importante. C’est sur ces activités et les échanges qu’elles impliquent avec d’autres médias, théâtre, cinéma, musique, qu’est centré le présent ouvrage. Quel est le rôle de ces interactions dans le processus de reconnaissance littéraire ? Comment s’articulent-elles avec l’écriture ? Comment sont-elles prises en compte et/ou en charge par les intermédiaires et représentants des écrivains : éditeurs, libraires, bibliothécaires, organisateurs de manifestations littéraires, sociétés d’auteurs ?
La première enquête de fond sur les conditions d’exercice du métier d’écrivain aujourd’hui en France.

Gisèle Sapiro est sociologue, directrice de recherche au CNRS et directrice d’étude à l’EHESS. Elle est notamment l’auteur de La Guerre des écrivains, 1940-1953 (1999) et de La Responsabilité de l’écrivain (2011).
Sociologue, Cécile Rabot est maîtresse de conférences en sciences de l’information et de la communication et responsable du master Métier du livre et de l’édition à l’Université Paris Nanterre La Défense. Elle est l’auteur de La Construction de la visibilité littéraire en bibliothèque (2015).


lundi 28 août 2017

Profession ? Écrivain , Sous la direction de Gisèle Sapiro et Cécile Rabot

Profession ? 
Écrivain
Sous la direction de 
Gisèle Sapiro 
et Cécile Rabot
CNRS
Culture & société
2017

Présentation de l'éditeur
Alors même que l’activité d’écrivain tend à se professionnaliser, les auteurs connaissent aujourd’hui une précarisation : rares sont celles ou ceux qui parviennent à vivre uniquement de leur plume. Certains exercent un autre métier plus ou moins lié à l’écriture (enseignement, édition, écriture de scénarios, etc.), qui est leur source de revenus principale. Pour d’autres, les activités connexes occasionnelles – lectures-débats, résidences, ateliers d’écriture – constituent une ressource économique de plus en plus importante. C’est sur ces activités et les échanges qu’elles impliquent avec d’autres médias, théâtre, cinéma, musique, qu’est centré le présent ouvrage. Quel est le rôle de ces interactions dans le processus de reconnaissance littéraire ? Comment s’articulent-elles avec l’écriture ? Comment sont-elles prises en compte et/ou en charge par les intermédiaires et représentants des écrivains : éditeurs, libraires, bibliothécaires, organisateurs de manifestations littéraires, sociétés d’auteurs ?
La première enquête de fond sur les conditions d’exercice du métier d’écrivain aujourd’hui en France.

Gisèle Sapiro est sociologue, directrice de recherche au CNRS et directrice d’étude à l’EHESS. Elle est notamment l’auteur de La Guerre des écrivains, 1940-1953 (1999) et de La Responsabilité de l’écrivain (2011).
Sociologue, Cécile Rabot est maîtresse de conférences en sciences de l’information et de la communication et responsable du master Métier du livre et de l’édition à l’Université Paris Nanterre La Défense. Elle est l’auteur de La Construction de la visibilité littéraire en bibliothèque (2015).


jeudi 28 juillet 2016

Stéphane Dorin, Velvet Underground. La Factory et l’invention de la bohème pop

Stéphane Dorin
Velvet Underground
La Factory et l’invention de la bohème pop
Archives contemporaines
2016

Présentation de l'éditeur
Entre 1965 et 1967, le Velvet Underground va passer du statut de groupe prometteur de l’underground new-yorkais à celui de légende de l’histoire du rock avec leur premier album, The Velvet Underground & Nico (1967). Cette période charnière pour le groupe qui s’installe alors à la Factory l’est aussi dans la carrière d’Andy Warhol, qui va brièvement lui servir de mécène et de manager.
Chez Warhol, le désir de devenir alchimiste en transformant le rock en art à travers sa collaboration avec Lou Reed et le Velvet Underground est toujours resté sur le fil du rasoir, entre la marginalité d’une sous-culture subversive et la reconnaissance mondaine et commerciale au sein du champ de l’art contemporain et du rock. Le résultat eut pour effet, si ce n’est le basculement des mondes savants et populaires de l’art et de la musique, de brouiller les frontières et de donner naissance à l’un des plus beaux mythes de la culture américaine du XXe siècle, ainsi qu’à un groupe de rock devenu culte.
Les outils conceptuels des Cultural Studies et de la Sociologie de la culture permettent de construire une analyse qui, en décrivant la vie et l’expérience du groupe au sein de la Factory, montre comment le rock et l’art ont transformé nos styles de vie et notre rapport au travail, sous l’angle de l’esthétique pop.
Stéphane Dorin est professeur de sociologie à l’université de Limoges. Il a publié plusieurs articles et ouvrages sur l’industrialisation de la musique, la globalisation du jazz et du rock en Inde, ainsi que sur les publics de la musique contemporaine et classique. Ses travaux actuels portent sur les transformations du goût musical, des pratiques culturelles et des styles de vie à l’ère numérique.